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Economie

La crise sanitaire plombe la confiance des consommateurs suisses

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Les consommateurs suisses n’ont pas le moral, face aux conséquences économiques de la pandémie de coronavirus. Selon le relevé du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), le climat de consommation a « atteint un plancher historique ».

L’indice du climat de consommation s’est effondré en avril à -39,3 points, après -9,4 points en janvier, a indiqué le Seco mardi dans un communiqué. Selon ce dernier, « pour retrouver des valeurs semblables, il faut remonter à la crise de l’immobilier qui a marqué le début des années 1990 ».

Le sondage relève que les craintes sont élevées. Concernant l’évolution économique dans son ensemble, le sous-indice correspondant a reculé à -78 points, contre -7,1 points trois mois plus tôt, « un niveau jamais atteint auparavant ».

Alors que la situation financière passée est jugée meilleure, à -7,2 points contre -14,2 en janvier, celle à venir s’est très fortement dégradée à -23,6 points après -8,0 points. Dans ce contexte, les grandes acquisitions sont repoussées: le sous-indice correspondant a chuté à -48,0 points, contre -8,3 points en janvier.

Sur ce dernier point, « les consommateurs ont apporté en avril la réponse la plus négative jamais relevée », a noté le Seco.

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Economie

Genève: chômage en baisse

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Le chômage amorce une baisse, à Genève, en juin: 272 chômeurs de mois, en juin, pour un taux fixé à 5%. Mais en comparaison annuel, la hausse est vertigineuse: + 32,5 %. Des tendances identiques au plan national, avec une baisse du chômage de 0,2 points à 3,2 %. 

Genève suit donc la tendance nationale: le chômage est en baisse, pour le mois de juin, à 5%. Idem donc au niveau national, à 3,2 %.

Cependant le nombre de personnes inscrites auprès des offices régionaux de placement (ORP) a bondi en juin de 54,6% par rapport à la même période de l’année passée.

Ces chiffres sont meilleurs que ceux anticipés par les économistes interrogés par AWP. Ces derniers prévoyaient que le taux de chômage oscille entre 3,4% et 3,5%.

Corrigé des variations saisonnières, le taux de chômage s’est affiché à 3,3% en juin, contre 3,2% le mois précédent. Les économistes avaient anticipé une valeur entre 3,6% et 3,7%.

Le chômage des jeunes a diminué de 441 personnes (-2,5%) à 17’317 mais en comparaison annuelle, il a progressé de 7555 personnes (+77,4%).

Le nombre de chômeurs de 50-64 ans a reculé de 1206 personnes (-2,9%) sur un mois pour s’établir à 39’684 personnes. En variation annuelle, il s’est étoffé de 11’583 personnes (+41,2%).

En chiffre absolus, l’ensemble des demandeurs d’emploi est de 233’454 personnes en juin, soit 472 de plus qu’en mai et 62’654 (+36,7%) de plus qu’en juin 2019

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Actualité

Le monde de demain: un robot d’impression 3D pour la construction

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Photo: Mobbot

Quand construction rime avec impression, c’est le monde de demain… 

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

L’impression 3D se démocratise de plus en plus… Avec un peu de matériel et de savoir-faire, bon nombre de nos objets du quotidien peuvent aujourd’hui être imprimé directement à la maison. Sauf qu’en matière d’impression 3D, la start up fribourgeoise Mobott se distingue, en imprimant des pièces de construction par projection de béton. Et pas des petites pièces, non elles peuvent mesurer jusqu’à 2 mètres de haut et peser jusqu’à 3 tonnes. A la manoeuvre des spécialistes en robotique, en génie mécanique, en automation, et en technologie du béton qui ont conçu un immense robot breveté et automatisé. Pour vous le décrire, il ressemble à un bras gigantesque, surmonté d’une tête d’impression. L’avantage ce que ce robot de construction peut “imprimer” ou plutôt produire des structures en béton armé sur-mesure, directement sur l’emplacement souhaité. Jusqu’à 100 kg projetés à la minute, pour des épaisseurs de 8 à 20 cm de béton en quelques tours de bras… Jusqu’à 20 fois plus vite que les méthodes traditionnelles et pour 40% de moins niveau coûts, dixit l’argumentaire commercial. Et tout est envisageable: de la construction pour des chantiers de génie-civil, à la réalisation d’aménagements urbains, comme des tables, des bancs ou des bacs à fleurs.

