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Economie

La facture d'électricité de l'EPFL va passer de 10 à 45 millions

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L'EPFL a inauguré au début septembre une nouvelle centrale thermique fonctionnant grâce à un pompage dans le Léman (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La facture d'électricité de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) va "probablement" atteindre 45 millions de francs les deux prochaines années, soit quatre fois plus qu'actuellement, indique son président. Une cellule de crise a été mise sur pied.

"Elle épluche les diagrammes de consommation et prépare des mesures pour consommer substantiellement moins cet hiver", déclare Martin Vetterli dans un entretien diffusé mercredi par 24 Heures.

Sans vouloir "préjuger des propositions" que la cellule de crise va faire "très bientôt", il énumère quelques pistes "évidentes", comme le chauffage limité à 19 degrés celsius et une attention accrue sur les lumières, "qui représentent presque un quart de [la] consommation d'électricité" de l'EPFL.

"Pas mort d'homme"

M. Vetterli envisage également une réduction de certaines activités du site. Pendant le confinement de la première vague du Covid-19, l'EPFL a baissé sa consommation de 30%, relève-t-il. "La Confédération nous demande de faire des scénarios à -30%, -50% et -60%. Réduire de 30% [...] on sait faire".

En cas de coupure d'électricité, l'animalerie, les infrastructures critiques liées à la sécurité et les centres de données seraient les seuls secteurs maintenus, ajoute-t-il. "Nous sommes une institution très importante qui fait avancer la recherche, mais à la fin, sauf certains secteurs critiques qui seraient épargnés, s'il fallait tout couper un moment, il n'y aurait pas mort d'homme", relativise M. Vetterli.

L'EPFL a inauguré au début septembre une nouvelle centrale thermique, fonctionnant grâce à un pompage dans le Léman. Résultat: 54% de l'énergie nécessaire au site est fournie par la nouvelle centrale, soit par l'eau du lac. Le reste provient de l'électricité (40%) et du gaz (6%). Le mazout, avec lequel fonctionnait notamment l'ancienne centrale, a totalement disparu du campus.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le prix du gaz se détend grâce aux stocks et aux livraisons

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Hormis la reprise des livraisons et le remplissage des infrastructures de stockage, une amélioration de la météo a également permis d'apaiser les craintes. (archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les tarifs du gaz naturel se détendaient mercredi, les marchés étant rassurés par les niveaux de remplissage des stocks en Europe, la reprise des livraisons de la Russie vers l'Italie, ainsi qu'une météo plus douce.

Peu avant 15h00, le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du gaz naturel en Europe, montait de 0,55% à 162,50 euros le mégawattheure (MWh). Mais sur la semaine, il affichait un important repli de 21,6% et même de 32,3% en comparaison mensuelle. Sur un an, l'envolée atteint néanmoins toujours 50,2%.

A titre de comparaison, le TTF s'était envolé à plus de 227 euros début mars après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Fin août, il était monté à un plus haut historique à environ 340 euros.

Le géant gazier russe Gazprom a annoncé la reprise de ses livraisons de gaz à l'Italie après les avoir suspendues samedi en raison d'un "problème" en Autriche. Le groupe avait totalement suspendu ses livraisons de gaz à l'Italien Eni en invoquant l'"impossibilité de transporter le gaz à travers l'Autriche" en raison d'une nouvelle réglementation entrée en vigueur le 1er octobre.

Remplies à 100% en France

En France, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a pour sa part indiqué que les réserves françaises de gaz étaient pleines en prévision de l'hiver. Avec 130 TWh, ces stocks, qui ont atteint un "niveau supérieur à la moyenne des dernières années", représentent "environ 2/3 de la consommation hivernale des PME et des particuliers" en France, a souligné CRE.

