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Politique

Arrestation de Carles Puigdemont en Allemagne

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L’ex-président catalan Carles Puigdemont a été arrêté par la police allemande à la frontière avec le Danemark, selon la police allemande. Parti en exil en Belgique, l’indépendantiste catalan était sous le coup d’un mandat d’arrêt européen lancé par l’Espagne.

Le dirigeant indépendantiste « a été arrêté aujourd’hui à 11h19 par la police autoroutière du Schleswig-Holstein », a déclaré un porte-parole de la police. « Il est maintenant sous la garde de la police », a-t-il ajouté.

« Bien traité »

Cette arrestation a été confirmée par la porte-parole du parti de M. Puigdemont, Anna Grabalosa. « Cela s’est passé au moment où il franchissait la frontière germano-danoise. Il a été bien traité et ses avocats sont là-bas. C’est tout ce que je peux dire », a-t-elle déclaré.

Carles Puigdemont avait fui à Bruxelles fin octobre 2017 pour échapper aux poursuites pour « rébellion » et « sédition » dont il fait l’objet en Espagne, à la suite de la tentative ratée de sécession de la Catalogne l’automne dernier. L’avocat de M. Puigdemont, Jaume Alonso Cuevillas, a précisé sur Twitter que son client avait été interpellé alors qu’il rentrait en Belgique après un séjour en Finlande.

Vendredi, le juge de la Cour suprême espagnole chargé de l’enquête sur la tentative de sécession d’octobre a inculpé 25 responsables séparatistes. Il a aussi lancé des mandats d’arrêt internationaux contre six dirigeants indépendantistes partis à l’étranger, dont M. Puigdemont.

(Source ATS – Photo : ©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

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Levrat va quitter la présidence du PS

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Christian Levrat, ici lors du congrès du parti socialiste en mars à Fleurier, ne briguera pas de nouveau mandat à la tête du PS (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Christian Levrat ne briguera pas un nouveau mandat à la tête du parti socialiste. Il passera la main en avril après douze ans de présidence, indique le sénateur de 49 ans dans des interviews publiées mardi dans La Liberté et le Blick.

« Cela fait un certain temps déjà que j’ai décidé de ne pas me représenter », précise le Gruérien dans le journal fribourgeois. Et d’ajouter: « J’ai été président pendant douze ans, avec beaucoup de plaisir et d’énergie. Mais ça use, aussi bien sur le plan politique que personnel. Il faut savoir passer la main ».

Interrogé sur l’influence du score historiquement bas du PS lors des dernières élections sur sa décision, Christian Levrat reconnaît assumer « une part de responsabilité dans ce résultat ». Il relève toutefois que tous les grands partis sont à leur niveau le plus bas.

Son départ au printemps est d’ailleurs « décidé depuis longtemps. C’est pourquoi nous avons au début de l’année décidé d’avancer le congrès du parti de novembre 2020 à avril », explique-t-il dans les colonnes du Blick.

Après les élections fédérales du 20 octobre dernier, plusieurs élus socialistes avaient publiquement demandé le départ de Christian Levrat. Parmi eux figurait la conseillère d’Etat zurichoise Jacqueline Fehr, qui estimait que le PS devait devenir plus jeune et féminin.

Widmer-Schlumpf et immigration de masse

Le Fribourgeois a pris la tête du parti socialiste en 2008. A l’heure du bilan, il estime que l’un de ses succès « qui a probablement marqué le plus la politique suisse, c’est l’élection d’Eveline Widmer-Schlumpf en 2007 et l’installation pour huit ans d’un Conseil fédéral plus ouvert que celui des quatre dernières années ».

Et de mentionner également des succès dans des « votations importantes », comme celles sur le taux de conversion du deuxième pilier, le Gripen ou encore la réforme de l’imposition des entreprises.

A l’inverse, il voit dans l’acceptation de l’initiative contre l’immigration de masse son plus grande échec. « Les partis, en particulier le PS et le PLR, portent une responsabilité », reconnaît-il.

« Empoigner les réformes nécessaires »

Pour la suite, Christian Levrat invite son parti à rester uni et « empoigner les réformes nécessaires dans le domaine de la santé, des retraites, de l’Europe et du climat » plutôt que de « plonger dans des abîmes d’introspection ». « C’est en faisant de la politique qu’on va gagner les élections, pas seulement en faisant de l’introspection », insiste-t-il.

