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Politique

Jean-Christophe Schwaab fait ses adieux au National

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Les adieux de Jean-Christophe Schwaab à la politique fédérale.

Le vaudois a pris congé vendredi dernier de ses collègues du Conseil national, où il siégeait depuis six ans.  Juriste de formation, le socialiste a présidé ces deux dernières années la commission des affaires juridiques.

Âgé de 38 ans, Jean-Christophe Schwaab a aussi été député au Grand Conseil vaudois de 2007 à 2011.

Mais il met aujourd’hui sa carrière politique entre parenthèse. Il veut avoir plus de temps pour s’occuper de son fils aîné, qui souffre d’un trouble du développement.

Dans un entretien, Jean-Christophe Schwaab nous a livré ses impressions, au moment de quitter la coupole fédérale :

Jean-Christophe Schwaab Conseiller National PS démissionnaire

Propos recueillis par Jérôme Favre.

Notez que Jean-Christophe Schwaab ne quitte pas définitivement la politique. Il conserve son poste de municipal à Bourg-en-Lavaux. Et n’exclut pas un retour sur la scène fédérale.

Enfin, il sera remplacé à Berne, au Conseil National, par la socialiste vaudoise Brigitte Crottaz.

 

Crédit photo : KEYSTONE / ATS

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Au Tessin, Marina Carobbio détrône Filippo Lombardi

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Marina Carobbio Guscetti devient la première conseillère aux Etats tessinoise (archives). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Séisme au Tessin: le conseiller aux Etats tessinois PDC Filippo Lombardi n’a pas été réélu dimanche au 2e tour des élections à la Chambre des cantons. Le PLR a également perdu son siège. Marco Chiesa (UDC) et Marina Carobbio (PS) ont été élus.

L’UDC Marco Chiesa, avec plus de 40’000 voix, a obtenu le meilleur score. Il est suivi par la socialiste Marina Carobbio qui a devancé de 45 votes seulement le sénateur sortant Filippo Lombardi (PDC) qui briguait son sixième mandat consécutif. Le candidat libéral-radical Giovanni Merlini n’a pas atteint 32% des suffrages.

Première femme

Pour la première fois de son histoire, le Tessin élit une femme socialiste au Conseil des Etats. La présidente sortante du Conseil national, Marina Carobbio Guscetti, 53 ans, médecin à Lumino aux portes de Bellinzone, a réussi à détrôner le sénateur sortant Filippo Lombardi, 63 ans, qui partait pourtant favori pour décrocher son sixième mandat consécutif.

Tout s’est décidé lors du dépouillement des deux dernières communes, celles de Bellinzone et Locarno. Le résultat final en faveur de la socialiste a été de 45 voix soit 36’469 contre 36’424 pour Filippo Lombardi.

Autre première

Pour la première fois aussi depuis la fin du 19e siècle, le PLR tessinois n’est plus représenté à la Chambre des cantons. Avec 33’278 voix, l’avocat luganais Giovanni Merlini a réalisé le moins bon score de cette élection.

En revanche le candidat de la liste conjointe Lega/UDC Marco Chiesa a réalisé un excellent résultat personnel décrochant 42’552 suffrages. La participation au vote a été de 47,1%.

Source: ATS

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« Gilets jaunes »: premiers incidents à Paris

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Des policiers sont intervenus dès la première manifestation de "gilets jaunes" à la Porte de Champerret à Paris ce matin. (©Keystone/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Malgré leur essoufflement, les « gilets jaunes » tentent samedi pour leur anniversaire un retour aux sources de cette lutte sociale inédite, avec de multiples appels à manifester partout en France et « plusieurs milliers » de personnes attendues à Paris.

« Ca va péter, ça va péter », « On est là même si Macron il veut pas », « Joyeux anniversaire » chantaient des manifestants Porte de Champerret, à Paris. Vers 10h00, quelques dizaines de « gilets jaunes » ont investi à pied le périphérique voisin, entraînant immédiatement une intervention de forces de l’ordre et un reflux tout aussi rapide des manifestants.

Porte de Champerret, départ d’une manifestation autorisée, les forces de l’ordre ont a plusieurs reprises usé de gaz lacrymogène pour disperser en vain quelques centaines de manifestants.

