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Economie

Les nettoyeurs de l’Aubépine débrayent une heure

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Des conditions de travail non conforme pour les nettoyeurs du cycle de l’Aubépine. Unia veut que l’Etat les engage.

Les nettoyeurs du cycle d’orientation de l’Aubépine ont débrayés pendant une heure hier matin (je). Ils dénoncent des conditions de travail non conformes à la convention collective, appliquées par un employeur pourtant choisi par l’Etat de Genève. Selon le syndicat UNIA, l’entreprise de nettoyage qui les emploie, Serconet SA, devrait respectivement 9’000 et 13’000 francs à deux employés à cause de la non-application de la convention collective.  Camila Aros, responsable du secteur du nettoyage à Unia.

Camila Aros Secrétaire syndicale à Unia, responsable secteur nettoyage

La soumission arrive à échéance à la fin de l’année et l’entreprise de nettoyage les a licenciés. Unia réclame que l’Etat engage ces collaborateurs, présents pour certains, depuis plus de 10 ans à l’Aubépine. La réponse du directeur général de l’Office des bâtiments à l’Etat de Genève. René Duvillard.

René Duvillard Directeur général à l'Office des bâtiments à l'Etat de Genève

Des propos recueillis par Judith Monfrini

L’Etat indique que de nouvelles règles ont été édictées pour les appels d’offre en mai dernier. Le prix ne serait plus déterminant afin de limiter la sous-enchère salariale.

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Votations : un dimanche bienveillant pour l’UE

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Réforme fiscale et loi sur les armes : ces deux objets ont été acceptés hier en vote populaire. Peut-on interpréter cela comme un signal pour la politique européenne de la Suisse ?

En un sens oui, parce qu’il a été question pour ces deux réformes de complications avec Bruxelles si elles étaient refusées. La Suisse aurait pu se retrouver sur une liste noire de pays non collaboratifs en cas de rejet de la réforme fiscale. Les entreprises étrangères en Suisse auraient continué d’être favorisées, ce qui aurait été contraire au protectionnisme fiscal des grands Etats actuellement. L’Union européenne en particulier.

La Loi sur les armes avait aussi une dimension européenne très sensible.

C’est un peu la même chose. Refuser cette réforme aurait été difficile à assumer par rapport à l’espace Shengen auquel la Suisse appartient. Ses partisans ont d’ailleurs proclamé qu’un rejet de la réforme aurait tout simplement valu une exclusion de la Suisse des traités de Schengen-Dublin. Bon, pourquoi pas. Mais la Grande-Bretagne n’en a jamais fait partie, et elle ne donne pas l’impression d’être marginalisée ni moins collaborative dans sa lutte contre la criminalité.

Vous pensez que le volet européen de ces deux réformes a été décisif dans leur acceptation ?

Oui, de toute évidence. C’est clairement ce qui a fait la différence sur les armes. Bien qu’il ne sera jamais possible de le mesurer précisément.

Alors on peut parler de signal positif.

Oui, mais qui peut être interprété de plusieurs manières différentes. Les soumissionnistes y verront une preuve que la capacité de résistance des Suisses devant la puissance européenne n’est qu’une agitation illusoire. Quand l’Europe menace, les Suisses finissent toujours par s’aligner.

Et les souverainistes ?

Eh bien pour eux, ce double résultat décevant apporte la preuve que la majorité des Suisses savent être pragmatiques et nuancés dans leur résistance à Bruxelles. Qu’ils ne sont pas braqués et opposés à tout.

C’est plutôt de bon augure par rapport aux votes importants qui vont suivre.

Oui, l’Accord-cadre et la libre-circulation des personnes. C’est par rapport à ces deux mammouths politiques que le signal semble positif. Parce que le climat s’est beaucoup dégradé depuis le vote britannique sur le Brexit. Bruxelles a accentué la pression sur la Suisse avec de nouvelles menaces, et les Suisses ne l’ont pas bien pris. Ils auraient pu réagir ce week-end en rejetant au moins la réforme de la loi sur les armes. Ils ne l’ont pas fait.

On ne peut pas dire qu’ils soient rancuniers.

C’est un peu cela le message que les Suisse envoient à Bruxelles. On pourrait même se dire qu’ils attendent une réponse : « Alors si Bruxelles devenait également moins rancunière? Un peu plus rationnelle peut-être, moins portée sur les rapports de force qui lui sont forcément favorables ?» Mais tout cela n’est que de l’interprétation d’actualité à chaud. Parce que de nouveaux éléments interviennent tout le temps dans le dossier européen. Les votations de ce week-end ne vont probablement pas servir de référence longtemps.

