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Politique

Les députés vaudois ne veulent pas sacrifier l’agriculture

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« Non au sacrifice inutile de notre agriculture ». C’est la résolution largement acceptée mercredi par le Grand Conseil vaudois.

Le parlement cantonal s’inquiète de la politique agricole 2022 publiée récemment par le Conseil fédéral. Dans ce document, la Confédération propose notamment d’ouvrir davantage les marchés. Le 24 septembre dernier, le peuple suisse a pourtant massivement accepté l’inscription de la sécurité alimentaire dans la Constitution. Pour le député UDC Philippe Jobin, le Conseil fédéral bafoue ainsi cette volonté populaire.

Philippe Jobin Député, UDC, VD

En adoptant cette résolution, le Grand Conseil demande donc au gouvernement cantonal et aux Chambres fédérales de s’opposer fermement à la stratégie « sournoise » du Conseil fédéral. Pour le député UDC Philippe Jobin, il y a plusieurs relais dans ce dossier, à commencer par le ministre Philippe Leuba.

Philippe Jobin Député, UDC, VD

La résolution est transmise au Conseil d’Etat vaudois qui a désormais 3 mois pour apporter des réponses.

 

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C’est une première: une femme dirigera l’armée suisse

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Le Conseil fédéral, dans sa nouvelle composition, a décidé d'une grande rocade à la tête des départements. (archives) (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La nouvelle année rimera avec un grand chamboulement au Conseil fédéral. Des nouvelles têtes apparaîtront dans pas moins de quatre départements. Simonetta Sommaruga et Guy Parmelin changent de discastère. Viola Amherd se retrouve reléguée au DDPS.

Les sept ministres s’étaient déjà rencontrés vendredi, mais n’étaient pas parvenus à s’entendre à ce stade. Une nouvelle séance a eu lieu lundi. Ministre de justice et police, la socialiste Simonetta Sommaruga reprend le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC).

A la tête de la défense depuis 2016, l’UDC Guy Parmelin a quant à lui obtenu Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR). Concernant les deux nouvelles conseillères fédérales, le gouvernement a dû procéder à un vote pour préciser leur département.

La libérale-radicale Karin Keller-Sutter se voit attribuer le Département fédéral de justice et police (DFJP) et la démocrate-chrétienne Viola Amherd le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Pour la première fois de l’histoire, l’armée sera dans les mains d’une femme.

Au niveau des suppléances, Karin-Keller Sutter a tout de même obtenu l’Economie et Viola Amherd le DETEC. Ueli Maurer reste chef du Département fédéral des finances (DFF), Ignazio Cassis du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et Alain Berset du Département fédéral de l’intérieur (DFI).

DETEC à nouveau au PS

Simonetta Sommaruga peut désormais diriger le département qui lui avait échappé il y a huit ans lorsqu’elle avait succédé à Moritz Leuenberger. Le dicastère était passé dans les mains de la PDC Doris Leuthard. Les socialistes ont une grande expérience dans ce département. Ils l’ont dirigé pendant 27 ans depuis 1960.

Des chantiers complexes attendent la Bernoise. Il faudra notamment parachever la sortie du nucléaire ainsi que la libéralisation du marché de l’électricité. Mais aussi encadrer la restructuration du réseau postal, accompagner la privatisation partielle de PostFinance et finaliser les contours du futur paysage audiovisuel dans la nouvelle loi sur les médias électroniques.

Viticulteur à l’économie

Avec Guy Parmelin, c’est un ancien viticulteur qui reprend les rênes du DEFR. Un seul UDC a dirigé l’Economie depuis 1960: Friedrich Traugott Wahlen, et ce pendant un an et demi. Le département est depuis 2010 dans les mains du PLR Johann Schneider-Ammann.

Guy Parmelin marche dans les pas d’un autre Vaudois: le PLR Jean-Pascal Delamuraz avait aussi fait ses premières armes à la défense avant de prendre son essor à l’économie.

Union européenne

La première tâche de l’UDC sera de régler la question des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes dans le dossier européen. Sa position partisane pourrait être un handicap face au refus des syndicats de faire des concessions face à l’UE.

Sur l’accord-cadre avec l’Union européenne, ainsi que sur la politique agricole de la Confédération PA 2022+, Guy Parmelin a botté en touche devant la presse. « Il est prématuré de donner déjà des pistes de réflexion », a-t-il assuré, estimant qu’il lui fallait d’abord attendre les résultats des procédures en cours.

Interrogé sur son niveau d’anglais, nécessaire pour un ministre amené à collaborer avec l’extérieur, le Vaudois a assuré bien maîtriser un « anglais passif » et mis en avant l’usage de traducteur.

Plus d’UDC au DDPS

Le PDC n’avait quant à lui plus été à la tête de du Département de la défense depuis Arnold Koller, qui y était resté deux ans de 1987 à 1989 avant de reprendre le DFJP. Le DDPS est resté en mains du même parti l’UDC durant 20 ans.

