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Cinéma : « Sans un bruit », l’horreur muette

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Au milieu du déferlement de films d’été – soit les grosses productions se voulant divertissantes – le réalisateur John Krasinski nous propose un long-métrage d’angoisse plus que réussi.

Une ville en ruines, une menace invisible et une famille devant survivre au quotidien. Bienvenue dans « Sans un Bruit », nouvelle réalisation de John Krasinski, qui nous plonge dans un futur proche. Une mystérieuse catastrophe semble avoir touché la planète (ou du moins les Etats-Unis) et engendré des créatures aveugles mais particulièrement sensibles… au bruit, forcément.

Et ce mystère, il va en être question durant le long-métrage. Parfaitement conscient que l’inconnu peut être plus angoissant encore que le monstre lui-même, le réalisateur va subtilement révéler ses indices. Et l’ensemble est encore plus efficace quand couplé à la vraie originalité du film : l’absence quasi totale de sons sur une bonne partie du long-métrage. Car vous l’aurez compris, notre famille va devoir vivre dans le silence le plus complet pour ne pas risquer l’attaque des créatures : des dialogues en langage des signes, des bruitages étouffés. C’est à ce moment que l’on se rend compte de l’importance sonore dans les salles obscures.

Le public, désormais habitué à des bruitages démesurés ou des musiques extradiégétiques (ou extérieures à la narration), se retrouvera quelque peu chahuté par cette proposition rare. Car l’oppression et le malaise peuvent aussi passer par cette quasi absence de son.  « Sans un bruit » réussit à nous embarquer dans son univers intriguant pour une virée bien angoissante et à s’imposer comme une des alternatives estivales au cinéma.

Robin Jaunin a vu le film et nous en parle :

Sans un Bruit Critique sur la sortie en salle du jour

 

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Moi Manon stagiaire chez Radio Lac

#07 Moi, Manon, 24 ans, stagiaire chez Radio Lac

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Jennifer et Arnaud Favre au micro de Radio Lac (Photo MC)

Episode #07 Une interview fondue

En vue de la préparation d’une série audio pour Radio Lac, on m’a demandé il y a de cela quelques semaines déjà si j’étais intéressé pour faire une interview d’un duos d’auteurs.

Les séries, c’est ce format de 10 podcasts en général sur un sujet particulièrement intéressant et déclinable, comme « Les héros du lac » et « On a marché sur la lune ». Pour cette nouvelle série, il fallait donc trouver un sujet suffisamment dense. Il ne s’agissait pas de n’importe quel livre, mais pas moins de 52 recettes de fondues différentes, réunies et testées par un couple pour le moins passionné. Lorsque Philippe m’a proposé de me rendre toute seule sur cette interview, je me suis un peu inquiété, j’avais peur de ne pas réussir à faire cette interview sur la longueur, de ne pas avoir le temps de la préparer, ou d’avoir un problème technique.

De plus, j’avais sous les yeux leur livre « Haute-Fondue », et au fil des pages je prenais conscience des différentes recettes de fondue proposées, tout en ayant de plus en plus peur. Comment faire 52 recettes de fondues différentes déjà ? Pour moi, la fondue, ça a toujours été une seule recette, presque sacrée d’ailleurs, intemporelle et intouchable.

Jennifer et Arnaud Favre, autour dune fondue Gingembre-citron (photo MC)

Dans l’ambiance

Cette soirée promettait donc de bousculer un peu mes habitudes et me mettre au défi. J’avais donc passé toute la journée à préparer cette interview, en prévoyant large avec plus de questions, afin d’avoir une marge de manœuvre.

J’arrive le soir au restaurant Edelweiss, dans un décor très chou de chalet suisse, où l’on oublie immédiatement en entrant être au cœur de Genève. Des murs en rondins, un cor des alpes qui trône fièrement sur la rampe d’escaliers, des toits de chalets et des décors traditionnels, de quoi vous mettre dans l’ambiance! En arrivant, on me dirige vers les auteurs, qui ont déjà tout installé pour leur dédicace-dégustation. Je fais alors la connaissance d’Arnaud et Jennifer qui m’accueillent très chaleureusement.

Nous nous installons pour faire l’interview avant que la séance de dédicaces ne commence. Maintenant que je connais bien mon matériel, ce n’est plus un soucis, et j’explique simplement à Jennifer et Arnaud le format que nous souhaitons et les recommandations pour parler au micro. Nous passons un très bon moment, dans lequel j’en apprends plus sur cette initiative un peu folle du duo, de créer un festival de la fondue, une association et ensuite, d’en faire un livre. Au delà des mots, je me rends compte qu’ils sont vraiment fondus de fondues…

A la fin de l’interview, nous sommes déjà bien à l’aise, et je sens que le courant passe très bien. J’ai hâte de découvrir les fondues qu’ils nous ont préparé et dont il m’ont tant parlé.

