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Genève

Le quai Wilson ouvert à la baignade le temps d’un week-end

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L’association A l’Eau Wilson a aménagé ce week-end des points d’entrée et de sortie pour les baigneurs le long du quai Wilson à Genève. Elle demande des aménagements provisoires pour un accès facilité au lac.

A l’Eau Wilson a ouvert samedi et dimanche un couloir de natation au quai Wilson. Un tapis rouge posé sur une rampe à bateau permettait d’entrer dans l’eau sans glisser. Deux cordes, le long d’un autre tapis rouge à 70 mètres de l’entrée, facilitaient la sortie de l’eau. Une autre sortie au bout du couloir, soit à près de 400 mètres de l’entrée, était aménagée.

L’association demande la mise à disposition d’installations provisoires d’accès à l’eau au quai Wilson, tels que des bancs et des échelles. Début juin, elle a déposé une pétition munie de 600 signatures en ce sens auprès du Canton et de la Ville de Genève. Le premier a autorité sur le lac, la seconde sur les quais.

« L’agenda de l’administration étant tel qu’il est, notre pétition sera discutée à la fin du mois d’août. Trop tard pour cet été », regrette Thomas Putallaz, co-président de l’association.

« Une réelle demande d’accès au lac »

« Un projet sur le long terme est prévu mais il ne verra pas le jour avant cinq ans. En attendant, nous voulons montrer que l’on peut facilement mettre en place des installations provisoires pour profiter de cette partie du lac », explique à des passants, Charles-Antoine Kuszli, membre du comité de l’association.

Il poursuit: « De ce côté, on ne peut se baigner qu’aux bains des Pâquis et c’est bondé. De nombreuses personnes se baignent dans des zones non autorisées, comme les ports. Il y a une réelle demande d’accès au lac ».

L’association a obtenu l’autorisation de baignade pour ce week-end. Elle a dû s’arranger avec le Ski nautique club de la Perle du lac pour garantir une bonne cohabitation: « Il y a de la place pour tout le monde. La zone réservée aux baigneurs s’étend par trente mètres de large, délimitée par des bateaux », explique Thomas Putallaz.

Une baignade inédite

Samedi, une cinquantaine de badauds se sont arrêté près du stand de l’association. « Le vent en a découragé certains mais nous attendons plus de monde aujourd’hui », affirme Susanne Amsler, co-présidente de l’association, lunettes de plongée à la main. « L’eau est propre, c’est profond, on nage facilement. Nous avons beaucoup de retours positifs, on nous dit que c’est mieux qu’à la piscine », se réjouit-elle.

L’association a fait appel aux services des équipes de sauvetage pour surveiller la zone. Jusqu’à 22h30, des stands de boissons et de petite restauration accompagnent l’évènement.

Des nouveaux aménagements prévus

L’accès au lac est un sujet récurrent à Genève. Deux nouveaux aménagements lacustres ont été créés au bord du quai de Cologny. Ils ont été ouverts pour la première fois au public vendredi 17 juillet 2020. L’ouverture définitive de la plage des Eaux-Vives est, elle, fixée au 22 août.

En septembre 2019, le Canton et la Ville de Genève se sont accordés pour améliorer l’accès à l’eau autour de la rade. Un crédit d’étude pour un projet d’aménagements au quai Wilson a depuis été déposé devant le Conseil municipal de la ville de Genève.

Avec ATS/Keystone.

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Genève

Les pompiers mobilisés plus de 240 fois suite aux violents orages

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Des pompiers du SIS (Service d'Incendie et de Secours) interviennent pour securiser un bloc de beton tombé d'un chantier en construction a la rue de Scie, suite a un violent orage qui a traverse le canton de Geneve avec des vents a 79 km, ce jeudi 13 aout 2020. (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Un violent orage a traversé le canton de Genève jeudi soir, venant du sud-ouest et se dirigeant vers le nord-est. MeteoSuisse avait émis une alerte de degré 3. Au total, le Service d’incendie et de secours (SIS), le bataillon des pompiers volontaires de la ville de Genève ainsi que les pompiers volontaires des communes ont été mobilisés plus de 240 fois durant toute la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué le lieutenant Nicolas Millot du SIS. 

