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Genève

Tabac et e-cigarettes interdits à la vente aux mineurs à Genève

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Après le Valais et Bâle-Campagne, c'est au tour de Genève d'interdire la vente de cigarettes électroniques aux mineurs. Le Grand Conseil a adopté vendredi à l'unanimité un projet de loi du Conseil d'Etat en ce sens.

L'interdiction concerne non seulement les produits du tabac, mais aussi les produits assimilés au tabac. Cette seconde dénomination comprend les cigarettes électroniques, ainsi que les flacons de recharge et les cartouches, mais aussi le cannabis légal.

Mauro Poggia, chef du Département de la sécurité, emploi et santé (DSES), se réjouit de cette unanimité en faveur de la protection des mineurs. En présentant cette loi qui intègre la problématique de l'alcool et du tabac, M. Poggia a devancé une loi fédérale encore en discussion à Berne.

Plus de 8% des adolescents de 14-15 ans fument au moins une fois par semaine et 25% des jeunes de 15-19 ans sont des fumeurs, a relevé M. Poggia lors des débats en commission. La cigarette électronique pousse les jeunes dans un engrenage qui très souvent les amène ensuite vers la cigarette, a-t-il souligné.

Vapotage interdit

Les nouvelles dispositions légales visent donc à prendre des mesures pour diminuer la consommation de produits du tabac qu'ils soient fumés, chauffés, prisés ou à usage oral. Actuellement, il n'existe à Genève aucune interdiction de vente pour les mineurs, que ce soit pour le tabac ou les produits assimilés au tabac.

A l'instar du domaine de l'alcool, des achats-test seront effectués pour le tabac. Des sanctions, allant d'une amende jusqu'au retrait de l'autorisation de vente désormais obligatoire pour le tabac, sont prévues pour les contrevenants. A noter encore que la nouvelle loi interdit également le vapotage dans les lieux publics.

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Genève

Genève-Servette privé de Rod 3 à 4 semaines

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Noah Rod (à droite) sera absent de trois à quatre semaines. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Genève-Servette sera privé de son capitaine Noah Rod pour une période de trois à quatre semaines.

L'attaquant n'a pas terminé la partie vendredi contre Lausanne HC (1-2 ap). Il a subi un choc à la jambe dans un contact avec le défenseur lausannois Aurélien Marti. Le club annonce qu'il a subi des examens et qu'il est blessé au bas du corps sans donner plus de précisions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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À Genève, une campagne pour lutter contre le travail au noir dans l'économie domestique

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Ivan Haro, directeur general de la Fondation PRO Entreprise sociale privee, Thierry Apotheloz, conseiller d'Etat charge de la cohesion sociale, Fabienne Fischer, conseillere d'Etat chargee de l'economie et de l'emploi et Metin Tuerker, charge de projets au bureau de l'integration des etrangers (BIE), de gauche a droite, s'expriment lors d'une conference de presse sur le lancement d'une campagne de sensibilisation en faveur de l'assainissement du secteur de l'economie domestique, ce vendredi 17 septembre 2021 a Geneve. KEYSTONE/Martial Trezzini

L'Etat de Genève et PRO, entreprise sociale et privée, lancent une campagne pour lutter contre le travail au noir dans le secteur de l'économie domestique. L'occasion pour les autorités de revenir sur les progrès effectués ces vingt dernières années. Le dispositif Chèque service qui sert à faciliter les démarches administratives des employeurs est notamment mis en avant.

Genève veut mieux protéger les acteurs de l'économie domestique. C'est pourquoi, en partenariat avec la fondation PRO, qui réinsère les personnes en situation de handicap, les autorités lancent une campagne de sensibilisation pour toucher un secteur où le travail au noir reste problématique. Le but visé est de lutter contre l'exclusion et la précarité générée par ce type d'activité et d'encourager les employeurs à utiliser les dispositifs Chèque service et Ménage emploi pour déclarer leur personnel. Pourtant, en vingt ans, de nombreux progrès ont été faits comme l'atteste Thierry Apothéloz, conseiller d'Etat en charge de la cohésion sociale et du sport.