Interrogé sur le profil de son ou sa successeur(e), le Fribourgeois n’a pas souhaité se prononcer. « C’est typiquement le genre de questions auquel un président quittant son poste doit s’abstenir de répondre », a-t-il avancé. Les délégués du PS choisiront leur prochain président lors de leur congrès en avril à Bâle.

Les noms de plusieurs papables ont circulé dans les médias. Les conseillères nationales Mattea Meyer (ZH), Nadine Masshardt (BE), Flavia Wasserfallen (BE), Samira Marti (BL) et Barbara Gysi (SG) ont été évoquées de même que les conseillers nationaux Cedric Wermuth (AG) et Jon Pult (GR).

Source / ATS.

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Canton de Genève

A Genève, l’Entente tangue dangereusement

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La démocrate-chrétienne Béatrice Hirsch, candidate malheureuse à l'élection au Conseil des Etats, estime que l'Entente a vécu (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L’échec de la droite genevoise, dimanche, lors du deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats, pourrait être la défaite de trop pour l’alliance qui lie depuis de nombreuses années le PLR et le PDC. L’avenir de l’Entente se jouera ces prochains mois.

Les instances du PLR Genève vont se réunir rapidement pour faire le point et voir quelle suite donner à ce que le président du parti, Bertrand Reich, qualifie de « mariage de raison ». Du côté du PDC, on promet de réfléchir à la question après les élections municipales du printemps prochain, dans le calme.

« Mon sentiment personnel est que rétrospectivement, l’Entente n’aura servi à rien pour ces élections fédérales », a expliqué lundi Bertrand Reich. A ses yeux, il manque aujourd’hui à cette alliance des projets communs, des idées partagées. Au PDC, l’enthousiasme a aussi disparu.

« L’Entente a vécu »

« Pour moi, l’Entente a vécu », a expliqué Béatrice Hirsch, la candidate démocrate-chrétienne malheureuse à l’élection de dimanche. L’ancienne présidente du PDC genevois estime que depuis la fusion entre les radicaux et les libéraux, son parti peine à exister au sein d’une alliance à qui elle reproche son déséquilibre.

Le PDC ne veut pas non plus entendre parler d’une alliance large de la droite qui intégrerait l’UDC, comme il est possible de le faire dans le canton de Vaud, par exemple. Sur des points fondamentaux, leurs valeurs sont incompatibles avec les valeurs démocrates-chrétiennes, a estimé Mme Hirsch.

Au centre

L’ancienne députée verrait plutôt un rapprochement, aujourd’hui, avec les Vert’libéraux, qui ont fait une entrée remarquée sur la scène politique genevoise en envoyant un de leurs représentants au Conseil national. Le PDC formerait avec les nouveaux venus « un centre progressiste ».

Quoi qu’il en soit, le PDC discutera de ces questions après les élections municipales du printemps. « Nous aurons alors une période de trois ans sans échéance électorale », a souligné Mme Hirsch. Une fenêtre propice pour débattre de « savoir où on va et reprendre les thèmes qui nous sont chers ».

Source ATS

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Levrat (PS) réélu et Gapany (PLR) élue

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La PLR Johanna Gapany a devancé son adversaire direct, le PDC sortant Beat Vonlanthen, de 158 suffrages. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Après des heures d’attente, suite à un problème informatique, Fribourg peut fêter l’élection de la première femme représentant le canton au Conseil des Etats. La PLR Johanna Gapany prend le siège du sortant PDC Beat Vonlanthen. Christian Levrat est arrivé en tête.

Le deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats a finalement connu son dénouement dimanche à 21h15. Dans un bâtiment du site Miséricorde de l’Université de Fribourg, en présence d’une dizaine de journalistes et d’un député au Grand Conseil, la Chancellerie de l’Etat de Fribourg a proclamé les résultats, au bout du suspense.

Le PS sortant Christian Levrat (49 ans) et Johanna Gapany (31 ans) ont obtenu la majorité relative et sont donc élus, a fait savoir la chancelière Danielle Gagnaux-Morel. La journée électorale a souffert, irritant plus d’un politique, de problèmes informatiques, dès après 13h00, qui ont retardé la publication des résultats.

