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Politique

Grand Conseil : La droite populiste s’effondre à Genève

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A Genève, la droite populiste a subi un important revers dimanche lors de l’élection au Grand Conseil. L’UDC, qui a tout juste atteint le quorum de 7%, a perdu trois de ses onze sièges, et près de la moitié de la députation du MCG a été évincée.

Le parti antifrontaliers passe de 20 à 11 élus. A noter que cinq députés ont quitté les bancs du MCG durant la législature, dont son cofondateur Eric Stauffer qui a créé Genève en Marche (GeM) en septembre. Comme prévu, cette nouvelle formation a pris des électeurs au MCG. « GeM a créé une machine à détruire le MCG, mais il n’y est pas parvenu », relativise le secrétaire général du MCG François Baertschi.

Malgré les importants moyens financiers mis dans la campagne, GeM n’a obtenu que 4,1% des voix. Ayant raté son pari, le parti a annoncé sa dissolution, et Eric Stauffer son retrait de la vie politique.

Avec 7,32% des suffrages, l’UDC a aussi fait les frais de l’existence éphémère de GeM. « La présence de trois formations sur le même créneau, soit le MCG, GeM et l’UDC, a compliqué le choix des électeurs », a déclaré son président Marc Fuhrmann. L’UDC s’attendait à un recul, mais pas de cette ampleur.

Pente ascendante

Le PLR renforce son statut de premier parti du canton. Il retrouve presque son niveau précédant la fusion des partis libéral et radical en 2011, passant de 24 à 28 sièges. Pour sa part, le PDC gagne un siège et passe à douze. « C’est la première fois depuis plus de 25 ans que le parti remonte la pente », a relevé le président du PDC Bertrand Buchs.

La satisfaction était aussi de mise à gauche. Les Verts qui avaient subi une cinglante défaite en 2013 gagnent cinq sièges et finissent à quinze. Selon son président Nicolas Walder, le parti a réussi à faire revenir les abstentionnistes d’il y a quatre ans et à convaincre de nouveaux électeurs.

Eparpillement

Avec 17 sièges, le PS retrouve ses deux fauteuils perdus en 2009. Quant à la formation Ensemble à Gauche, elle conserve ses neuf élus, après avoir flirté toute la journée avec le quorum. « Tout le monde nous avait déjà enterrés », a relevé Pablo Cruchon qui a été élu dimanche.

L’extrême gauche aurait toutefois pu faire beaucoup mieux si elle était partie unie. Les trois autres listes tout à gauche de l’échiquier politique genevois – la Liste femmes, Pour Genève ainsi qu’Egalité et équité – totalisent 4,85% des suffrages.

Rôle pivot

L’Entente (PLR et PDC) gagne cinq sièges et la gauche sept. Au final, la droite (Entente et UDC) rassemble 48 voix et la gauche (PS, Verts et Ensemble à Gauche) 41. Dans cette nouvelle configuration, le MCG, avec ses onze sièges, estime qu’il continuera à jouer un rôle de parti pivot dans la recherche de majorités.

Le nouveau Grand Conseil prêtera serment le 15 mai. Il devrait compter 30 femmes alors que leur nombre avait chuté de 28 à 24 entre 2009 et 2013. La moitié de la députation écologiste sera féminine alors que l’UDC sera entièrement masculine. Le taux de participation a atteint 38,77%.

5Source ATS – Photo : ©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

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Ville de Genève: budget lié à la RFFA

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Présenté par la grande argentière de la Ville de Genève Sandrine Salerno, le projet de budget 2020 est déficitaire à hauteur de 30 millions de francs. Ce résultat est conforme aux effets attendus de la RFFA qui entrera en vigueur en janvier. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le projet de budget 2020 de la Ville de Genève est déficitaire à hauteur de 30 millions de francs. Ce résultat est conforme aux effets attendus de la réforme fiscale et du financement de l’AVS (RFFA), qui entrera en vigueur en janvier.

Les charges s’élèvent à 1,194 milliard de francs, tandis que les revenus nets sont estimés à 1,164 milliard. Conséquence de la RFFA, les revenus fiscaux diminuent de 14,8 millions, dont une baisse de 33,8 millions des revenus liés aux entreprises. Le volet cantonal de la réforme prévoit une compensation pour les crèches et une quote-part de l’impôt fédéral direct de 21,1 millions au total en 2020.