Un détachement de la Protection civile de la Ville de Genève a également engagé en soutien aux différents services de secours. Les interventions ont duré toute la nuit, principalement des dégagements d’arbres tombés ou des inondations. Le SIS a également dû intervenir à la rue des Contamines pour un toit partiellement arraché ainsi que pour un bloc de pierre tombé sur un échafaudage à la rue de Scie, au centre-ville.

Le SIS a, de plus, annoncé en soirée une panne Swisscom du numéro 118 Genève depuis les téléphones portables, le retour à la normale a été annoncé aux environs de minuit. A 19h35, les Transports publics genevois (TPG) ont annoncé l’interruption du réseau de trams en raison de chutes d’arbres sur les lignes de contact. Aucune perturbation du trafic n’était toutefois répertoriée dans la matinée de vendredi.

Contacté, la centrale 144 n’a pas de chiffres précis à propos du bilan humain mais la soirée fut compliquée avec passablement d’appels, notamment à cause de la panne Swisscom forçant les gens à composer le 144 pour atteindre les pompiers.

Quelques images de l’orage à Lancy hier soir :

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À Genève, le DIP tire un bilan globalement positif de l’enseignement à distance

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KEYSTONE/Martial Trezzini

Le canton de Genève tire un premier bilan positif de l’enseignement à distance lors de la crise due au Covid-19. Ce résultat se base sur une enquête et un sondage. Tant les écoles que les élèves et les parents ont bien joué le jeu relève le Département de l’instruction publique.

C’était il y a cinq mois. Le vendredi 13 mars, le Conseil fédéral annonçait la fermeture des établissements scolaires pour le lundi suivant et pour une durée d’environ deux mois. Une décision inattendue et brutale selon les mots de la conseillère d’Etat Anne Emery-Torracinta, en charge du Département de l’instruction publique (DIP).

Bonne relation parents-école

Ce jeudi, devant la presse, elle a présenté un premier bilan non exhaustif de l’enseignement à distance. Un bilan positif qui a notamment mis en exergue les bonnes relations entre les parents et l’école en dépit de cette situation extraordinaire. Les détails avec Anne Emery-Torracinta, conseillère d’Etat en charge du Département de l’instruction publique (DIP).

Anne Emery-Torracinta Conseillère d'Etat en charge du Département de l'instruction publique (DIP)

61% des parents pensent que l’école se soucie du bien-être et des préoccupations de leur enfant. Enseignants et directions estiment, eux,  que les parents ont été compréhensifs et n’ont pas eu trop d’attentes. De leur côté, les professionnels ont été soulagés d’un point de vue sanitaire mais néanmoins inquiets pour les élèves, d’après l’enquête réalisée par le service de recherche en éducation sur la base du questionnaire élaboré par la Haute école pédagogique de Zoug.

Le sondage mené a révélé que les élèves, tous degrés confondus, ont apprécié le fait d’avoir plus de temps en famille, mais qu’ils ont regretté de moins voir leurs amis. 36% d’entre eux estiment que la plus grande difficulté a été d’organiser leur propre journée, pour un tiers, d’apprendre à la maison, tandis que 25% ont déploré le constant contrôle parental. Parents et élèves se rejoignent sur un point: tous deux ont peur pour la suite du parcours scolaire. Autre observation: les contacts des élèves avec l’école ont surtout eu lieu par mail: le taux passe de 56% au primaire à plus de 94% au post-obligatoire. Le téléphone portable et les plates-formes d’apprentissage ont aussi été bien utilisés. Le travail scolaire a été transmis via les outils numériques, même si le courrier postal est mentionné par 66% des enseignants du primaire.

