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Pensions alimentaires, les conseils juridiques et moraux de l’équipe de Litigium

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Pension alimentaire, mesures protectrices de l’union conjugale, MPUC, requête, convention, … autant de termes que chaque parent séparé a entendu sans parfois savoir ce qu’ils signifient et ce qui est pertinent pour son cas.

 

Présentation Sujets :

Calcul de la pension alimentaire

Quels éléments entrent en ligne de compte dans ce calcul ?

Pension alimentaire impayée

Droits et moyens de recouvrement ?

Auditeur 1 : Calcul pension alimentaire

Situation

Xavier (prénom d’emprunt)

• 45 ans
• Marié depuis 18 ans
• 2 enfants 12 + 15
• Cadre bancaire au salaire de + de Frs 18 000
• Propriétaire d’un appartement acquis durant le mariage
• Régime matrimonial : communauté des biens
• Son épouse vient de quitter le domicile conjugal suite à son infidélité
• Touche les allocations familiales ; Frs 300 x 2 = 600 Frs
• Paie l’entièreté des charges familiales y compris le loyer de Mme

Prétentions

• Que Madame augmente son temps de travail pour s’assumer financièrement les enfants étant grands
• Connaître exactement la pension alimentaire à payer pour les enfants et jusqu’à quand il doit les payer ?
• Connaître la pension alimentaire à payer pour Mme et jusqu’à quand il doit la payer ?
• Réduire les coûts de logement totaux de la famille et comment faire ?
appartement familial habité par Mr : environ Frs 2000 + appartement loué par Mme : Frs 2500

Epouse de Xavier

Maryline (prénom d’emprunt)

• 40 ans
• Enfants en commun avec Xavier
• Assistante médicale à 30% depuis la naissance du premier enfant
• Salaire en dessous de Frs 2000
• A quitté le domicile conjugal avec les deux enfants
• A pris un appartement au loyer de Frs 2’500 payé par Mr
• Son salaire lui sert « d’argent de poche »

Prétentions :

• Rester à 30% de travail pour avoir du temps libre
• Demander à Mr de continuer à payer toutes les charges de la famille vu que son salaire est important
• Avoir la garde des enfants 4 j / semaine + 1we / 2
• Demander une pension pour chaque enfant
• Percevoir les allocations familiales

La loi :

Pension pour Madame

Le couple est marié depuis 18 ans et Mme a travaillé à 30% dès la naissance du premier enfant. Elle travaille donc à 30% depuis 15 ans. De part le mariage et son taux d’occupation relativement bas, Mme a le droit, après divorce, à une pension alimentaire. Cette pension intervient pour maintenir Mme dans le niveau de vie qui était le sien pendant le mariage.
A-t-elle le droit à une pension à vie ? La réponse est non. Selon son âge, l’âge des enfants et son niveau d’éducation, il sera demandé à Mme de rehausser son taux d’occupation. Plus les enfants sont âgés et plus on pourra le lui demander. A l’inverse, plus elle est jeune, et plus on aura tendance à dire que le retour au travail sera «facile».
Outre ces éléments, si Mme retrouve un concubin, voire un mari, ses besoins seront revus à la baisse. Le nouveau droit considère que les concubins forment une communauté de toit, de table et de lit. Ils se doivent assistance, financièrement également. Attention pour Mr, les allocations familiales ne sont pas à déduire de la pension alimentaire. Il s’agit de deux prestations en argent différentes.

Pension pour les enfants

Les enfants ont évidemment le droit à une pension alimentaire. Ces derniers représentent une charge pour le parent détenant l’autorité parentale et la garde.
L’autre parent est donc débiteur et doit verser mensuellement un montant au parent gardien. Ce montant permet de couvrir une partie du loyer, la nourriture, l’habillement, les frais de santé, etc. Aucun montant strict n’est indiqué dans la loi.