En Allemagne, le taux de remplissage a atteint le 3 octobre 92,5%, au-dessus de la moyenne de 89,6% dans l'UE, ont souligné les analystes de Trading Economics. Selon ces derniers, hormis la reprise des livraisons et le remplissage des infrastructures de stockage, une amélioration de la météo a également permis d'apaiser les craintes. Les températures devraient rester clémentes sur le Vieux continent et au Royaume-Uni.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Pas de répit pour la hausse des prix des biens immobiliers

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Les prix des appartements et maisons ont poursuivi leur progression, l'offre limitée compensant un ralentissement de la demande. (archives) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les prix des logements en propriété à usage propre ont continué d'augmenter en Suisse au troisième trimestre, et ce malgré un contexte marqué par la hausse des taux d'intérêt.

Les acheteurs de maisons individuelles ont dû débourser 1,4% de plus qu'au trimestre précédent, alors que la facture s'est alourdie de 1,9% en moyenne pour les propriétés par étages (PPE), selon le dernier indice des prix des transactions publié mercredi par Raiffeisen. En rythme annuel, l'augmentation a été respectivement de 5,6% et 7,6%.

"La demande de logements en propriété s'est un peu réduite en raison de l'anticipation de coûts de financement durablement plus élevés", explique Francis Schwartz, économiste chez Raiffeisen Suisse. Mais l'offre reste tellement limitée que la baisse de la demande ne suffit pas pour interrompre la dynamique des prix.

Dans le segment des villas, les hausses les plus marquées sur un an sont celles observées en Suisse orientale (+13,0%) et en Suisse centrale (+8,8%), alors que la Suisse méridionale (+0,9%) et la région de Berne (+1,5%) ont enregistré les hausses les plus modestes.

Pour les PPE, ce tableau est quasiment inversé, avec la plus forte augmentation dans la région de Berne (+12,3%) et la plus faible en Suisse centrale (+5,4%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Bachem prévoit la construction d'un nouveau site en Argovie

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Dans un premier temps, Bachem compte investir 750 millions de francs à Sisslerfeld et créer 500 postes d'ici 2030. (Archives) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le biochimiste des peptides et oligonucléotides Bachem prévoit la construction d'un nouveau site de production à Sisslerfeld dans le canton d'Argovie. A long terme, quelque 3000 personnes devraient être recrutées pour cette usine, indique mercredi le groupe.

Dans un premier temps, Bachem compte investir 750 millions de francs à Sisslerfeld et créer 500 postes d'ici 2030. Le terrain sur lequel sera construit la nouvelle usine a été racheté à la société DSM. Les détails financiers de l'acquisition n'ont pas été divulgués.

Le biochimiste a en outre annoncé que le développement du site de Bubendorf, dans le canton de Bâle-Campagne, se poursuivait comme prévu. Bachem y a investi environ 550 millions de francs et 800 nouveaux postes y seront créés.

Par ailleurs, le groupe dispose d'une autre usine en Suisse à Vionnaz, en Valais.

"Nous estimons que le nouveau site pourra augmenter les capacités de production totales de Bachem d'approximativement 50%, ce qui soutiendra la croissance du chiffre d'affaires au-delà de 2030", écrit l'analyste Daniel Buchta, de la Banque cantonale de Zurich (ZKB), dans un commentaire. L'usine devrait fabriquer à 50% des peptides et à 50% des oligonucléotides.

A 11h01, le titre Bachem s'enrobait de 3,6% à 66,2 francs, à contre-courant de son marché de référence SPI en repli de 0,39%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Stadler décroche une commande de tramways pour Stuttgart

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Stadler décroche une commande de 40 tramways pour la société de transport allemande Stuttgarter Straßenbahnen. (Archives) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le fabricant de matériel ferroviaire Stadler a annoncé mercredi avoir décroché une commande de 40 tramways pour la société de transport allemande Stuttgarter Straßenbahnen (SSB). Les contours financiers de l'opération n'ont pas été dévoilés.

Entamée en 2009, la direction de Stuttgarter Straßenbahnen se dit heureuse de poursuivre sa collaboration avec le thurgovien dans le cadre d'une nouvelle commande, explique un communiqué. "Stadler connaît déjà nos exigences et les besoins des passagers," souligne Thomas Moser, porte-parole du directoire de la SSB.

