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Economie

Améliorations foncières: le canton de Vaud propose 30 millions

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Le conseiller d'Etat Philippe Leuba a présenté mardi dans une ferme de Palézieux le rapport agricole vaudois et un crédit de 30 millions pour les améliorations foncières. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le conseil d'Etat vaudois souhaite consacrer un montant "sans précédent" pour les améliorations foncières (AF) destinées aux agriculteurs. Un crédit-cadre de 30 millions de francs sur deux ans est proposé pour subventionner toute une série de projets.

Ecuries, fosses à purin, chemins d'accès ou évacuation des eaux sont quelques-unes des réalisations qui pourront bénéficier de ce crédit, qui doit encore être validé par le Grand Conseil.

"Avec 30 millions, nous proposons une somme inégalée jusqu'ici, en hausse de 25% par rapport au précédent crédit-cadre (24 millions pour la période 2019-2021)", a souligné le conseiller d'Etat Philippe Leuba, mardi devant la presse dans une ferme de Palézieux. A ce montant, il faudra ajouter 12 millions venus de la Confédération, a-t-il précisé.

Le ministre de l'économie a relevé que ces AF pouvaient parfois paraître "anecdotiques", mais qu'elles avaient en réalité un impact "considérable". Il a pris l'exemple de machines destinées aux traitements phytosanitaires qui, au lieu d'être lavées "au jet dans la cour", pourraient bénéficier de la construction de "places de lavage" afin d'éviter de polluer les sols.

La "réconciliation" entre une agriculture productive et l'environnement constitue justement l'un des buts principaux de ces AF, tout comme le bien-être des animaux. "Si vous voulez des sorties régulières du bétail à l'air libre, il faut des infrastructures adaptées", a poursuivi Philippe Leuba.

Cochons heureux

A ce titre, il s'est réjoui du développement des porcheries estampillées "paille et soleil", qui doivent offrir suffisamment d'espaces extérieurs aux animaux. Selon M. Leuba, 70% des porcheries vaudoises suivent actuellement ces préceptes, contre 50% au niveau suisse.

"Les cochons vaudois sont les plus heureux du pays. Voilà un résultat tangible de notre politique agricole: le bien-être des animaux est respecté sans affecter la production porcine", a-t-il affirmé.

Outre ce nouveau crédit pour les améliorations foncières, Philippe Leuba a présenté mardi le rapport de la politique agricole vaudoise pour la période 2014-2018, qui sera aussi prochainement soumis au Grand Conseil.

"Même si l'Etat ne peut pas tout, cette politique ambitieuse a apporté des résultats largement satisfaisants", a-t-il relevé, sans pour autant nier "les difficultés" rencontrées par les agriculteurs. Il a notamment rappelé que certains secteurs traversaient "une période très dure", citant l'exemple des betteraviers.

Incohérences

Le conseiller d'Etat a aussi estimé que les agriculteurs avaient besoin de davantage de "cohérence" de la part de la population, lorsque celle-ci défend une production de qualité mais refuse certains projets. Il a mentionné le récent échec dans les urnes d'une nouvelle porcherie "5 étoiles" à Thierrens. "C'est comme pour les éoliennes, on veut toujours que cela se fasse loin de chez soi", a-t-il relevé.

De même, le ministre a regretté que le droit fédéral amène parfois les agriculteurs devant des "instructions incompatibles". Et de citer l'exemple d'un paysan qui doit offrir une plus grande surface à son bétail mais qui n'est pas autorisé à agrandir son écurie. "Je comprends l'énervement des agriculteurs", a-t-il dit.

Egalement présent mardi à Palézieux, le directeur de Prométerre Luc Thomas a salué les efforts de l'Etat de Vaud: "Je ne pense pas que les agriculteurs des autres cantons ont la chance d'avoir un tel soutien. Nous travaillons main dans la main." Il a particulièrement applaudi le nouveau crédit pour les améliorations foncières, "l'un des instruments essentiels de la politique agricole cantonale".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Fribourgeois ont pu apercevoir Saint-Nicolas

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Saint-Nicolas s'est adressé aux citoyens de Fribourg samedi. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Saint-Nicolas s'est exprimé devant les Fribourgeois samedi en fin d'après-midi dans la cour du Collège St-Michel. Le lieu n'a pas été annoncé à l'avance pour éviter un trop grand rassemblement, a précisé un parole de la ville de Fribourg à Keystone-ATS.

