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Fête nationale : la parole des sages

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Le conseiller fédéral Guy Parmelin a vanté la symbiose entre l'Etat et le citoyen dans un exercice relevant "presque du spirituel" (archives). (©KEYSTONE/TI-PRESS/SAMUEL GOLAY)

Quatre conseillers fédéraux ont entamé la Fête nationale mercredi soir déjà. Europe, monde et démocratie ont figuré au menu de leurs discours.

Le président de la Confédération Ueli Maurer a abordé le sujet de l’UE dans une interview avec la RTS. Les négociations pourraient être plus légères avec la nouvelle présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen. « J’espère qu’on trouvera une solution sur l’accord-cadre pour l’année prochaine. »

Revenant sur le problème du réchauffement climatique, il a dit qu’il fallait « trouver de nouvelles solutions pour les prochaines générations. Taxer le CO2 est peut-être une petite solution, mais jamais pour l’ensemble des problèmes à long terme. »

Il a aussi annoncé qu’il se représentera au Conseil fédéral pour quatre ans. Il tiendra son discours officiel jeudi à la Fête des vignerons.

Défendre sa valeur

Pour son unique intervention à l’occasion de la Fête nationale, Karin Keller-Sutter s’est aussi concentrée sur l’Union européenne. La Suisse ne doit pas se vendre en dessous de sa valeur, mais constamment défendre ses intérêts, a-t-elle déclaré dans son discours de mercredi soir à Rorschach (SG).

Mme Keller-Sutter a rappelé que pour beaucoup, l’UE est perçue comme un ennemi. Ils sont sûrs que la communauté éclatera à cause de son entêtement ou qu’elle s’usera de l’intérieur. Mais, a ajouté la ministre de la Justice, la Suisse n’a aucun intérêt à ce que l’Europe soit faible.

Selon la St-Galloise, l’UE apporte une contribution majeure à la stabilité en Europe. Une Europe forte est nécessaire comme contrepoids aux grandes puissances que sont les Etats-Unis et la Chine. Et la Suisse a besoin d’une bonne coopération avec l’UE. Cela vaut avant tout pour la protection des frontières extérieures et la politique migratoire.

La ministre radicale a par ailleurs rappelé que l’UE est le partenaire commercial le plus important de la Suisse, accueillant plus de la moitié des exportations. La Suisse ne doit par conséquent pas mettre en péril cet accès au marché de manière frivole en mettant fin à la libre circulation des personnes.

Grande estime internationale

Dans son discours à Krauchthal (BE), également orienté au-delà des frontières helvétiques, Ignazio Cassis a déclaré que la Suisse doit jouer avec confiance son rôle sur la scène internationale.

Le chef de la diplomatie a expliqué sa vision de la politique étrangère à l’horizon 2028. « J’ai demandé à des experts de réfléchir au rôle de la Suisse dans le monde dans dix ans », a-t-il rappelé. Ce rapport suggère une Suisse qui s’impose comme un acteur politique d’influence, tout en gardant sa neutralité.

La Suisse jouit d’une grande estime internationale, a expliqué M. Cassis à la communauté festive de l’Emmental. Cela ne changerait pas, même si le pays devait se battre avec son partenaire le plus important, l’UE.

Libertés civiles assurées

Guy Parmelin, chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) s’est pour sa part exprimé dans sa région d’origine, avant de passer la soirée à Gletterens (FR). Il a vanté la symbiose entre l’Etat et le citoyen dans un exercice relevant « presque du spirituel ».

Pour Guy Parmelin, l’engagement réciproque entre le citoyen et son pays est d’autant plus fort lorsque ce citoyen a la chance de vivre dans un système où la démocratie – directe en l’occurrence – affiche une remarquable vitalité.

Il a rappelé que « chez nous, les libertés civiles sont assurées, la culture politique est une réalité tangible, le pluralisme garanti, le processus électoral intègre, transparent et sûr, et le gouvernement affranchi des influences extérieures. »

Guy Parmelin estime que les Suisses ont plus d’une raison d’espérer: « La Suisse est un pays qui a bien davantage de ressort et de potentiel que de réels problèmes. »

Félicitations de Trump

Le président américain Donald Trump a envoyé ses félicitations à la Suisse. Il a salué les valeurs communes des deux pays. « Les Etats-Unis apprécient énormément le partenariat vital de la Suisse dans la promotion de nos idéaux communs de liberté économique et de démocratie », a écrit le président dans un message publié sur le site de l’ambassade américaine à Berne.

