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Environnement

A Genève, une déchetterie mobile parcourt la Rive gauche

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@miguelHernandez

Développé par les sociétés Serbeco et Pradevrand Transports, Mobilitri est un système de bennes itinérantes. Il a été imaginé pour remédier à l’absence d’espace de récupération sur la Rive gauche. Le projet est soutenu financièrement par le Canton à hauteur de 600’000 francs pour 3 ans.

Une déchetterie itinérante pour la Rive gauche. C’est le concept de Mobilitri, développé par les sociétés Serbeco et Pradevrand Transports. Pour rappel, les habitants de la Rive gauche devaient se déplacer sur les trois autres espaces de récupération (esrec) cantonal à la Praille, Bernex ou Bellevue pour vider leurs déchets. Les deux entreprises ont apporté une solution en novembre dernier grâce à des containers amovibles et itinérants qui se baladeront sur la Rive gauche du lundi au vendredi entre 15h et 19h, ainsi que le samedi matin. Le concept est soutenu par le Canton et par douze communes de la Rive gauche: Anières, Choulex, Collonge-Bellerive, Corsier, Gy, Hermance, Jussy, Meinier, Presinge, Puplinge, Vandœuvres et Cologny. Un projet qui comporte de nombreux atouts comme l’explique Bernard Girod, président de Serbeco et président du conseil d’administration de Mobilitri.

Bernard Girod
Président de Serbeco
Bernard GirodPrésident de Serbeco

Pour les professionnels et les particuliers

Le concept de Mobilitri est ouvert aussi bien pour les professionnels que pour les particuliers à une seule différence près. Les entreprises doivent payer ce qu’elles déposent dans les bennes, tandis que l’élimination des déchets des habitants est, elle, financée par les communes. En échange, les mairies ont supprimé la levée des encombrants au porte-à-porte organisée une fois par mois. Pour utiliser Mobilitri il suffit de se rendre sur leur site internet comme l’explique Bernard Girod.

Bernard Girod
Président de Serbeco et président de CA de Mobilitri
Bernard GirodPrésident de Serbeco et président de CA de Mobilitri

A noter que Mobilitri n’accepte pas les déchets ménagers comme le verre, le pet ou l’aluminium. La liste des déchets acceptés comporte notamment les huiles minérales, les déchets de jardin, la ferraille, les encombrants, les déchets spéciaux, le matériel bureautique et informatique ou encore les ampoules longue durée et tubes fluorescents.

Réduire le CO2

Une fois déposés, les déchets sont ensuite regroupés, compactés et transportés jusqu’au centre de tri de Serbeco à Satigny. Toutes ces étapes ont vocation à être écologique et permettent notamment de réduire les émissions de CO2 comme l’explique Bernard Girod.

Bernard Girod
Président de Serbeco et président de CA de Mobilitri
Bernard GirodPrésident de Serbeco et président de CA de Mobilitri

Mobilitri est soutenu financièrement par le Canton à hauteur de 600’000 francs pour 3 ans. Un projet pilote qui pourrait se généraliser sur d’autres communes, comme par exemple à la Praille où l’actuel espace de récupération n’est exploitable que jusqu’en 2022.

 

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Environnement

Willy Cretegny: l’accord avec l’Indonésie est un non-sens pour la planète

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Le comité genevois contre l’accord de libre-échange avec l’Indonésie était réuni ce lundi. Pour eux, l’accord va à l’encontre de la protection de l'environnement. Il ne peut pas être "durable" pour le vigneron genevois, Willy Cretegny. 

La dernière fois que les Suisses se sont prononcés sur un accord de libre-échange, c’était en 1972. Le 7 mars ils sont amenés à voter sur l’accord qui règle les accords commerciaux entre notre pays et l’Indonésie. C’est le Genevois Willy Cretegny qui a lancé un référendum contre cet accord en décembre 2019. Il a obtenu plus de 60 mille signatures. En ligne de mire : l’huile de palme mais aussi la suppression des mesures tarifaires avec l’Indonésie. Ce qui provoque une distorsion de concurrence. Willy Cretegy, vigneron bio à Satigny.

Willy Cretegny
Vigneron bio à Satigny
Willy CretegnyVigneron bio à Satigny

Selon le comité genevois contre l'accord de libre échange, la production suisse pourrait remplacer l'huile de palme. Willy Cretegny

Willy Cretegny
Vigneron bio à Satigny
Willy CretegnyVigneron bio à Satigny

L’accord de 58 pages prévoit de soustraire à des droits de douanes les fromages suisses, les produits pharmaceutiques et les montres suisses. Les retombées économiques seraient de 1,4 milliard de francs.

