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Genève

Genève: vers un dégel des dérogations pour densifier la zone villas

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KEYSTONE/Martial Trezzini

A Genève, des dérogations pour des projets de densification en zones villas pourraient à nouveau être accordées d’ici la fin de l’année. Une solution législative donnant plus de poids aux communes a été trouvée. Le Grand Conseil doit encore se prononcer.

La majorité de la commission d’aménagement du canton a approuvé une nouvelle version de l’article de la loi sur les constructions et installation (LCI) qui régit les dérogations en matière de densité en zone villas, ont indiqué mardi le Département du territoire (DT) et la commission. Ensemble à Gauche et l’UDC y étaient opposés.

En novembre dernier, le chef du DT, Antonio Hodgers, avait annoncé un moratoire sur ce type de projets car la dérogation en vigueur depuis 2013 était finalement devenue la règle, avec au final des réalisations architecturales banales et un développement non coordonné. Il fallait faire une pause pour repenser et recadrer l’aménagement de cette zone villa, selon le DT.

Préavis obligatoire

Ce gel des dérogations concerne 89% de la zone villas, soit la partie qui est appelée à rester dans cette typologie selon le plan directeur cantonal. La règle fixe un indice d’utilisation du sol de 0,25 pour cette zone, avec une possibilité de déroger sous conditions jusqu’à 0,6 pour les grandes parcelles.

Le consensus qui s’est dégagé en commission prévoit des dérogations dans des périmètres de densification accrue définis par le Plan directeur de la commune (PDCom) et approuvés par le Conseil d’Etat. Philippe Schwarn, membre de l’Association des communes genevoises (ACG) et maire de Pregny-Chambésy, se réjouit de « cette fin de traversée du désert » où les préavis des communes n’étaient systématiquement pas pris en compte.

Les communes ont jusqu’à fin 2022 pour mettre à jour leur PDCom. Certaines y travaillent déjà, alors que d’autres sont moins avancées. Mais le DT n’attendra pas cette échéance pour continuer avec les projets de densification de la zone villa. Jusqu’à cette date, le préavis favorable de la commune sera toutefois nécessaire pour délivrer une autorisation de construire.

Qualité exigée

Autre point central du nouveau dispositif: l’obligation pour les propriétaires de s’acquitter de la taxe d’équipement afin de réaliser ou d’adapter les voies de communication publiques nécessaires pour les habitants du quartier. Jusqu’à présent, les projets d’habitat groupé en zone villa y échappaient.

Enfin, le consensus, qui est soutenu par Pic-Vert, l’association regroupant les propriétaires de villas, impose des critères de qualité pour ces nouveaux projets. Un guide en cours d’élaboration insiste notamment sur l’intégration paysagère, les risques du bétonnage excessif et l’importance de la biodiversité. La commission d’architecture sera la gardienne du temple, selon M.Hodgers.

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La Ville de Genève active son plan canicule

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KEYSTONE/Laurent Gillieron

La Ville de Genève a annoncé vendredi l’activation de son plan canicule en faveur des personnes âgées et des sans abri. La municipalité répond à la mise en garde lancée par le médecin cantonal à cause des fortes chaleurs attendues ces prochains jours dans le bassin genevois.

Un courrier avait déjà été envoyé en juin aux 13’164 habitants de la ville âgés de plus de 75 ans et qui ne sont pas suivis à domicile par l’institution genevoise de maintien à domicile (imad). Les personnes qui le souhaitent peuvent s’inscrire pour être contactées régulièrement par les services municipaux en cas de canicule en téléphonant au 0800 22 55 11.

Le plan canicule de la Ville de Genève est enclenché lorsque la température diurne atteint 33 degrés durant trois jours consécutifs et qu’elle ne descend pas au-dessous de 20 degrés la nuit. Compte tenu des risques liés au Covid-19, le dispositif est particulièrement important cette année, note la municipalité.

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Genève: journée portes ouvertes à la Fondation Bodmer pour découvrir l’extension du musée

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Fondation Martin Bodmer

Après trois ans de chantier, les travaux d’extension de la Fondation Bodmer, dessinés et conçus par Mario Botta entre 2000 et 2003, touchent à leur fin. Une journée portes ouvertes est prévue le 27 septembre à Cologny (GE).

Le grand public pourra découvrir les nouveaux espaces qui lui seront dédiés comme ceux habituellement réservés au personnel. De nombreuses visites guidées du musée, des coulisses et du nouvel atelier de restauration sont notamment prévues, a annoncé jeudi la Fondation Martin Bodmer.