« Sans le déficit lié à la RFFA, le projet de budget serait équilibré, comme celui des années précédentes », a commenté mercredi devant les médias la conseillère administrative Sandrine Salerno, en charge des Finances. La Ville de Genève prévoit que les déficits liés à la réforme seront absorbés en 2025.

Nouveaux postes

Le projet de budget prévoit une augmentation des charges nettes de 42,4 millions, un montant qui correspond plus ou moins aux comptes 2018. « Les comptes sont souvent légèrement excédentaires », a relevé la grande argentière socialiste. L’exécutif propose de créer 39 postes en 2020, dont certains sont demandés par le Conseil municipal (législatif).

Conformément à l’objectif d’augmenter le nombre de places de crèche, 2 millions permettront de créer 109 places. Dès 2020, les personnes sans domicile ne seront plus hébergées dans des abris en sous-sol mais dans des bâtiments loués, ce qui engendrera un surcoût de 300’000 francs. Et à la suite de l’audit explosif sur les notes de frais, 4,5 nouveaux postes seront dédiés au système de contrôle interne.

Par ailleurs, la subvention à la Nouvelle Comédie augmentera de 4,3 millions pour assurer le fonctionnement de l’institution. Enfin, la Ville veut mieux lutter contre les discriminations en augmentant les subventions à certaines associations. Elle entend aussi renforcer ses actions en matière de transition écologique.

Année électorale

Quant aux investissements, ils se montent toujours à 130 millions. En raison du déficit de 30 millions, le taux d’autofinancement baisse à près de 56%. La Ville doit réaliser des infrastructures publiques près de la nouvelle gare des Eaux-Vives ainsi que les aménagements autour des deux gares du Léman Express situées sur son territoire.

Sandrine Salerno ne se prononce pas sur l’accueil que le Conseil municipal fera au dernier projet de budget de la législature: « Je n’arrive pas à évaluer si le fait d’être en année électorale aura un impact positif ou négatif. » Et de rappeler que le climat de cette législature a été « assez tendu », les deux premiers exercices budgétaires ayant fait l’objet de referendums.

Source : ATS

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La future loi sur le CO2 va renchérir l’essence et l’avion

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Les billets d'avion vendus en Suisse pourraient renchérir d'au moins 30 francs en faveur du climat (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Automobilistes et adeptes de voyages en avion risquent de devoir mettre la main au porte-monnaie. Pour réduire les émissions de CO2, la commission de l’environnement du Conseil des Etats prévoit une taxe sur les billets d’avion et un renchérissement de l’essence.

Mi-décembre, le Conseil national avait enterré le projet de révision de la loi sur le CO2 après dix heures de débat. Sans réforme, la Suisse ne parviendra toutefois pas à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici à 2030 comme visé.

La commission du Conseil des Etats veut renverser la vapeur et aller parfois plus loin que le Conseil fédéral. Les importateurs de carburants fossiles doivent déjà compenser une partie de leurs émissions de CO2. Avec la réforme, cela pourrait aller jusqu’à 90%.

La commission veut en plus augmenter la part à compenser en Suisse de 15 à 20%. Mais elle veut limiter la douloureuse pour les automobilistes en instaurant un plafond de 10 centimes par litre et de 12 centimes à partir de 2025. Le Conseil fédéral pourrait même fixer la barre plus bas dans des situations extraordinaires.

Avion plus cher

La réforme devrait aussi introduire une taxe sur les billets d’avion comprise entre 30 et 120 francs, sauf pour les passagers en transit ou transfert. La commission estime qu’aller en deça de 30 francs ne permettrait pas de réduire nettement le nombre de passagers dans les vols européens en classe économique. Le tarif serait plus élevé sur les vols long courrier.

La fourchette prévue permettrait au Conseil fédéral de différencier la taxe selon la classe et la distance parcourue. A plus long terme, la commission soutient une solution internationale sur les taxes sur le CO2 applicables au trafic aérien.

Fonds pour le climat

La commission veut créer un Fonds pour le climat, alimenté notamment par les enchères de droits d’émission et les recettes tirées des sanctions. Y seraient également affectés jusqu’à un tiers de la taxe sur le CO2 (maximum 450 millions de francs par an) et quasi la moitié (49%) de la taxe sur les billets d’avion. Le reste de ces taxes serait redistribué à la population et à l’économie.

Le Fonds pour le climat permettra de financer des mesures de réduction à long terme des émissions de CO2 des bâtiments, y compris de mesures visant à réduire la consommation d’électricité l’hiver.