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Actualité

La start-up vaudoise ClearSpace va nettoyer l’espace en 2025

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En près de 60 ans d'activité spatiale, environ 42'000 objets de plus de 10 centimètres gravitent autour de la Terre, formant un nuage de déchets. Ici une vue d'artiste générée par ordinateur et fournie par l'Agence spatiale européenne (archives). (©KEYSTONE/AP European Space Agency)

L'agence spatiale européenne (ESA) a signé mardi un contrat avec la start-up suisse ClearSpace pour la première mission au monde d'"enlèvement" d'un débris spatial. Elle ouvre ainsi la voie vers un nouveau marché de dépollution de l'orbite terrestre.

Il s'agira de la première mission au monde de nettoyage en orbite, a précisé l'ESA. Pour l'agence spatiale, qui compte 22 Etats membres, c'est aussi une première, car "jamais nous n'avions confié un contrat d'une telle ampleur à une petite start-up", a précisé à l'AFP Eric Morel de Westgayer, en charge de l'industrie et des achats à l'ESA.

Plus de 40'000 objets

En près de 60 ans d'activité spatiale et plus de 5500 lancements, environ 42'000 objets de plus de 10 centimètres gravitent autour de la Terre, formant un nuage de déchets composé de fusées anciennes, de morceaux de satellites restés en orbite après explosion ou de satellites entiers qui ne sont plus opérationnels, entre autres. Un chiffre édifiant expliqué par Luc Piguet, CEO et Co-fondateur de ClearSpace:

Luc Piguet
CEO et Co-fondateur de ClearSpace
Luc PiguetCEO et Co-fondateur de ClearSpace

Entreprise dérivée de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), ClearSpace a recueilli des contributions d'une vingtaine de sociétés venant de huit pays membres de l'ESA (Suisse, République tchèque, Allemagne, Royaume-Uni, Pologne, Suède, Portugal et Roumanie).

La start-up construira un satellite nettoyeur de 500 kilos, qui évaluera dans un premier temps la vitesse de Vespa. Il devra ensuite capturer sa cible, en l'encerclant de ses quatre "tentacules", pour la désorbiter. Vespa se désintègrera ensuite dans l'atmosphère, avec son satellite nettoyeur. Les explications de Luc Piguet, CEO et Co-fondateur de ClearSpace:

Luc Piguet
CEO et Co-fondateur de ClearSpace
Luc PiguetCEO et Co-fondateur de ClearSpace

Ce contrat de services, d'un montant total de 100 millions d'euros, dont 86 millions (93 millions de francs) investis par l'ESA, partira en 2025 et aura pour cible un morceau d'une ancienne fusée européenne Vega. Le débris appelé Vespa (Vega Secondary Payload Adapter), qui pèse 112 kilos, a été laissé en 2013 en orbite basse, à 800 km de la Terre. Mais pourquoi avoir choisi ce débris en particulier ? La réponse de Luc Piguet:

Luc Piguet
CEO et Co-fondateur de ClearSpace
Luc PiguetCEO et Co-fondateur de ClearSpace

Marché encore vierge

Confier à ClearSpace cette première mission dans un marché encore vierge était "une manière de lui mettre le pied à l'étrier, et nous espérons qu'en faisant la démonstration de la faisabilité technique, nous permettrons à ce marché de se développer", a poursuivi le responsable de l'ESA, qui veut également "montrer l'exemple" en matière de dépollution spatiale.

Créée en 2018 par des experts de l’étude des débris spatiaux – ClearSpace a été sélectionnée parmi douze candidats. "Nous sommes très fiers que notre spin-off Clearspace ait été choisie par l'ESA pour sa première action de nettoyage", a indiqué le président de l'EPFL Martin Vetterli, cité dans un communiqué de l'agence spatiale.

La première sortie opérationnelle est prévue en 2025 après un lancement depuis la base de lancement de Kourou en Guyane française. La mission ClearSpace-1 fait partie du programme ADRIOS de l’ESA, visant à développer des services en orbite pour les satellites tel que le ravitaillement, la réparation ou les manœuvres orbitales. Des partenaires industriels et hautes écoles suisses seront également de la partie.

ATS/Tom Monaci

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Genève expérimente un bar à café technologique et écologique

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Un bar à café sans contact, ni déchet

A l’heure du coronavirus, des distances sociales et de la limitation des contacts, la machine à café de Mia et Noa se démarque depuis quelques semaines à Chêne-Bourg: Elle est à la fois technologique et écologique… Présentation avec Benoît Rouchaleau.

Maren Knief Clerc
Co-fondatrice Mia & Noa
Maren Knief ClercCo-fondatrice Mia & Noa

 

 

 

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Actualité

Le film « A contre-sens » démonte les mensonges sur la voiture électrique

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C’est une question que l’on se pose souvent. Les véhicules électriques sont-ils plus polluants que les voitures à essence? Deux producteurs romands ont mené l’enquête et ils en ont fait un documentaire. On en parle avec Judith Monfrini.

