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Santé

Coronavirus: Genève décidera si la menace est mondiale

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Le siège de l'Organisation Mondiale de la Santé à Genève

Alors que la ville de Wuhan vient d’être placé en quarantaine, les réponses internationales à apporter à l’épidémie seront bientôt déterminées à Genève.

Le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé hier ne pas vouloir décider dans l’immédiat si le nouveau virus chinois constituait une urgence internationale. Les discussions du comité d’urgence se prolongent aujourd’hui.

« La décision de déclarer ou non une urgence de santé publique de portée internationale est une décision que je prends très au sérieux et que je ne suis prêt à prendre qu’en tenant dûment compte des preuves disponibles », a déclaré à la presse le directeur de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus à Genève où était réuni le comité d’urgence.

Le nouveau coronavirus apparu en Chine a fait à ce jour 17 morts et contaminé des centaines de personnes, selon un dernier bilan dont l’annonce mercredi relance les craintes de propagation. Un précédent bilan faisait état de 9 morts.

Le nombre total de personnes contaminées s’élève à 444 dans la province de Hubei, épicentre de l’épidémie, ont précisé des responsables de cette province du centre de la Chine au cours d’une conférence presse télévisée.

Le virus de la famille du Sras, apparu le mois dernier dans la ville de Wuhan, a gagné plusieurs pays d’Asie et même les Etats-Unis, où un premier cas a été recensé.

Hong Kong a signalé hier son premier cas suspect, un homme de 39 ans arrivé en train de Wuhan. Mais le résultat définif des tests médicaux ne sera connu que jeudi.

Le président chinois Xi Jinping a assuré par téléphone à son homologue français Emmanuel Macron que la Chine avait adopté « des mesures de prévention et de contrôle strictes », selon des propos rapportés par l’agence Chine nouvelle.

« La Chine est disposée à travailler avec la communauté internationale pour répondre efficacement à l’épidémie et maintenir la sécurité sanitaire dans le monde », a-t-il promis.

Lors d’une conférence de presse à Pékin, le vice-ministre de la commission nationale de la Santé, Li Bin, a souligné que le virus, qui se transmet par les voies respiratoires, « pourrait muter et se propager plus facilement ».

Des centaines de millions de Chinois voyagent à travers le pays pour se retrouver en famille à l’occasion des congés du Nouvel an lunaire, qui débutent vendredi.

Après avoir largement semblé ignorer l’épidémie apparue le mois dernier, les Chinois paraissaient prendre conscience du risque dans les grandes villes du pays, où beaucoup d’habitants revêtaient des masques respiratoires.

Masque obligatoire à Wuhan

A Wuhan, les autorités ont rendu le port du masque obligatoire dans les lieux publics, selon Le Quotidien du peuple.

Dans une pharmacie de Pékin, une employée était obligée d’expliquer aux clients qu’elle n’avait plus de masques ni de produits désinfectants à vendre.

Le ministère chinois de l’Industrie a annoncé faire tout son possible pour en augmenter la production, selon l’agence Chine Nouvelle.

Ventilation, désinfection

Près de la moitié des provinces du pays sont touchées, y compris des mégapoles comme Shanghai et Pékin.

Relayant un appel du président Xi Jinping à « enrayer » l’épidémie, M. Li a annoncé des mesures de prévention telles que ventilation et désinfection dans les aéroports, les gares et les centres commerciaux.

Des détecteurs de température corporelle pourront également être installés dans les sites très fréquentés, a-t-il annoncé.

Des matches de qualification au tournoi féminin de football des JO de Tokyo-2020, initialement programmés en février à Wuhan, ont été délocalisés dans l’est du pays, a annoncé la Confédération asiatique de football (AFC).

Nombre de pays ayant des liaisons aériennes directes ou indirectes avec Wuhan, la ville à l’épicentre de la maladie, ont renforcé les contrôles des passagers à l’arrivée, puisant dans leur expérience de l’épidémie du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003.

Des contrôles ont été mis en oeuvre dans cinq aéroports des Etats-Unis, ainsi qu’au Royaume-Uni et en Italie où arrivent des vols en provenance de Wuhan.

Après le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande et Taïwan, les Etats-Unis ont annoncé mardi un premier cas de maladie.