Il existe deux méthodes :

La méthode du minimum vital :
Plus adaptée aux situations où le parent débiteur n’a pas beaucoup de moyens. On va se pencher sur la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et faillites qui préconise un montant minimal que représente l’enfant à charge ainsi que le minimum vital en dessous duquel le débiteur ne peut pas être exposé.
La loi fédérale renvoie à la loi cantonale, à Genève ce sont les Normes d’insaisissabilité, qui attestent qu’en cas de deux enfants de plus de 10 ans, ces derniers représentent une charge minimale de CHF 600.00 pour le parent ayant la garde. Pour un débiteur vivant seul, son minimum vital est fixé à CHF 1’200 cette année.

La méthode des tabelles :
Nommées tabelles zurichoises, qui indiquent de manière approximative le coût que représente un enfant pour un parent gardien. Le coût varie selon le nombre d’enfant et leur âge (donner l’exemple pour le cas, soit 2 enfants). L’échelle doit être appréciée selon les cantons.

Le montant de la pension évolue-t-il avec le temps ? Quand s’arrête-t-elle ?
Oui, selon l’âge des enfants, les montants changent. On retient en pratique 3 tranches d’âges donnant lieu à 3
montants théoriques de pension différents : 1-6 ans ; 7-12 ans ; 13-18 ans.
La pension continue au-delà de la majorité si l’enfant continue une formation académique continue. La limite est toutefois fixée à 25 ans.

En tant que père, y a-t-il des cas où j’ai le droit de ne plus verser de pension ?
Oui, notamment quand il s’avère que le parent débiteur est traité comme un parent « payeur ». L’ordre juridique suisse protège énormément la notion de famille. Il prévoit notamment que les enfants doivent voir le parent débiteur.
Si les relations s’aggravent et que les enfants refusent de voir le parent débiteur, sans faute de ce dernier évidemment, ce dernier pourra requérir du Juge que le montant de la pension soit réduit, voire supprimé.

Conclusion

Les tabelles zurichoises donnent un aperçu des coûts que représentent les enfants mais n’ont pas force de loi. Chaque cas est différent et il faut apprécier toutes les conditions du cas d’espèce.

La morale :

Concernant Madame

Expliquer à Mme que la charge des 2 loyers est trop importante et que c’est dommage de demander aux enfants de quitter l’appartement où ils ont grandi.
Proposer à Mme de résilier le bail de l’appartement qu’elle loue actuellement pour revenir s’installer dans l’appartement familial avec les enfants.
Rechercher activement un appartement plus petit pour lui avec une chambre pour les deux enfants étant donné qu’ils ne sont au final là que 4 nuits + 4 jours de week-end par mois.
Essayer ainsi d’économiser au-moins 500 ou 700 francs par mois.
Remercier Mme pour l’implication qu’elle a eue durant toutes ces années pour les enfants et le bon fonctionnement du ménage et le prendre réellement en considération.
Comprendre que l’infidélité est souvent très douloureuse et que celui qui est trompé se sent rabaissé, bafoué et déstabilisé. Mme n’a pas choisi de voir son monde s’écrouler et elle va avoir besoin de temps pour se reconstruire.
Expliquer à Mme que la loi ne prévoit pas de facto un droit à la pension alimentaire après le divorce mais que le fait qu’elle se soit consacrée à l’entretien du ménage et à l’éducation des enfants lui en donne le droit mais que ce montant est souvent limité dans le temps par les Tribunaux et doit servir entre autres à lui donner la possibilité de
réintégrer le marché du travail en vu de retrouver une autonomie financière.
Expliquer à Mme que plus rapidement elle sera autonome financièrement et plus rapidement elle se sentira libre en réduisant sa dépendance vis-à-vis de lui.
Etant donné qu’elle ne souhaite plus avoir à faire à lui depuis la séparation elle a d’autant plus intérêt de s’assumer et mettre le plus de distance entre eux.

Concernant les enfants

Malgré la séparation ne jamais oublier que c’est le couple qui est terminé et non pas la famille. Les enfants ne sont pas responsables de l’amour ni du désamour des parents.
Faire passer l’intérêt des enfants comme unique priorité permet bien des considérations vis-à-vis de l’autre parent et rend les relations plus cordiales et agréables.
Pour Mme comme pour les enfants, donnez-vous les moyens de prendre vos propres décisions et répondez, ensemble à vos besoins et limites.
Une fois les accords trouvés, procédez ensemble à la requête de divorce à l’amiable sur un site comme par exemple « easydivorce.ch ».