« Il est sain qu’une autre formation reprenne les dossiers pour les faire avancer avec l’appui du collège », a déclaré Guy Parmelin devant la presse. Ce sera l’occasion pour le nouveau chef d’apporter une vision différente.

Il n’en reste pas moins que le ministre sortant refile à la nouvelle venue la patate chaude de l’achat de nouveaux avions de combat.

Retour du PLR au DFJP

Les libéraux-radicaux n’ont quant à eux pas été nombreux à diriger la Justice et la Police, un département aux mains de Simonetta Sommaruga depuis 2010. Avant Karin Keller-Sutter, les PLR Rudolf Friedrich (1983-1984) puis Elisabeth Kopp (1984-1989) se sont succédé au DFJP.

La nouvelle élue peut se prévaloir d’une certaine expérience puisqu’elle avait dirigé ce dicastère au niveau cantonal. Karin Keller-Sutter devra vraisemblablement affronter le référendum contre le durcissement de la législation sur les armes. Et plus tard, l’initiative contre le niqab, contre lequel le Conseil fédéral compte lutter avec une série de mesures ciblées, ainsi que l’initiative de l’UDC contre la libre circulation des personnes.

Source ATS

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Les députés genevois demandent eux aussi le départ de Maudet

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Pierre Maudet a admis avoir menti dans ce dossier.

La pression ne cesse d’augmenter sur les épaules de Pierre Maudet. Après le PLR Suisse et sa section genevoise et le dépôt d’une pétition munie de plus de 15 000 paraphes, c’est au tour des députés du Grand Conseil genevois de demander le départ du conseiller d’Etat. La commission législative du parlement a en effet accepté ce vendredi par 4 voix pour et 5 abstentions une résolution déposée en septembre par Ensemble à gauche.

« Pierre Maudet ne peut plus être membre du Conseil d’Etat et doit en tirer les conséquences immédiatement », disait le texte. Il a donc obtenu une majorité portée par les élus socialistes, verts et de la gauche de la gauche. La droite (PLR et PDC), l’UDC et le MCG se sont abstenus. Une position qui en dit long sur le divorce entre Pierre Maudet et son propre camp.

Pour rappel, le conseiller d’Etat genevois est mis en prévention pour un voyage controversé à Abu Dhabi, en novembre 2015. Il doit aussi faire la lumière sur un certain nombre de dossiers problématiques, comme l’ouverture express d’un bar aux Grottes ou une situation fiscale personnelle litigieuse.

@raphaelleroy

 

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Le Conseil fédéral temporise sur l’accord-cadre avec l’UE

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La période d'incertitude concernant les relations bilatérales entre la Suisse et l'UE va continuer (archives). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Conseil fédéral temporise sur l’accord-cadre avec l’Union européenne. Avant de dire s’il accepte ou refuse le projet issu des négociations, il a décidé vendredi de lancer un grand débat public sur le « deal » proposé.

Le gouvernement a chargé le Département des affaires étrangères de consulter les milieux concernés sur le résultat des négociations. Ces consultations « serviront de base à une analyse approfondie des intérêts politiques en vue d’une éventuelle signature de l’accord. »

La situation est très délicate pour le gouvernement. Il est entré dans la négociation en fixant des lignes rouges, or plusieurs ont été franchies.

Le Conseil fédéral sait qu’il aura de la peine à obtenir un soutien du Parlement, voire du peuple. Mais refuser d’emblée le projet risque d’exposer la Suisse à des sanctions de Bruxelles.

Risques

Le gouvernement expose toute une série de possibilités: rupture des négociations sur des dossiers comme l’électricité, la santé publique et la sécurité alimentaire, non-reconnaissance de l’équivalence de la Bourse suisse qui échoit à la fin du mois. Un refus exposerait aussi à l’insécurité juridique pour l’actualisation régulière des accords d’accès au marché et rendrait toute négociation difficile.

Le gouvernement rappelle par ailleurs qu’il n’est pas envisageable pour l’UE de suspendre ou de reporter les négociations sur l’accord-cadre. De nouveaux pourparlers ne sont pas exclus, mais ne pourraient avoir lieu avant 2020 et rien ne garantit que l’UE se fonderait sur l’actuel projet d’accord.

Le Conseil fédéral préfère donc temporiser en dévoilant le résultat obtenu. Voulu par Bruxelles surtout pour garantir une meilleure harmonisation des droits suisse et européen, l’accord institutionnel ne chapeautera pas les quelque 120 accords bilatéraux.

La Suisse a obtenu qu’il s’applique seulement aux futurs accords d’accès au marché et aux cinq textes existants: la libre circulation des personnes, la reconnaissance mutuelle en matière d’évaluation de la conformité, les produits agricoles, le transport aérien et les transports terrestres.

