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Politique

Ignazio Cassis au Conseil fédéral : analyse et réactions

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Le médecin tessinois devenu lobbyiste des caisses-maladie, Ignazio Cassis, 56 ans, est devenu mercredi matin le 117e conseiller fédéral. Il succédera le 1er novembre au neuchâtelois Didier Burkhalter qui s’en va après 8 ans d’exécutif.

L’élection a été rapide, au 2e tour déjà. Le chef du groupe parlementaire libéral-radical a recueilli 125 voix, soit 2 de plus que la majorité absolue. Derrière Ignazio Cassis, le genevois Pierre Maudet a totalisé 90 voix et la vaudoise Isabelle Moret 28.

L’élection s’est donc déroulée sans surprise. Ce qu’il faut en retenir avec notre correspondant à Berne, Serge Jubin :

Serge Jubin Journaliste parlementaire, Berne

Parmi les premières réactions, celle de l’UDC. Le parti se dit satisfait de l’élection d’Ignazio Cassis, qu’il a d’ailleurs majoritairement soutenu, estimant que c’était « le tour du Tessin ». Le conseiller national UDC vaudois, Jacques Nicolet :

Jacques Nicolet Conseiller national, UDC, VD

Autre son de cloche du côté du parti socialiste. Le PS dit regretter qu’il y ait toujours aussi peu de femmes au Conseil fédéral. Le profil d’Ignazio Cassis a aussi de la peine à passer auprès de la conseillère aux Etats socialiste vaudoise, Géraldine Savary. Elle reste sceptique :

Géraldine Savary Conseillère aux Etats, PS, VD

L’élection est accueillie de manière plus favorable par la vert’libérale Isabelle Chevalley, déçue tout de même par le résultat d’Isabelle Moret :

Isabelle Chevalley Conseillère nationale, PVL, VD

Au moment de faire l’analyse de ces résultats, certains PLR vaudois était évidemment déçus de l’échec d’Isabelle Moret. À l’image du conseiller national Olivier Feller :

Olivier Feller Conseiller national, PLR, VD

De son côté, le conseiller national socialiste vaudois, Jean-Christophe Schwaab estime que les outsiders n’ont pas à rougir, en premier lieu Pierre Maudet :

Jean-Christophe Schwaab Conseiller national, PS, VD

Une première séance du Conseil fédéral avec le nouvel élu est prévue ce vendredi.

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Michel Agnant et Jérôme Christen condamnés

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Michel Agnant (à gauche) et Jérôme Christen s'en sortent avec une peine symbolique de 10 jours-amende. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Michel Agnant et Jérôme Christen ont bel et bien violé le secret de fonction. Les deux municipaux de Vevey (VD) s’en sortent toutefois avec une peine considérée comme « symbolique » de 10 jours-amende à 80 francs avec sursis pendant deux ans.

La présidente du Tribunal de l’arrondissement de l’Est vaudois, Anne-Catherine Page, a condamné mercredi à Vevey les deux élus pour une partie des faits seulement, soit pour la transmission d’informations confidentielles à leur conseiller personnel. Celui-ci n’avait pas le statut pour se voir confier de telles informations, a relevé la juge.

Contrairement au procureur, qui avait requis mardi 40 jours-amende, la présidente du tribunal a estimé qu’il n’y avait pas matière à sanction pour les deux autres cas, à savoir les documents fournis à l’avocat des deux municipaux et à la commission de gestion de la Ville de Vevey.

« C’est une tape sur la main avec une plume d’oie », a imagé Pierre Chiffelle, l’avocat de Michel Agnant, au sujet de la légèreté de la condamnation. Il a qualifié cette peine de « symbolique », sans exclure toutefois un appel ces prochains jours auprès du Tribunal cantonal.

Pour Robert Fox, avocat de Jérôme Christen, « la montagne a accouché d’une souris. » Il a rappelé qu’au début de l’affaire, les deux élus de Vevey Libre faisaient face à huit dénonciations. Cinq ont été classées l’été dernier par le procureur, et deux autres n’ont pas été retenues mercredi par le Tribunal de police.