Thierry Apothéloz
Conseiller d'Etat en charge de la cohésion sociale et du sport
Thierry ApothélozConseiller d'Etat en charge de la cohésion sociale et du sport

Si les résultats obtenus depuis vingt ans sont encourageants, ils sont encore insuffisants. Un phénomène inquiète les autorités genevoises: les déclarations partielles. Des employeurs ont tendance à ne déclarer que quelques heures, et non pas la totalité du travail effectué. L'occasion pour Thierry Apothéloz de rappeler les employeurs à leurs responsabilités lorsqu'ils emploient une personne. Et cela commence dès la première heure de travail.

Thierry Apothéloz
Conseiller d'Etat en charge de la cohésion sociale et du sport
Thierry ApothélozConseiller d'Etat en charge de la cohésion sociale et du sport

En cas de dénonciation d’un employeur, des amendes allant jusqu’à 40 000 francs, voire des procédures pénales sont prévues.

Mutation sans précédent

En vingt ans, le secteur de l'économie domestique a connu une forte mutation, illustrée par les estimations du nombre de personnes salariées (15'000 en 2000 et 20'000 en 2020, +33%), du nombre de postes de travail générés équivalent plein temps de 9250 en 2000 à 13'000 en 2020, ou encore du nombre d'employeurs et d'employeuses (passé de 18'177 à 30'000 sur la même période, +65%). Ainsi, dès les années 2000, l'Etat s'est engagé en faveur de l'assainissement de ce secteur avec pour objectif de garantir une protection sociale de base aux employés concernés, de décharger les employeurs des démarches administratives et d'assurer une transparence optimale des relations de travail. C'est dans cette optique que le dispositif chèque service a été mis en place.

Chèque service, une réussite

Dès 2008, le développement de Chèque service a été confié à l'entreprise PRO, du fait de son engagement social et solidaire. De cette manière, l'Etat a contribué à une augmentation importante de la masse salariale brute sous gestion dans le cadre du dispositif. Entre 2004 et 2020, celle-ci est ainsi passée de 4 millions à 84,6 millions de francs. Par ailleurs, toutes plateformes confondues, la masse salariale déclarée dans ce secteur a augmenté de 1460%, entre 2000 et 2020. A noter l'impact de Papyrus qui a augmenté de 13 millions la masse salariale entre 2017 à 2018. Dans ce contexte, le gain pour les assurances sociales se monte aujourd'hui à 42 millions de francs, contre 3,1 millions il y a 20 ans. Un service qui à l'avenir pourrait bien être utilisé dans d'autres secteurs de l'économie comme l'explique Fabienne Fischer, conseillère d'Etat en charge du développement économique.

Fabienne Fischer
Conseillère d'Etat en charge du développement économique
Fabienne FischerConseillère d'Etat en charge du développement économique

Ainsi, la campagne de sensibilisation se veut comme une piqûre de rappel qui prouve que l'assainissement de ce secteur profite à toute la collectivité grâce aux cotisations reversées aux différents régimes d'assurances sociales.

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Pas d'école pour les enseignantes enceintes non vaccinées

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CREDIT: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

A Genève, le Département de l'instruction publique (DIP) interdit aux enseignantes du primaire et de l'enseignement spécialisé qui sont enceintes et non vaccinées contre le Covid-19 d'aller à l'école. Il estime que les mesures de distanciation sont difficiles à respecter dans ces classes.

Cette disposition figure dans les plans de protection du DIP établis sur la base des recommandations de la Confédération, a indiqué jeudi Pierre-Antoine Preti, porte-parole du département, confirmant une information du Temps. Le quotidien donne la parole à des maîtresses du primaire qui se voient obligées de télétravailler, car elles sont considérées comme des personnes vulnérables.