Le chanceux devaient être munis d'un pass sanitaire pour écouter Saint-Nicolas. Toujours en raison des mesures sanitaires actuelles, le cortège de la Saint-Nicolas comme le marché du Bourg n'ont pas pu se tenir cette année à Fribourg.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Swiss suspend provisoirement ses vols pour Hong Kong

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Swiss ne ralliera plus Hong Kong jusqu'au 11 décembre (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

La compagnie Swiss suspend provisoirement ses vols pour Hong Kong au départ de Zurich. La raison: "un renforcement des prescriptions de quarantaine pour le personnel de l'équipage" à l'arrivée, en raison de la pandémie du Covid-19.

Les quatre vols de ce samedi sont concernés et la suspension vaut jusqu'au 11 décembre, a précisé une porte-parole de la compagnie d'aviation à l'agence d'information Keystone-ATS. Elle confirmait l'information relayée par plusieurs médias suisses, via le portail Aerotelegraph.

La décision a été prise après une soigneuse pesée d'intérêts, indique-t-on chez Swiss, qui suit la situation et la possible reprise des vols en continu. Swiss contacte les voyageurs concernés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Négocier un paquet bilatéral avec l'UE est possible, dit un expert

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Nicolas Levrat a rédigé pour Berne il y a quelques mois un rapport précisant de pistes nouvelles de négociations avec l'UE (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Une fenêtre de négociations entre la Suisse et l'UE sur un nouveau paquet d'accords bilatéraux "reste ouverte", assure le professeur de droit Nicolas Levrat, qui a rédigé un rapport pour Berne il y a quelques mois. Mais sans propositions suisses, il n'y en aura pas.

"Il suffit que le futur mécanisme d'arbitrage cesse, contrairement au projet d'accord-cadre de 2018, de considérer la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) comme l'ultime recours", indique le directeur du Global Studies Institute (GSI) à l'université de Genève dans un entretien diffusé samedi par Le Temps. "C'est possible", ajoute-t-il, citant une clause de l'accord économique et commercial global (CETA) entre l'Union européenne (UE) et le Canada.

Ce texte prévoit que les arbitres doivent considérer le droit européen comme un "fait", sans avoir à solliciter l'avis des juges de Luxembourg en dernier ressort, explique-t-il. "Si l'on recadre le rôle de la CJUE, nous pouvons faire disparaître le 'mythe' fatal des juges étrangers".

"Le contexte a changé"

Bien que cette demande suisse d'un tribunal arbitral neutre ait été plusieurs fois refusée par Bruxelles, le professeur de droit estime qu'elle pourrait désormais être acceptée, "parce que le contexte a changé et que l'UE l'a bien compris". Bruxelles a abandonné l'idée d'un modèle d'accord applicable à tous ses partenaires, souligne-t-il. "Il y a de la marge pour proroger l'exception suisse, à condition que la stabilité juridique des accords soit garantie".

Si Berne et Bruxelles trouvent un terrain d'entente sur les questions institutionnelles, poursuit M. Levrat, les trois points soulevés par le Conseil fédéral pour justifier l'abandon du projet d'accord-cadre, soit la citoyenneté européenne, les mesures d'accompagnement et les aides d'Etat, peuvent être résolus.

Pour le professeur, les négociations sur un paquet bilatéral pourraient inclure un nouvel accord sur la recherche, notamment pour continuer à participer au programme Horizon Europe, et un accord sur l'électricité. Mais "sans proposition de la part de la Suisse, il n'y aura jamais de plan B".

Et le temps actuellement perdu va finir par coûter cher à la Suisse, avertit-il. "Le Conseil fédéral sait que des alternatives à l'accord-cadre existent. Il a donc les moyens de reprendre l'initiative".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Chance minime de conciliation entre Pascal Broulis et Tamedia

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L'arrivée vendredi en début d'après-midi au Tribunal d'arrondissement de Lausanne du journaliste du Tages-Anzeiger (au centre) entouré de ses trois avocats. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La justice vaudoise s'est penchée vendredi sur la plainte civile pour atteinte à la personnalité portée par le conseiller d'Etat Pascal Broulis contre un journaliste du Tages-Anzeiger. Une ultime tentative de conciliation, encouragée par le juge, semble vaine.

L'affaire concerne onze articles publiés dans le grand quotidien zurichois sur la situation fiscale et des voyages en Russie du ministre des finances, qui s'estime victime d'une campagne de dénigrement. L'auteur de ces articles, à charge selon le point de vue de M. Broulis, est le correspondant en Suisse romande du "Tagi".

L'audience préparative et très technique de vendredi après-midi au Tribunal d'arrondissement de Montbenon à Lausanne a duré moins d'une heure, en présence de M. Broulis et de son avocat ainsi que du journaliste et de ses trois avocats. Elle a surtout consisté à régler des questions de procédure, d'audition de témoins ainsi que de nouvelles preuves et pièces à apporter au dossier.