Il s’agit d’un homme d’une trentaine d’années, originaire de Wuhan et résidant près de Seattle, dans le nord-ouest des Etats-Unis. Arrivé le 15 janvier sans fièvre à l’aéroport de Seattle, il a lui-même contacté dimanche les services de santé locaux après avoir constaté des symptômes.

Des soupçons

L’OMS n’a jusqu’ici utilisé le terme d’urgence internationale que pour de rares cas d’épidémies nécessitant une réaction mondiale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l’Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016 et la RDC depuis 2018.

Le virus a été repéré en décembre à Wuhan, mégapole de 11 millions d’habitants, dans un marché de gros de fruits de mer et de poissons. On ignore encore son origine exacte ou la période d’incubation.

Des ventes illégales d’animaux sauvages avaient lieu dans ce marché, a déclaré le directeur du Centre national de contrôle et de prévention des maladies, Gao Fu, sans pouvoir affirmer avec certitude si du gibier était à l’origine de l’épidémie.

La souche incriminée est un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus. Ils peuvent provoquer des maladies bénignes chez l’homme (comme un rhume) mais aussi d’autres plus graves comme le Sras.

L’OMS avait à l’époque vivement critiqué Pékin pour avoir tardé à donner l’alerte et tenté de dissimuler l’ampleur de l’épidémie.

1 commentaire

1 commentaire

  1. leveau

    24 janvier 2020 à 13 h 43 min

    je trouve inadmissible que l’OMS ne déclare pas l’épidémie mondiale et attend que toute le population soit infectée. Nous devons faire l’impossible pour que ce virus reste isolé dans les pays concernés. Ma fille ayant organisé son voyage en thaïlande pendant une année avec son mari et ses petites jumelles pour deux mois et ayant réservé ses hôtels et vols , ne peut pas savoir si le risque est grand et ne sera pas remboursé de son voyage tant que ces messieurs auront prononcé le virus comme dangereux. Nous n’avons même pas de vaccins et l’annonce de nouveaux morts est journalière. Peut-être il y a de grosses sommes en jeu.

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Santé

Coronavirus: nombre de décès quotidien au plus bas en Chine

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La Chine a annoncé jeudi 29 nouveaux morts dans l’épidémie de coronavirus. Il s’agit du nombre le plus bas de décès quotidiens en près d’un mois, tandis que les cas de nouvelles contaminations ont légèrement augmenté.

Le nombre total de morts en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao) s’élève à 2744 depuis le début de l’épidémie dans le pays en décembre, selon la Commission nationale de la santé.

Deuxième pays le plus touché par l’épidémie derrière la Chine, la Corée du Sud recensait jeudi 334 cas de nouveau coronavirus, selon les autorités sanitaires. Ce qui porte à 1595 le nombre de personnes contaminées dans le pays.

Aucun nouveau décès n’a été rapporté jeudi, a indiqué dans un communiqué le Centre coréen pour le contrôle des maladies. Le bilan de l’épidémie en Corée du Sud reste donc de 12 morts.

Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont par ailleurs reporté jeudi des exercices militaires en raison de l’épidémie de coronavirus, a annoncé le Commandement des forces conjointes. Les deux pays avaient déjà largement réduit leurs exercices militaires pour faciliter les négociations sur le programme nucléaire de la Corée du Nord.

Le Fonds national suisse investi

Le Fonds national suisse (FNS) libère plusieurs millions de francs pour la recherche autour du coronavirus. Des chercheurs de toutes les disciplines peuvent s’annoncer. C’est la première fois que l’institution met à disposition des moyens pour une situation d’urgence.

Un appel à candidatures sera lancé le 6 mars, avec une échéance dans la deuxième quinzaine du mois, a annoncé le FNS sur Twitter mercredi soir. Les résultats doivent contribuer à une meilleure compréhension du virus ainsi qu’étudier la réponse clinique à apporter et l’impact sur les soins de santé dans un horizon temporel de deux ans.

L’appel à candidatures se base sur le programme de recherche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), écrit le FNS. Il embrasse les priorités de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et répond également à l’évaluation propre du Fonds national suisse.

Le FNS ne compte pas faire de cet appel une exception. Sur la base de l’expérience acquise dans le cas présent, il élaborera des critères spécifiques à différents types de situation d’urgence afin d’agir également à l’avenir, précise-t-il.