Construit par le cabinet Archilab de Lausanne, le nouvel ensemble architectural suit la ligne impulsée il y a 20 ans par l’architecte tessinois Mario Botta. Les visiteurs de la Fondation pourront profiter à partir du 27 septembre de nouvelles salles de médiation et cinéma, librairie, cafétéria et de splendides jardins.

Ces travaux incluent également d’autres espaces d’utilisation interne tels qu’un nouvel atelier de restauration, l’un des plus modernes en Suisse, quatre kilomètres linéaires de réserves ultra-sécurisées pour abriter la collection de la Fondation inscrite au registre « Mémoire du Monde » de l’UNESCO, ainsi qu’une nouvelle salle de lecture pour accueillir les chercheurs.

Ce projet d’un coût de sept millions a été réalisé grâce à la générosité notamment de la Loterie Romande et de la commune de Cologny, précise le communiqué.

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À Genève, SolidaritéS dénonce une récolte de signatures douteuse

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Keystone/LAURENT GILLIERON

SolidaritéS dénonce des méthodes douteuses dans le cadre de la récolte des signatures du référendum contre le fonds d’aide aux plus précaires. Selon le parti, la présentation du texte induit en erreur les potentiels signataires en évoquant un objectif de « lutte contre le travail au noir ». Le comité référendaire réfute.

Ce référendum n’aura aucun effet réel contre le travail non déclaré, mais va empêcher une population fragilisée de toucher une aide pourtant indispensable à sa survie. Invoquer là un objectif de lutte contre le travail au noir constitue simplement une manière d’induire en erreur les potentielles signataires, relève SolidaritéS jeudi dans un communiqué.

L’extrême droite use de stratagèmes pour prétendre défendre ceux qu’elle attaque, se parant de l’apparence de la lutte contre la précarité, souligne la formation. Elle déplore que « l’UDC et le MCG avancent masqués », les logos de ces deux partis étant totalement absents de la feuille référendaire. Et de se demander d’où viennent les récolteurs qui renvoient au comité référendaire contre le travail illégal.

Pour rappel, solidaritéS avait déjà pris position et fermement condamné ce « référendum de la honte ». Aujourd’hui, c’est la récolte elle-même qui est sujette à caution, souligne la formation.

Le comité conteste

« Il n’y a pas d’entourloupe », rétorque l’UDC André Pfeffer, qui emmène le comité référendaire et organise la récolte des signatures. « Ce référendum a effectivement pour but d’annuler une loi qui favorise et fait la promotion du travail illégal ».

Et de préciser que les responsables du référendum ne sont pas l’UDC et le MCG, mais le comité référendaire contre le travail illégal, même si ce dernier a l’appui de ces deux partis. Le comité n’a par ailleurs aucun lien avec une société qui rémunère la récolte de signatures, ajoute M. Pfeffer « catégorique ». « Je forme des équipes au sein de ma famille politique et avec l’aide de bonnes volontés ».

Longues files d’attente

Les référendaires ont jusqu’au 14 septembre pour obtenir 5370 signatures valables. Le texte s’en prend à la loi sur l’indemnisation des travailleurs précaires acceptée fin juin par le Grand Conseil. Ce projet du Conseil d’Etat faisait suite à l’émoi provoqué par les longues files d’attente lors des distributions de nourriture lors de la crise sanitaire.

Le fonds d’urgence de quinze millions est destiné à ceux qui n’ont pas eu droit aux aides cantonales ou fédérales entre le 17 mars et le 16 mai. Environ 3000 personnes pourraient en bénéficier. L’indemnisation n’est pas conditionnée à un statut légal.

Pour les référendaires, il n’est notamment pas acceptable que l’Etat paie les salaires en lieu et place d’employeurs ne respectant pas leurs obligations. Et qu’il autorise une indemnisation, en cas d’absence de justificatifs, sur la base d’une simple déclaration écrite du bénéficiaire.

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Mesures strictes en Haute-Savoie: Genève ne veut pas surréagir

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KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Genève suit attentivement la situation liée à l’épidémie de Covid-19 dans le département français voisin de Haute-Savoie, qui a pris mardi des mesures préventives supplémentaires pour endiguer la propagation du virus. Le canton ne réagira toutefois pas « dans la précipitation » à cette évolution.