Echec d'une première conciliation

Cette procédure civile, ouverte en mars 2019, est engagée contre l'ex-groupe Tamedia (aujourd'hui TX Group), le journaliste et l'ancienne rédactrice en chef du média zurichois. Une conciliation entre les deux parties n'avait pas abouti en avril 2019. La plainte avait été déposée ensuite en septembre de la même année.

Vendredi, le juge Stéphane Coletta a demandé aux deux parties s'il y avait une ultime chance de conciliation, allant même jusqu'à les encourager à renouer des négociations en vue d'une convention. Mais les avocats respectifs se sont montrés peu optimistes sur cette option, rappelant les anciennes tentatives qui avaient échoué.

Interrogées à la sortie du tribunal, les deux parties n'ont formellement pas fermé la porte à une ultime tentative de conciliation, l'estimant toutefois "compliquée". Le procès devrait donc entrer dans le vif du sujet, à savoir le contenu des articles, sans doute au printemps prochain.

Broulis blanchi par le gouvernement

Pour rappel, en février 2018, le correspondant du Tages-Anzeiger en Suisse romande rédigeait un article sur Pascal Broulis et ce qu'il nommait "le secret fiscal du chef du Département des finances". Le journaliste y révélait que le ministre PLR s'acquitte de deux tiers de ses impôts communaux à Sainte-Croix et d'un tiers à Lausanne.

Le conseiller d'Etat réfute faire de l'optimisation fiscale, dit ne rien cacher, mais l'affaire gagne de l'ampleur et agite médias et monde politique. Elle rebondit au Grand Conseil et au Conseil d'Etat. Après des mois de tensions et des inspections, en mai 2018, le gouvernement blanchit finalement le ministre PLR.

Mais l'affaire ne s'arrête pas là. Le journaliste publie alors des articles sur des voyages de personnalités, dont Pascal Broulis, en Russie en compagnie du milliardaire Frederik Paulsen, alors président du groupe Ferring à St-Prex (VD), au bénéfice d'un forfait fiscal.

Plusieurs députés déposent des textes au plénum et trois élus interpellent le Ministère public lui demandant d'étudier l'opportunité d'ouvrir une instruction pénale sur ces voyages. A l'issue des investigations préliminaires, le procureur général estime en octobre 2018 qu'il n'y a aucune infraction pénale et que M. Broulis n'a bénéficié d'aucun avantage incompatible avec sa charge.

Procédure pénale classée

Dans une autre procédure, pénale celle-ci, le Ministère public du canton de Zurich avait classé en avril 2020 la plainte pour calomnie et diffamation déposée fin 2018 par M. Broulis contre un autre journaliste alémanique de Tamedia. Selon le procureur, il n'y avait aucune atteinte à l'honneur au sens pénal dans l'article dénoncé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Pour Washington, la Suisse ne manipule plus sa monnaie

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Le gouvernement américain a confirmé le retrait de la Suisse de la liste des pays susceptibles de manipuler le cours de leur monnaie. Le Département du Trésor estime que la Confédération ne remplit plus les critères depuis les deux dernières évaluations. (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO / POOL)

Le gouvernement américain a confirmé le retrait de la Suisse de la liste des pays susceptibles de manipuler le cours de leur monnaie. Le Département du Trésor estime que la Confédération ne remplit plus les critères depuis les deux dernières évaluations.

Les interventions de la Banque nationale suisse (BNS) sur le marché des changes continueront cependant à faire l'objet d'une surveillance, indique vendredi le Trésor US.

Dans une prise de position distincte, la BNS affirme prendre acte de cette décision et rester en contact avec Washington.

Pour le Département fédéral des finances (DFF), "la Suisse ne manipule pas le franc suisse". Les interventions de la BNS sur le marché du change "sont nécessaires pour la politique monétaire suisse, pour garantir des conditions monétaires convenables et ainsi garantir la stabilité des prix", a souligné une porte-parole du DFF, interrogée par AWP.

Avec le Vietnam

La Suisse était dans le viseur de Washington depuis décembre 2020, date à laquelle le Trésor américain avait accusé la Confédération - mais également le Vietnam - de manipuler sa devise. En avril, les autorités US sont revenues en arrière, estimant les preuves de manipulation de cours insuffisantes.

La monnaie helvétique réagissait vivement à ces annonces, se raffermissant à 1,0387 franc pour un euro, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis juillet 2015.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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