De nombreux lieux ont célébré la fête nationale dès le 31 au soir. Bâle, où le danger d’incendie s’est réduit, a profité d’un grand feu d’artifice tiré depuis deux bateaux sur le Rhin.

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Exercice de sauvetage géant aux Diablerets

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La Rega et les Secours alpins romands ont mis en scène un exercice grandeur nature vendredi au glacier des Diablerets. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Rega et le Secours alpin romand se sont livrés à un exercice grandeur nature vendredi sur le glacier des Diablerets (VD). Objectif: entraîner la rapidité et la coordination, les deux éléments-clés en cas d’avalanche.

Selon le scénario imaginé par les secouristes, et présenté sur place aux médias, sept randonneurs en raquettes ont été emportés par une coulée, en plein coeur du domaine skiable de Glacier 3000.

L’alerte a été donnée à 10h40 à la centrale de la Rega à Zurich. Moins de dix minutes plus tard, un hélicoptère basé à Lausanne débarque sur les lieux. « Quand on nous annonce une avalanche, il y a toujours une montée de stress. Chaque seconde doit être utilisée au mieux », raconte le pilote Werner Marty, responsable de la base lausannoise.

Depuis ses différentes bases, la Rega doit pouvoir rallier chaque endroit de Suisse en moins de 15 minutes. « Passé ce quart d’heure, les chances de survie chutent drastiquement », explique Christian Reber, le président du Secours alpin romand (SARO).

Arrivé à Glacier 3000, l’hélicoptère survole l’imposante coulée d’environ 200 m sur 300 m, dans laquelle les sept figurants ont été disséminés. « Il faut d’abord être certain de pouvoir se poser en toute sécurité, et notamment vérifier que toute l’avalanche est descendue », relève Guido Guidetti, chef de la formation au SARO, tandis que l’hélicoptère longe les corniches de l’Oldenhorn.

Chiens indispensables

Lorsque le site est jugé sûr, l’équipage débarque, à savoir un spécialiste en sauvetage héliporté, un médecin urgentiste et un conducteur avec son chien. « C’est une composition idéale », remarque M. Guidetti, précisant que l’apport du chien n’est pas toujours possible dès la première rotation.

La présence des chiens est pourtant indispensable. « Ils remplacent tous les appareils », affirme M. Reber. Il explique qu’un chien peut sentir une personne ensevelie jusqu’à 4 à 5 m de profondeur.

Vendredi aux Diablerets, l’hélicoptère est revenu quatre fois sur le site de l’avalanche, amenant à chaque fois un chien et des sauveteurs. « Après la phase d’urgence, il faut passer à la phase d’organisation », indique M. Guidetti, tandis que les secouristes quadrillent la coulée, sondant et creusant lorsqu’un chien leur signale une présence.

Un hélicoptère survole également l’avalanche pour y repérer d’éventuels signaux de DVA (détecteurs de victimes d’avalanche). « Près de 90% des skieurs de randonnée en porte un. Mais c’est beaucoup moins fréquent chez les skieurs classiques qui s’aventurent hors des pistes », regrette M. Guidetti.

Une vocation

Peu avant midi, le septième figurant est extrait de l’avalanche et l’opération s’achève. « Nous menons ce genre d’exercice de grande envergure une à deux fois par année. Le reste du temps, de nombreux entraînements spécifiques sont effectués », note M. Guidetti.

Devenir secouriste exige « un fort engagement », reconnaît M. Reber. Et d’autant plus que les membres du SARO ne sont pas rémunérés lors de leurs entraînements et formations. Seules leurs interventions sont rétribuées par la Rega.

Le président du SARO raconte aussi que l’enchaînement des sauvetages peut finir par peser psychologiquement. « Nous faisons un maximum de débriefing pour vider la charge émotionnelle. Mais parfois, ça reste lourd », confie-t-il.

Malgré tout, la vocation continue de se transmettre et le SARO ne connaît pas difficulté à recruter. A une exception près toutefois: les conducteurs de chien, dont la formation est longue et astreignante.

« Nous manquons de monde. Il est de plus en plus difficile d’assurer les piquets », indique Mattia Corti, responsable du domaine cynophile. Il explique que quatre couples sauveteur-chien peuvent actuellement être engagés en Suisse, tandis que sept autres se trouvent en formation.