« Il est certain qu’il ne faudrait pas que la mesure qui impose le port du masque lors de rassemblements de plus de dix personnes incite les jeunes gens de France voisine à venir à Genève pour y échapper tout en profitant des activités estivales », indique mercredi le conseiller d’Etat Mauro Poggia dans une interview accordée à la Tribune de Genève.

Le magistrat estime néanmoins que rien, actuellement, ne justifierait une fermeture des frontières, la décision étant de toute manière du ressort de la Confédération. « Faire la fête est un besoin légitime, notamment pour les jeunes », admet le conseiller d’Etat. Reste que le traçage en région frontalière est compliqué.

Lorsqu’une positivité au Covid-19 est mise à jour en France, il est impossible pour Genève de faire une enquête d’entourage, « car nous ne sommes pas informés », constate M. Poggia. Et le conseiller d’Etat d’admettre que la juxtaposition de régimes juridiques distincts « ne facilitent pas les politiques sanitaires cohérentes ».

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Banques: le genevois Flowbank va débuter ses activités cet automne

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KEYSTONE/Gaetan Bally

Le secteur bancaire helvétique comptera à partir de cet automne un nouvel acteur avec la banque en ligne genevoise Flowbank. Fondé et dirigé par Charles-Henri Sabet, le futur concurrent de Swissquote ambitionne de devenir un des acteurs de référence de la branche.

Basé dans le nouveau quartier d’affaires de Lancy Pont-Rouge, l’établissement qui a décroché le mois dernier sa licence bancaire auprès de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma), entend étendre sa présence à Zurich début 2021, avant de poursuivre son déploiement dans d’autres villes suisses et à l’international.

« Notre proposition de valeur est claire: une expérience d’investissement ouverte à tous grâce à une app mobile et une plateforme optimisée permettant de traiter toutes les classes d’actifs sur les marchés domestiques et internationaux », explique Charles-Henri Sabet, cité mardi dans un communiqué.

Plateforme unique

Le groupe genevois se targue de disposer d’une technologie, dont une grande partie développée en interne, qui « permettra à ses clients d’effectuer toutes leurs transactions sur le même logiciel, que ce soit sur un ordinateur, un laptop, ou une app », a assuré le dirigeant dans un entretien accordé à AWP.

Flowbank offrira à ses clients la possibilité d’ouvrir un compte multidevises, de disposer d’une carte de paiement et d’effectuer ses opérations bancaires courantes, tout en jouant la carte de la « suissitude » avec des opérations basées en Suisse, la sécurité des dépôts et les exigences réglementaires de la Finma.

« Nous sommes exactement dans le même segment de clientèle que Swissquote », à savoir la banque en ligne destinée aux clients particuliers, a poursuivi le banquier helvético-égyptien, soulignant que l’entreprise entend concentrer ses activités sur la clientèle helvétique.

« Si je vous dis qu’au début de l’année, on ouvrira 4000 comptes par mois, je ne me fais pas trop peur », affirme celui qui avait au début des années 90 fondé, déjà à Genève, Synthesis Bank (ex-TCC), racheté en 2007 par le danois Saxo Bank.

« Les produits que nos clients pourront traiter comprennent les devises, les options sur devises, des indices, des matières premières, des actions », énumère Charles-Henri Sabet. Contrairement à Swissquote, Flowbank ne proposera pas de cryptodevises à sa clientèle, « du moins dans un premier temps ».

Déjà présent à l’international

Le groupe nouvellement formé ne part pas les mains vides, puisqu’il reprend à son compte le portefeuille de sa filiale London Capital Group (LCG), spécialisée dans le courtage en ligne, et dont la clientèle est basée en Asie, aux Emirats arabes unis (EAU), en Angleterre, en Allemagne et en Amérique du sud.

« A la faveur de la reprise de LCG, nous disposons déjà de bureaux à Londres et dans les Bahamas », ce qui constitue une base solide pour l’expansion des activités du groupe à l’international.

La banque, qui emploie actuellement un peu plus d’une quarantaine de personnes sur son siège genevois, devrait en compter entre le double et le triple d’ici la fin de l’année. Les effectifs initiaux de la succursale zurichoise, dont l’ouverture est prévue début 2021, sont estimés entre 5 et 10 collaborateurs.

Pour son lancement, Flowbank n’a pas dû recourir au financement de tiers. M. Sabet est l’actionnaire majoritaire, avec environ 60% des droits de vote. Le second est la Compagnie bancaire helvétique (CBH), et les autres sont exclusivement des proches du patron, qui assure que « pour le moment, les activités de la banque sont entièrement financées par les fonds propres des actionnaires ».

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