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Politique

Alain Berset est le nouveau Président de la Confédération

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Alain Berset sera le Président de la Confédération en 2018.

L’Assemblée fédérale a élu ce mercredi 6 décembre le socialiste fribourgeois de 45 ans. Il a recueilli 190 voix sur 210 bulletins valables.

Le chef du Département fédéral de l’intérieur succède à la démocrate-chrétienne Doris Leuthard. Le hasard a voulu que le socialiste soit élu le jour de la Saint-Nicolas, patron de la ville de Fribourg.

Le Parlement a encore élu Ueli Maurer à la vice-Présidence du Conseil fédéral par 178 voix sur 192 valables.

Pour son premier discours, Alain Berset a affirmer vouloir poursuivre le travail du Conseil fédéral. Et il s’est fixé plusieurs défis.

Alain Berset :

Alain Berset Président de la Confédération, 2018

Notez que lors de l’élection à la présidence de la Confédération, Doris Leuthard avait récolté 188 voix l’année passée. Johann Schneider-Ammann a lui décroché 196 voix en 2015.  Simonetta Sommaruga a obtenu 181 voix en 2014, le PLR Didier Burkhalter 183 voix en 2013.

En 2010, la socialiste Micheline Calmy-Rey a recueilli le pire score depuis 1919, avec 106 voix.

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Canton de Genève

A Genève, l’Entente tangue dangereusement

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La démocrate-chrétienne Béatrice Hirsch, candidate malheureuse à l'élection au Conseil des Etats, estime que l'Entente a vécu (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L’échec de la droite genevoise, dimanche, lors du deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats, pourrait être la défaite de trop pour l’alliance qui lie depuis de nombreuses années le PLR et le PDC. L’avenir de l’Entente se jouera ces prochains mois.

Les instances du PLR Genève vont se réunir rapidement pour faire le point et voir quelle suite donner à ce que le président du parti, Bertrand Reich, qualifie de « mariage de raison ». Du côté du PDC, on promet de réfléchir à la question après les élections municipales du printemps prochain, dans le calme.

« Mon sentiment personnel est que rétrospectivement, l’Entente n’aura servi à rien pour ces élections fédérales », a expliqué lundi Bertrand Reich. A ses yeux, il manque aujourd’hui à cette alliance des projets communs, des idées partagées. Au PDC, l’enthousiasme a aussi disparu.

« L’Entente a vécu »

« Pour moi, l’Entente a vécu », a expliqué Béatrice Hirsch, la candidate démocrate-chrétienne malheureuse à l’élection de dimanche. L’ancienne présidente du PDC genevois estime que depuis la fusion entre les radicaux et les libéraux, son parti peine à exister au sein d’une alliance à qui elle reproche son déséquilibre.

Le PDC ne veut pas non plus entendre parler d’une alliance large de la droite qui intégrerait l’UDC, comme il est possible de le faire dans le canton de Vaud, par exemple. Sur des points fondamentaux, leurs valeurs sont incompatibles avec les valeurs démocrates-chrétiennes, a estimé Mme Hirsch.

Au centre

L’ancienne députée verrait plutôt un rapprochement, aujourd’hui, avec les Vert’libéraux, qui ont fait une entrée remarquée sur la scène politique genevoise en envoyant un de leurs représentants au Conseil national. Le PDC formerait avec les nouveaux venus « un centre progressiste ».

Quoi qu’il en soit, le PDC discutera de ces questions après les élections municipales du printemps. « Nous aurons alors une période de trois ans sans échéance électorale », a souligné Mme Hirsch. Une fenêtre propice pour débattre de « savoir où on va et reprendre les thèmes qui nous sont chers ».

Source ATS

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Levrat (PS) réélu et Gapany (PLR) élue

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La PLR Johanna Gapany a devancé son adversaire direct, le PDC sortant Beat Vonlanthen, de 158 suffrages. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Après des heures d’attente, suite à un problème informatique, Fribourg peut fêter l’élection de la première femme représentant le canton au Conseil des Etats. La PLR Johanna Gapany prend le siège du sortant PDC Beat Vonlanthen. Christian Levrat est arrivé en tête.