Pas de retard sur le plan numérique

C’est l’un des volets de l’enseignement qui a fait couler beaucoup d’encre. Les outils et équipements numériques utilisés par les élèves ont régulièrement été sous le feu des critiques pendant le semi-confinement. Souvent attaqué pour son retard sur le plan numérique, le DIP se défend de ces accusations. Les explications d’Anne Emery-Torracinta.

Anne Emery-Torracinta Conseillère d'Etat en charge du Département de l'instruction publique (DIP)

Le sondage réalisé par le service école-médias (SEM) a mis en lumière que les enseignants ont massivement utilisé les outils numériques de l’enseignement à distance. Ils ont également fait remarquer qu’ils ont été nombreux à devoir apprendre sur le tas: 83% d’entre eux estiment que leurs compétences numériques ont augmenté depuis le 13 mars. Une majorité (74%) considèrent qu’ils y passent beaucoup plus de temps qu’auparavant, notamment pour préparer les cours. Néanmoins, deux tiers d’entre eux sont prêts à continuer à avoir recours à ces outils dans leur enseignement.

De nombreuses dérogations

À situation exceptionnelle, fin d’année exceptionnelle. En effet, 147 élèves de 8P ont obtenu une dérogation pour entrer au cycle d’orientation, tandis que 205 élèves de 10e année et 191 de 11e ont obtenu une dérogation exceptionnelle. Dans l’enseignement post-obligatoire, le taux de réussite aux certificats et aux maturités est légèrement supérieur à celui des années précédentes, tandis qu’au Cycle d’orientation le taux de non promotion est un peu supérieur à celui des années précédentes. En outre, le nombre de recours dans le secondaire II est deux fois plus important qu’à l’accoutumée. Ce premier bilan ne permet pas pour le moment de mesurer l’impact de l’enseignement à distance sur le décrochage scolaire.

Réponse aux critiques

Le Département de l’instruction publique a également répondu à certaines critiques qui ont été faites pendant le semi-confinement. Pointé du doigt pour son manque d’anticipation lors de la crise, la conseillère d’Etat a expliqué qu’il était difficile de prévoir quoi que ce soit au vu de la situation extraordinaire à laquelle on a assisté.

Anne Emery-Torracinta Conseillère d'Etat en charge du Département de l'instruction publique (DIP).

Le manque de clarté et de communication du Département lors de ses prises de décision pendant la crise a également été une critique souvent entendue. Anne Emery-Torracinta a précisé que pendant cette période exceptionnelle le DIP a en quelque sorte perdu de son pouvoir décisionnel.

Anne Emery-Torracinta  Conseillère d'Etat en charge du Département de l'instruction publique (DIP)

Rentrée 2020 sous pression

La rentrée 2020 s’annonce d’ores et déjà compliquée pour l’enseignement post-obligatoire puisque le nombre d’élèves est plus important que prévu: 316 élèves de plus au collège et 48 de plus à l’école de culture générale. Les maturités professionnelles compteront de leur côté 214 élèves supplémentaires car les jeunes qui ont obtenu leur certificat fédéral de capacité craignent de ne pas trouver d’emploi.

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Genève: une visite guidée de la collection permanente du MIR offerte

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KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

A Genève, le Musée international de la Réforme (MIR) donne un coup de projecteur sur sa collection permanente. Une e-visite guidée d’une heure est proposée le 30 août.

En 60 minutes, le e-guide présente l’histoire de la Réforme de 1517 à aujourd’hui, dont Martin Luther, Jean Calvin et d’autres ont été les initiateurs. Les visiteurs découvriront l’épopée de ce mouvement qui est parti notamment de Genève au 16e siècle pour devenir l’une des grandes familles du christianisme.

Si l’entrée du musée est payante, le MIR ne demande pas de supplément de prix pour cette visite guidée, après laquelle les participants peuvent poursuivre librement leur visite. Sécurité sanitaire oblige, dix personnes au maximum pourront participer. Le port du masque est recommandé.