Les liens utiles :

www.easydivorce.ch
• Communauté des biens

Pendant le mariage il y a trois catégories de biens : ceux de l’épouse, ceux de l’époux, et ceux qui appartiennent aux deux. Ces derniers, appelés biens communs, sont déterminés par les époux dans le contrat de mariage et divisés entre les époux en cas de dissolution du régime. Si les époux souhaitent opter pour le régime de la communauté des biens, ils doivent conclure un contrat de mariage.

• Aide au calcul de la pension alimentaire
• Informations générales sur le divorce et ses effets
• Responsabilisation des couples dans les choix à prendre
• Coûts du divorce fortement réduits

www.ge.ch/justice/separation-divorce#divorce
• Renseignements généraux sur le divorce et ses effets
• Informations sur les procédures, les documents nécessaires et leurs coûts

Les différences pour le canton de Vaud ;
• Les bases légales sont identiques pour Genève et Vaud
• Il faudra uniquement adapter les coûts par rapport au Canton de Vaud

Auditeur 2 : Non-paiement de la pension alimentaire

Situation

Maud (prénom d’emprunt)
• 38 ans
• Divorcée depuis 3 ans
• 1 enfant 10 ans
• Lors du divorce :
Assistante de direction + de Frs 7’000
Vivait à GE
Garde partagée + pension du père Frs 400 + allocations 300
• Depuis 10 mois sur entente des parents :
La mère vit en Italie en concubinage
Travaille à temps partiel + 1500 euros
Le père prend l’enfant 90 % des vacances scolaires + pension idem + allocations idem

Prétentions :

• Faire payer au père la pension du mois de juillet qui est impayée
• Connaître ses droits pour le recouvrement
• Savoir quels sont les coûts
• Se préserver d’une pareille situation à l’avenir

Père de l’enfant

Marc (prénom d’emprunt)
• 37 ans
• Vit à Genève en concubinage avec 1 femme ayant 1 enfant à charge
• Collaborateur comptabilité + de 7’000
• Paie Frs 400 de pension + les allocations familiales reversées à la mère
• Paie les voyages de l’enfant pour qu’elle vienne en Suisse + l’assistance de vol pour enfants + charges extraordinaires

Prétentions :

• Refuse de payer la pension de juillet car l’enfant à passé 4 semaines en juillet + 2 semaines en août chez lui
• A payé en temps et en heure la pension d’août au complet
• Souhaite déduire toutes les années la pension du mois de juillet

La loi :

Mr prend l’enfant 90% des vacances scolaires. Il faut d’abord regarder si dans le dispositif légal (la convention de divorce), quelque chose était prévu à cet effet ou s’il était prévu que la pension soit payée mensuellement, toujours pour le même montant. On est à cheval entre le droit de la famille et le droit des contrats qui laisse une grande liberté aux parties pour décider de leurs engagements respectifs.
Mr ne doit pas oublier que la pension sert à couvrir des frais qu’il ne prend pas en charge, même en ayant les enfants en vacances à la maison. On pense principalement aux assurances maladie, à la part du loyer des enfants étant chez le parent gardien, les frais d’écolages etc.
Pour le recouvrement, nous entrons dans la loi fédérale sur les poursuites pour dettes et faillite. Il faudra intenter une poursuite contre Mr en paiement de la pension alimentaire. En cas d’opposition de Mr quant à la poursuite, il faudra passer devant un Tribunal pour lever l’opposition et accéder à la suite de la procédure.
Il y a donc des frais pour la mise en poursuite et des frais pour le Tribunal. Si Mr perd, Mme, peut réclamer le remboursement des frais qu’elle a engagés.
Pour se prémunir contre cette situation, un organisme existe pour vous assurer que le montant vous sera versé. A Genève, il s’agit du SCARPA. Sur Vaud, cet organisme se nomme le BRAPA.
Comment cela fonctionne en pratique ? Cet organisme sert d’intermédiaire entre le parent créancier et le parent débiteur. L’organisme paie chaque mois la pension et se charge de se retourner contre le parent débiteur en cas de non-paiement.
Cet organisme est très pratique car très souvent les conflits sont émotionnels, le parent débiteur se met vite en colère quand l’ex-conjoint le rappelle à ses devoirs. Il s’agit le plus souvent de non-paiement de la pension pour mettre le parent dans l’embarras ou en guise de vengeance. Avec le SCARPA ou le BRAPA, le parent débiteur a affaire à un organe neutre et la situation décrite ci-dessus n’est plus possible pour le parent débiteur. Le parent créancier n’a souvent ni les connaissances ni l’argent pour intenter une action en justice. L’organisme SCARPA ou BRAPA possède les compétences et la trésorerie pour intenter ce genre d’actions.