Le deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats a finalement connu son dénouement dimanche à 21h15. Dans un bâtiment du site Miséricorde de l’Université de Fribourg, en présence d’une dizaine de journalistes et d’un député au Grand Conseil, la Chancellerie de l’Etat de Fribourg a proclamé les résultats, au bout du suspense.

Le PS sortant Christian Levrat (49 ans) et Johanna Gapany (31 ans) ont obtenu la majorité relative et sont donc élus, a fait savoir la chancelière Danielle Gagnaux-Morel. La journée électorale a souffert, irritant plus d’un politique, de problèmes informatiques, dès après 13h00, qui ont retardé la publication des résultats.

Petit écart

Christian Levrat et Johanna Gapany (PLR) ont obtenu respectivement 38’337 et 31’122 suffrages. Les deux Gruériens devancent le troisième candidat, le Singinois Beat Vonlanthen (62 ans), qui termine avec 30’964 suffrages, soit 158 suffrages derrière Johanna Gapany. L’ancien conseiller d’Etat siégeait à Berne depuis 2015.

Pour Johanna Gapany, qui a créé la surprise, le succès vient récompenser une solide campagne électorale, comme l’ont relevé les dirigeants du PLR fribourgeois entre les deux tours. Avec ses 31 ans, elle devient la benjamine du Conseil des Etats, en étant un peu plus jeune que la Verte genevoise Lisa Mazzone, élue aussi dimanche.

Johanna Gapany possède une formation d’économiste d’entreprise. Elle est députée au Grand Conseil fribourgeois et conseillère communale dans sa ville de Bulle. Elle formera le nouveau tandem avec le président du Parti socialiste suisse Christian Levrat, qui siège à la Chambre des cantons depuis 2012.

Levrat devant

Ce dernier, arrivé nettement en tête du 2e tour, à l’instar du 1er tour où il avait devancé Beat Vonlanthen de plus de 13’000 suffrages, s’est dit très satisfait de sa réélection, en ralliant l’Université de Fribourg en fin d’après-midi. « Je me réjouis de continuer », a précisé le citoyen de Vuadens.

Christian Levrat a souligné la marque de confiance des électeurs fribourgeois, ce qui lui permet de poursuivre son travail. « La législature s’annonce passionnante, après quatre ans où l’on n’a pas traité les dossiers les plus importants », a-t-il ajouté pour montrer sa motivation.

Johanna Gapany, face à l’incertitude entourant le dénouement de l’élection, a rejoint le chef-lieu de la Gruyère dès la fin de l’après-midi. Elle a été fêtée par les siens dans un café de Bulle. « C’est une grande reconnaissance, mais aussi une grande responsabilité », a-t-elle réagi dans une vidéo publiée sur le site de La Liberté.

Le PDC demande un recomptage

Quant à Beat Vonlanthen, il a quitté Fribourg en même temps pour se rendre à Niedermuhren, en Singine. La défaite est amère pour celui qui, il y a quelques semaines à peine, était donné comme relativement facilement réélu pour un nouveau mandat sous la Coupole fédérale. Les Fribourgeois ont ainsi confirmé la poussée en faveur des femmes.

Le taux de participation s’est élevé à 37,1% dimanche, contre près de 43% au 1er tour il y a trois semaines.

« Devant les graves problèmes rencontrés lors du dépouillement, le parti démocrate-chrétien s’interroge quant à la validité du processus électoral relatif à ce deuxième tour des élections fédérales. (…) Le PDC demande un recomptage », a fait savoir en fin de soirée le parti dans un communiqué.

La Chancellerie a assuré que les chiffres avaient été vérifiés et revérifiés.

 

Source / ATS.

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Manifestastion contre l’islamophobie à Paris

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La marche contre l'islamophobie a rassemblé 13'500 personnes dimanche à Paris. (©KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

« Vivre ensemble, c’est urgent »: plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche après-midi à Paris pour une manifestation contre l’islamophobie. Le défilé, dont le principe a fortement divisé le monde politique, vise à dénoncer les actes antimusulmans.

« Oui à la critique de la religion, non à la haine du croyant », « stop à l’islamophobie », « vivre ensemble, c’est urgent », pouvait-on lire sur des pancartes de manifestants réunis devant la Gare du Nord. Il y avait aussi de nombreux drapeaux français. « Solidarité avec les femmes voilées », ont encore scandé des participants.