Quant à l’exposition temporaire actuelle, « Silence on prêche », elle a été prolongée jusqu’au 27 septembre. Elle propose quelques portraits de pasteurs dans le cinéma, ainsi que cinq modèles de robe dessinés par l’artiste Albertine et imageant la vocation pastorale.

www.musee-reforme.ch

 

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Genève: création d’une piste cyclable bidirectionnelle sur la rive droite

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KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

A Genève, les travaux en vue de la réalisation d’une piste cyclable bidirectionnelle sur la rive droite commencent lundi. Cette piste remplacera l’aménagement provisoire créé en mai dernier sur la route. Ce dispositif visait à faire face à la crise sanitaire due au Covid-19 et il avait fait polémique.

Le Conseil municipal de la Ville de Genève a adopté le 20 mai un crédit de 3 millions de francs à cette fin, ont rappelé mercredi le canton et la Ville de Genève. La voie occupée par la piste provisoire sera rendue aux véhicules motorisés lors du démarrage du chantier, tandis que les places de stationnement automobile côté lac seront supprimées, afin de permettre l’élargissement du trottoir.

Cette infrastructure fait partie du « U lacustre » prévu dans la Loi pour une mobilité cohérente et équilibrée, plébiscitée en votation en 2016. Elle vise à améliorer la fluidité des trafics cyclable et automobile sur le pourtour de la rade. L’aménagement de la rive gauche a déjà été réalisé.

Les travaux s’étendront du bas du parc de la Perle du Lac au pont du Mont-Blanc. Le chantier comptera plusieurs étapes, en concertation avec les hôteliers, afin de limiter au maximum ses nuisances sur les terrasses. Les nouveaux aménagements doivent être mis en service en avril 2021. Dans l’intervalle, un itinéraire de déviation pour les cycles passera par la rue Plantamour.

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La BCGE affectée par la pandémie de Covid au premier semestre

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Le coronavirus a constitué un obstacle pour la Banque cantonale de Genève (BCGE) au premier semestre. L’établissement a dû constituer des provisions pour faire face à d’éventuelles difficultés, ce qui a pesé sur la rentabilité et le bénéfice.

Le bénéfice semestriel a atteint 55,3 millions de francs, en contraction de 6,6% sur un an, indique mardi la BCGE. Le résultat opérationnel a plongé de 46,5% à 50,6 millions. Ces variations sont conformes à celles annoncées lors de l’avertissement sur résultats diffusé fin juillet.

Du côté des revenus, le résultat net des opérations d’intérêt a accusé une baisse de 6,5% à 111,5 millions, raboté par des provisions pour risques de défaillance multipliées par six. Apurée de cet effet, l’activité de crédit affiche une progression des recettes de 1,0%.

L’établissement genevois a octroyé quelque 2000 crédits Covid dans le cadre du programme de soutien à l’économie lancé par la Confédération, pour un volume total d’environ 200 millions de francs.

Les revenus tirés des commissions présentent un recul de 4,6% à 59,1 millions de francs, un niveau qualifié de « bon » par la BCGE. Le produit d’exploitation a chuté de 17% à 183,1 millions de francs, alors que les charges d’exploitation sont restées quasiment stables (+0,2%) à 117,8 millions.

Les actifs gérés et administrés ont connu une progression de 1,7% pour s’établir à 30,92 milliards.

La somme au bilan a atteint 26,87 milliards, soit une augmentation de 7,8% sur six mois. Les créances hypothécaires ont gonflé de 1,9% à 11,90 milliards et les dépôts clientèle de 4,4% à 15,61 milliards.

Le ratio de fonds propres durs (Tier 1) est resté plus ou moins stable à 15%.

La direction réaffirme les perspectives formulées à fin juillet, à savoir un résultat en léger retrait permettant néanmoins la croissance des fonds propres et la distribution de dividende.

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