Révocation peu probable

Condamnés, Michel Agnant et Jérôme Christen peuvent théoriquement se trouver sous le coup d’une procédure de révocation du Conseil d’Etat. Une probabilité que Pierre Chiffelle « peine à imaginer » au vu du jugement. Il a expliqué que c’est le principe de proportionnalité qui devait dicter une telle décision de la part du gouvernement vaudois.

De son côté, le procureur Stephan Johner n’a pas exclu non plus un appel. « Les deux cas qui n’ont pas été retenus par le tribunal seront examinés à tête reposée », a-t-il dit, reconnaissant qu’il s’agissait « d’une question purement de droit. » Comme la veille lors de son réquisitoire, il a affirmé que les deux accusés ne méritaient pas une sanction lourde au vu des faits reprochés.

Bonne foi plaidée

Michel Agnant et Jérôme Christen étaient jugés pour avoir fourni, à partir de la fin 2017, des documents confidentiels à des tiers. Les deux municipaux avaient transmis des procès-verbaux des séances de la municipalité et des documents internes en lien notamment avec l’affaire Girardin (du nom du municipal poursuivi pour gestion déloyale et abus de confiance).

Mardi durant leur audition, les deux accusés ont déclaré avoir agi de bonne foi. Décrivant une ambiance délétère au sein de l’exécutif veveysan, dans lequel ils étaient incapables de se faire entendre, ils ont expliqué qu’ils avaient préféré s’en référer à des tiers, quitte à transmettre des documents confidentiels. Pour le procureur, le duo aurait dû suivre les procédures légales plutôt que d’agir dans l’ombre en contournant la collégialité.

Ajoutées à l’affaire Girardin, les accusations portées à l’encontre de Michel Agnant et Jérôme Christen avaient plongé Vevey dans la crise. Les deux édiles avaient été suspendus de leurs fonctions en décembre 2018 par le Conseil d’Etat, à la demande de la municipalité de Vevey.

La prolongation de cette suspension avait toutefois été annulée début octobre par le Tribunal cantonal, qui avait jugé que la décision du gouvernement vaudois dérogeait au principe de proportionnalité. Les deux hommes avaient retrouvé leur poste le 9 octobre au sein du collège.

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Levrat va quitter la présidence du PS

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Christian Levrat, ici lors du congrès du parti socialiste en mars à Fleurier, ne briguera pas de nouveau mandat à la tête du PS (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Christian Levrat ne briguera pas un nouveau mandat à la tête du parti socialiste. Il passera la main en avril après douze ans de présidence, indique le sénateur de 49 ans dans des interviews publiées mardi dans La Liberté et le Blick.

« Cela fait un certain temps déjà que j’ai décidé de ne pas me représenter », précise le Gruérien dans le journal fribourgeois. Et d’ajouter: « J’ai été président pendant douze ans, avec beaucoup de plaisir et d’énergie. Mais ça use, aussi bien sur le plan politique que personnel. Il faut savoir passer la main ».

Interrogé sur l’influence du score historiquement bas du PS lors des dernières élections sur sa décision, Christian Levrat reconnaît assumer « une part de responsabilité dans ce résultat ». Il relève toutefois que tous les grands partis sont à leur niveau le plus bas.

Son départ au printemps est d’ailleurs « décidé depuis longtemps. C’est pourquoi nous avons au début de l’année décidé d’avancer le congrès du parti de novembre 2020 à avril », explique-t-il dans les colonnes du Blick.

Après les élections fédérales du 20 octobre dernier, plusieurs élus socialistes avaient publiquement demandé le départ de Christian Levrat. Parmi eux figurait la conseillère d’Etat zurichoise Jacqueline Fehr, qui estimait que le PS devait devenir plus jeune et féminin.

Widmer-Schlumpf et immigration de masse

Le Fribourgeois a pris la tête du parti socialiste en 2008. A l’heure du bilan, il estime que l’un de ses succès « qui a probablement marqué le plus la politique suisse, c’est l’élection d’Eveline Widmer-Schlumpf en 2007 et l’installation pour huit ans d’un Conseil fédéral plus ouvert que celui des quatre dernières années ».

