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Suisse

Un essaim d'abeilles à une table en terrasse à Neuchâtel

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L'inspecteur cantonal des ruchers ignore pourquoi l'essaim s'est formé à cet endroit (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Un essaim d'abeilles s'est posé vendredi en début d'après-midi contre le pied d'une table de la terrasse d'un bar en plein centre-ville de Neuchâtel. Il a nécessité l'intervention des pompiers et de l'inspecteur cantonal des ruchers. Personne n'a été blessé.

Le petit essaim, environ 3000 butineuses, a fait irruption en début d'après-midi. "Il s'est posé contre le pied d'une table, à l'abri de la pluie et du soleil", a indiqué vendredi à Keystone-ATS l'inspecteur cantonal des ruchers, Patrick Vogel, confirmant des informations parues sur le site d'Arcinfo.

Ne parvenant pas à trouver la reine parmi les ouvrières, M. Vogel a transféré les abeilles dans une caisse jusqu'à ce que l'ensemble de l'essaim s'y trouve. "La reine est dans la caisse, je peux le certifier", a-t-il ajouté.

L'inspecteur cantonal ignore pourquoi l'essaim s'est formé à cet endroit. "Il y a chaque année un essaim insolite dans le canton", a-t-il précisé. Des milliers d'abeilles avaient dû être délogées de la gare de Neuchâtel il y a quelques années.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Quand les rivières fossiles du Sahara racontent un réchauffement

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Cette image satellite montre les morphologies des rivières fossiles du sud de l’Égypte, qui furent intensément actives pendant la période humide africaine. (© UNIGE/Esri World Imagery)

Une équipe dirigée par l'Université de Genève (UNIGE) a étudié les rivières fossiles du Sahara égyptien, afin de reconstruire les taux de précipitations de la région il y a 10'000 ans. Un réchauffement avait alors conduit à une forte migration.

Pourquoi les populations des rives du Nil ont-elles migré il y a 10’000 ans, lorsque le Sahara égyptien était encore vert? Les géologues se sont intéressés aux rivières fossiles au nord du lac Nasser, afin de reconstruire la paléohydrologie de la région.

L’Afrique a connu une période humide, entre 14’800 et 5’500 ans avant notre ère, caractérisée par un Sahara encore vert. Cette région du nord du lac Nasser est aujourd’hui aride, ne laissant comme traces de ce passé verdoyant que des rivières fossilisées.

"Ces rivières nous permettent de déterminer quelles étaient les quantités d’eau en circulation, ainsi que les quantités et les fréquences des pluies", explique Abdallah Zaki, chercheur au Département des sciences de la Terre de l’UNIGE et premier auteur de l'étude, cité mardi dans un communiqué.

Reconstruire les débits des rivières

"De gros galets indiquent un important débit d’eau, capable de les transporter, tout comme la profondeur et la largeur de la rivière qui permettent de retracer le débit en mètres cubes par seconde", indique Sébastien Castelltort, professeur associé au Département des sciences de la Terre et dernier auteur de l’étude.

Dans un deuxième temps, il s’agit de connaître la surface du bassin de drainage en amont de la rivière. "En associant ces deux chiffres, on obtient le taux de précipitation responsable du transport des sédiments étudiés", poursuit le chercheur genevois.

Pour ensuite dater les rivières, les scientifiques utilisent deux techniques différentes. La première, réalisée en collaboration avec l’EPF de Zurich, utilise la datation au carbone 14 de la matière organique qui comble la rivière fossilisée.

La seconde, nommée Optically Stimulated Luminescence et réalisée avec des spécialistes de l’Université de Lausanne, consiste à mesurer la luminescence des quartz pour obtenir l’âge du dépôt des sédiments.

Forte augmentation de pluies intenses

Les scientifiques ont effectué ce travail sur six rivières de la région et ont confirmé qu'elles étaient principalement actives entre 13’000 et 5’000 ans avant notre ère, soit en pleine période humide africaine.

"Mais ce qui est particulièrement intéressant, c’est que notre étude démontre que les précipitations étaient très intenses, de 55 à 80 mm par heure, et ce 3 à 4 fois plus fréquemment qu’avant la période africaine humide, ce qui est énorme", relève Abdallah Zaki. En effet, le taux annuel de précipitation seul ne permet pas de rendre compte de l’intensité des pluies.

"Si nous prenons l’exemple de Londres, nous avons la sensation qu’il y pleut tout le temps", illustre Sébastien Castelltort. "Or, l’on mesure à Londres en moyenne 680 mm de pluie par an, contre environ 1400 mm à Genève, soit plus du double. C’est simplement qu’à Londres, les pluies s’étalent sur toute l’année, alors qu’elles sont plus concentrées à Genève", note le chercheur.

Une explication à la forte migration

Les résultats obtenus par les géologues, soit cette brusque augmentation d’épisodes de pluies intenses, donnent une explication à la forte migration des populations riveraines de la région vers le centre du territoire à cette époque, constatée par les archéologues. "Les crues violentes des rivières se sont multipliées, rendant les berges inhospitalières", confirme Abdallah Zaki.