La première que Jennifer prépare ( car elle ne laisse jamais Arnaud faire la fondue) est la « Gingembre-Citron », une de leur préférée. Au départ, j’ai du mal à imaginer cette association, mais elle se révèle finalement délicieuse. S’en suivra une « Poivrons-Grappa » et beaucoup de discussions joyeuses autour de l’arbre à fondue. Plusieurs étrangers sont présents pour tester ces saveurs originales, une occasion de plus de rire et d’échanger.
Au-delà de cette interview, cette soirée a été une vraie rencontre et un moment très convivial.

Vous pourrez bientôt retrouver cette série sur la fondue sur Radio Lac, en attendant, je vous retrouve la semaine prochaine !

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Moi Manon stagiaire chez Radio Lac

#06 Moi, Manon, 24 ans, stagiaire chez Radio Lac

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(KEYSTONE/Christian Beutler)

Episode #06: Retour à l’école

Je viens tout juste de quitter au final, la grande école. 6 ans d’études au total, dans des domaines assez différents, des classes un peu particulières. Au milieu de mes études, j’avais même fait une « pause », pendant laquelle j’avais travaillé dans des écoles. Cet épisode-là m’avait permis de me rendre compte que j’adorais cet univers, travailler avec les enfants et globalement, tout ce qui les concerne, droits et problématiques inclus.

C’est pour cela qu’après avoir rencontré des patrouilleuses scolaires, j’ai sauté sur l’occasion lorsque leur coordinatrice nous a proposé de venir assister à une des formations données dans les classes de petits. Cette session avait pour but d’informer les écoliers sur les bons gestes à avoir pour traverser la route et aller à l’école en sécurité.

En pleine cour de récré

Après avoir contacté l’école et la directrice, nous avons pu convenir d’une date pour assister à cet événement. Je me suis donc rendue dans l’école du Mail, proche de Plainpalais, avec un rendez-vous prévu dans une classe de 1P. Avant la formation des patrouilleuses, c’était l’heure de la récréation pour les nombreux élèves de l’école, l’occasion pour moi de me replonger dans l’ambiance un peu agitée des enfants qui se mélangent joyeusement.

Lorsque la cloche sonne, tous les enfants se rangent dans leur coin et attendent patiemment leur professeur. Pendant ce moment de récréation, je fais la connaissance du maître qui va m’accueillir quelques instants dans sa classe. Luca est très avenant, on voit que tous les élèves l’apprécient beaucoup, d’ailleurs des anciens de sa classe lui courent dans les bras lorsque nous traversons la cour.

Il me présente alors à la vingtaine de petits qui compose sa classe. Ils sont d’abord très impressionnés, mais qui ne l’aurait pas été, à quatre ans devant une inconnue. Ça ne dure jamais longtemps et quand nous nous mettons en route pour monter en classe, j’ai déjà trois enfants qui viennent me donner la main. Il y en a un en particulier qui est très intéressé par l’interview que je m’apprête a faire. Je lui explique que j’ai dans mon sac un « super-micro bleu », et que je lui montrerai comment il marche. Il a les yeux qui brillent a cette idée, autant que moi la première fois que l’on m’a parlé d’interview.

Quand la formation commence, les enfants se font très discrets et timides. Ils restent attentifs plus de 40 minutes, un exploit pour le maître, et pour les patrouilleuses aussi. Après les avoir interrogés sur cette formation, je tente de faire un son avec un enfant. J’ai donc montré au petit curieux de tout à l’heure comment fonctionnait le micro et l’enregistreur, et il s’est très bien débrouillé pour m’expliquer les gestes que venaient de lui enseigner les patrouilleuses.

En parlant d’enfants, nous avons reçu vendredi la visite d’une classe dans les studios, ce qui m’a replongé dans cette ambiance et dans cette interview que j’avais particulièrement appréciée.

Bon week-end et rendez-vous comme chaque fois dimanche prochain!

 

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Moi Manon stagiaire chez Radio Lac

#05 Moi, Manon, 24 ans, stagiaire chez Radio Lac

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La pollution lumineuse était beaucoup moins présente ce soir du 26 Septembre au Salève. (©Yuting Gao / Pexels)

#Episode 05 : Une soirée au Salève

La semaine dernière, un événement de grande ampleur a eu lieu à Genève et cela a mobilisé une grande partie des équipes. Le jeudi 26 septembre, une grande opération s’est tenu dans tout le Grand Genève: les lumières publiques des communes se sont éteintes, plongeant la ville dans le noir. Le but était simple: permettre de voir les étoiles, reconnecter les gens à la nature et à la nuit et faire un geste pour la biodiversité qui souffre de ces lumières artificielles au quotidien. 

