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Genève

Mobilité à Genève: oui à la suppression de places de stationnement

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KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
A Genève, l’assouplissement des règles relatives à la suppression de 4000 places de stationnement a largement passée la rampe. Destinée à créer des voies de bus et pistes cyclables, la mesure a été acceptée ce dimanche par 58,35% de «oui». La réforme faisait l’objet d’un référendum lancé par le TCS.

La révision de la modification de la loi genevoise d’application de la législation fédérale sur la circulation routière a été acceptée par 58% des voix. Le but de cette loi est d’assouplir le principe de compensation des places supprimées dans l’espace public. Pour rappel, il est inscrit dans la loi genevoise que selon ce principe toute place de stationnement sur la voirie doit être remplacée, à certaines conditions, par une place dans un parking public. Désormais, la loi d’assouplissement permettra grâce à l’espace gagné de débloquer de nombreux projets pour favoriser la mobilité douce. Pour Caroline Marti, vice-présidente de l’Association Transport Environnement (ATE-Genève) c’est une belle victoire qui montre la tendance de la population à vouloir privilégier les modes de transports doux.

Caroline Marti
Vice-présidente de l'ATE
Caroline MartiVice-présidente de l'ATE

L’un des éléments qui a pu faire basculer la votation est la composition du comité unitaire en faveur de la réforme de la compensation du stationnement. Celui-ci a réunit la gauche, le PDC, le PLR et des associations pour la mobilité douce et de quartier. Une alliance qui a porté ses fruits selon Caroline Marti.

Caroline Marti
Vice-présidente de l'ATE
Caroline MartiVice-présidente de l'ATE

 

Dal Busco vainqueur

Très décrié pour sa politique de mobilité, le Conseiller d’Etat en charge des infrastructures vient de remporter une victoire très importante. Concrètement, cela va permettre la mise en oeuvre plus rapide de ce que le peuple à voulu en 2016 avec la loi sur la mobilité cohérente et équilibrée. Différentes mesures vont être appliquées. Les précisions de Serge Dal Busco, Conseiller d’Etat en charge des infrastructures.

Serge Dal Busco
Conseiller d'Etat en charge des infrastructures
Serge Dal BuscoConseiller d'Etat en charge des infrastructures

 

Le TCS appelle à la concertation

Du côté des référendaires c’est la déception. Désormais, le TCS en appelle aux autorités pour agir de manière modérée et en concertation lorsqu’ils vont supprimer des places. Le détail avec François Membrez, président du TCS Genève.

François Membrez
Président du TCS Genève
François MembrezPrésident du TCS Genève

Suite à la votation, le TCS a le regard déjà tourné vers l’avenir. Il souhaite appuyer le passage à la mobilité électrique. L’institution pointe également le prochain scrutin concernant le parking des Clés-de-Rive au mois de novembre comme déterminant pour disposer d’un aménagement piéton digne de ce nom.

François Membrez
Président du TCS Genève
François MembrezPrésident du TCS Genève

La participation au scrutin est exceptionnelle, elle a grimpé jusqu’à 54%.

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Des Lego en braille pour aveugles et malvoyants arrivent à Genève

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Le groupe LEGO® a développé des briques en braille

Lego, le géant danois du jouet, a lancé depuis quelques mois des briques adaptées aux aveugles et aux malvoyants

Les premiers kits sont arrivés à Genève en début d’année 2021. Dans un premier temps, uniquement pour les enseignants et les établissements spécialisés en braille.

Présentation de ces briques ludiques et pédagogiques avec Benoît Rouchaleau. 

 

A priori, rien ne différencie ces briques en braille, des briques ordinaires. Même format, mêmes couleurs, seulement au lieu des 8 plots qui sont sur le socle des briques, là on trouve des points en relief qui représentent les chiffres, les lettres et les symboles de l’alphabet braille. L’objectif? Encourager l’apprentissage de la lecture et de l'écriture en braille, en s’amusant... Céline Witschard est chargée de la communication et de la diversification des publics à la Bibliothèque Braille Romande.

Céline Witschard
Chargée de communication à la BBR
Céline WitschardChargée de communication à la BBR

Les premiers kits ont été livrés en Suisse Romande en début d’année. Ils sont pour l’heure réservés aux organismes et aux professionnels spécialistes du handicap. Thi Hanh Fleuret, enseigne le braille à Genève.

Thi Hanh Fleuret
Enseignante en braille
Thi Hanh FleuretEnseignante en braille

Le public cible: les enfants jusqu’à 18 ans mais pas seulement… Les adultes et les réfractaires au braille aussi. Thi Hanh Fleuret. 

Céline Witschard
Chargée de communication à la BBR
Céline WitschardChargée de communication à la BBR

Dans un souci d’inclusion et d’échange, les briques en brailles sont compatibles avec les Lego traditionnels et surtout les lettres, les chiffres et les symboles sont également imprimés à l'encre noire sur le dessus des briques pour pouvoir aussi être utilisées par les voyants. Céline Witschard

Thi Hanh Fleuret
Enseignante en braille
Thi Hanh FleuretEnseignante en braille

Lego a déjà lancé ses briques adaptées aux aveugles et malvoyants dans 7 pays. En Suisse Romande, on espère bien que les phases de tests et de sensibilisation seront prochainement suivies d’une commercialisation pour le grand public.  