Quelque 13’500 personnes ont marché dans la capitale, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurence pour un collectif de médias, dont l’AFP. La mobilisation, initiée par plusieurs personnalités et organisations comme le Collectif contre l’islamophobie en France.

« On entend tout et n’importe quoi »

L’appel à manifester a été lancé le 1er novembre dans le quotidien « Libération », quatre jours après l’attaque d’une mosquée à Bayonne et sur fond de débat ravivé sur le port du voile et la laïcité. Revendiquée par un ancien militant d’extrême droite de 84 ans, l’attaque avait fait deux blessés graves.

Le message initial était de dire « STOP à l’islamophobie », à la « stigmatisation grandissante » des musulmans, victimes de « discriminations » et d' »agressions ». « J’en ai marre que dans la rue on me dise ‘Rentre dans ton pays’. Je suis française ! », raconte Amina, informaticienne de 26 ans.

« On entend tout et n’importe quoi sur l’islam et sur les femmes voilées aujourd’hui. On essaie de stigmatiser les musulmans, de les mettre à l’écart de la société », renchérit Asmae Eumosid, une femme voilée de 29 ans venue d’Epinay-sur-Seine.

A Toulouse, Mouss Amokrane, chanteur du groupe Zebda, s’est joint à la mobilisation d’environ 200 personnes. « C’est flagrant, la multiplication, l’explosion des actes antimusulmans », regrette-t-il. A Marseille, un autre rassemblement a eu lieu avec quelques centaines de personnes – familles musulmanes, mais aussi syndicalistes et militants de gauche. La foule a scandé « nous sommes tous des enfants de la République ».

Classe politique déchirée

Depuis l’appel à manifester, la classe politique se déchire au sujet de ce rassemblement dans un pays qui oscille entre les dénonciations de la « stigmatisation », dont seraient victimes les musulmans, et la contestation de la « radicalisation ».

La notion-même d' »islamophobie », ainsi que l’identité de certains signataires de l’appel – comme le Collectif contre l’islamophobie (CCIF) accusé de liens avec les Frères musulmans -, ont conduit une partie de la gauche à ne pas s’y associer, notamment au Parti socialiste, ou à relativiser leur soutien initial, comme l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot.

Plusieurs élus du parti de gauche radicale La France insoumise étaient en revanche présents. Son chef de file Jean-Luc Mélenchon a appelé avant le départ de la marche à ne pas « confondre quelques personnes avec la valeur de la cause qui est servie ».

« Fins politiques »

Pour la présidente du parti d’extrême droite Rassemblement national Marine Le Pen, « tous ceux qui vont se rendre à cette manifestation seront main dans la main avec les islamistes, c’est-à-dire ceux qui développent dans notre pays une idéologie totalitaire qui vise à combattre les lois de la République française ».

La députée Aurore Bergé, porte-parole du parti macroniste La République en Marche, s’est aussi élevée dimanche contre « une marche qui attaque l’Etat et qui utilise un terme (islamophobie) dont on sait bien qu’il est utilisé à des fins politiques ». En revanche, « si demain il y avait une grande marche pour lutter contre le racisme sous toutes ces formes, nous serions les premiers à être présents ».

La France est le pays d’Europe occidentale qui compte la plus importante communauté musulmane (7,5% de la population).

Source: ATS

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Vaud: Olivier Français et Adèle Thorens élus

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Olivier Français a le sourire. Le PLR est parvenu à conserver son siège aux Etats. Il représentera le canton de Vaud aux côtés de la Verte Adèle Thorens Goumaz. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le PLR Olivier Français et la Verte Adèle Thorens Goumaz représenteront le canton de Vaud aux Etats lors de la prochaine législature. Ils devancent la socialiste Ada Marra qui n’est pas parvenue à conserver le siège de son parti.

L’ancien municipal lausannois et conseiller aux Etats sortant a renouvelé son exploit de 2015. Troisième au premier tour, il parvient à renverser la vapeur.

Le PLR obtient 53,78% des suffrages devant la conseillère nationale écologiste Adèle Thorens Goumaz (51,71%). Cette dernière, en tête au premier tour, a distancé sa colistière même dans des fiefs socialistes comme Lausanne.