Des tâches de substitution peuvent être effectuées depuis la maison, comme des activités pédagogiques ou administratives en lien avec l'activité scolaire, précise M. Preti. Avec l'actualisation des recommandations fédérales fin août, les enseignantes du secondaire enceintes et non vaccinées peuvent, elles, retourner en classe.

 

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Déficit de 460,2 millions au projet de budget 2022 de l'Etat

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La ministre genevoise des finances Nathalie Fontanet a présenté un projet de budget 2022 affichant un déficit de 460,2 millions de francs (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le projet de budget 2022 de l'Etat de Genève prévoit un déficit de 460,2 millions de francs. Le contexte reste marqué par la crise sanitaire, mais le canton s'attend à une forte croissance des revenus fiscaux, signe de la résilience de l'économie genevoise.

"La croissance est de retour, mais de manière différenciée selon les secteurs", a relevé jeudi le président du Conseil d'Etat Serge Dal Busco. L'horlogerie, le négoce international et les activités financières affichent une reprise robuste alors que l'hôtellerie et le tourisme sont toujours fortement touchés, a-t-il ajouté.

Les revenus progressent de 521,7 millions par rapport au budget 2021 (+6,1%), principalement grâce à l'augmentation des rentrées fiscales (+462 millions). La hausse de la part aux bénéfices de la BNS y contribue aussi (+117,3 millions), de même que la péréquation intercantonale (+21,3 millions) et à la rétrocession d'une partie du bénéfice de l'Aéroport de Genève (+14 millions).

La crise économique ne semble pas affecter les recettes fiscales, mais en même temps la crise sociale entraîne une forte augmentation des besoins de la population. Pour l'exécutif, il s'agit d'un "covid social long". Le gouvernement, présent in corpore pour défendre ce budget, compte y répondre en développant les prestations sociales.

Les communes

Au total, les coûts liés à la crise sanitaire sont estimés à 180 millions, selon la ministre des finances Nathalie Fontanet. Le Conseil d'Etat veut aussi allouer 315 nouveaux postes (+1,8%) pour répondre aux besoins en matière de formation, de numérique et de sécurité.

Malgré l'augmentation des dépenses sociales, le Conseil d'Etat a contenu la hausse des charges à 1,4% (+ 135 millions), soit en dessous de son objectif de 2%, relève-t-il. L'exécutif mise sur des réformes, qui doivent encore être avalisées par le Grand Conseil, pour faire des économies.

Il compte sur une nouvelle répartition de la facture sociale entre le canton et les communes (soit une économie de 41,7 millions). L'exécutif veut aussi modifier la répartition de la charge LPP employeur-employé pour les nouveaux assurés (-2,5 millions). Au total, ces mesures structurelles atteignent 46 millions. Le versement de l'annuité, source de conflit social annoncé, est assuré en 2022.

Transition énergétique

Autre volonté affichée par le gouvernement: des investissements massifs, en hausse de près de 3 milliards sur dix ans (+37%), à 11,1 milliards. Cette manne vise à accélérer les transitions énergétique (5,9 milliards) et numérique ainsi qu'à soutenir l'économie et l'emploi.

Au final, le projet de budget 2022 affiche des charges de fonctionnement de 9,49 milliards pour des revenus de 9,03 millliards. Selon le plan financier quadriennal 2022-2025, la réserve conjoncturelle de 772 millions est suffisante pour absorber les déficits supérieurs aux limites du frein au déficit.

Refus annoncé

Il s'agissait du premier projet de budget du Conseil d'Etat genevois depuis qu'il a basculé à gauche en avril dernier. Le budget 2021 affichait un déficit historique de 847 millions en raison de la crise et de trois grosses réformes. Il avait été accepté suite à un accord entre le PLR, le PS, le PDC, les Verts et le MCG qui voulaient éviter une crise institutionnelle.