Et de mentionner également des succès dans des « votations importantes », comme celles sur le taux de conversion du deuxième pilier, le Gripen ou encore la réforme de l’imposition des entreprises.

A l’inverse, il voit dans l’acceptation de l’initiative contre l’immigration de masse son plus grande échec. « Les partis, en particulier le PS et le PLR, portent une responsabilité », reconnaît-il.

« Empoigner les réformes nécessaires »

Pour la suite, Christian Levrat invite son parti à rester uni et « empoigner les réformes nécessaires dans le domaine de la santé, des retraites, de l’Europe et du climat » plutôt que de « plonger dans des abîmes d’introspection ». « C’est en faisant de la politique qu’on va gagner les élections, pas seulement en faisant de l’introspection », insiste-t-il.

Interrogé sur le profil de son ou sa successeur(e), le Fribourgeois n’a pas souhaité se prononcer. « C’est typiquement le genre de questions auquel un président quittant son poste doit s’abstenir de répondre », a-t-il avancé. Les délégués du PS choisiront leur prochain président lors de leur congrès en avril à Bâle.

Les noms de plusieurs papables ont circulé dans les médias. Les conseillères nationales Mattea Meyer (ZH), Nadine Masshardt (BE), Flavia Wasserfallen (BE), Samira Marti (BL) et Barbara Gysi (SG) ont été évoquées de même que les conseillers nationaux Cedric Wermuth (AG) et Jon Pult (GR).

Source / ATS.

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Canton de Genève

A Genève, l’Entente tangue dangereusement

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La démocrate-chrétienne Béatrice Hirsch, candidate malheureuse à l'élection au Conseil des Etats, estime que l'Entente a vécu (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L’échec de la droite genevoise, dimanche, lors du deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats, pourrait être la défaite de trop pour l’alliance qui lie depuis de nombreuses années le PLR et le PDC. L’avenir de l’Entente se jouera ces prochains mois.

Les instances du PLR Genève vont se réunir rapidement pour faire le point et voir quelle suite donner à ce que le président du parti, Bertrand Reich, qualifie de « mariage de raison ». Du côté du PDC, on promet de réfléchir à la question après les élections municipales du printemps prochain, dans le calme.

« Mon sentiment personnel est que rétrospectivement, l’Entente n’aura servi à rien pour ces élections fédérales », a expliqué lundi Bertrand Reich. A ses yeux, il manque aujourd’hui à cette alliance des projets communs, des idées partagées. Au PDC, l’enthousiasme a aussi disparu.

« L’Entente a vécu »

« Pour moi, l’Entente a vécu », a expliqué Béatrice Hirsch, la candidate démocrate-chrétienne malheureuse à l’élection de dimanche. L’ancienne présidente du PDC genevois estime que depuis la fusion entre les radicaux et les libéraux, son parti peine à exister au sein d’une alliance à qui elle reproche son déséquilibre.

Le PDC ne veut pas non plus entendre parler d’une alliance large de la droite qui intégrerait l’UDC, comme il est possible de le faire dans le canton de Vaud, par exemple. Sur des points fondamentaux, leurs valeurs sont incompatibles avec les valeurs démocrates-chrétiennes, a estimé Mme Hirsch.

Au centre

L’ancienne députée verrait plutôt un rapprochement, aujourd’hui, avec les Vert’libéraux, qui ont fait une entrée remarquée sur la scène politique genevoise en envoyant un de leurs représentants au Conseil national. Le PDC formerait avec les nouveaux venus « un centre progressiste ».

Quoi qu’il en soit, le PDC discutera de ces questions après les élections municipales du printemps. « Nous aurons alors une période de trois ans sans échéance électorale », a souligné Mme Hirsch. Une fenêtre propice pour débattre de « savoir où on va et reprendre les thèmes qui nous sont chers ».