Idem place d’Italie, rive gauche, point de départ d’une seconde manifestation, la police a délogé à coups de grenades lacrymogènes un petit groupe qui avait incendié des palettes en bois.

A Paris, un premier bilan de la préfecture de police faisait état à 10h50 de plus d’un millier de contrôles et de 24 interpellations.

Les points névralgiques de la capitale, des Champs-Elysées à la Concorde ou aux abords des ministères, étaient quadrillés par les forces de l’ordre. Plusieurs stations de métro ou de RER étaient fermées « jusqu’à nouvel ordre » samedi.

Pour cet « acte 53 », la « révolte des ronds-points », née il y a un an pour protester contre une taxe sur le carburant avant de devenir un ample mouvement de contestation qui a bouleversé le mandat d’Emmanuel Macron, espère regagner des couleurs.

« Retour aux ronds-points »

Alors que le gouvernement a concédé primes d’activité, heures supplémentaires défiscalisées et organisé un vaste débat national, le mouvement s’est peu à peu étiolé dans la rue.

Les dernières manifestations n’ont jamais rassemblé plus de quelques milliers de personnes, très loin des 282’000 manifestants recensés le 17 novembre 2018 lors du samedi inaugural.

Sur Facebook, la mouvance fourmille d’initiatives pour marquer le coup avec cet « acte 53 ». Tractages, manifestations, retours sur les ronds-points: plus de 270 actions sont annoncées tout le week-end, partout en France.

Un an après, les multiples revendications de cette vaste contestation demeurent: baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, retour de l’ISF, référendum d’initiative citoyenne…

« Plusieurs milliers de personnes » sont attendues à Paris, selon une source sécuritaire. Sur l’ensemble du territoire, les autorités s’attendent à « une mobilisation importante mais pas comme celles que nous avons pu enregistrer en décembre ou janvier », au plus fort du mouvement qui a ébranlé le pouvoir.

Dans la capitale, la préfecture de police a multiplié les périmètres interdits à la manifestation, notamment autour des Champs-Elysées, pour tenter d’éviter de revivre violences et saccages. Certains « gilets jaunes » veulent néanmoins retourner sur la célèbre avenue, théâtre de plusieurs temps forts du mouvement.

Par ailleurs, des rassemblements sont programmés dans plusieurs grandes villes dont Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes et Toulouse. Des appels à réinvestir les ronds-points, avec ou sans blocages, ont également été lancés à Besançon, Calais, Colmar, Dole, Dunkerque ou Montpellier.

Source: ATS

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Les enfants veulent être pris au sérieux par les politiques

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"Les adultes devraient se rappeler qu’eux aussi ont été des enfants, nous prendre au sérieux et tenir compte de nos avis", tel est l’un des messages que les enfants adressent aux responsables politiques (archives). (©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Des enfants venus de toute la Suisse se sont réunis à Berne vendredi à l’occasion du 30e anniversaire de la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant. Ils ont demandé à être pris au sérieux par les responsables politiques.

« Quand on constate qu’un droit n’est pas respecté, pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de sanction, mais seulement un gros rapport? », s’est inquiété un membre de la délégation d’enfants invitée à Berne par la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS). « Comment vous pouvez savoir si tous les droits sont respectés en Suisse? », a demandé un enfant de Martigny (VS), cité dans le communiqué de la CDAS.

Ces futurs citoyens sont inquiets sur le respect effectif de leurs droits. « Les adultes devraient se rappeler qu’eux aussi ont été des enfants, nous prendre au sérieux et tenir compte de nos avis », tel est l’un des messages que les enfants adressent aux responsables politiques.

Parler davantage avec les enfants

Ceux-ci se sont prêtés au jeu. Des membres d’exécutifs cantonaux ont mené un « bref dialogue » avec la délégation d’enfants, précise le communiqué. Ils appellent notamment à mieux associer les enfants à la planification de l’espace public et à renforcer la protection de l’enfance.

La Confédération et les cantons doivent travailler ensemble pour améliorer les droits des enfants, a estimé Alain Berset. L’objectif doit être « d’aider les enfants à devenir des adultes conscients de leurs responsabilités envers eux-mêmes et envers la société, et de promouvoir leur intégration sociale, culturelle et politique », ont estimé les membres des exécutifs présents.