Même si les moyens mis à disposition sont importants en Suisse, les avalanches continuent de tuer. En moyenne, 20 personnes périssent chaque hiver dans le pays.

Source: ATS

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Angela Merkel à Auschwitz pour la première fois

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Angela Merkel a franchi le sinistre portail d'Auschwitz en compagnie du premier ministre polonais Mateusz Morawiecki (à sa gauche) et des responsables du site. (©KEYSTONE/AP/MARKUS SCHREIBER)

Angela Merkel est arrivée vendredi dans l’ancien camp nazi d’Auschwitz, symbole de l’Holocauste. Elle a franchi pour la première fois le portail d’entrée surmonté de la sinistre devise des nazis « Arbeit macht frei » (« Le travail rend libre »).

La chancelière allemande est accompagnée, lors de ce déplacement, par le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki et par un survivant d’Auschwitz, Stanislaw Bartnikowski, 87 ans, ainsi que des représentants de la commmunauté juive.

Cette visite, la première d’un chef du gouvernement allemand depuis 1995, intervient alors que l’antisémitisme resurgit en Europe et que la disparition des témoins complique la transmission de la mémoire.

A la veille de ce déplacement, Angela Merkel a annoncé l’octroi de 60 millions d’euros à la Fondation Auschwitz-Birkenau pour le maintien du site où furent assassinées 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs, entre 1940 et 1945. La majorité d’entre eux étaient tués dès leur arrivée dans ce camp de concentration et d’extermination nazi situé dans la Pologne d’aujourd’hui.

Minute de silence

La chancelière, née neuf ans après la Deuxième guerre mondiale, effectue cette visite peu avant les commémorations du 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz par l’Armée Rouge, le 27 janvier 1945. Elle doit observer une minute de silence devant le Mur de la mort, où furent fusillés des milliers de détenus.

Elle doit ensuite se rendre à Birkenau, distant de 3 kilomètres du camp principal, notamment sur la rampe où étaient « sélectionnés » les déportés à leur descente des wagons à bestiaux: les plus jeunes, les plus âgés et les plus fragiles étaient immédiatement envoyés à la mort. La chancelière, pour qui la Shoah est « une rupture dans la civilisation », doit s’exprimer en milieu de journée.

En Allemagne, qui a fait du souvenir de la Shoah le coeur de son identité d’après-guerre, les autorités s’inquiètent d’une hausse très nette des actes antisémites.

Poussée de l’antisémitisme

Jeudi, avant son déplacement, Mme Merkel a d’ailleurs réaffirmé que « la lutte contre l’antisémitisme et contre toute forme de haine » était l’une des priorités de son gouvernement. Elle a aussi insisté sur la « détermination » des autorités à voir une communauté juive, en plein essor, s’épanouir en Allemagne.

En octobre, un attentat finalement avorté contre une synagogue de Halle a suscité un choc dans le pays. Son auteur, qui a tué deux personnes au hasard, est un jeune adepte des thèses négationnistes. Le parti d’extrême droite AfD, qui siège depuis deux ans au Bundestag, prône par ailleurs la fin de la culture du repentir.

Le nom d’Auschwitz est devenu le synonyme du Mal absolu. Des Juifs de toute l’Europe, de la Hongrie à la Grèce, y ont été exterminés.

Pour le président du Conseil central des Juifs d’Allemagne, Josef Schuster, qui accompagne Angela Merkel, « il n’y a aucun autre lieu de mémoire qui montre avec tant d’acuité ce qui s’est passé avec la Shoah ». « L’assassinat industrialisé de masse » continue 75 ans plus tard de faire « frissonner » le visiteur, a-t-il affirmé à l’AFP.

Gestes forts

Angela Merkel ne sera que la troisième dirigeante de gouvernement allemand à se rendre à Auschwitz, après Helmut Schmidt en 1977 et Helmut Kohl en 1989 et 1995. En quatorze ans au pouvoir, elle a multiplié les gestes forts en se rendant à Ravensbrück, Dachau, Buchenwald, et au Mémorial de l’Holocauste de Yad Vashem à Jérusalem.

Elle fut surtout, en 2008, la première cheffe de gouvernement allemand à prononcer un discours à la Knesset, le parlement israélien. Elle avait répété « la honte » qui entache les Allemands.