J’avais eu l’occasion d’assister à la conférence de presse pour cet événement avec Tadeusz Roth, journaliste à Radio Lac, et suite à la préparation de quelques articles sur les animations prévues ce soir-là, on m’a proposé d’assister à l’événement depuis les hauteurs du Salève, d’où la vue sur le bassin genevois, le lac et les alentours est magnifique.

La mission là-haut était de pouvoir interroger quelques personnes, au vu de la présence de plusieurs présidents de syndicats, d’élus, de membre de la société astronomique de Genève et du Musée d’histoire naturelle. Du beau monde réuni et engagé pour la prise de conscience collective sur la nécessité discutable d’allumer toute les lumières la nuit. 

J’avais déjà écris mon article en amont pour gagner du temps sur la publication le soir-même. Je suis donc montée par les toutes petites routes jusqu’au sommet de la montagne. C’était un voyage déjà assez éprouvant, mais magnifique. A ce moment-là, la nuit n’était pas encore tombée, et le ciel était assez dégagé, le soleil filtrait à travers les Alpes et les quelques nuages. Entre les champs de moutons et les autres journalistes déjà présents sur le plateau, j’ai réussi à me frayer un chemin pour observer la vue et le soleil en train de se coucher sur Genève. 

Le froid et le vent sont tombés en même temps que le soleil, sous la ligne d’horizon. Les participants à la randonnée eux aussi ont commencé à arriver jusqu’au stand, et j’ai donc préparé mon micro pour les interroger sur leurs premières impressions. 

Malheureusement, une variante à laquelle je n’avais pas pensé s’est immiscée par la même occasion, la nuit, tout simplement! 

Dans le noir complet, avec seulement quelques petites lumières très faibles autour du stand, j’essayais tant bien que mal de repérer l’attachée de presse, ou des visages connus, mais impossible de combattre l’obscurité. J’ai donc dû me diriger vers chaque personne que j’arrivais à localiser puis lui demander qui il était, tout simplement, ce qui était assez inconfortable. Le vent assez fort s’est rajouté pour ne pas faciliter l’interview.

Au final, j’ai tout de même pu discuter avec des personnes engagées et passionnées, ce qui était très enrichissant. Tous les enregistrements se sont bien passés, et j’ai finalement sorti mon article le soir-même, malgré les nombreuses modifications que j’y ai apporté. C’est ça de travailler dans le noir…

Quant aux étoiles, le soleil de la fin d’après midi s’était enfuit pour laisser la place aux cieux nuageux. Malgré tout, il a révélé quelques bijoux d’étoiles, pour les plus patients et passionnés. En tant que néophyte, cette nuit était vraiment belle pour moi aussi, en enseignements, rencontres et découvertes.

Je vous retrouve dimanche prochain!

 

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#04 Moi, Manon, 24 ans, stagiaire chez Radio Lac

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Micro sur la rue, direction Plainpalais, objectif micro trottoir.

Episode #04 Exercice pratique en extérieur

Maintenant que je sais tenir un micro, que je sais faire quelque petites manipulations techniques, et que je suis un peu moins hésitante dans les tâches de ce stage, je peux y aller. Dans la rue.

Des gens pressés retournent au travail, écouteurs dans les oreilles. Ils traversent au milieu des voitures, se bousculent, se fusillent du regard ou baissent les yeux. Mais pas uniquement. Il y a aussi les amoureux, qui marchent mains dans la main en souriant, les amis qui partage un fast-food, avançant d’un pas nonchalant, les hommes d’affaires qui profitent des rayons de soleil sur Plainpalais, costumes impeccables et petites mallettes, et puis les rêveurs qui regardent en l’air. 

C’est plutôt vers eux que je me dirige, sac Radio Lac à l’épaule et enregistreur Tascam dans la main. Ma mission aujourd’hui, c’est de rechercher les voix de Radio Lac. Ces voix, ce sont les auditeurs, qui nous diront où ils écoutent Radio Lac, leur impression sur la Radio. Barbara m’a donné ses bons plans pour aborder les trottoirs à la rencontre des passants, et me voilà partie.  Le but est d’avoir des réactions vraies, bien sûr, mais souvent le micro impressionne, nous avons donc préparé quelques phrases parmi lesquelles chacun peut piocher.