Entrée de pèlerins suspendue

L’Arabie saoudite a quant à elle suspendu « temporairement » l’entrée sur son territoire des pèlerins se rendant à La Mecque pour réaliser la Oumra et vistier la Mosquée du Prophète, a annoncé jeudi le ministère des Affaires étrangères. Le but étant « de prévenir l’arrivée du nouveau coronavirus dans le royaume et sa propagation ».

La Oumra, qui attire chaque mois à La Mecque plusieurs dizaines de milliers de musulmans, est un pèlerinage qui peut être réalisé à n’importe quelle période de l’année. Le Hajj, en revanche, ne peut être effectué qu’à des dates précises du calendrier lunaire islamique (cette année, le Hajj doit avoir lieu entre fin juillet et début août).

L’Arabie saoudite a aussi suspendu l’entrée dans le pays des voyageurs munis d’un visa de tourisme et provenant de pays où sévit le nouveau coronavirus, selon des critères qui seront fixés par les autorités sanitaires. « Ces procédures sont temporaires », a ajouté le ministère.

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Coronavirus : la Suisse s’active et prend des mesures

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Des pharmacies suisses sont en rupture de masques de protection, après l'annonce d'un premier cas du nouveau coronavirus au Tessin. (©KEYSTONE/Ti-PRESS/Davide Agosta)

L’annonce d’un premier cas de contamination au nouveau coronavirus au Tessin pousse la Suisse à réagir et à prendre des mesures. De nouveaux cas suspects ont été enregistrés dans le pays, dont un fortement probable en Argovie.

La situation est suivie de très près, a indiqué lors d’une conférence de presse à Berne le ministre de la santé Alain Berset, précisant que « nous sommes bien préparés ». Dix laboratoires répartis sur tout le territoire, dont un au Tessin, sont désormais prêts à faire des tests de dépistage de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

Leur capacité, de 1000 tests par jour, a été triplée depuis la semaine dernière, a précisé le ministre. Jusqu’à lundi, les tests étaient réalisés par le laboratoire de référence de Genève.

Le premier cas de coronavirus, un septuagénaire tessinois se portant bien, mais placé à l’isolement dans une clinique de Lugano, ne change rien au dispositif mis en place en Suisse, a déclaré M. Berset. « D’autres cas peuvent apparaître et la situation peut évoluer chaque jour. »

Forte probabilité d’un cas

La Confédération maintiendra sa stratégie tant qu’elle contrôle les chaînes de transmission de la maladie, selon le ministre. Les mesures supplémentaires annoncées lundi restent de mise. Les tests sur des personnes présentant des symptômes de type grippal sont intensifiés.

Alors qu’une septantaine de tests ont été menés mardi en Suisse, de nouveaux cas suspects de coronavirus ont été signalés mercredi, notamment un cas fortement probable en Argovie. Il n’est toutefois pas encore confirmé. Le canton a déjà enregistré 29 cas suspects, dont 24 se sont avérés être des fausses alertes. Cinq cas sont en cours d’analyses, dont le cas suspect, a indiqué la Chancellerie d’Etat.

Dans le canton de Neuchâtel, plusieurs personnes ayant voyagé dans la région de Milan ont consulté les urgences de Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) pour des problèmes respiratoires. Trois enfants figurent parmi les cas suspects. Ces cas suspects font l’objet de mesures d’isolement à domicile, leur état clinique n’étant pas inquiétant.

L’un des enfants a fréquenté une crèche alors qu’il présentait des symptômes. Par mesure de précaution, les enfants qui ont été en contact avec lui ont été mis provisoirement en quarantaine jusqu’au résultat du test de confirmation attendu d’ici à jeudi.

Suisses en quarantaine

A Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries, plusieurs Suisses ont été placés en quarantaine dans un hôtel, après que des clients italiens de l’établissement ont été testés positif au nouveau coronavirus. Les Helvètes se portent bien, a précisé le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Leur nombre exact n’est pas encore clairement établi à ce stade.

Au Tessin, la première région de Suisse touchée par la COVID-19, un couvre-feu a été décrété depuis mardi pour des recrues de l’armée suisse. La mesure touche les sites militaires à Airolo, Monteceneri et Isone.