La morale :

• Prendre en considération que Mr a accepté de son plein gré de la laisser quitter la Suisse avec l’enfant malgré une garde partagée, et ce uniquement parce que la mère s’est mise en couple avec un homme habitant en Italie et que l’enfant a souhaité partir avec sa mère afin de se rapprocher de ses grands-parents maternels.
Mr vit et élève un enfant qui n’est pas le sien et cela augmente la sensation de manque de son propre enfant et crée un sentiment de conflit de loyauté très difficile à gérer.
Mr se prive de nombreux instants avec son enfant.
Mr n’a pas demandé à réviser la pension et la paie consciencieusement ainsi que tous les frais de transport comme les billets d’avion, l’assistance de vol pour enfant, etc.
Proposer à Mr de payer :
En 2018 ; pour le mois de juillet, les allocations familiales + la moitié de la pension
Dès 2019 ; pour chaque mois de juillet, uniquement les allocations familiales

Les liens utiles :

https://www.ge.ch/pensions-alimentaires-impayees/bases-legales
• L’essentiel sur les pensions alimentaires impayées

www.familles-geneve.ch/site/famille-en-difficulte-2/divorce-et-separation/pensions-alimentaires
• Informations générales sur les pensions alimentaires

https://www.ge.ch/pensions-alimentaires-impayees/contacter-scarpa

• L’essentiel sur le SCARPA

http://ge.ch/opf
• L’essentiel sur l’office des poursuites et faillites à Genève

Les différences pour le canton de Vaud ;

L’autorité compétente pour la non-paiement des pensions alimentaires est le :

• BRAPA
Bureau de recouvrement et d’avances sur pensions alimentaires
Av. des Casernes 2
1014 Lausanne
Tél. 021.316.52.21

Le lien de l’autorité compétente pour les poursuites et faillites est :

https://www.vd.ch/themes/economie/poursuites-et-faillites

 

10 septembre 2018

1) Licenciement • est-ce abusif ?
Bénédicte, 21 ans a été licenciée avec effet immédiat, est-ce que son licenciement est abusif ? L’équipe de Litigium répondra à ses questions le 10 septembre prochain.

2) On me doit de l’argent • que faire ?
Yves, 29 ans a prêté Frs 2’000 à un ami il y a 6 mois, malgré plusieurs relances il ne le rembourse pas, que peut-il faire pour recouvrer son argent ? L’équipe de Litigium répondra à ses questions le 10 septembre prochain.

3) Travaux dans mon appartement • qui paie ?
Claude, 38 ans souhaite repeindre son appartement. Sa régie refuse d’entrer en matière, qui doit payer ces travaux ? L’équipe de Litigium répondra à ses questions le 10 septembre prochain.

Vous souhaitez poser une question sur les autres thèmes :

17 septembre
• Clause de non-concurrence : comment y palier ?
• Loyers impayés : Quels sont mes risques ?
• Mon assurance refuse de me rembourser : Puis-je recourir contre cette décision ?

Contactez Benjamin : benjamin@radiolac.ch

1 commentaire

1 commentaire

  1. Christian

    4 septembre 2018 à 8 h 16 min

    Bonjour
    Un cadre bancaire qui gagne 18’000 francs et qui pleure pour ne pas payer 2500.- francs pour loger ses enfants ainsi que 2000.- francs de pension pour les nourrir (il lui reste 13’500 pour inviter sa copine au restaurant…) c’est assez pathétique.