Je sais que j’aurai plusieurs refus. Je sais que ça ne sera pas de tout repos, et que je risque d’essuyer des regards fuyants, des « non merci » polis…  

Mais c’est aussi ça le jeu et la réalité du terrain. Et la contrepartie est très agréable. Certaines  interventions m’ont particulièrement marquées, comme ces deux garçons qui partageaient leur repas. Ils étaient très amusés à l’idée de passer au micro, mais qui ont mis plusieurs minutes à choisir LA phrase parfaite. Un monsieur qui ne voulait pas passer au micro mais qui aurait préféré aller boire un café… Deux amies qui voulaient parler en même temps et dire la même chose… Et enfin, à la fois drôle et touchant, le héros de ma dernière anecdote: un jeune homme qui s’est senti particulièrement inspiré lorsque je lui ai dit qu’il pouvait s’exprimer librement s’il voulait. Il incarnait le style moderne de la rue.

Comme un petit poème, je vous livre ses paroles:

Un passant

« Souvent, à Plainpalais j’écoute Radio Lac, quand je suis monotone, à mes heures perdues, nostalgique, quand je repense à ma vie d’avant, la vie d’artiste. »

Quand je suis revenue dans les locaux de la radio, un peu sous le coup de cette nouvelle expérience, j’étais surtout contente de savoir que dans mon petit appareil se trouvait de nouvelles voix pour la Radio.

A bientôt et bon week-end à tous!

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#03 Moi, Manon, 24 ans, stagiaire chez Radio Lac

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Episode #03 Premier micro et bureau définitif

Déjà presque trois semaines que je suis en stage dans la rédaction de Radio Lac, et ce ne sont pas les découvertes qui ont manquées dernièrement. Les premiers jours, plutôt calmes, ont vite laissé la place à quelques surprises et de nouvelles missions. 

Comme je l’ai déjà dit, j’apprécie particulièrement la littérature de manière générale, donc quand j’ai appris que Benjamin Smadja allait enregistrer un auteur Genevois cette après-midi là, j’ai sauté sur l’occasion et lui ai demandé de le suivre dans le studio. L’auteur, Guillaume Rihs, est très naturel et à l’aise au micro. Il nous présente son nouveau livre  avec simplicité et humour. Avant de commencer l’enregistrement, il me donne un exemplaire à feuilleter pendant l’interview. 

J’aime bien ce format en puzzle, les conversations s’enchaînent. Mais tandis que le journaliste pose ses questions, je commence à m’inquiéter un peu. En effet, l’auteur répond en me jetant parfois un regard, je me dis que ce pourrait être un problème, étant donné qu’il est filmé et que moi, je suis censé être invisible, juste observatrice! Pour autant, Benjamin n’arrête pas l’interview, et quelques échanges plus tard, il lance au micro: “Manon est avec nous dans le studio, je vous ai donné le livre au début de l’interview, qu’est ce que vous en retenez?”.

Sueur froide ou bouffée de chaleur, je ne sais plus trop ce qui s’est passé à ce moment, mais je n’étais en tout cas pas du tout préparée à dire mes premiers mots. Dans l’urgence, je garde la face et rapproche le micro. Au final, quelques phrases plus tard, je me dis que ce n’était pas si terrible, pour une première expérience. Et même plutôt sympa en fait. La dernière fois que j’étais au micro c’était pour casser les oreilles de mes parents, sur ma chaîne Hifi, c’est donc une promotion radicale.

Installation permanente

En marge de cet événement, ma semaine a aussi été marquée par mon installation à mon propre bureau. En effet, jusque là, j’empruntais celui des absents de la rédaction. Et pour moi, qui disait bureau à soi disait installation d’un poste de travail agréable. Je n’avais jusque là jamais eu d’espace à moi lors de mes précédents jobs, je les avais  toujours partagés avec des collègues. J’ai donc installé un calendrier pour tenir les événements à jour, mon carnet genevois, et un cadre photo avec celui qui partage ma vie.

Ce dernier élément a beaucoup fait parlé à la rédaction, et chacun y est allé de son commentaire ou de sa petite blague, ce qui m’a fait bien rire et m’a confortée dans l’idée que s’aménager un petit coin personnel, même au travail, c’est important.

D’ailleurs, sur chaque bureau on voit la petite touche de son propriétaire : livres, jeux de société, biscuits, accessoires, plantes, trophées, chapeaux, peluches…. Comme quoi, je ne suis pas la seule !

Bonne fin de week-end et rendez-vous dimanche prochain pour la suite de ces aventures.

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