Source ATS

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Levrat (PS) réélu et Gapany (PLR) élue

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La PLR Johanna Gapany a devancé son adversaire direct, le PDC sortant Beat Vonlanthen, de 158 suffrages. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Après des heures d’attente, suite à un problème informatique, Fribourg peut fêter l’élection de la première femme représentant le canton au Conseil des Etats. La PLR Johanna Gapany prend le siège du sortant PDC Beat Vonlanthen. Christian Levrat est arrivé en tête.

Le deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats a finalement connu son dénouement dimanche à 21h15. Dans un bâtiment du site Miséricorde de l’Université de Fribourg, en présence d’une dizaine de journalistes et d’un député au Grand Conseil, la Chancellerie de l’Etat de Fribourg a proclamé les résultats, au bout du suspense.

Le PS sortant Christian Levrat (49 ans) et Johanna Gapany (31 ans) ont obtenu la majorité relative et sont donc élus, a fait savoir la chancelière Danielle Gagnaux-Morel. La journée électorale a souffert, irritant plus d’un politique, de problèmes informatiques, dès après 13h00, qui ont retardé la publication des résultats.

Petit écart

Christian Levrat et Johanna Gapany (PLR) ont obtenu respectivement 38’337 et 31’122 suffrages. Les deux Gruériens devancent le troisième candidat, le Singinois Beat Vonlanthen (62 ans), qui termine avec 30’964 suffrages, soit 158 suffrages derrière Johanna Gapany. L’ancien conseiller d’Etat siégeait à Berne depuis 2015.

Pour Johanna Gapany, qui a créé la surprise, le succès vient récompenser une solide campagne électorale, comme l’ont relevé les dirigeants du PLR fribourgeois entre les deux tours. Avec ses 31 ans, elle devient la benjamine du Conseil des Etats, en étant un peu plus jeune que la Verte genevoise Lisa Mazzone, élue aussi dimanche.

Johanna Gapany possède une formation d’économiste d’entreprise. Elle est députée au Grand Conseil fribourgeois et conseillère communale dans sa ville de Bulle. Elle formera le nouveau tandem avec le président du Parti socialiste suisse Christian Levrat, qui siège à la Chambre des cantons depuis 2012.

Levrat devant

Ce dernier, arrivé nettement en tête du 2e tour, à l’instar du 1er tour où il avait devancé Beat Vonlanthen de plus de 13’000 suffrages, s’est dit très satisfait de sa réélection, en ralliant l’Université de Fribourg en fin d’après-midi. « Je me réjouis de continuer », a précisé le citoyen de Vuadens.

Christian Levrat a souligné la marque de confiance des électeurs fribourgeois, ce qui lui permet de poursuivre son travail. « La législature s’annonce passionnante, après quatre ans où l’on n’a pas traité les dossiers les plus importants », a-t-il ajouté pour montrer sa motivation.

Johanna Gapany, face à l’incertitude entourant le dénouement de l’élection, a rejoint le chef-lieu de la Gruyère dès la fin de l’après-midi. Elle a été fêtée par les siens dans un café de Bulle. « C’est une grande reconnaissance, mais aussi une grande responsabilité », a-t-elle réagi dans une vidéo publiée sur le site de La Liberté.

Le PDC demande un recomptage

Quant à Beat Vonlanthen, il a quitté Fribourg en même temps pour se rendre à Niedermuhren, en Singine. La défaite est amère pour celui qui, il y a quelques semaines à peine, était donné comme relativement facilement réélu pour un nouveau mandat sous la Coupole fédérale. Les Fribourgeois ont ainsi confirmé la poussée en faveur des femmes.

Le taux de participation s’est élevé à 37,1% dimanche, contre près de 43% au 1er tour il y a trois semaines.

« Devant les graves problèmes rencontrés lors du dépouillement, le parti démocrate-chrétien s’interroge quant à la validité du processus électoral relatif à ce deuxième tour des élections fédérales. (…) Le PDC demande un recomptage », a fait savoir en fin de soirée le parti dans un communiqué.

La Chancellerie a assuré que les chiffres avaient été vérifiés et revérifiés.