Petit écart

Christian Levrat et Johanna Gapany (PLR) ont obtenu respectivement 38’337 et 31’122 suffrages. Les deux Gruériens devancent le troisième candidat, le Singinois Beat Vonlanthen (62 ans), qui termine avec 30’964 suffrages, soit 158 suffrages derrière Johanna Gapany. L’ancien conseiller d’Etat siégeait à Berne depuis 2015.

Pour Johanna Gapany, qui a créé la surprise, le succès vient récompenser une solide campagne électorale, comme l’ont relevé les dirigeants du PLR fribourgeois entre les deux tours. Avec ses 31 ans, elle devient la benjamine du Conseil des Etats, en étant un peu plus jeune que la Verte genevoise Lisa Mazzone, élue aussi dimanche.

Johanna Gapany possède une formation d’économiste d’entreprise. Elle est députée au Grand Conseil fribourgeois et conseillère communale dans sa ville de Bulle. Elle formera le nouveau tandem avec le président du Parti socialiste suisse Christian Levrat, qui siège à la Chambre des cantons depuis 2012.

Levrat devant

Ce dernier, arrivé nettement en tête du 2e tour, à l’instar du 1er tour où il avait devancé Beat Vonlanthen de plus de 13’000 suffrages, s’est dit très satisfait de sa réélection, en ralliant l’Université de Fribourg en fin d’après-midi. « Je me réjouis de continuer », a précisé le citoyen de Vuadens.

Christian Levrat a souligné la marque de confiance des électeurs fribourgeois, ce qui lui permet de poursuivre son travail. « La législature s’annonce passionnante, après quatre ans où l’on n’a pas traité les dossiers les plus importants », a-t-il ajouté pour montrer sa motivation.

Johanna Gapany, face à l’incertitude entourant le dénouement de l’élection, a rejoint le chef-lieu de la Gruyère dès la fin de l’après-midi. Elle a été fêtée par les siens dans un café de Bulle. « C’est une grande reconnaissance, mais aussi une grande responsabilité », a-t-elle réagi dans une vidéo publiée sur le site de La Liberté.

Le PDC demande un recomptage

Quant à Beat Vonlanthen, il a quitté Fribourg en même temps pour se rendre à Niedermuhren, en Singine. La défaite est amère pour celui qui, il y a quelques semaines à peine, était donné comme relativement facilement réélu pour un nouveau mandat sous la Coupole fédérale. Les Fribourgeois ont ainsi confirmé la poussée en faveur des femmes.

Le taux de participation s’est élevé à 37,1% dimanche, contre près de 43% au 1er tour il y a trois semaines.

« Devant les graves problèmes rencontrés lors du dépouillement, le parti démocrate-chrétien s’interroge quant à la validité du processus électoral relatif à ce deuxième tour des élections fédérales. (…) Le PDC demande un recomptage », a fait savoir en fin de soirée le parti dans un communiqué.

La Chancellerie a assuré que les chiffres avaient été vérifiés et revérifiés.

 

Source / ATS.

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Manifestastion contre l’islamophobie à Paris

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La marche contre l'islamophobie a rassemblé 13'500 personnes dimanche à Paris. (©KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

« Vivre ensemble, c’est urgent »: plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche après-midi à Paris pour une manifestation contre l’islamophobie. Le défilé, dont le principe a fortement divisé le monde politique, vise à dénoncer les actes antimusulmans.

« Oui à la critique de la religion, non à la haine du croyant », « stop à l’islamophobie », « vivre ensemble, c’est urgent », pouvait-on lire sur des pancartes de manifestants réunis devant la Gare du Nord. Il y avait aussi de nombreux drapeaux français. « Solidarité avec les femmes voilées », ont encore scandé des participants.

Quelque 13’500 personnes ont marché dans la capitale, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurence pour un collectif de médias, dont l’AFP. La mobilisation, initiée par plusieurs personnalités et organisations comme le Collectif contre l’islamophobie en France.