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Moi Manon stagiaire chez Radio Lac

#09 Moi, Manon, 24 ans, stagiaire chez Radio Lac

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#Episode 09 : Les voix de Jeff

Dans le groupe Média One, il y a plusieurs personnes qui travaillent dans des domaines bien différents. Entre les rédacteurs, les journalistes sur le terrain, les spécialistes du web et de la communication. Et puis il y a Jeff, qui est un personnage à part. C’est une des premières personnes que l’on remarque dans les couloirs, parce que son visage appelle à venir lui parler et en savoir plus sur lui. C’est l’impression que j’ai eu en le voyant la première fois sur la terrasse. Lui, il connaît bien tout le monde, et salue chaleureusement chaque personne qu’il croise.

Puis au fur et à mesure des jours et des discussions, j’en ai appris plus sur sa fonction dans l’entreprise, et surtout sur ses passions. Jeff travaille pour la régie publicitaire, et son truc, c’est les voix. Je me souviens de cette fois où il m’a proposé de venir les voir, les entendre plutôt. Les voix des publicités donc. Je ne savais même pas comment cela fonctionnait, je n’avais aucune idée que les pubs de la radio, c’était lui qui la produisait, en duo avec Antoine, ou en tout cas, que ça pouvait l’être.

Le bureau de Jeff et Antoine est spacieux, avec deux grands écrans d’ordinateur. Il a toujours un logiciel de montage d’ouvert, et mille fichiers rangés partout. Il cherche un moment celui qu’il veut me faire écouter, en sélectionne trois ou quatre et lance les annonces. 

“C’est secret, hein, c’est en exclusivité! J’adore faire des voix, j’ai toujours aimé ça ! » me glisse Jeff.

Si on se concentre dessus, on reconnaît sa voix, mais elle est légèrement différente malgré tout. Les petits jeux de mots et blagues dans les annonces me font rire. Une voix d’enfants et une de femme lui donne la réplique. Intriguée, je lui demande comment il fait pour les avoir: dans ce bureau il n’y a que deux hommes.

Il passe alors sur ses mails et me montre ce que lui envoie ses amis comédiens. 

Il reçoit un appel: “Salut Jeff, dis-moi, dans ton texte, ce mot je dois le dire avec cette prononciation, où celle-ci ?—- Aucune idée, fais les deux pour être sûr, on verra après!”

Entre deux manipulations, il part sur Youtube, me montre une vidéo de doublage. “Elle, c’est Anne, c’est ma pote. Lui, c’est un super gars. Une voix caméléon.”

Je lui demande ce que ça veut dire. Il m’explique alors que ces voix peuvent jouer des personnages très différents, s’adapter a plein de situations. Jeff aussi c’est un caméléon: comme ma mère il est né en Haute-Normandie, en France, et il connaît la famille d’une de mes amies d’enfance. Il connaît beaucoup de choses, après 25 ans passés dans la boîte. Un vrai personnage, avec une bonne humeur communicative. 

Une semaine de vacances pour ma part, et je vous retrouve donc après, avec plein de nouvelles choses à partager!

 

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Moi Manon stagiaire chez Radio Lac

#08 Moi, Manon, 24 ans, stagiaire chez Radio Lac

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Episode #08 En reportage avec Alix

Un des événements marquants des dernières semaines au sein de Radio Lac a été le reportage en fil rouge de la matinale tourné avec mon amie Alix. Voici comment cette histoire a commencé. 

L’année dernière, en école de communication, j’ai fait la connaissance d’Alix, une jeune fille de 3ème année en Relations Publiques. Elle est touchée par un handicap qui l’empêche de se déplacer correctement, et se déplace donc en fauteuil. Nous n’étions pas dans la même section, mais nous avons passé beaucoup de temps ensemble l’année dernière. Un midi, il y a quelques jours, nous sommes allées déjeuner et nous avons parlé de mobilité. En effet, malgré l’habitude et une ville plutôt bien adaptée déjà aux personnes à mobilité réduite, Alix m’expliquait que se déplacer restait très compliqué. 