La voiture électrique tant vantée est-elle si écologique ? C’est pour en avoir le cœur net que deux producteurs romands,  également animateurs radios, ont mené l’enquête. Leur documentaire se donne à voir sur les écrans. « A contre-sens », c’est son nom et il était projeté hier soir à Genève. Extrait...

Marc Müller a 37 ans. Il est producteur, animateur indépendant avec des émissions sur la RTS.

Marc Müller
Producteur et acteur du film A contre-sens
Marc MüllerProducteur et acteur du film A contre-sens

Marc Müller a fait ce film avec Jonas Schneiter, un autre animateur de la RTS et la journaliste Zelda Chauvet. Ils ont décidé d’aller sur place, dans les pays producteurs de matières premières nécessaires à la construction d’un moteur électrique.

Marc Müller
Producteur et acteur du film A contre-sens
Marc MüllerProducteur et acteur du film A contre-sens

Le film réserve des surprises, donne des réponses et montre qu’il y a de nombreux enjeux de pouvoirs. Beaucoup d’informations seraient fausses. Il tourne actuellement en projection privée en Suisse romande pour remercier les donateurs du Crowdfunding qui a récolté 75'000 francs. Mais le film est disponible sur SwisscomTV et bientôt sur Net plus.

Notez encore qu’une application donne toutes les informations du film.  Son nom : Prove it app.

 

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Environnement

Les deux tiers de la faune sauvage ont disparu en moins de 50 ans

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Les populations de roussettes subissent des hécatombes en Australie du fait des sécheresses et canicules récurrentes (archives). (©KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Le monde a perdu plus des deux tiers de ses populations d'animaux sauvages en moins de 50 ans, principalement à cause de l'activité humaine, avertit jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF). L'ONG pointe les dangers de cet effondrement pour l'avenir de l'humanité.

Entre 1970 et 2016, 68% de cette faune sauvage a disparu, selon l'indice planète vivante, outil de référence publié tous les deux ans par le WWF. La cause principale est la destruction d'habitats naturels, notamment pour l'agriculture, une tendance qui risque de favoriser de nouvelles pandémies du type Covid-19 en mettant au contact des humains les animaux, ce qui favorise la transmission de virus d'espèce à espèce.

Cet indice, compilé en coopération avec la société zoologique de Londres, prend en compte environ 4000 espèces de vertébrés, répartis en quelque 21'000 populations d'animaux à travers le monde. Il enregistre une nouvelle accélération de la chute de biodiversité, qui s'établissait à 60% lors du dernier rapport en 2018 (période 1970/2014).

"Depuis 30 ans, nous voyons la chute s'accélérer et cela continue dans la mauvaise direction", a résumé Marco Lambertini, directeur mondial du WWF. "Nous assistons à la destruction de la nature par l'humanité [...] De fait, c'est un écocide".

"Echec système"

Le tout "à la vitesse de l'éclair par rapport aux millions d'années depuis lesquelles de nombreuses espèces vivent sur cette planète". Résultat, selon Marco Lambertini: "Tous les voyants de notre planète sont au rouge avec le message: échec système".

Depuis 50 ans, "notre monde a été transformé par une explosion du commerce mondial, de la consommation et de la croissance de la population humaine", souligne le rapport. Mais ces changements, notamment la déforestation à des fins agricoles, "ont eu un coût énorme sur la nature" et l'humanité dépasse désormais chaque année son "budget biologique", consommant plus que les capacités de régénération de la Terre.

S'y ajoutent les effets attendus du réchauffement climatique, qui modifie lui aussi les habitats naturels et met "jusqu'à 20% des espèces sauvages en danger d'extinction d'ici à la fin du siècle". Comme les roussettes ou "renards volants", parmi les plus grandes chauve-souris au monde, dont les populations subissent des hécatombes en Australie du fait des sécheresses et canicules récurrentes.

Une bonne nouvelle

Les pertes montent à 84% pour les espèces d'eau douce (poissons, oiseaux, amphibiens, mammifères...). Et certaines régions paient un tribut particulièrement lourd: les zones tropicales d'Amérique centrale et latine ont ainsi subi un effondrement de 94%.

"La bonne nouvelle dans toutes ces mauvaises nouvelles, c'est que nous commençons à comprendre" que cette situation n'est pas tenable, relève pourtant le patron du WWF. Le rapport Planète vivante s'accompagne cette année d'une lueur d'espoir, avec la parution simultanée d'une étude réalisée avec une quarantaine d'autres ONG et instituts de recherche.

Intitulée "Infléchir la courbe" et publiée également jeudi dans la revue Nature, elle modélise une série de scénarios d'actions possibles, pour préserver la nature ou les espèces, mais aussi réduire l'empreinte de la production agricole ou de la consommation humaine, notamment de produits issus de l'élevage animal.

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