Le canton de Berne a quant à lui pris des mesures de précaution au vu de la propagation rapide du coronavirus. Deux logements ont été aménagés dans les bâtiments de l’ancien foyer d’éducation de Prêles, dans le Jura bernois, pour accueillir en cas de besoin des personnes en quarantaine.

Suisses inquiets

Dans le canton d’Uri, voisin du Tessin, le Conseil d’Etat a activé un groupe de travail spécial, chargé de prendre et de coordonner les mesures préparatoires à la prévention et à la prise en charge de la COVID-19.

L’annonce mardi d’un premier cas du nouveau coronavirus en Suisse a provoqué l’inquiétude des Suisses. La ligne téléphonique d’urgence mise en place par les autorités suisses sur le coronavirus est prise d’assaut. Quelque 1400 appels sont enregistrés chaque jour depuis lundi, a affirmé M. Berset. Les questions les plus fréquentes concernent les voyages ou les mesures d’hygiène.

Une campagne d’information aux frontières et dans les aéroports à l’intention des voyageurs et des pendulaires, avec des flyers et des affiches, débutera jeudi, selon l’Office fédéral de la santé publique.

Source: ATS

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COVID19: bilan des décès en Chine au plus bas depuis 3 semaines

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[AP Photo/Ahn Young-joon]

La Chine a annoncé mercredi un bilan de 52 morts du coronavirus au cours des dernières 24 heures, portant à 2715 le total cumulé depuis l’apparition de la pneumonie virale en décembre dans le Hubei (centre). Ces 52 nouveaux décès, chiffre le plus bas depuis 3 semaines, sont à déplorer dans cette province.

Le Hubei compte également 401 des 406 nouveaux cas de contamination répertoriés mercredi, selon la commission nationale (ministère) de la Santé. La Chine compte désormais plus de 78’000 cas de contamination.

Les autorités ont par ailleurs mis en quarantaine 94 personnes présentes sur un vol arrivant à Nankin (est de la Chine) en provenance de Séoul, car trois passagers étaient fiévreux, a rapporté la télévision nationale.

Quant à la Corée du Sud, elle est désormais le deuxième foyer de contagion après la Chine, avec 1146 cas de contamination annoncés mercredi, chiffre en hausse de 169 par rapport à la veille. Le pays déplore 11 décès.

La 11e personne à avoir succombé au virus est un homme d’une trentaine d’années originaire de Mongolie, selon un communiqué du Centre de contrôle et de prévention des maladies (KCDC). Il était hospitalisé dans l’attente d’une greffe du foie, d’après l’agence de presse Yonhap.

Les rues de Daegu, ville où 90% des nouveaux cas ont été détectés et qui compte quelque 2,5 millions d’habitants, sont largement désertées depuis des jours, à l’exception de longues files d’attente dans les quelques magasins qui vendent des masques de protection.

Les autorités ont appelé la population à se montrer très prudente, en conseillant aux habitants de rester chez eux en cas de fièvre ou de symptômes respiratoires. « Le gouvernement va mobiliser toutes les ressources et tous les moyens » pour tenter de contrôler l’épidémie, a déclaré le Premier ministre, Chung Sye-kyun, lors d’une réunion à Daegu, a rapporté l’agence de presse Yonhap.

Soldat américain

Un soldat américain en poste en Corée du Sud a été testé positif au coronavirus, ont par ailleurs annoncé les responsables militaires, précisant qu’il s’agissait du premier militaire américain contaminé. Ce soldat était en poste dans le camp de Carroll, à 30 kilomètres au nord de Daegu, ville épicentre de l’épidémie. Il a été placé en auto-quarantaine dans sa résidence située en dehors de la base.

En outre, un premier cas de coronavirus a été détecté au Brésil, ce qui constitue également le premier cas en Amérique du Sud. Hors de Chine, l’épidémie touche de plus en plus de pays, où elle a fait au moins 2500 contaminations et plus d’une quarantaine de morts.

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Coronavirus: la contamination s’accélère à travers la planète

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[KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH]

L’épidémie de pneumonie virale s’est accélérée lundi à travers le globe. Cinq pays ont annoncé de premiers cas de contamination: Afghanistan, Bahrein, Koweit, Irak et Oman. Le coronavirus n’a toutefois pas encore atteint le stade de pandémie, selon l’OMS. Une réunion entre ministres de la Santé européens est prévue avec la participation du conseiller fédéral Alain Berset.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a notamment jugé « très préoccupante (…) l’augmentation soudaine » de nouveaux cas en Italie, en Corée du Sud et en Iran. L’OMS a en revanche observé un déclin en Chine, pays d’origine de la maladie, depuis début février et aucun changement important sur les composantes du virus.