Reprise non automatique

La Suisse disposera de délais suffisants pour reprendre chaque développement du droit européen, avec possibilité d’un référendum. Une reprise automatique est exclue.

En revanche l’UE veut des concessions sur les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Elle demande que la Suisse soumette la protection des salaires au droit européen (directive sur les travailleurs détachés) dans les trois ans suivant l’entrée en vigueur de l’accord institutionnel.

Ne seront garanties dans le projet d’accord que les mesures suivantes: un délai d’annonce des travailleurs détachés de quatre jours (au lieu des huit actuels), le dépôt d’une caution uniquement pour les employeurs ayant déjà abusé et une obligation de documentation pour les travailleurs indépendants.

Aide sociale

Le projet ne mentionne pas la directive concernant la citoyenneté européenne (directive sur la libre circulation des citoyens de l’UE). Le texte obligerait la Suisse à étendre les droits à l’aide sociale, offrir une protection accrue contre l’expulsion et accorder un droit de séjour permanent dès 5 ans de séjour.

Berne estime que ce n’est pas un développement de la libre circulation à reprendre. Bruxelles est d’un autre avis. Le projet ne mentionne pas non plus le règlement de l’UE sur la coordination des services de sécurité sociale en cours de réforme. Si la Suisse est obligée de suivre, elle devrait verser des prestations de chômage aux travailleurs frontaliers actifs sur son territoire.

Si les parties divergent sur la reprise du droit, le nouveau mécanisme de règlement des différends s’appliquera. Chaque partie pourrait saisir le comité mixte chargé de la gestion des accords.

Si celui-ci ne trouve pas de solution en trois mois, chaque partie pourra saisir un tribunal arbitral commun et paritaire qui statuera de manière autonome. Sa décision liera les deux parties et si l’une ne la respecte pas, l’autre pourra décider de mesures de compensation proportionnelles.

La Suisse a réussi à faire reconnaître des exceptions existantes pour les transports terrestres comme l’interdiction de circuler la nuit ou la limite des 40 tonnes. La question des aides d’Etat proscrites par Bruxelles a été résolue. Sauf pour le transport aérien, l’accord institutionnel ne contient que des principes généraux.

Source ATS

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Rebecca Ruiz se lance dans la succession de Pierre-Yves Maillard

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La conseillère nationale Rebecca Ruiz et le conseiller d'Etat Pierre-Yves Maillard mardi dernier lors du congrès du Parti socialiste vaudois (PSV) à Lausanne (archives). (©KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ)

Rebecca Ruiz veut succéder à Pierre-Yves Maillard au Conseil d’Etat vaudois. La conseillère nationale socialiste a annoncé vendredi à Lausanne qu’elle était candidate à l’élection complémentaire du printemps prochain.

Pour la socialiste, la fonction est « passionnante », a-t-elle déclaré devant les médias. Et d’ajouter qu’elle se lance dans ce défi avec « beaucoup d’enthousiasme et de motivation » et souhaite ne laisser personne au bord du chemin.

Agée de 36 ans, entrée au National en 2014, Rebecca Ruiz s’est profilée ces dernières années sur les questions de santé. La veille, son collègue de parti Stéphane Montangero annonçait qu’il ne serait pas candidat à cette complémentaire. Et l’appelait à se présenter.

Source ATS

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Béatrice Hirsch est la candidate du PDC au Conseil des Etats

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Béatrice Hirsch a été députée au Grand Conseil entre 2005 et 2016.

Le ticket de la droite genevoise à l’élection du Conseil des Etats l’an prochain est connu. Il réunira le libéral-radical Hughes Hiltpold et la démocrate-chrétienne Béatrice Hirsch. Cette dernière a été officiellement désignée jeudi soir par l’Assemblée des délégués du PDC genevois.

Béatrice Hirsch avait annoncé sa candidature sur Radio Lac, le 19 novembre dernier. Née ne 1963, cette infirmière de profession a présidé le PDC genevois entre 2012 et 2014, permettant à son parti de retrouver la mairie de Genève avec l’élection de Guillaume Barazzone et de placer deux élus au Conseil d’Etat en 2013. Mère de deux garçons, elle avait déjà tenté de briguer le Conseil des Etats en 2015 mais son parti lui avait préféré Raymond Loretan. Ancienne députée, Béatrice Hirsch est actuellement adjointe au maire de Troinex.

Jeudi soir, l’Assemblée des délégués du PDC a plébiscité par 60 voix contre 9 et 13 abstentions la stratégie du parti pour les élections fédérales 2019. Celle-ci consiste à miser sur le renouveau en lançant des jeunes candidats. « Le PDC entend (…) travailler sur deux axes, l’exemplarité et la préparation de son personnel politique du parti pour les dix prochaines années », écrivent les démocrates-chrétiens ce vendredi. La liste nominative pour le Conseil national, qui devrait comporter trois femmes et trois hommes, sera finalisée au printemps prochain.

@raphaelleroy

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