Cette multiplication par 4 des précipitations violentes coïncide également avec une augmentation de l’ordre de 7°C des températures de cette région.

"Cette étude nous donne ainsi une leçon historique racontée par les roches sur la manière dont le système Terre se comporte en cas de réchauffement climatique rapide", conclut Sébastien Castelltort. Ces travaux sont publiés dans Quaternary Science Review.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le tissu camouflage militaire sera produit majoritairement en Suisse

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Parmi les six entreprises sélectionnées par armasuisse pour produire le tissu camouflage des tenues de combat militaires, quatre sont suisses (archives). (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

La fabrication du tissu camouflage des nouvelles tenues de combat de l'armée sera attribuée à six entreprises, a annoncé mardi l'Office fédéral de l’armement (armasuisse). Parmi elles, quatre fournisseurs suisses, un belge et un italien.

"Ces six entreprises de production réalisent elles-mêmes les étapes du processus de fabrication telles que le tissage, le prétraitement, l’impression, l’ennoblissement et l’enduction", précise armasuisse dans un communiqué. De cette manière, "l'essentiel de la création de valeur reste dans le pays producteur", ajoutent les autorités.

Les entreprises helvétiques sont toutes basées Outre-Sarine. Il s'agit d'Altra Management AG, implantée à Mitlödi (GL), de l'entreprise zurichoise E. Schellenberg Textildruck AG, de Aktiengesellschaft Cilander de Herisau (AR) et de Schoeller Textil SA, située dans le canton de St-Gall à Sevelen.

Le choix des entreprises retenues a été fait sur la base d'un appel d'offres lancé par armasuisse dans le cadre de la procédure d’acquisition du système modulaire d’habillement et d’équipement (SMHE) de l’armée. Différentes entreprises suisses et européennes avaient été invitées à présenter des échantillons de tissu sur lesquels était imprimé le motif camouflage.

Autres appels d'offres prévus

Les mandats attribués mardi impliquent également les gilets pare-balles et le système d’hydratation. Leur fabrication a été attribuée à l'entreprise suisse SSZ Equipment SA.

Prochaine étape: les tissus camouflages seront mis à la disposition des entreprises de confection chargées de la production des tenues de combat. Les appels d'offres publics sont encore prévus pour cette année.

Le projet SMHE se décline en quatre axes d'acquisition, qui concernent les tenues de combat, les systèmes de portage, un système d'hydratation et une protection corporelle balistique. Il a pour objectif de "fournir aux militaires un équipement moderne leur permettant de remplir leurs fonctions", rappelle armasuisse. Des crédits de 348 millions avaient été approuvés par le Parlement en 2018, dans le cadre du message sur l'armée 2018.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Touristes attendus plus nombreux pour la saison hivernale

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Pour la prochaine saison hivernale, les voyageurs devraient être plus nombreux, de Suisse comme des pays étrangers voisins, estime le Centre d'études conjoncturelles. (© KEYSTONE/AP/Christian Murdock)

Le tourisme se remet doucement de la crise brutale infligée par la pandémie de coronavirus. Cet hiver, les voyageurs devraient être plus nombreux, de Suisse comme des pays étrangers voisins.

Les visiteurs en provenance de pays lointains manquent toujours à l'appel, mais une reprise s'est amorcée à la fin de l'été avec le retour de quelques Européens. Les autochtones restent toutefois "le pilier le plus important de l'industrie du tourisme" indique mardi le Centre d'études conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).

L'été dernier, les nuitées ont été inférieures de 21% au niveau d'avant crise, grâce au fort soutien de la clientèle helvétique. La demande de l'étranger, même si elle s'améliore, est quant à elle restée à 60% en moyenne de son niveau d'avant la pandémie depuis juillet.

Bien que les touristes nationaux soient susceptibles de choisir de plus en plus des destinations étrangères pour leurs vacances d'hiver, le KOF s'attend à ce que leurs nuitées soient "nettement plus nombreuses que l'hiver dernier et probablement même plus nombreuses qu'avant la pandémie".

Contrairement à d'autres pays voisins, il n'est pas prévu que le certificat soit obligatoire pour les remontées mécaniques en Suisse et l'avancée des campagnes de vaccination devrait éviter de nouveaux confinements.

Le nombre de nuitées des hôtes en provenance des Emirats arabes unis, qui présente un taux de vaccination complète de 85% de la population âgée de douze ans et plus, a ainsi dépassé le niveau d'avant crise, de bon augure pour la suite. Selon le KOF, cela indique "qu'un niveau élevé d'immunisation, sa reconnaissance en Suisse et l'utilisation de campagnes publicitaires ciblées, peuvent assurer une reprise rapide de l'activité touristique".

La parahôtellerie plus résiliente

La parahôtellerie, qui englobe les appartements de vacances, les hébergements collectifs et les campings, s'est plus rapidement redressée que l'hôtellerie. Par rapport à 2019, les nuitées en camping ont été multipliées par 1,8 de janvier à juin 2021. "Ces valeurs élevées sont toutefois susceptibles de diminuer à nouveau lorsque la pandémie s'estompera et que la situation reviendra à la normale", estime le KOF.