Est-ce que cette technologie d’impression 3D se démocratise dans le bâtiment? 

L’entreprise est encore jeune, elle est née seulement en mars 2018 mais elle a déjà cumulé plusieurs prix et compte déjà bon nombre de réalisations et de clients mais surtout elle a le vent en poupe, en témoigne les quelques 3 millions de francs de financement supplémentaires qu’elle a levé courant avril. Même la pandémie ne la pas freiné, tout s’est réglé en 24H. Le nouveau tour de table financier va ainsi permettre d’améliorer encore le procédé et de renforcer les équipes. Une manière de bétonner encore leur technologie.

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Conso

Le monde de demain: bientôt un bar à café sans contact ni déchet

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Photo: Mia&Noa

Le café du futur, sera à commander en ligne, personnalisable et écologique… 

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Le café a du potentiel : Les suisses sont les 3ème plus grands buveurs de café au monde, selon une récente étude internationale : avec plus de 1000 tasses de café consommées en 2018 par personne. Un marché porteur pour la jeune société genevoise Mia & Noa qui va lancer prochainement des bars à café responsables, nouvelle génération. Le concept est parti d’une frustration de “boire du mauvais café, dans des gobelets en plastiques avec touillettes et crèmes jetables”. Les 2 fondateurs ont alors imaginé une solution innovante : un bar “0 déchet et 0 contact”. Pas anodin aussi en cette période de distanciation. L’idée est simple: vous choisissez et personnalisez votre café via une application sur smartphone, vous y ajoutez les ingrédients que vous souhaitez. Et un QR Code est alors généré. Vous n’avez plus qu’à vous présenter au bar pour y récupérer votre café. Avec une contribution tout de même : vous devez amener votre propre tasse. La co-fondatrice Maren Knif Clerc voit cela comme “un petit effort pour la planète”.

Où en est le projet? 

Il est à bout touchant. Le 1er bar pilote doit ouvrir d’ici 3 semaines environ à la gare de Chêne-Bourg, avec les usagers du Léman Express en ligne de mire. Sur place, 0 contact, donc pas de personnel en boutique, hormis un “Community barista”, un hybride de community manager et barista, qui circulera entre les boutiques et qui sera chargé de contrôler la qualité du café et de vérifier le moulin tous les jours. Côté tarifs, les prix varieront entre 2,90 francs pour un expresso et jusqu’à 8,90 pour un grand macchiato d’un demi litre. Le café lui est d’origine contrôlée et torréfié en Suisse. A terme, d’autres installations sont envisagées à Genève et pourquoi pas longer le lac Léman et même pousser jusqu’à Zurich d’ici 2024. De quoi agrandir la famille de Mia & Noa: pour la petite histoire, ce sont parmi les 2 prénoms les plus populaires en Suisse. Une manière de dire que les fondateurs ont laissé les suisses choisir le nom de leur bar à café.  

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Actualité

La consommation d’alcool s’est effondrée durant le confinement

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Le secteur de la boisson n'est pas épargné par la crise du coronavirus. (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La consommation d’alcool s’est effondrée durant le confinement. Selon l’Association suisse du commerce des vins, revenant sur une information publiée dans la NZZ am Sonntag, les ventes de vins ont chuté de 35%.

L’association des producteurs de spiritueux a pour sa part constaté une baisse de 25%. Pour ce qui est de la bière, les ventes enregistraient à fin avril une baisse de 5,9% par rapport à la même période l’an passé. L’été risque également d’être difficile, car les événements qui génèrent de gros chiffres d’affaires, tels que les festivals, ont été annulés.

Été difficile

Selon une enquête menée du 8 au 22 mai, 65% des entreprises interrogées se plaignent d’une dégradation de leur situation économique. Les pertes de revenus varient fortement entre les entreprises interrogées et varient de quelques pour cent à plus de 90%. La raison en est avant tout la répartition différente de la part des ventes dans la restauration et la vente au détail.