Le CO2 émis par les bâtiments devrait reculer de 50% en 2026 et 2027. Si la baisse n’est pas suffisante d’ici à 2027, la commission propose que les bâtiments existants dont le chauffage est remplacé ne doivent dès 2029 pas générer plus de 12 kg d’émissions de CO2 par mètre carré de surface de référence énergétique et par an. Cette valeur serait réduite de 5 kg tous les cinq ans.

Il serait aussi possible d’introduire une valeur limite pour les bâtiments existants, indépendamment de l’évolution des émissions. Dans tous les cas, il faut accentuer la courbe dégressive pour que les cantons atteignent l’objectif.

Aussi pour les camions

Contrairement au Conseil fédéral, la commission souhaite des plafonds d’émission de CO2 aussi pour les camions comme le prévoit la future réglementation européenne. Le but est d’accélérer l’introduction sur le marché de véhicule peu polluants.

Côté combustibles fossiles, la taxe pourra être relevée jusqu’à 210 francs par tonne de CO2. A la différence du Conseil fédéral, la commission souhaite toutefois abaisser à 10’000 francs de taxe le seuil à partir duquel une entreprise peut être exemptée au profit d’engagements de réduction.

La commission veut par ailleurs mettre le secteur financier à contribution. Elle veut charger la FINMA et la Banque nationale de mesurer périodiquement les risques financiers liés au changement climatique et a déposé une série de postulats, dont un qui prévoit une taxe incitative sur les carburants.

La commission estime que ses propositions permettront de ramener les gaz à effet de serre à zéro d’ici à 2050 comme le prévoit l’Accord de Paris. Rien n’est joué. Elle n’effectuera le vote d’ensemble que le 2 septembre, après un dernier réexamen du projet. Le Conseil des Etats se prononcera en septembre.

Source: ATS

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La 5e Suisse veut le e-voting pour 2023

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Cette année, le congrès des Suisses de l'étranger se tient à Montreux (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les Suisses de l’étranger veulent pouvoir voter électroniquement aux fédérales de 2023 et sont préoccupés par les relations entre la Suisse et l’Union européenne. Réunis en congrès annuel à Montreux (VD), ils ont largement adopté deux résolutions en ce sens vendredi.

Les élections fédérales de cet automne approchent et les Suisses de l’étranger ne digèrent toujours les arrêts des systèmes de vote du canton de Genève, de La Poste et la suspension du vote électronique au niveau fédéral pour des arguments de sécurité. Ils sont déçus de constater qu’aucun canton ne proposera cet instrument de vote pour ces élections.

Vendredi, les délégués de leur Conseil, au nombre de 98, ont ainsi très largement accepté une résolution pressant les autorités à agir, indique un communiqué. A leurs yeux, le vote électronique est un instrument « essentiel » pour exercer leurs droits démocratiques. Et de rappeler qu’ils sont nombreux à recevoir le matériel de vote des jours, voire des semaines après la tenue du scrutin.

Pas de paralysie

« Seul le vote électronique garantit que toute la Cinquième Suisse puisse voter », souligne le texte. Et hors de question pour les Suisses l’étranger de patienter longuement avant qu’un système fiable soit mis en place.

Ils tiennent à pouvoir utiliser l’e-voting aux élections fédérales de 2023, et attendent du Conseil fédéral qu’il prenne le leadership dans ce dossier et en assure le financement. Quant aux cantons qui n’ont pas de législation autorisant l’e-voting, ils sont appelés à s’adapter en vue de la même échéance.

Autre sujet d’actualité: l’accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne (UE). Le Conseil a adopté à une écrasante majorité une résolution sur le sujet. Le texte rappelle qu’ils sont 458’000 Helvètes à vivre au sein de l’UE, que leur présence au sein de ses pays membres « représente une chance pour la Suisse » et que l’évolution des relations entre les deux partenaires les inquiète.

Cinquième Suisse

Le congrès annuel des Suisses de l’étranger, qui se tient encore samedi à Montreux, se veut une plate-forme d’échanges et de réflexion offrant un regard international sur des sujets d’actualité touchant la Suisse. Aujourd’hui, environ 760’000 Suisses vivent à l’étranger et tous ont le droit de vote et d’éligibilité. Pour ce faire, ils doivent être inscrits dans le registre électoral d’une municipalité: 175’000 d’entre eux l’ont fait.