« Pour atteindre cet objectif, nous devons moins parler des enfants et davantage parler avec eux », a conclu le conseiller fédéral.

« L’enfant a quelque chose à nous dire »

Trente ans après la signature de la Convention de l’ONU, la reconnaissance de l’enfant comme sujet de droit a peu avancé, précise à Keystone-ATS Jean Zermatten, fondateur de l’Institut international des droits de l’enfant (IDE) à Bramois (VS) et ancien président du comité de l’ONU sur les droits de l’enfant.

Ce serait la révolution: reconnaître que l’enfant a quelque chose à nous dire, qu’il faut l’entendre systématiquement lorsque des décisions doivent être prises à son égard et que son intérêt supérieur soit pris en compte, souligne-t-il.

Le Valaisan salue toutefois les avancées réalisées en 30 ans dans le domaine des droits économiques, sociaux et culturels, notamment au niveau de l’éducation et de la santé.

La protection des enfants a aussi évolué. Mais des poches de résistance subsistent en matière d’abus, de maltraitance et de violences, regrette M. Zermatten.

La Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant a été adoptée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée générale des Nations unies. La Suisse l’a ratifiée en 1997.

Source: ATS

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Michel Agnant et Jérôme Christen condamnés

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Michel Agnant (à gauche) et Jérôme Christen s'en sortent avec une peine symbolique de 10 jours-amende. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Michel Agnant et Jérôme Christen ont bel et bien violé le secret de fonction. Les deux municipaux de Vevey (VD) s’en sortent toutefois avec une peine considérée comme « symbolique » de 10 jours-amende à 80 francs avec sursis pendant deux ans.

La présidente du Tribunal de l’arrondissement de l’Est vaudois, Anne-Catherine Page, a condamné mercredi à Vevey les deux élus pour une partie des faits seulement, soit pour la transmission d’informations confidentielles à leur conseiller personnel. Celui-ci n’avait pas le statut pour se voir confier de telles informations, a relevé la juge.

Contrairement au procureur, qui avait requis mardi 40 jours-amende, la présidente du tribunal a estimé qu’il n’y avait pas matière à sanction pour les deux autres cas, à savoir les documents fournis à l’avocat des deux municipaux et à la commission de gestion de la Ville de Vevey.

« C’est une tape sur la main avec une plume d’oie », a imagé Pierre Chiffelle, l’avocat de Michel Agnant, au sujet de la légèreté de la condamnation. Il a qualifié cette peine de « symbolique », sans exclure toutefois un appel ces prochains jours auprès du Tribunal cantonal.

Pour Robert Fox, avocat de Jérôme Christen, « la montagne a accouché d’une souris. » Il a rappelé qu’au début de l’affaire, les deux élus de Vevey Libre faisaient face à huit dénonciations. Cinq ont été classées l’été dernier par le procureur, et deux autres n’ont pas été retenues mercredi par le Tribunal de police.

Révocation peu probable

Condamnés, Michel Agnant et Jérôme Christen peuvent théoriquement se trouver sous le coup d’une procédure de révocation du Conseil d’Etat. Une probabilité que Pierre Chiffelle « peine à imaginer » au vu du jugement. Il a expliqué que c’est le principe de proportionnalité qui devait dicter une telle décision de la part du gouvernement vaudois.

De son côté, le procureur Stephan Johner n’a pas exclu non plus un appel. « Les deux cas qui n’ont pas été retenus par le tribunal seront examinés à tête reposée », a-t-il dit, reconnaissant qu’il s’agissait « d’une question purement de droit. » Comme la veille lors de son réquisitoire, il a affirmé que les deux accusés ne méritaient pas une sanction lourde au vu des faits reprochés.

Bonne foi plaidée

Michel Agnant et Jérôme Christen étaient jugés pour avoir fourni, à partir de la fin 2017, des documents confidentiels à des tiers. Les deux municipaux avaient transmis des procès-verbaux des séances de la municipalité et des documents internes en lien notamment avec l’affaire Girardin (du nom du municipal poursuivi pour gestion déloyale et abus de confiance).