 

Source / ATS.

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Manifestastion contre l’islamophobie à Paris

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La marche contre l'islamophobie a rassemblé 13'500 personnes dimanche à Paris. (©KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

« Vivre ensemble, c’est urgent »: plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche après-midi à Paris pour une manifestation contre l’islamophobie. Le défilé, dont le principe a fortement divisé le monde politique, vise à dénoncer les actes antimusulmans.

« Oui à la critique de la religion, non à la haine du croyant », « stop à l’islamophobie », « vivre ensemble, c’est urgent », pouvait-on lire sur des pancartes de manifestants réunis devant la Gare du Nord. Il y avait aussi de nombreux drapeaux français. « Solidarité avec les femmes voilées », ont encore scandé des participants.

Quelque 13’500 personnes ont marché dans la capitale, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurence pour un collectif de médias, dont l’AFP. La mobilisation, initiée par plusieurs personnalités et organisations comme le Collectif contre l’islamophobie en France.

« On entend tout et n’importe quoi »

L’appel à manifester a été lancé le 1er novembre dans le quotidien « Libération », quatre jours après l’attaque d’une mosquée à Bayonne et sur fond de débat ravivé sur le port du voile et la laïcité. Revendiquée par un ancien militant d’extrême droite de 84 ans, l’attaque avait fait deux blessés graves.

Le message initial était de dire « STOP à l’islamophobie », à la « stigmatisation grandissante » des musulmans, victimes de « discriminations » et d' »agressions ». « J’en ai marre que dans la rue on me dise ‘Rentre dans ton pays’. Je suis française ! », raconte Amina, informaticienne de 26 ans.

« On entend tout et n’importe quoi sur l’islam et sur les femmes voilées aujourd’hui. On essaie de stigmatiser les musulmans, de les mettre à l’écart de la société », renchérit Asmae Eumosid, une femme voilée de 29 ans venue d’Epinay-sur-Seine.

A Toulouse, Mouss Amokrane, chanteur du groupe Zebda, s’est joint à la mobilisation d’environ 200 personnes. « C’est flagrant, la multiplication, l’explosion des actes antimusulmans », regrette-t-il. A Marseille, un autre rassemblement a eu lieu avec quelques centaines de personnes – familles musulmanes, mais aussi syndicalistes et militants de gauche. La foule a scandé « nous sommes tous des enfants de la République ».

Classe politique déchirée

Depuis l’appel à manifester, la classe politique se déchire au sujet de ce rassemblement dans un pays qui oscille entre les dénonciations de la « stigmatisation », dont seraient victimes les musulmans, et la contestation de la « radicalisation ».

La notion-même d' »islamophobie », ainsi que l’identité de certains signataires de l’appel – comme le Collectif contre l’islamophobie (CCIF) accusé de liens avec les Frères musulmans -, ont conduit une partie de la gauche à ne pas s’y associer, notamment au Parti socialiste, ou à relativiser leur soutien initial, comme l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot.

Plusieurs élus du parti de gauche radicale La France insoumise étaient en revanche présents. Son chef de file Jean-Luc Mélenchon a appelé avant le départ de la marche à ne pas « confondre quelques personnes avec la valeur de la cause qui est servie ».

« Fins politiques »

Pour la présidente du parti d’extrême droite Rassemblement national Marine Le Pen, « tous ceux qui vont se rendre à cette manifestation seront main dans la main avec les islamistes, c’est-à-dire ceux qui développent dans notre pays une idéologie totalitaire qui vise à combattre les lois de la République française ».

La députée Aurore Bergé, porte-parole du parti macroniste La République en Marche, s’est aussi élevée dimanche contre « une marche qui attaque l’Etat et qui utilise un terme (islamophobie) dont on sait bien qu’il est utilisé à des fins politiques ». En revanche, « si demain il y avait une grande marche pour lutter contre le racisme sous toutes ces formes, nous serions les premiers à être présents ».

La France est le pays d’Europe occidentale qui compte la plus importante communauté musulmane (7,5% de la population).

Source: ATS

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