Pour l'été 2022, le KOF s'attend à ce que le tourisme intérieur, qui était comparativement fort pendant les années de pandémie, diminue à nouveau, tout en restant à un niveau légèrement supérieur. Les flux touristiques en provenance d'Europe devraient quant à eux poursuivre "leur forte reprise" et dépasser légèrement le niveau pré-pandémique.

Les régions alpines devraient mieux s'en sortir que les villes, alors que le tourisme urbain souffre du déclin du tourisme d'affaires et du manque de touristes non européens.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Aide sociale: la hausse massive de cas redoutée n'a pas eu lieu

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Les longues files de personnes attendant de recevoir des vivres alimentaires au printemps 2020 montrent que certains groupes de la population passent à travers les mailles du filet social (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

En 2020 le nombre de dossiers déposés à l'aide sociale est resté stable avec une légère hausse de 0,5%, selon une étude. L'influence de la pandémie sur ce soutien a donc été moins forte qu'escomptée. Elle a toutefois révélé des lacunes.

La crise sanitaire aura peut-être tout au plus stoppé la tendance à la baisse du nombre de dossiers observée ces dernières années, mais elle n’aura pas entraîné l’augmentation massive que l’on craignait, indique l'Initiative des villes pour la politique sociale mardi dans un communiqué.

Les assurances sociales en amont de l'aide sociale et les autres soutiens de la Confédération, des cantons et des communes ont permis d'assurer le minimum vital à une grande partie des personnes touchées par la crise.

Groupes vulnérables

La pandémie a toutefois montré que certains groupes de la population passent à travers les mailles du filet social, en témoignent les longues files de personnes attendant des vivres gratuits, constatées au printemps 2020. Parmi elles, se trouvaient notamment des étrangers, qui peuvent perdre leur autorisation de séjour ou d'établissement en recourant à l'aide sociale. Le système doit être adapté en conséquence, selon les auteurs de l'étude.

Les recourants à l'aide sociale, même une fois sortis de ce système, sont eux aussi souvent menacés de pauvreté. L'étude montre que la moitié des bénéficiaires de l'aide sociale font à nouveau appel à ce soutien après en être sorti. Il existe ainsi des groupes de population qui s’enlisent dans la pauvreté en dépit de l’aide sociale et qui vivent dans une situation toujours précaire à la limite du minimum vital.

La comparaison des indicateurs de l’aide sociale, réalisée par l’Initiative des villes pour la politique sociale et la Haute école spécialisée bernoise, documente depuis 22 ans les développements dans 14 villes suisses sur la base de données compilées par l’Office fédéral de la statistique. Les villes analysées, dont Bienne et Lausanne font partie, accueillent un quart environ des bénéficiaires de l’aide sociale enregistrés en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

La pandémie a renforcé les inégalités entre les sexes

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Au cours de la pandémie, la perception de ces inconvénients a considérablement augmenté, selon Travail.Suisse (image d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La pandémie de coronavirus a exacerbé les inégalités entre les sexes dans le monde du travail, dénonce mardi le syndicat Travail.Suisse. Pour les femmes, le stress au travail a augmenté et les possibilités d’être déchargées ont diminué.

Dans le même temps, on constate un manque de sensibilité à l'égard de l'égalité entre les sexes dans le monde du travail et les femmes sont confrontées à des obstacles majeurs à la progression de leur carrière dans un certain nombre de branches, ajoute le syndicat dans son "Baromètre des conditions de travail" 2021.

Les dispositions légales relatives à l'égalité salariale ne sont en outre mises en oeuvre que de manière hésitante. Pour la conseillère nationale Léonore Porchet (Verts/VD), vice-présidente de Travail.Suisse, "il faut maintenant un réel effort de la part de la politique et de l'économie pour enfin aller de l'avant".

Stress plus élevé que jamais

Plus globalement, la pandémie a plutôt amélioré les conditions de travail. L'appréciation et la communication dans la gestion de la crise sont jugées bonnes, les mesures de protection de la santé sont convaincantes et la prolongation du chômage partiel ainsi que la reprise économique rapide véhiculent le sentiment de sécurité de l'emploi.

La charge de travail élevée, le stress et le manque de possibilités de développement restent toutefois critiques. Le stress sur le lieu de travail n'a jamais été aussi élevé. Près de 45% des salariés se sentent fréquemment stressés par leur travail. "Les risques pour la santé sont immenses et ne sont pas pris au sérieux", déplore Gabriel Fischer, responsable de la politique économique à Travail.Suisse.

Le syndicat exige par ailleurs une réglementation claire du télétravail. Il faut limiter le nombre de jours de "home office", appliquer le devoir de diligence de l'employeur également au télétravail, limiter le nombre des heures de travail pour en garder le contrôle et garantir le droit à la déconnexion.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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