Pour le parti socialiste et sa représentante Ada Marra, c’est la désillusion. La conseillère nationale se place en dernière position avec 47,45% des bulletins. Le PS vaudois, jusqu’ici représenté par Géraldine Savary, est éjecté de la Chambre des cantons. La participation est de 37,59%.

Source: ATS

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Une commission veut un arsenal policier préventif plus musclé

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Une commission veut doper les mesures policières pour prévenir le terrorisme. L'assignation à résidence, qui pourra être contrôlée via des moyens électroniques (comme le bracelet sur la photo), devrait pouvoir être prolongée un nombre indéfini de foi (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Suisse doit doper son arsenal antiterroriste. Une commission du Conseil des Etats soutient à l’unanimité deux projets du Conseil fédéral visant à étoffer les mesures pénales et les mesures policières préventives. Sur certains points, elle veut aller plus loin.

En matière de prévention, le Conseil fédéral a proposé un arsenal visant les individus représentant une menace mais ne pouvant faire l’objet d’une procédure pénale.

Il sera possible d’obliger quelqu’un à se présenter à un poste de police ou à une autre autorité à des horaires déterminés, de lui interdire de quitter la Suisse en lui confisquant son passeport, de le confiner dans un périmètre déterminé ou de lui interdire l’accès à un endroit ou le contact avec certaines personnes.

Ces mesures pourront concerner des personnes dès l’âge de 12 ans. Le Conseil fédéral souhaite les limiter à six mois reconductibles une fois. Par 11 voix contre 1, la commission veut qu’elles puissent être prolongées par tranches de six mois.

En dernier recours, il sera possible de prononcer une assignation à domicile pour les plus de 15 ans, mais avec l’aval d’un juge, prévoit aussi le projet. Là encore et cette fois-ci à l’unanimité, la commission ne veut pas que la mesure, limitée à trois mois, ne puisse être reconduite que deux fois. Elle devrait pouvoir être prolongée par tranches de trois mois.

Etat de droit

Il faut pouvoir les prolonger dans le cas de terroristes potentiels étant toujours considérés comme dangereux, faute de quoi fedpol aurait les mains liées à l’échéance de la durée des mesures. La commission juge que l’État de droit reste garanti, car les personnes concernées ont, à chaque prolongation, la possibilité de recourir contre la décision. Les exigences à remplir en matière de proportionnalité demeurent ainsi strictes.

Par 4 voix contre 3 et 2 abstentions, la commission propose encore que fedpol ne puisse accorder des dérogations à l’assignation que pour des raisons de santé. Le Conseil fédéral l’a prévu aussi pour des raisons de profession, de formation, de liberté de croyance ou de famille, mais la majorité craint que cela vide la mesure de sa substance.

La minorité considère que l’assignation constitue en elle-même une mesure radicale. A ses yeux, la possibilité de prévoir des dérogations permet de garantir la proportionnalité.

La commission veut aussi allonger la durée de conservation de données récoltées durant la surveillance électronique. Sans opposition, elle propose une date butoir pour la destruction fixée à 12 mois au lieu de 100 jours après la fin de la surveillance.

Coopération internationale

Le second volet d’arsenal antiterroriste doit améliorer la coopération internationale et permettra de ratifier la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme et son protocole additionnel. Le Code pénal sera complété par une interdiction de recrutement, d’entraînement et de voyage en vue d’un acte terroriste.

La disposition s’appliquera tant aux groupes qu’aux individus isolés. Les appels au crime et l’apologie du terrorisme seront poursuivis en vertu des dispositions pénales sur l’incitation à la violence ou sur l’instigation.

La commission y est favorable, mais elle propose, à l’unanimité, que la peine maximale soit relevée à dix ans aussi bien aux organisations criminelles qu’aux organisations terroristes.

Selon elle, la durée de peine différenciée proposée par le Conseil fédéral (dix ans pour les criminels et cinq pour les terroristes) pourrait prêter à confusion lors de l’interprétation de la loi. En outre, les deux types d’organisations doivent pouvoir être sévèrement sanctionnés.

Le Conseil des Etats se penchera sur les deux projets à la session d’hiver.

Source: ATS

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