Source: ATS

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230 ARRESTATIONS DANS 31 PAYS

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Le siège d'Europol à La Haye. (©KEYSTONE/AP/PETER DEJONG)

Deux personnes ont été arrêtées à Zurich dans le cadre d’une opération anti-blanchiment à l’échelle mondiale visant des « mules financières ». En Suisse, quelque 175 personnes ont été identifiées dans les cantons de Vaud, Zurich, Argovie et Bâle.

Parmi ces « passeurs d’argent », 78 personnes avaient aussi un rôle de « recruteurs », a indiqué mercredi à l’agence Keystone-ATS Anne-Florence Débois, porte-parole à l’Office fédéral de la police (Fedpol). Ce dernier a eu un rôle de coordination entre l’agence européenne de police Europol et les cantons.

Europol a annoncé mercredi que les polices de 31 pays, dont la Suisse, ont appréhendé 228 personnes et identifié plus de 3800 « mules financières » dans le cadre d’une vaste opération contre le blanchiment d’argent.

L’opération, qui a été menée de septembre à novembre, a conduit à l’ouverture de plus de 1000 enquêtes criminelles et a permis d’éviter « une perte totale de 12,9 millions d’euros », a déclaré Europol dans un communiqué.

SOURCE ATS

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Football

Euro’20: le sort n’a pas épargné l’Equipe de Suisse

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Vladimir Petkovic et la Suisse ont les moyens de passer la poule de qualification de l'Euro. (©KEYSTONE/AP/MARCOS MORENO)

Les Helvètes affronteront l’Italie, la Turquie et le Pays de Galles en juin prochain. Ils devront, de surcroît, faire des déplacements entre Rome et Bakou, deux villes éloignés de 3’000 km!

Même si elle a eu la chance d’éviter le Portugal dans le troisième chapeau, la sélection helvétique n’a vraiment pas été gâtée par le tirage au sort qui s’est déroulé samedi en fin d’après-midi à Bucarest. Outre la valeur de leurs adversaires, les « Rouges » de Vladimir Petkovic devront composer avec les longs déplacements à Bakou. Ils affronteront l’Italie le mercredi 17 juin à Rome, mais avant et après ce match inaugural, ils joueront dans la capitale azérie contre le Pays de Galles le samedi 13 juin, le lendemain du match d’ouverture sera Italie – Turquie à Rome, et face à la Turquie le dimanche 21 juin. Faire la navette entre deux villes éloignée de 3000 km ne sera pas une sinécure.

Sur le plan sportif, des raisons d’espérer puisque, outre les deux premiers de chaque groupe, les quatre meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les huitièmes de finale. Mais rien ne sera facile face à trois adversaires de haut vol, notamment les Italiens de de Roberto Mancini, meilleure équipe de la phase de la qualification pour cet Euro avec dix victoires en autant de matches. La « Nazionale azzurra » a notamment frappé les esprits en écrasant l’Arménie (9-1) pendant la formation rouge à croix blanche venait péniblement à bout de la Géorgie (1-0) à Saint-Gall. Avec Marco Verratti à la manœuvre, les Tr

Après avoir manqué la Coupe du monde 2018, elle s’est rapidement remise sur pied sous la conduite . Sur le terrain,

La Turquie rappellera à la sélection helvétique l’un des matches les plus piquants de son histoire en 2005 en barrage de qualification pour le Mondial 2006 à Istanbul. Dans un climat détestable avec des incidents en fin de rencontre, les Suisses de Stéphane Grichting avaient arraché la qualification (2-2). En qualification, la sélection turque a battu la France, championne du monde avant de se qualifier en tenant à distance l’Islande.

Le dernier adversaire sera le Pays de Galles de Gareth Bale, qui s’est qualifié en tant que deuxième du groupe E, remporté par la Croatie. Les Gallois ont devancé la Slovaquie, la Hongrie et l’Azerbaïdjan.

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Kuusamo: Cologna renonce

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Cologna s'est blessé à un mollet vendredi (©KEYSTONE/EPA TT NEWS AGENCY/FREDRIK SANDBERG)

La saison ne démarre pas de manière idéale pour Dario Cologna.

Le Grison renonce aux deux dernières étapes de la manche de Coupe du monde de Kuusamo, samedi et dimanche. Il s’est blessé à un mollet au cours du prologue du sprint, dont il a signé le 58e temps vendredi.

Dario Cologna préfère ne prendre aucun risque à deux semaines des épreuves de Davos et à un mois du Tour de Ski, deux de ses principaux rendez-vous dans un hiver sans grand championnat. Il a souvent souffert des mollets au cours de sa carrière.

Source: ATS

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