En rentrant à la rédaction, cette idée me trottait dans la tête. C’était un coup de chance et de hasard quand le sujet en question a resurgi en séance. Nous avons donc pensé qu’il serait intéressant de mettre un journaliste en fauteuil le temps d’une matinée, afin de se rendre compte des difficultés et de la réalité de cette vie. Par chance, Alix possède deux fauteuils, un électrique qu’elle utilise régulièrement, et un fauteuil manuel, et par chance, Tadeusz Roth se porte en volontaire pour cette expérience.

Descendre du tram, toute une aventure.

Plongés dans son quotidien

Nous nous sommes tous levés tôt ce matin là, pour commencer dès 6h30 le reportage. La première étape de notre périple était de trouver un café. Cela paraît très simple, et pourtant, il faut déjà dépasser les premières difficultés, rouler sur les voies de tram car les trottoirs sont trop hauts… Nous arrivons malgré tout à nous mettre au chaud et Tadeusz commence à discuter avec Alix de sa vie en fauteuil et surtout de la mobilité. Nous décidons ensuite de partir en plein centre ville pour se rendre compte des soucis par nous-même. Nous avons tous les deux essayé le fauteuil, et le plus marquant a été la descente du tram à l’arrêt Terrassière, heureusement que l’un de nous deux était à pied pour aider celui en fauteuil manuel. Pendant toute la matinée, nous avons partagé avec les auditeurs les expériences vécues et le quotidien d’Alix.

En fin de reportage, elle nous a suivi pour enregistrer une interview dans les studios, et a beaucoup aimé passer à l’antenne en direct. La visite de la radio aussi lui a beaucoup plu, pour une grande fan de musique, et je pense que c’était un bon moyen de terminer cette interview. 

J’étais vraiment contente d’avoir pu proposer ce sujet et surtout mon amie pour y participer, et l’expérience était riche en enseignements pour nous.

A la semaine prochaine!

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Moi Manon stagiaire chez Radio Lac

#07 Moi, Manon, 24 ans, stagiaire chez Radio Lac

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Jennifer et Arnaud Favre au micro de Radio Lac (Photo MC)

Episode #07 Une interview fondue

En vue de la préparation d’une série audio pour Radio Lac, on m’a demandé il y a de cela quelques semaines déjà si j’étais intéressé pour faire une interview d’un duos d’auteurs.

Les séries, c’est ce format de 10 podcasts en général sur un sujet particulièrement intéressant et déclinable, comme « Les héros du lac » et « On a marché sur la lune ». Pour cette nouvelle série, il fallait donc trouver un sujet suffisamment dense. Il ne s’agissait pas de n’importe quel livre, mais pas moins de 52 recettes de fondues différentes, réunies et testées par un couple pour le moins passionné. Lorsque Philippe m’a proposé de me rendre toute seule sur cette interview, je me suis un peu inquiété, j’avais peur de ne pas réussir à faire cette interview sur la longueur, de ne pas avoir le temps de la préparer, ou d’avoir un problème technique.

De plus, j’avais sous les yeux leur livre « Haute-Fondue », et au fil des pages je prenais conscience des différentes recettes de fondue proposées, tout en ayant de plus en plus peur. Comment faire 52 recettes de fondues différentes déjà ? Pour moi, la fondue, ça a toujours été une seule recette, presque sacrée d’ailleurs, intemporelle et intouchable.

Jennifer et Arnaud Favre, autour dune fondue Gingembre-citron (photo MC)

Dans l’ambiance

Cette soirée promettait donc de bousculer un peu mes habitudes et me mettre au défi. J’avais donc passé toute la journée à préparer cette interview, en prévoyant large avec plus de questions, afin d’avoir une marge de manœuvre.

J’arrive le soir au restaurant Edelweiss, dans un décor très chou de chalet suisse, où l’on oublie immédiatement en entrant être au cœur de Genève. Des murs en rondins, un cor des alpes qui trône fièrement sur la rampe d’escaliers, des toits de chalets et des décors traditionnels, de quoi vous mettre dans l’ambiance! En arrivant, on me dirige vers les auteurs, qui ont déjà tout installé pour leur dédicace-dégustation. Je fais alors la connaissance d’Arnaud et Jennifer qui m’accueillent très chaleureusement.