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À Genève, le comité unitaire en faveur de la loi CO2 lance sa campagne

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©RADIOLAC/MIGUELHERNANDEZ

Un large front uni composé d'élus de gauche comme de droite se mobilise en faveur de la Loi CO2. Celle-ci mise sur une série d'incitations: hausse de la taxe sur le CO2, taxe sur les billets d'avion ou compensation sur le prix des carburants. Le comité la juge urgente pour renforcer la protection du climat mais précise qu'elle n'est pas suffisante pour contenir la crise climatique. Le texte sera soumis à votation le 13 juin prochain. 

C'est un comité unitaire composé de divers partis de gauche, de droite et de plusieurs associations qui a manifesté son soutien à la la nouvelle loi sur le CO2 devant les médias ce lundi. Pour rappel, le texte adopté en septembre par le parlement a pour objectif de matérialiser l’accord de Paris sur le climat en Suisse. Pour la première fois, une loi stipule de contenir le réchauffement mondial à moins de 2°C et le limiter si possible à 1,5°C. Pour y parvenir, la Suisse entend réduire de moitié ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Une loi qui est nécessaire et urgente comme l'explique la conseillère nationale et présidente des Verts genevois, Delphine Klopfenstein Broggini.

Delphine Klopfenstein Broggini
Conseillère nationale et présidente des Verts genevois
Delphine Klopfenstein BrogginiConseillère nationale et présidente des Verts genevois

 

Billets d'avion taxés

Pour réaliser son objectif, la loi va renforcer les mesures actuelles dans le bâtiment, pour les véhicules et intègre désormais les flux financiers. À partir de 2023, des limites strictes de CO2 pour les bâtiments entreront en vigueur. Ainsi, les systèmes de chauffage au mazout ne pourront pas être homologués dans de nouveaux bâtiments. Les programmes de subvention et de crédit-bail soulagent les propriétaires des coûts d'achat souvent plus élevés et des coûts de changement de système. Les locataires en profitent également, car les systèmes de chauffage respectueux du climat sont moins chers lors de l’utilisation. Du côté du parc automobile, les importateurs de voitures seront obligés de vendre des véhicules qui consomment progressivement moins de carburant. L’agriculture également se verra doté d’objectifs climatiques, qui seront du ressort de la politique agricole. Le texte mise aussi sur une série d'incitations: hausse de la taxe sur le CO2 ou compensation sur le prix des carburants. Autre nouveauté, la taxe sur le billet d'avion. Les explications de Delphine Klopfenstein Broggini.

Delphine Klopfenstein Broggini
Conseillère nationale et présidente des Verts genevois
Delphine Klopfenstein BrogginiConseillère nationale et présidente des Verts genevois

Une partie des recettes de la taxe sur les billets d'avion ainsi que de la taxe sur le CO2 vont alimenter un nouveau fond pour le climat. Il sert à promouvoir l’innovation, à soutenir la rénovation des bâtiments, les programmes dans le domaine de l’approvisionnement en chaleur et les mesures d’adaptation visant à prévenir les dommages qui seraient causés par le changement climatique.

Loi de transition

Pour autant, la loi sur le CO2 est loin d'être parfaite pour le comité unitaire. Selon eux, c'est un premier pas important au vu de l'urgence de la situation, mais c'est avant-tout une loi de transition car si le texte passe, le plus dur restera à faire comme l'explique Delphine Klopfenstein Broggini.

Delphine Klopfenstein Broggini
Conseillère nationale et présidente des Verts genevois
Delphine Klopfenstein BrogginiConseillère nationale et présidente des Verts genevois

Le texte sera soumis au vote de la population suisse le 13 juin prochain.

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À Genève, une scierie mobile valorise le bois local

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©LES DEUX RIVIERES

L’entreprise Les Deux Rivières, propose grâce à sa scierie mobile une nouvelle approche du bois local. L’objectif est de prendre en charge l’ensemble du processus de transformation du bois. Grâce à un circuit ultra court, cela permet une grande réduction des émissions de CO2 liées au transport du bois.

Valoriser le bois local. C’est la mission que se sont donnés Roland Freymond et Cyril Pasche lorsqu’ils créent en 2019 leur entreprise nommée Les Deux Rivières. Ils acquièrent alors une scierie mobile montée sur remorque avec pour objectif de pouvoir travailler de l’arbre à l’habitat. Ce concept leur permet notamment d’offrir une alternative locale au bois qui est aujourd’hui importé, mais ce n’est pas le seul avantage comme l’explique Cyril Pasche, cofondateur de la scierie Les Deux Rivières.