 

 

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Genève réinvente sa façon de se vendre aux touristes

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Le lac, l’horlogerie mais aussi la culture. Genève fourmille de trésors touristiques encore trop peu exploités. Tel est l’un des messages clés de Genève Tourisme et Congrès. Un an après les états généraux du tourisme, les acteurs du secteur ont présenté leur vision pour l’avenir. Mais aussi un nouveau projet de loi sur le tourisme (Ltour).

Après avoir traversé une crise alliant de lourds déficits et des problèmes de gouvernance, Genève Tourisme prépare ainsi sa renaissance. Avec un contrôle renforcé du Conseil d’Etat, tout en restant une fondation de droit privée. Les explications de Pierre Maudet, conseiller d’Etat chargé du développement économique:

Pierre Maudet Conseiller d'Etat chargé du développement économique

Et Pierre Maudet de définir le rôle de Genève Tourisme:

Pierre Maudet Conseiller d'Etat chargé du développement économique

De son côté, Adrien Genier, directeur général de Genève Tourisme, après avoir été responsable de marché chez Suisse Tourisme au Brésil, puis en Suède, estime que la destination a déjà toutes les cartes en main pour attirer les touristes:

Adrien Genier Directeur général de Genève Tourisme et Congrès

Adrien Genier met en avant le rôle des influenceurs via les réseaux sociaux:

Adrien Genier Directeur général de Genève Tourisme et Congrès

Demain, Sophie Dubuis, présidente de la fondation Genève Tourisme et Congrès, sera l’invitée de Radio Lac Matin à 7h18.

@marie_prieur

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Vos questions votation – RFFA

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Dimanche, nous votons ! L’un des objets est celui sur « la loi fédérale relative à la RFFA », la fameuse réforme fiscale des entreprises. Vous aviez des questions, un expert y a répondu.

Dans une brochure explicative, le Conseil Fédéral expose son projet pour « une fiscalité des entreprises compétitive à l’échelle internationale et une prévoyance vieillesse fiable. » En lien avec le Parlement, le Conseil Fédéral souhaiterait créer « un système fiscal compétitif et conforme aux règles internationale et contribuer à garantir les rentes AVS ».

Une loi qui entend supprimer les privilèges fiscaux des entreprises, promouvoir les investissements dans la recherche et le développement, ou encore, donner plus de moyens aux cantons par le biais de la confédération. Nous aurons le dernier mot dimanche.

 

Marie Claude: Pourquoi changer quelque chose alors que tout va bien ?

 

Antonio: Va t’on perdre des entreprises ?

 


Margaux: est-ce que mon AVS sera impacté ?

 

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Monnaies alternatives : le modèle WIR n’a pas d’âge.

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La banque coopérative WIR annonce qu’elle renouvelle complètement sa direction. On devine qu’ils s’agit de donner un nouvel élan à l’ancêtre des monnaies alternatives en Suisse.

Oui, la monnaie WIR a septante ans. C’est un système d’échange créé à Bâle entre privés et entreprises. Vous contractez un emprunt de quelques milliers de francs à la banque coopérative WIR. En monnaie WIR. Vous ne pourrez ensuite les dépenser qu’auprès des membres du réseau.

C’est combien d’utilisateurs en Suisse ?

60 000, dont 45 000 entreprises. Dans les arts et métiers, surtout les indépendants, petites ou micro- entreprises actives sur le marché intérieur. Dans la construction en particulier. En Suisse alémanique principalement, mais WIR a une succursale à Lausanne pour la Suisse romande.

Ça fait penser aux monnaies alternatives qui fleurissent en Suisse.

Complètement. Le Léman, le Farinet, le Bonobo à Berne, le MLC à la Chaux-de-Fonds. Comme Monnaie locale complémentaire, ce qu’elles sont toutes. Ces expériences ont toutefois de la peine à s’imposer. Faute de masse critique. Un nombre de participants insuffisant et pas assez varié. Mais l’objectif est le même que WIR : favoriser l’économie locale. Une multinationale avec filiale en Suisse ne prendra pas la monnaie WIR. Un paysagiste d’agglomération, c’est plus probable.

Et qu’est-ce qui a fait le succès de WIR ?

Son histoire. La coopérative a été créée après la crise de 1929, la monnaie était devenue rare et le crédit coûteux (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui). Le succès a été rapide et considérable. La banque a ensuite traversé les décennies en tavaillant sur une base d’utilisateurs qui lui a permis de se développer. La monnaie WIR est aujourd’hui reconnue et surveillée par la Banques nationale.

C’est risqué de détenir et d’utiliser la monnaie WIR ?

