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Moi Manon stagiaire chez Radio Lac

#20 Moi, Manon, 25 ans, stagiaire chez Radio Lac

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Pexels/JESHOOTS

Episode 20: La page blanche

Laisser moi vous parler d’un pan de ma vie qui a pris un peu de place. Celui de la page blanche, ou des histoires sans fin. Non je ne vous parle pas de ce film ou un pauvre cheval est sacrifié, avec un homme-rocher et un long chien volant… Mais bien de tous ces moments passés à écrire sans y apporter une touche finale. Parfois sans rien n’y apporter du tout. J’ai toujours écrit, même quand je ne savais pas le faire. Je dictais à ma mère des histoires que j’inventais sur le tas, et je dessinais les illustrations. Plus tard, j’écrivais dans des carnets, une multitude de carnets de toutes les tailles et couleurs. Un jour j’ai achetée une machine à écrire, que j’ai essayé de bricoler pour qu’elle fonctionne, puis je me suis rendue compte que cela rendait la tâche tellement plus laborieuse. Ensuite, ce furent les ordinateurs. Et des tonnes de fichiers Word, parfois seulement quelques mots dessus, parfois plusieurs pages. Je me suis donc demandé pourquoi, alors que j’aimais écrire, je n’arrivais pas à aller plus, à être consistante, organisée, logique, et à poser mon imagination sur le papier. Je pense que le problème, c’est de ne pas aimer ce que l’on écrit. Je n’aime pas lire de mauvais livres, j’aime encore moins les écrire. Ecrire une histoire, ou son histoire, car je pense qu’un livre est toujours un peu une autobiographie, c’est comme se regarder dans le miroir pendant très longtemps. C’est loin d’être agréable. Il faut surement l’accepter et passer outre pour réussir a écrire.

Par la suite, j’ai écrit plusieurs « ouvrages » qui eux ont bel et bien été achevés. Ce ne fut pourtant que des écrits académiques. Des dissertations sur la littérature russe, puis un mémoire sur le tourisme d’affaire qui lui fut beaucoup plus long et difficile à terminer. C’était une étape importante, évidemment, mais pas satisfaisante, car elle était si peu personnelle.

Et puis il y a eu le journalisme. Pendant ce stage, j’ai eu l’occasion d’écrire plus que je ne l’avais jamais fait auparavant en si peu de temps. Pour l’instant, j’ai écrit 86 articles, 20 épisodes de #Moi, Manon, j’ai gribouillé beaucoup de pages dans mes nouveaux carnets d’adultes. C’est une forme d’expression que j’adore, avec la radio, puisqu’elle est à la fois personnelle et d’utilité publique. J’aime énormément le travail en amont, s’informer, apprendre parfois en partant de rien, s’approprier un sujet, un angle d’écriture et voir un résultat, un but. Ces articles sont courts, mais ils sont écrits chaque jour sans faute, et la fierté de pouvoir les présenter aux autres est toujours là. En ce jour de la Saint-Valentin où j’écris cet épisode, j’ai une pensée pour mon cher et tendre qui a dû lire tous ces articles en rentrant du travail, parce que j’étais trop excité de lui partager ce que j’avais appris dans la journée. C’est toute cette agitation des médias, ces sujets qui ne peuvent pas nous laisser indifférents, ces gens qui nous passionnent avec leur histoire. J’espère que nous parvenons à vous partager ces morceaux de vie avec autant d’intensité que nous les vivons au quotidien.

 

 

 

Moi Manon stagiaire chez Radio Lac

#22 Moi, Manon, 25 ans, stagiaire chez Radio Lac

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Episode 22: La fin

C’est donc aujourd’hui que se terminent officiellement mes aventures de stagiaire au sein de la radio. Six mois se sont donc écoulés dans les studios, des mois qui sont passés à une vitesse affolante, puisqu’en regardant en arrière je n’ai vraiment pas l’impression que tout ce temps s’est passé. Cet épisode est donc la conclusion de mes différents apprentissages.

La radio était avant pour moi un univers mystérieux, aujourd’hui je la vois très différemment, comme les médias en général. J’ai compris que nous obéissons à des règles précises et des processus bien définis pour informer au mieux le public auquel on s’adresse, tout en offrant des contenus intéressants et plus frais. Parfois, travailler dans un médias peut être difficile. Certaines journées sont stressantes, on est parfois submergés par les informations, pas toujours réjouissantes. Mais c’est aussi là que j’ai cherché mon équilibre. En ne me focalisant pas seulement sur les nouvelles difficiles, mais aussi sur des sujets légers.

J’aurai aimé apprendre encore d’autres techniques, dans d’autres domaines. Ces dernières semaines, une nouvelle émission parlant d’économie est apparue sur Radio Lac. Lors de cette émission, je suis au coté du réalisateur pour faire une captation vidéo ensuite diffusée sur le site. Après cinq semaines d’émission, je commence enfin à être autonome pour ces manipulations, et ce coté-ci du studio était aussi une belle découverte. Je prenais également mes marques pour le booking des invités, la préparation des thèmes et questions pour l’émission, accompagné de ma routine quotidienne à la rédaction.