Roland Freymond
Cofondateur de la scierie Les Deux Rivières
Roland FreymondCofondateur de la scierie Les Deux Rivières

 

Un livre de permaculture

A l’origine, Roland Freymond est architecte et artisan et Cyril Pasche forestier-bucheron de formation ainsi qu’arboriste-grimpeur. Après s’être perdus de vue pendant dix ans, ils se retrouvent pour mener à bien le projet Les Deux Rivières. Celui-ci est né de la découverte des scieries mobiles dans un livre de permaculture comme l’explique Roland Freymond cofondateur de la scierie Les Deux Rivières.

Roland Freymond
Cofondateur de la scierie Les Deux Rivières
Roland FreymondCofondateur de la scierie Les Deux Rivières

 

Circuit ultra court

Désireux de recréer un lien avec leur environnement, les deux compères mettent un point d’honneur à respecter l’environnement. Grâce à leur circuit ultra court, leur projet permet une grande réduction des émissions de CO2 liées au transport du bois comme l’explique Roland Freymond cofondateur de la scierie Les Deux Rivières.

Roland Freymond
Cofondateur de la scierie Les Deux Rivières
Roland FreymondCofondateur de la scierie Les Deux Rivières

Le projet Les Deux Rivières a gagné le Prix IDDEA 2020 qui récompense les projets d’entreprises durables et innovantes. Les deux associés ont remporté une somme de 20’000 francs grâce à laquelle ils ont acheté du matériel.

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Jean Le Cam, parrain du Bol d’Or Mirabaud 2021

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Photo Archives AP Photo/ Jacques Brinon

Un invité de prestige pour Bol d’Or Mirabaud: le skipper français Jean Le Cam sera le parrain de l’édition 2021.

Le “Roi Jean”, comme on le surnomme, a terminé quatrième du dernier Vendée Globe. Il avait aussi marqué les esprits avec le sauvetage de Kevin Escoffier dans l'Atlantique sud.

Son palmarès parle pour lui: Triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, vainqueur de la Barcelona World Race en 2015 (avec Bernard Stamm) ou encore la Transat Jacques Vabre en 2013.

« Le Bol d’or, c’est un monument, une course mythique, sur un plan d’eau qui peut être très exigeant », a t’il déclaré pour lancer les débats sur le lac. D’ailleurs il connait bien le Léman: dans les années 80, il y a disputé des régates de 5,5 m JI et des étapes du circuit lémanique des Formule 40, à bord de Biscuits Cantreau.

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Ils sont frouzes et fiers de l’être

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Photo ©Les Frouzes

Un couple de frontaliers vient de lancer sa marque de vêtements, nommée “Les Frouzes”.

Un pari audacieux: derrière le terme péjoratif, ils espèrent ainsi fédérer la communauté des frontaliers, en proposant une marque identitaire.

Présentation du projet avec Benoît Rouchaleau.  

 

L’idée est née fin 2017. Le couple et ses 3 enfants quittent alors la Bretagne pour s’installer en France voisine, dans le Pays de Gex pour des raisons professionnelles. Dans leur bagage, un nouveau statut, celui de frontalier. Des “frouzes”, comme sont parfois moqués les travailleurs français. Sauf que l'appellation “frouze” plaît au couple qui, a son arrivée, n’a pas mesuré tout de suite la connotation négative ou insultante du terme. Martin Bouchard, l’un des co-fondateurs.

Martin Bouchard
Co-fondateur des vêtements Les Frouzes
Martin BouchardCo-fondateur des vêtements Les Frouzes

Pas de quoi pour autant décourager le couple de néo-frontaliers, bien convaincu du potentiel de leur idée et de la marque. 

Martin Bouchard
Co-fondateur des vêtements Les Frouzes
Martin BouchardCo-fondateur des vêtements Les Frouzes

Le pari était pourtant loin d’être gagné pour ce couple qui travaille dans l’aéronautique mais le projet s’est finalement concrétisé avec une série de t-shirts, de polos et autres sweat à capuches, pour hommes et femmes. Les ventes ont débuté depuis un mois et les premiers échos sont plutôt bons.

Martin Bouchard
Co-fondateur des vêtements Les Frouzes
Martin BouchardCo-fondateur des vêtements Les Frouzes

Et histoire de ne pas trop exacerber les sensibilités et de rester un peu discret, le couple a fait le choix de surtout mettre en avant les 3 lettres FRZ.

Martin Bouchard
Co-fondateur des vêtement Les Frouzes
Martin BouchardCo-fondateur des vêtement Les Frouzes

Les noms des vêtements sont eux aussi liés au territoire: le Meyrin, le Ferney ou le Bardonnex composent la gamme. Côté tarifs, les prix oscillent entre 40 et 85 euros. Des tarifs frontaliers, diront certains.

Martin Bouchard
Co-fondateur des vêtements Les Frouzes
Martin BouchardCo-fondateur des vêtements Les Frouzes

Petit plus écologique de la démarche, un arbre est planté tous les 40€ d'achat, une manière de compenser les émissions de CO2. Il faudra sûrement encore un peu de temps avant que l’arbre des Frouzes ne cache la forêt des insultes.

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