Ce scénario ne devrait pas se répéter. Le PLR a annoncé son refus du projet de budget en l'état, critiquant les "maigres porpositions d'économie". Pour le PDC aussi, les réformes structurelles sont insuffisantes. Les deux partis viennent de lancer une initiative afin de limiter la hausse du nombre de fonctionnaires. Le MCG critique un budget "très dépensier" alors que l'UDC dénonce "une fuite en avant".

A gauche, les Verts saluent la prise de conscience du gouvernement pour agir en faveur du climat. Le PS se réjouit d'un budget qui accorde des moyens supplémentaires à la formation, au social et à la santé. En revanche, les socialistes déplorent, comme Ensemble à Gauche, des mesures d'économie sur le dos de la fonction publique. Le Cartel intersyndical est aussi scandalisé: sur quatre ans le personnel se verra ponctionner de près de 180 millions, estime-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La droite genevoise veut limiter l'embauche de fonctionnaires

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Les fonctionnaires de la fonction publique genevoise manifestent lors d'une greve, ce jeudi 29 octobre 2020 a Geneve. Le Cartel intersyndical du personnel de l'Etat de Geneve et du secteur subventionne, demande au Conseil d'Etat genevois de retirer son projet de baisse de salaire des fonctionnaires en 2021, en pleine crise du Coronavirus. KEYSTONE/Martial Trezzini

Les sections genevoises du PLR et du PDC ont lancé une initiative pour que l’Etat ne puisse pas engager de personnel en cas de budget déficitaire. Les besoins existants devraient être couverts par des réallocations internes. Du côté des syndicats, on s'oppose fermement à cette mesure. 

«Pour une gestion durable de la fonction publique». C’est le nom de l’initiative populaire que vont lancer ces prochains jours le PLR et le PDC genevois selon une information du quotidien Le Temps. Son but: interdire au Conseil d’Etat d’engager du personnel si le budget est déficitaire. Ainsi, les besoins existants devraient être couverts par des réallocations internes. Un timing qui n'a rien d'anodin puisque le canton va présenter demain son projet de budget 2022. Du côté des syndicats, l'initiative qui fait bondir Vincent Bircher, président du Syndicat des services publics région Genève.

Vincent Bircher
Président du Syndicat des services publics région Genève
Vincent BircherPrésident du Syndicat des services publics région Genève

Les initiants refusent d'être taxés d'anti-fonctionnaires puisque leur texte ne touche pas aux mécanismes salariaux des employés de l'Etat. En revanche, ils soulignent que l'un des buts de l'initiative est d'éviter que l'Etat ne creuse sa dette (près de 13 milliards de francs). Ainsi, le PLR et le PDC souhaitent donner suffisamment de marge de manoeuvre aux autorités pour qu'elles puissent assurer le remboursement de la dette du canton.

Charges trop lourdes

Côté chiffre, entre 2011 et 2021, ce qui est appelé le petit Etat (justice, police, enseignement, administration) a vu ses effectifs passer de 15 207 équivalents temps plein à 17 860 équivalents temps plein. Seule l'année 2011 à 2012 a vu une régression des effectifs (-3%), autrement ces dernières années les hausses d'effectifs ont été constantes. Pour les initiants, cette augmentation s’est effectuée dans les domaines administratifs et techniques plutôt que sur le terrain. Ainsi, le nombre de policiers d’enseignants ou de soignants n’aurait pas suffisamment augmenté.

Si le nombre de fonctionnaires a grimpé, la population genevoise, elle aussi, a augmenté. Mais en comparaison, elle a moins grandi que la fonction publique du canton. En 2020, Genève comptait près de 510'000 habitants, une hausse de 9% sur les dix dernières années. Pour leur part, les dépenses de la fonction publique ont augmenté de 22%. Une hausse qui selon les initiants pèse trop lourd dans les charges de l'Etat. Un constat que ne partage pas Vincent Bircher.

Vincent Bircher
Président du Syndicat des services publics région Genève
Vincent BircherPrésident du Syndicat des services publics région Genève

L'initiative conjointe du PLR et du PDC sera officiellement déposée dans les prochains jours.

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