Mardi durant leur audition, les deux accusés ont déclaré avoir agi de bonne foi. Décrivant une ambiance délétère au sein de l’exécutif veveysan, dans lequel ils étaient incapables de se faire entendre, ils ont expliqué qu’ils avaient préféré s’en référer à des tiers, quitte à transmettre des documents confidentiels. Pour le procureur, le duo aurait dû suivre les procédures légales plutôt que d’agir dans l’ombre en contournant la collégialité.

Ajoutées à l’affaire Girardin, les accusations portées à l’encontre de Michel Agnant et Jérôme Christen avaient plongé Vevey dans la crise. Les deux édiles avaient été suspendus de leurs fonctions en décembre 2018 par le Conseil d’Etat, à la demande de la municipalité de Vevey.

La prolongation de cette suspension avait toutefois été annulée début octobre par le Tribunal cantonal, qui avait jugé que la décision du gouvernement vaudois dérogeait au principe de proportionnalité. Les deux hommes avaient retrouvé leur poste le 9 octobre au sein du collège.

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Levrat va quitter la présidence du PS

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Christian Levrat, ici lors du congrès du parti socialiste en mars à Fleurier, ne briguera pas de nouveau mandat à la tête du PS (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Christian Levrat ne briguera pas un nouveau mandat à la tête du parti socialiste. Il passera la main en avril après douze ans de présidence, indique le sénateur de 49 ans dans des interviews publiées mardi dans La Liberté et le Blick.

« Cela fait un certain temps déjà que j’ai décidé de ne pas me représenter », précise le Gruérien dans le journal fribourgeois. Et d’ajouter: « J’ai été président pendant douze ans, avec beaucoup de plaisir et d’énergie. Mais ça use, aussi bien sur le plan politique que personnel. Il faut savoir passer la main ».

Interrogé sur l’influence du score historiquement bas du PS lors des dernières élections sur sa décision, Christian Levrat reconnaît assumer « une part de responsabilité dans ce résultat ». Il relève toutefois que tous les grands partis sont à leur niveau le plus bas.

Son départ au printemps est d’ailleurs « décidé depuis longtemps. C’est pourquoi nous avons au début de l’année décidé d’avancer le congrès du parti de novembre 2020 à avril », explique-t-il dans les colonnes du Blick.

Après les élections fédérales du 20 octobre dernier, plusieurs élus socialistes avaient publiquement demandé le départ de Christian Levrat. Parmi eux figurait la conseillère d’Etat zurichoise Jacqueline Fehr, qui estimait que le PS devait devenir plus jeune et féminin.

Widmer-Schlumpf et immigration de masse

Le Fribourgeois a pris la tête du parti socialiste en 2008. A l’heure du bilan, il estime que l’un de ses succès « qui a probablement marqué le plus la politique suisse, c’est l’élection d’Eveline Widmer-Schlumpf en 2007 et l’installation pour huit ans d’un Conseil fédéral plus ouvert que celui des quatre dernières années ».

Et de mentionner également des succès dans des « votations importantes », comme celles sur le taux de conversion du deuxième pilier, le Gripen ou encore la réforme de l’imposition des entreprises.

A l’inverse, il voit dans l’acceptation de l’initiative contre l’immigration de masse son plus grande échec. « Les partis, en particulier le PS et le PLR, portent une responsabilité », reconnaît-il.

« Empoigner les réformes nécessaires »

Pour la suite, Christian Levrat invite son parti à rester uni et « empoigner les réformes nécessaires dans le domaine de la santé, des retraites, de l’Europe et du climat » plutôt que de « plonger dans des abîmes d’introspection ». « C’est en faisant de la politique qu’on va gagner les élections, pas seulement en faisant de l’introspection », insiste-t-il.

Interrogé sur le profil de son ou sa successeur(e), le Fribourgeois n’a pas souhaité se prononcer. « C’est typiquement le genre de questions auquel un président quittant son poste doit s’abstenir de répondre », a-t-il avancé. Les délégués du PS choisiront leur prochain président lors de leur congrès en avril à Bâle.

Les noms de plusieurs papables ont circulé dans les médias. Les conseillères nationales Mattea Meyer (ZH), Nadine Masshardt (BE), Flavia Wasserfallen (BE), Samira Marti (BL) et Barbara Gysi (SG) ont été évoquées de même que les conseillers nationaux Cedric Wermuth (AG) et Jon Pult (GR).

Source / ATS.

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