Source: ATS

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Pas de service long à la protection civile

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Le gouvernement prévoit un total de 245 jours de service sur 12 ans, tant pour la troupe que pour les sous-officiers. Il veut laisser la possibilité de l'effectuer en une fois. La commission y est opposée (archives). (©KEYSTONE/STEFAN MEYER)

Les personnes astreintes à la protection civile ne devraient pas effectuer de service long. Comme le National, une commission du Conseil des Etats s’est opposée à ce point de la réforme de la protection civile. Elle a apporté d’autres modifications au projet.

Le modèle de service long a été rejeté par 7 voix contre 4, a indiqué vendredi la commission de la politique de sécurité. Le gouvernement prévoit un total de 245 jours de service sur 12 ans, tant pour la troupe que pour les sous-officiers. Il veut laisser la possibilité de l’effectuer en une fois.

Par 5 voix contre 3 et 3 abstentions, la commission a estimé que ces personnes doivent pouvoir compter les jours de service effectués volontairement lors du calcul de la taxe d’exemption.

Catastrophes à l’étranger

Les astreints ne doivent pas être convoqués en cas de catastrophe exceptionnelle affectant les infrastructures fondamentales d’une région étrangère. La protection civile ne dispose pas de structure de direction adaptées à des engagements à l’échelle mondiale, a jugé la commission par 6 voix contre 4. Pour la minorité, de tels engagements permettraient à la Suisse de fournir une aide importante.

Le service civil ne doit pas figurer parmi les organisations partenaires œuvrant dans le cadre de la protection de la population. Pour la majorité (7 contre 4), il ne dispose pas des structures nécessaires. La minorité estime au contraire que les civilistes peuvent apporter une contribution importante à la prévention de catastrophes.

Abris

La commission s’est également penchée sur les abris et les contributions de remplacement. Ces dernières doivent financer les abris publics et couvrir l’ensemble des coûts occasionnés après la construction d’abris privés, a décidé la commission par 5 voix contre 3 et 1 abstention. Avec la voix prépondérante du président, elle a levé l’obligation pour les propriétaires d’entretenir les abris.

Par ailleurs, la Confédération doit s’assurer que les systèmes de transmission de l’alarme et d’information de la population ainsi que la radio d’urgence soient accessibles aux personnes handicapées. La décision a été prise par 11 voix et 2 abstentions.

Au vote sur l’ensemble, la commission a soutenu le projet du Conseil fédéral par 8 voix contre 0. Le Conseil national en débattra à la session d’automne.

 

Source: ATS

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Le PBD Genève maintient sa stratégie

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Eric Stauffer estime que son alliance avec le PBD Genève peut être une stratégie gagnante pour les élections fédérales de l'automne. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Eric Stauffer briguera un siège genevois au Conseil national sur une liste apparentée au Parti bourgeois démocratique (PBD). Cette stratégie, annoncée depuis une semaine, a été confirmée lundi par le président ad interim de la section genevoise du PBD André Leitner.

En revanche, l’adhésion d’Eric Stauffer au PBD Suisse est « pour l’instant suspendue ». Supris par la démarche, le parti s’est jusqu’à présent montré hostile à accueillir l’ex-figure emblématique du MCG (Mouvement citoyens genevois) dans ses rangs. Eric Stauffer garde toutefois espoir de pouvoir encore changer le cours des choses.

« A moi de faire mes preuves » durant la campagne électorale, a fait savoir M.Stauffer, à l’occasion d’une conférence de presse organisée devant les locaux du service des votations et des élections de Genève. A ses yeux, les lignes politiques communes existent entre lui et le PBD Genève.

Eric Stauffer cite notamment les dossiers de l’assurance-maladie et de la mobilité. Pour lui, il serait temps que Genève, grand contributeur à Berne, touche aussi des subventions fédérales. Eric Stauffer n’a, en revanche, pas pipé mot au sujet des travailleurs frontaliers, un thème sur lequel avait été bâti le succès du MCG.

Le président ad interim du PBD Genève André Leitner admet que l’apparentement avec une liste où figure Eric Stauffer pourrait s’avérer risqué. « Mais il faut oser », a-t-il déclaré. La liste d’Eric Stauffer, qui comprend aussi le nom de l’ancien député Pascal Spühler, s’intitule « Parti citoyen démocrate Genève d’abord ».

Eric Stauffer avait d’abord approché le PDC du Valais romand, mais le 1er mars dernier, celui-ci avait fait savoir qu’il ne voulait pas de l’ex-patron du MCG et de Genève en marche (GeM) dans ses rangs.

 

Source: ATS

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