En Europe, l’Italie est devenue le premier pays du continent à mettre en place un cordon sanitaire autour d’une dizaine de villes du Nord. Le décompte s’y est stabilisé à 229 cas confirmés, dont sept décès.

Face à la flambée des cas, une réunion des ministres de la Santé de la péninsule et de ses pays frontaliers aura lieu mardi après-midi à Rome. Elle visera à déterminer « des lignes d’action communes ». Le conseiller fédéral Alain Berset y participera.

Inquiétudes pour la Corée du Nord

Dans le reste du monde, la Corée du Sud et l’Iran se retrouvent en première ligne, avec respectivement le plus grand nombre de cas de contamination et de décès en dehors de la Chine.

Avec un record quotidien de 231 nouveaux cas de contamination en l’espace de 24 heures, la Corée du Sud dénombre désormais plus de 800 patients contaminés, dont sept mortellement. C’est plus que le Japon où le paquebot Diamond Princess constituait jusqu’à présent le premier foyer de contamination hors de Chine.

La Mongolie, qui a déjà fermé sa frontière avec la Chine mais a jusqu’à présent échappé au virus, a annoncé la suspension des liaisons aériennes avec la Corée du Sud. Hong Kong a de son côté décidé d’interdire à partir de mardi les arrivées de non résidents en provenance de Corée du Sud et appelé les résidents hongkongais à s’abstenir de tout voyage non nécessaire.

Entre Chine et Corée du Sud, la Corée du Nord n’a pour l’heure fait état d’aucune contamination. Mais l’inquiétude monte à l’égard de ce pays au système de santé fragile. La Croix-Rouge a annoncé lundi avoir obtenu une exemption des sanctions de l’ONU pour y acheminer du matériel médical face à une éventuelle arrivée de l’épidémie.

Taux de mortalité élevé en Iran

Moins d’une semaine après la détection du nouveau coronavirus dans le pays, Téhéran a pour sa part annoncé quatre nouveaux décès, portant à 12 le nombre de victimes de l’épidémie en Iran, où une mission de l’OMS est attendue. Avec 64 personnes contaminées, ce taux de mortalité d’un sur cinq semble beaucoup plus élevé que celui constaté jusqu’à présent en Chine (aux alentours de 3%).

Un député de Qom, ville où ont été annoncés les premiers cas de coronavirus, a accusé le gouvernement de « ne pas dire la vérité » sur l’ampleur de l’épidémie. Selon une agence de presse iranienne, le député aurait évoqué le chiffre de « 50 morts » pour la seule ville de Qom. Un bilan « catégoriquement » démenti par un vice-ministre de la Santé.

Inquiets de la contagion en Iran, l’Arménie, la Turquie, la Jordanie, le Pakistan, l’Irak et l’Afghanistan ont fermé leur frontière ou restreint les échanges avec ce pays. Au moins 200 personnes ont été mises en quarantaine au Pakistan, à la frontière iranienne.

Au total, plus d’une trentaine de pays sont désormais touchés, avec un bilan qui dépasse largement les 30 morts hors de Chine.

Les Bourses décrochent

En Chine même, où le coronavirus est apparu en décembre dans la métropole de Wuhan, l’épidémie a fait encore 150 morts selon le dernier bilan quotidien annoncé lundi matin. Alors que les autorités se montraient ces derniers jours plus optimistes quant à l’évolution de la maladie, ce chiffre constitue une nette remontée par rapport au nombre de décès annoncés la veille (97).

Au total, près de 2600 personnes ont succombé en Chine, sur 77’000 cas de contamination. Le nombre de nouveaux cas de contamination a en revanche reflué à 409 contre 648 annoncés dimanche.

L’accélération mondiale des contaminations a fait décrocher les marchés boursiers, particulièrement en Europe. La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a averti que la crise « pourrait mettre en péril la reprise » mondiale. Le FMI a déjà abaissé de 0,4 point sa prévision de croissance pour la Chine en 2020, à 5,6%. La Chine étant la deuxième économie mondiale, ce repli devrait coûter 0,1 point de croissance au PIB planétaire.