« On entend tout et n’importe quoi »

L’appel à manifester a été lancé le 1er novembre dans le quotidien « Libération », quatre jours après l’attaque d’une mosquée à Bayonne et sur fond de débat ravivé sur le port du voile et la laïcité. Revendiquée par un ancien militant d’extrême droite de 84 ans, l’attaque avait fait deux blessés graves.

Le message initial était de dire « STOP à l’islamophobie », à la « stigmatisation grandissante » des musulmans, victimes de « discriminations » et d' »agressions ». « J’en ai marre que dans la rue on me dise ‘Rentre dans ton pays’. Je suis française ! », raconte Amina, informaticienne de 26 ans.

« On entend tout et n’importe quoi sur l’islam et sur les femmes voilées aujourd’hui. On essaie de stigmatiser les musulmans, de les mettre à l’écart de la société », renchérit Asmae Eumosid, une femme voilée de 29 ans venue d’Epinay-sur-Seine.

A Toulouse, Mouss Amokrane, chanteur du groupe Zebda, s’est joint à la mobilisation d’environ 200 personnes. « C’est flagrant, la multiplication, l’explosion des actes antimusulmans », regrette-t-il. A Marseille, un autre rassemblement a eu lieu avec quelques centaines de personnes – familles musulmanes, mais aussi syndicalistes et militants de gauche. La foule a scandé « nous sommes tous des enfants de la République ».

Classe politique déchirée

Depuis l’appel à manifester, la classe politique se déchire au sujet de ce rassemblement dans un pays qui oscille entre les dénonciations de la « stigmatisation », dont seraient victimes les musulmans, et la contestation de la « radicalisation ».

La notion-même d' »islamophobie », ainsi que l’identité de certains signataires de l’appel – comme le Collectif contre l’islamophobie (CCIF) accusé de liens avec les Frères musulmans -, ont conduit une partie de la gauche à ne pas s’y associer, notamment au Parti socialiste, ou à relativiser leur soutien initial, comme l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot.

Plusieurs élus du parti de gauche radicale La France insoumise étaient en revanche présents. Son chef de file Jean-Luc Mélenchon a appelé avant le départ de la marche à ne pas « confondre quelques personnes avec la valeur de la cause qui est servie ».

« Fins politiques »

Pour la présidente du parti d’extrême droite Rassemblement national Marine Le Pen, « tous ceux qui vont se rendre à cette manifestation seront main dans la main avec les islamistes, c’est-à-dire ceux qui développent dans notre pays une idéologie totalitaire qui vise à combattre les lois de la République française ».

La députée Aurore Bergé, porte-parole du parti macroniste La République en Marche, s’est aussi élevée dimanche contre « une marche qui attaque l’Etat et qui utilise un terme (islamophobie) dont on sait bien qu’il est utilisé à des fins politiques ». En revanche, « si demain il y avait une grande marche pour lutter contre le racisme sous toutes ces formes, nous serions les premiers à être présents ».

La France est le pays d’Europe occidentale qui compte la plus importante communauté musulmane (7,5% de la population).

Source: ATS

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Vaud: Olivier Français et Adèle Thorens élus

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Olivier Français a le sourire. Le PLR est parvenu à conserver son siège aux Etats. Il représentera le canton de Vaud aux côtés de la Verte Adèle Thorens Goumaz. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le PLR Olivier Français et la Verte Adèle Thorens Goumaz représenteront le canton de Vaud aux Etats lors de la prochaine législature. Ils devancent la socialiste Ada Marra qui n’est pas parvenue à conserver le siège de son parti.

L’ancien municipal lausannois et conseiller aux Etats sortant a renouvelé son exploit de 2015. Troisième au premier tour, il parvient à renverser la vapeur.

Le PLR obtient 53,78% des suffrages devant la conseillère nationale écologiste Adèle Thorens Goumaz (51,71%). Cette dernière, en tête au premier tour, a distancé sa colistière même dans des fiefs socialistes comme Lausanne.

Pour le parti socialiste et sa représentante Ada Marra, c’est la désillusion. La conseillère nationale se place en dernière position avec 47,45% des bulletins. Le PS vaudois, jusqu’ici représenté par Géraldine Savary, est éjecté de la Chambre des cantons. La participation est de 37,59%.

Source: ATS

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