Sur le plan macro-systémique, non. C’est trop petit à l’échelle monétaire de la Suisse. Mais le risque principal pour l’utlisateur, c’est d’en avoir trop et de ne plus savoir qu’en faire. De ne plus parvenir à la placer. C’est une monaie complémentaire dont il faut user avec modération.

Comment se fait-il que cette monnaie fasse si peu référence dans les milieux alternatifs ?

Ce n’est pas la même culture en fait, pas le même public. Les nouvelles expériences de monnaies alternatives sont en général beaucoup plus orientées écologie, partage, décroissance, économie circulaire. Le réseau WIR est plus libéral au sens historique et national. Vous me direz qu’il y a aussi souvent une dimension un peu libertarienne dans certaines mouvances alternatives…

Ce n’est donc pas incompatible.

Non, ça peut se recouper. Et c’est précisément ce que la nouvelle direction de la banque WIR veut remettre sur l’ouvrage. WIR s’est adapté à beaucoup de situations dans son histoire. L’autre voie sur laquelle la coopérative veut accélérer son évolution, ce sont les technologies financières. Une nouvelle crypto-monnaie, le Giracoin, a été créée il y a deux ans à Bâle. Tiens, le fief de WIR précisément. Eh bien le Giracoin s’inspire ouvertement de WIR, mais à l’échelle du monde. Il a déjà 280 000 utilisateurs dans 143 pays. En Afrique en particulier. Dans des milieux plutôt libéraux disons, mais très souvent portés sur la durabilité.

 

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L’or inspire confiance. En Suisse aussi.

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Une enquête vient de sortir de l’Université de Saint-Gall qui montre que les Suisses investissent volontiers dans l’or. C’est assez surprenant, parce que l’or passe plutôt pour un placement exotique.

Oui, pour une relique barbare comme disait l’économiste britannique Keynes au début du siècle dernier. Et vers la fin du siècle, on ne cessait d’entendre que l’or n’avait plus aucun avenir comme vecteur d’investissement. Et puis il s’est réveillé au début des années 2000. Sa valeur en dollars a augmenté de plus 600% depuis cette époque.

La valeur de l’or peut varier, mais c’est un placement qui ne rapporte rien entre le moment où vous achetez et le moment où vous vendez.

Oui, c’est un peu comme une œuvre d’art. Elle peut prendre ou perdre de la valeur, mais elle ne rapporte rien si elle reste dans votre salon. Il n’y a pas de rendement plus ou moins régulier comme dans l’immobilier, les actions ou les obligations. C’est pour cela que votre conseiller financier ne vous recommandera pas d’acheter de l’or. Ce sont en général les clients qui en demandent.

Et ils veulent des lingots, pas des participations dans des fonds d’investissement sur l’ or.

C’est souvent le cas en effet. L’enquête de l’Université de Saint-Gall fait ressortir que l’or est le deuxième placement préféré des Suisses derrière l’immobilier. Les actions viennent loin derrière. Six sondés sur dix pensent que l’or est un investissement judicieux. Ça ne veut pas dire qu’ils n’ont que de l’or, évidemment. Ou qu’ils en ont beaucoup. Mais ils en ont. Et ça leur inspire confiance.

Il faut dire aussi que cette enquête a été financée par un négociant en or.

Absolument, mais ça n’enlève rien à son intérêt. L’enquête est certainement destinée à décomplexer les gens qui ont envie d’acheter de l’or sans trop oser le faire. Parce que ça semble tellement archaïque. Et puis si l’on n’a pas trop envie d’en parler à sa banque, on peut acheter des lingots ou des pièces sur le web.

Le plus souvent stylisés, parce que l’or est aussi un cadeau.

Des parents à leurs enfants en général. Ce qui a pratiquement disparu en revanche, ce sont les cadeaux des entreprises à leurs plus fidèles employés. Vous savez, les traditionnels vrenelis en Suisse, les napoléons en France. On peut encore s’en procurer.

Combien vaut l’or actuellement ? C’est plutôt cher, ou plutôt bon marché ?

Environ 1300 francs l’once, c’est-à-dire 30 grammes. 42 francs le gramme. Et vous pouvez acheter un lingot d’une once plutôt qu’un kilo à 42 000 francs. Alors oui, clairement, c’est relativement cher en comparaison historique.

Et puis l’or sert aussi à spéculer, non ?

Oui, mais à court terme, mieux vaut laisser cela aux professionnels. Et sur le long terme, eh bien l’or est essentiellement un placement défensif. C’est certainement l’actif le plus durable que l’on connaisse. Et c’est en général dans cette perspective que l’on acquiert de l’or. En se disant que si tout s’effondre un jour, et l’immobilier avec, l’or aura toujours de la valeur. On ne sait pas très bien quelle valeur, mais il en aura toujours.

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