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Coronavirus: 2e mort en Italie, l’inquiétude monte hors de Chine

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Le coronavirus, apparu en décembre à Wuhei, a fait un deuxième mort en Italie samedi (archives). (©KEYSTONE/EPA/zyf JMA)

L’Italie a enregistré samedi un deuxième mort du coronavirus. Hors de Chine, le nombre de contaminations bondit et l’OMS a appelé à la mobilisation. La maladie a déjà touché 77’000 personnes dans le monde.

La deuxième victime européenne est une Italienne hospitalisée depuis une dizaine de jours en Lombardie (nord), ont indiqué les agences d’information italiennes. L’âge de la victime n’est pas précisé. Un premier décès dans la Péninsule, celui d’un retraité de 78 ans, avait été annoncé dans la nuit.

Une trentaine de cas d’infection ont été répertoriés jusqu’à présent sur le sol italien, dont plus de 25 en Lombardie. Plus d’une dizaine de villes ont été placées en semi-confinement depuis vendredi.

La première personne morte en Europe du Covid-19 était un touriste chinois de 80 ans décédé à Paris le 14 février. Il avait contracté la maladie dans la province de Hubei, dont Wuhan est le chef-lieu. En dehors de la Chine continentale (sans Hong Kong et Macao), plus de 1300 contaminations ont jusqu’à présent été recensées, notamment en Corée du Sud et au Japon.

Craintes de l’OMS

Si la crainte saisit l’Europe, c’est aussi parce que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’inquiète de la difficulté à enrayer la propagation du virus.

Le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tiré la sonnette d’alarme vendredi à Genève: « Nous sommes encore dans une phase où il est possible de contenir l’épidémie ». Mais la « fenêtre de tir se rétrécit », a-t-il averti, déplorant le manque de soutien financier international.

De fait, les foyers de Covid-19 ont continué d’essaimer, avec samedi un mort supplémentaire recensé en Iran. Ce décès porte le nombre de morts liée à cette maladie à cinq et celui des personnes contaminées à 28. De premiers cas confirmés avaient été annoncés la veille au Liban et en Israël.

En Corée du Sud, un deuxième décès a été annoncé samedi et le nombre d’infections a bondi pour la deuxième journée consécutive, passant à un total de 346 avec 142 nouveaux cas répertoriés, selon les autorités sanitaires sud-coréennes.

Diamond Princess

Au Japon, une centaine de croisiéristes qui étaient en contact étroit avec des personnes infectées présentes sur le Diamond Princess ont commencé samedi à débarquer du paquebot, ont indiqué des médias locaux. Après leur sortie, une quarantaine de 14 jours devrait débuter pour les plus de 1000 membres d’équipage toujours à bord.

Le Diamond Princess reste le plus important foyer de contagion hors de Chine. Sur 3711 personnes se trouvant initialement à bord, plus de 630 ont contracté le coronavirus.

Toujours au Japon, le comité d’organisation des jeux Olympiques 2020 de Tokyo a annoncé samedi qu’il allait retarder la formation des bénévoles qui encadreront l’événement, par mesure de précaution. Il a assuré que les JO prévus du 24 juillet au 9 août ne sont pas remis en cause.

Ralentissement en Chine

En Chine continentale en revanche, pays de très loin le plus touché par la pneumonie virale, l’heure semble au ralentissement. Les autorités sanitaires ont annoncé samedi 109 nouveaux décès, contre 118 la veille, pour un total national de 2345.

Le chiffre quotidien des nouveaux cas de contamination au coronavirus est en plus forte baisse encore, avec 397 nouveaux cas contre près de 900 vendredi. Une délégation d’experts menée par l’OMS doit arriver dans la journée à Wuhan, au moment où le nombre de contaminations en Chine continentale dépasse désormais les 76’000.

La Chine a minimisé jusqu’à présent l’impact à long terme de l’épidémie sur son économie, paralysée par les placements en quarantaine, les routes bloquées et le manque de main-d’oeuvre. Chen Yulu, un vice-gouverneur de la banque centrale chinoise (PBOC), s’est toutefois déclaré persuadé samedi à la télévision publique CCTV que la croissance économique allait « rapidement rebondir » après la crise.

Source: ATS

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