Nous nous installons pour faire l’interview avant que la séance de dédicaces ne commence. Maintenant que je connais bien mon matériel, ce n’est plus un soucis, et j’explique simplement à Jennifer et Arnaud le format que nous souhaitons et les recommandations pour parler au micro. Nous passons un très bon moment, dans lequel j’en apprends plus sur cette initiative un peu folle du duo, de créer un festival de la fondue, une association et ensuite, d’en faire un livre. Au delà des mots, je me rends compte qu’ils sont vraiment fondus de fondues…

A la fin de l’interview, nous sommes déjà bien à l’aise, et je sens que le courant passe très bien. J’ai hâte de découvrir les fondues qu’ils nous ont préparé et dont il m’ont tant parlé.

La première que Jennifer prépare ( car elle ne laisse jamais Arnaud faire la fondue) est la « Gingembre-Citron », une de leur préférée. Au départ, j’ai du mal à imaginer cette association, mais elle se révèle finalement délicieuse. S’en suivra une « Poivrons-Grappa » et beaucoup de discussions joyeuses autour de l’arbre à fondue. Plusieurs étrangers sont présents pour tester ces saveurs originales, une occasion de plus de rire et d’échanger.
Au-delà de cette interview, cette soirée a été une vraie rencontre et un moment très convivial.

Vous pourrez bientôt retrouver cette série sur la fondue sur Radio Lac, en attendant, je vous retrouve la semaine prochaine !

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Moi Manon stagiaire chez Radio Lac

#06 Moi, Manon, 24 ans, stagiaire chez Radio Lac

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(KEYSTONE/Christian Beutler)

Episode #06: Retour à l’école

Je viens tout juste de quitter au final, la grande école. 6 ans d’études au total, dans des domaines assez différents, des classes un peu particulières. Au milieu de mes études, j’avais même fait une « pause », pendant laquelle j’avais travaillé dans des écoles. Cet épisode-là m’avait permis de me rendre compte que j’adorais cet univers, travailler avec les enfants et globalement, tout ce qui les concerne, droits et problématiques inclus.

C’est pour cela qu’après avoir rencontré des patrouilleuses scolaires, j’ai sauté sur l’occasion lorsque leur coordinatrice nous a proposé de venir assister à une des formations données dans les classes de petits. Cette session avait pour but d’informer les écoliers sur les bons gestes à avoir pour traverser la route et aller à l’école en sécurité.

En pleine cour de récré

Après avoir contacté l’école et la directrice, nous avons pu convenir d’une date pour assister à cet événement. Je me suis donc rendue dans l’école du Mail, proche de Plainpalais, avec un rendez-vous prévu dans une classe de 1P. Avant la formation des patrouilleuses, c’était l’heure de la récréation pour les nombreux élèves de l’école, l’occasion pour moi de me replonger dans l’ambiance un peu agitée des enfants qui se mélangent joyeusement.

Lorsque la cloche sonne, tous les enfants se rangent dans leur coin et attendent patiemment leur professeur. Pendant ce moment de récréation, je fais la connaissance du maître qui va m’accueillir quelques instants dans sa classe. Luca est très avenant, on voit que tous les élèves l’apprécient beaucoup, d’ailleurs des anciens de sa classe lui courent dans les bras lorsque nous traversons la cour.

Il me présente alors à la vingtaine de petits qui compose sa classe. Ils sont d’abord très impressionnés, mais qui ne l’aurait pas été, à quatre ans devant une inconnue. Ça ne dure jamais longtemps et quand nous nous mettons en route pour monter en classe, j’ai déjà trois enfants qui viennent me donner la main. Il y en a un en particulier qui est très intéressé par l’interview que je m’apprête a faire. Je lui explique que j’ai dans mon sac un « super-micro bleu », et que je lui montrerai comment il marche. Il a les yeux qui brillent a cette idée, autant que moi la première fois que l’on m’a parlé d’interview.