Ces tramways couvriront le réseau de la capitale du Bade-Wurtemberg et complèteront le parc de la société de transport allemande "composé à l'avenir de 100 tramways et de trois véhicules à crémaillère", détaille l'entreprise.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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La crise énergétique assombrit les perspectives économiques (KOF)

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Si une hausse nominale des salaires est attendue pour l'année prochaine, celle-ci devrait être en grande partie absorbée par le renchérissement, de sorte que les salaires réels stagneront, écrit le KOF. (Archives) (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L'institut de recherche conjoncturelle KOF de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) abaisse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse en raison des incertitudes pour l'approvisionnement de l'Europe en gaz l'hiver prochain.

Cette année, la croissance du PIB devrait s'inscrire à 2,3%, écrit le KOF mercredi dans un communiqué. En juin, l'institut prévoyait encore un taux de 2,8% pour l'année en cours. En ce qui concerne l'an prochain, il abaisse sa prévision à 0,7%, contre 1,3% selon la dernière estimation. La croissance réelle hors grands événements sportifs devrait s'inscrire à 1,0%. Pour 2024, le KOF prévoit une croissance de 2,1%, ou 1,7% hors grands événements sportifs.

L'inflation a grimpé à 3,5% cet été, du jamais vu depuis 30 ans, rappelle-t-il. Ces prochains mois, elle devrait rester entre 3,0 et 3,5%. La pression sur les prix diminuera à partir de la mi-2023 et le renchérissement repassera sous les 2% avant la fin de l'année prochaine, selon les projections.

En ce qui concerne les taux d'intérêt, le KOF s'attend à ce que la Banque nationale suisse (BNS) poursuive cette année encore ses relèvements pour atteindre un taux de 1% avant le changement d'année. Fin 2023, elle devrait cependant recommencer à les abaisser petit à petit.

Des consommateurs prudents

Les facteurs d'inflation sont la guerre en Ukraine et la politique zéro Covid du régime de Pékin, qui crée des problèmes d'approvisionnement, pointe le KOF. Les inquiétudes sont particulièrement élevées en ce qui concerne l'approvisionnement en gaz en Allemagne. Dans son scénario de base, le KOF n'attend cependant pas de rationnements formels en Suisse.

Les consommateurs suisses font actuellement preuve de retenue, mais la demande en services devrait augmenter ces prochains mois. Si les revenus sont sous pression, l'épargne atteint en effet des niveaux très élevés, tandis que la population croît, ce qui favorisera la consommation domestique ces prochains trimestres.

Le taux de chômage, qui a baissé cet été à un niveau inférieur à 2019, devrait se stabiliser d'ici à la fin de l'automne et progresser légèrement en 2023. En moyenne annuelle, le taux devrait s'inscrire à 4,2% cette année et 4,1% l'an prochain selon les critères de l'Organisation internationale du travail (OIT).

Le pouvoir d'achat des consommateurs suisses s'est contracté cette année en raison de l'inflation. Si une hausse nominale des salaires est attendue pour l'année prochaine, celle-ci devrait être en grande partie absorbée par le renchérissement, de sorte que les salaires réels stagneront, écrit le KOF.

Récession en 2023 en cas de pénuries

Outre son scénario de base, le KOF a élaboré deux scénarios négatifs. Selon le premier scénario, qui imagine un arrêt complet de l'approvisionnement de gaz naturel et de pétrole en provenance de Russie dès octobre, le PIB suisse croîtrait de 2,1% cette année mais se contracterait de 0,4% l'an prochain, hors grands événements sportifs.

Le second scénario reprend l'hypothèse du premier et y ajoute un arrêt prolongé des centrales nucléaires françaises dont la production stagne au niveau de l'été 2022 jusqu'à début 2023. Dans ce cas, les prix de l'énergie augmenteraient encore davantage, ce qui implique une croissance de seulement 1% cette année et une contraction du PIB de 1% l'an prochain.

A cela s'ajoute un risque supplémentaire, lié à l'évolution du Covid en Chine, qui pourrait déstabiliser encore davantage les chaînes d'approvisionnement mondiales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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