Pour expliquer cette dégradation, « la lente ouverture des restaurants et l’interdiction des grands événements » est montrée du doigt. Les entreprises interrogées tablent donc sur une baisse moyenne des ventes de 35% au cours des deux prochains mois.

Ainsi 80% des détaillants de boissons et 60% des producteurs de boissons ont répondu que leur situation économique s’était détériorée depuis la dernière enquête à la mi-mars. Seulement 8% des entreprises interrogées ont constaté une amélioration.

Les entreprises s’attendent à de fortes difficultés de vente au cours des deux prochains mois. Près de 35% craignent des problèmes de liquidités. Un quart des répondants s’attendent à des licenciements en raison de la pandémie de Covid-19 tandis qu’environ la moitié d’entre eux ont recours au chômage partiel.

Livraison à domicile: effet positif

Un peu plus de 40% des personnes interrogées observent toutefois des effets positifs de la crise. L’augmentation des ventes via les livraisons à domicile ou la hausse des ventes au détail ont été mentionnées, comme l’écrit l’ASG.

Près de 60% des entreprises interrogées considèrent que les mesures du Conseil fédéral sont suffisantes. En ce qui concerne la réduction des loyers commerciaux, l’industrie demande qu’une solution soit trouvée pour lever l’incertitude actuelle.

Toutes les associations de l’industrie ASG et les membres de Swissdrink ont été sollicités pour répondre à l’enquête menée dans toute la Suisse. Quatre-vingt-cinq réponses ont été reçues

ASG est l’organisation faîtière de l’industrie suisse des boissons. Elle représente environ 30’000 entreprises, pour un chiffre d’affaires total d’environ 14 milliards de francs. Les secteurs de la bière, du vin, de l’eau minérale, des boissons gazeuses, des spiritueux et de jus de fruits sont représentés dans l’ASG.

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Actualité

Le monde de demain: une start-up optimise les places de bureaux

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Avec la reprise progressive d’activités, l’occupation des bureaux est aussi au coeur des préoccupations. Une start-up suisse optimise justement les espaces de travail de demain…

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Son nom : Locatee, c’est une jeune pousse née en 2015 à Zurich. Elle est spécialisée dans l’analyse de l’utilisation des places de travail. Une préoccupation qui trouve un écho particulier en cette période de Covid-19, où certaines sociétés modifient leurs espaces pour permettre à leurs employés de revenir travailler avec les distances nécessaires, quand d’autres réfléchissent à prolonger l’essai réussi du télétravail. Avec cette question sous-jacente: est-ce que les entreprises auront, à l’avenir, besoin de plus d’espace pour respecter les précautions de santé ou au contraire d’espaces plus réduits pour confirmer l’option de la mobilité et de la flexibilité imposée par le confinement? La question n’a, certes, pas attendue le Covid-19 pour être posée mais elle revient avec d’autant plus d’insistance aujourd’hui. Et l’idée intéresse : Locatee vient récemment de lever 4 millions de dollars de financement auprès d’investisseurs suisses et américains et elle compte déjà plusieurs grandes entreprises parmi ses clients, dont Zurich, Swiss Re, La Poste ou UPC. Au point même de se rêver en futur « Google Analytics des bâtiments».

Comment s’effectue l’analyse de l’occupation des locaux? 

Locatee utilise plusieurs sources de données, dont celles déjà existantes dans les entreprises comme l’infrastructure informatique, le wi-fi ou même des capteurs de mouvements pour mieux comprendre comment sont utilisés les espaces de travail et les optimiser ensuite. Locatee assure au passage que la protection de la vie privée des employés est respectée. Quelques clients en témoignent aussi sur le site de l’entreprise. Parmi eux, l’assurance Zurich qui, avec l’épisode Covid-19, a fait analyser les pics d’occupation des bureaux de son siège et prépare ainsi la réoccupation progressive des lieux. Swiss Re, de son côté, explique qu’ils pourraient réduire de 10% leurs surfaces de bureaux à Munich, à la clé une économie d’environ 290 000 € par an.

 

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