Quand la formation commence, les enfants se font très discrets et timides. Ils restent attentifs plus de 40 minutes, un exploit pour le maître, et pour les patrouilleuses aussi. Après les avoir interrogés sur cette formation, je tente de faire un son avec un enfant. J’ai donc montré au petit curieux de tout à l’heure comment fonctionnait le micro et l’enregistreur, et il s’est très bien débrouillé pour m’expliquer les gestes que venaient de lui enseigner les patrouilleuses.

En parlant d’enfants, nous avons reçu vendredi la visite d’une classe dans les studios, ce qui m’a replongé dans cette ambiance et dans cette interview que j’avais particulièrement appréciée.

Bon week-end et rendez-vous comme chaque fois dimanche prochain!

 

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Moi Manon stagiaire chez Radio Lac

#05 Moi, Manon, 24 ans, stagiaire chez Radio Lac

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La pollution lumineuse était beaucoup moins présente ce soir du 26 Septembre au Salève. (©Yuting Gao / Pexels)

#Episode 05 : Une soirée au Salève

La semaine dernière, un événement de grande ampleur a eu lieu à Genève et cela a mobilisé une grande partie des équipes. Le jeudi 26 septembre, une grande opération s’est tenu dans tout le Grand Genève: les lumières publiques des communes se sont éteintes, plongeant la ville dans le noir. Le but était simple: permettre de voir les étoiles, reconnecter les gens à la nature et à la nuit et faire un geste pour la biodiversité qui souffre de ces lumières artificielles au quotidien. 

J’avais eu l’occasion d’assister à la conférence de presse pour cet événement avec Tadeusz Roth, journaliste à Radio Lac, et suite à la préparation de quelques articles sur les animations prévues ce soir-là, on m’a proposé d’assister à l’événement depuis les hauteurs du Salève, d’où la vue sur le bassin genevois, le lac et les alentours est magnifique.

La mission là-haut était de pouvoir interroger quelques personnes, au vu de la présence de plusieurs présidents de syndicats, d’élus, de membre de la société astronomique de Genève et du Musée d’histoire naturelle. Du beau monde réuni et engagé pour la prise de conscience collective sur la nécessité discutable d’allumer toute les lumières la nuit. 

J’avais déjà écris mon article en amont pour gagner du temps sur la publication le soir-même. Je suis donc montée par les toutes petites routes jusqu’au sommet de la montagne. C’était un voyage déjà assez éprouvant, mais magnifique. A ce moment-là, la nuit n’était pas encore tombée, et le ciel était assez dégagé, le soleil filtrait à travers les Alpes et les quelques nuages. Entre les champs de moutons et les autres journalistes déjà présents sur le plateau, j’ai réussi à me frayer un chemin pour observer la vue et le soleil en train de se coucher sur Genève. 

Le froid et le vent sont tombés en même temps que le soleil, sous la ligne d’horizon. Les participants à la randonnée eux aussi ont commencé à arriver jusqu’au stand, et j’ai donc préparé mon micro pour les interroger sur leurs premières impressions. 

Malheureusement, une variante à laquelle je n’avais pas pensé s’est immiscée par la même occasion, la nuit, tout simplement! 

Dans le noir complet, avec seulement quelques petites lumières très faibles autour du stand, j’essayais tant bien que mal de repérer l’attachée de presse, ou des visages connus, mais impossible de combattre l’obscurité. J’ai donc dû me diriger vers chaque personne que j’arrivais à localiser puis lui demander qui il était, tout simplement, ce qui était assez inconfortable. Le vent assez fort s’est rajouté pour ne pas faciliter l’interview.

Au final, j’ai tout de même pu discuter avec des personnes engagées et passionnées, ce qui était très enrichissant. Tous les enregistrements se sont bien passés, et j’ai finalement sorti mon article le soir-même, malgré les nombreuses modifications que j’y ai apporté. C’est ça de travailler dans le noir…

Quant aux étoiles, le soleil de la fin d’après midi s’était enfuit pour laisser la place aux cieux nuageux. Malgré tout, il a révélé quelques bijoux d’étoiles, pour les plus patients et passionnés. En tant que néophyte, cette nuit était vraiment belle pour moi aussi, en enseignements, rencontres et découvertes.

Je vous retrouve dimanche prochain!

 

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