Certaines personnes détestent la routine, pour moi c’est important dans le travail comme dans la vie. En six mois, j’ai appris beaucoup mais j’ai surtout pris ma place en tant que stagiaire. Je peux être indépendante sur beaucoup de tâches, je peux proposer des choses que j’aime ou qui me passionnent. J’ai aussi beaucoup apprécié être là au moment où plusieurs élèves du cycle sont venus effectuer un stage et voir comment ça se passait à la radio. Chacun avait un intérêt différent, et j’étais ravie de pouvoir leur montrer ce que j’avais moi-même appris avant. J’ai essayé au maximum de transmettre autour de moi le travail que nous faisons.

Je n’ai au final pas beaucoup de négatif à reporter de ce stage. Ce que l’on peut dire, c’est que l’on ne se sent pas comme un stagiaire quand on travaille chez Radio Lac, on est très vite intégré dans la dynamique, tout en apprenant beaucoup sur les techniques et codes des médias. J’ai découvert tellement de domaines, je me suis ouverte à de multiples sujets, j’ai écouté beaucoup de gens me raconter une partie de leur vie. Toutes ces rencontres, ce sont les meilleurs souvenirs de mon stage. Pour mettre un terme à cet épisode, je pense avoir un conseil qui ressort de mon expérience: soyez curieux ! C’est valable dans la vie comme lorsque l’on veut travailler à la radio, la curiosité ouvre des portes et mène vers des choses parfois inattendues!

Je ne vous quitte pas vraiment, je vais prolonger mon séjour à la radio encore quelques mois, et je ne pourrais pas en être plus heureuse, merci à tous mes collègues pour leur gentillesse et tout ce qu’ils m’ont appris pendant ces six mois!

 

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#21 Moi, Manon, 25 ans, stagiaire chez Radio Lac

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Episode 21: Une journée type

Je me rends compte aujourd’hui que l’une des premières choses que l’on peut faire pour présenter un métier c’est d’en décrire une journée type. C’est d’ailleurs une question qui peut être utile dans un entretien d’embauche pour mieux comprendre le fonctionnement d’un poste ou d’un domaine. Pourtant je ne vous ai jamais proposé ce contenu avec la description d’un jour, depuis mon arrivée et celle des autres, à travers toutes les tâches d’une rédaction. Mieux vaut tard que jamais, alors la voici, bien sûr je vais la rendre extrêmement chargée pour vous donner le meilleur aperçu.

8h15: Arrivée dans les locaux, je m’installe à mon poste de travail. Dans la rédaction, il n’y a pas encore beaucoup de monde. Les animateurs de la matinale sont en studio, Benoit arrive un peu avant moi, comme Alexandre, et Barbara. Je commence par regarder mes mails et les nouveautés. J’aime bien installer ma journée en regardant ce qui s’est passé, en répondant aux éventuels mails, besoins, demandes… Je m’inspire pour le reste de la journée des différentes infos.

9h00: Je vais me chercher un café, en passant devant le studios de Radio Lac où sont installés Fabien, Sébastien, Barbara, Jéremy et Marylou.

9h15: C’est l’heure de la séance de rédaction. Elle a lieu chaque matin avec les journalistes, chacun explique ce qu’il a vu, les sujets qu’il a lancé, on se coordonne pour savoir qui va sur quel événement ou conférences de presse, parfois, on parler de sujet plus intemporels, qui peuvent être traités dans la semaine.

9h45: Un tour sur la boite mail de la rédaction pour voir les nouveautés et les invitations, puis sur l’agenda où sont notés les invitations et conférences de presse.

10h00: Les conférences de presse ont lieu le plus souvent le matin. On se rend donc sur ces conférences dès que possible, notre but étant de faire des interviews. Lors des conférences de presse, certains journalistes sont là pour la presse écrite et prennent donc le maximum d’informations et réalisent des interviews qu’ils retranscriront. La présentation peut être assez longue, il faut ensuite être assez rapide pour réussir à attraper un des intervenants, et faire un son qui passera ensuite dans les infos ou sera intégré à un article.

11h30: Une fois rentrée, je vais m’occuper du son au plus vite, c’est à dire le transférer sur l’ordinateur, le réécouter, sélectionner un passage pour les infos qui doit durer entre 30 et 40 secondes environ. Après avoir sélectionné un ou plusieurs sons, je les rentre dans la machine pour qu’ils soient disponibles pour l’antenne.

12h30-13h: Pause déjeuner !

13h30: Je passe en général un peu de temps à régler les plannings si besoin, créer des invitations, appeler des invités ou des personnes pour des sujets.

14h15: Séance de rédaction quotidienne de l’après-midi, cette séance permet de se mettre à jour sur les sujets du matin et s’organiser avec les journalistes arrivés en milieu de journée.

15h: Un son doit parfois être enregistré par téléphone, pour une info, parfois pour une urgence, comme un incendie ou un accident. Dans ce cas, je me rends dans le studio d’enregistrement, je lance les logiciels d’appel et d’enregistrement, puis l’interview peut commencer. Certains jours, les interviews se font directement dans le studio, avec un invité qui a fait le déplacement.

16h: La fin d’après-midi consiste à écrire des articles récurrents ou sur l’actualité, monter les sons d’interviews, écrire des lancements pour les journalistes… C’est en général déjà assez dense puisque le montage peut prendre beaucoup de temps parfois.

17h: Ma journée se termine avec parfois un autre événement ou interview à couvrir, il faut aussi savoir s’adapter.

Ce n’est là qu’un exemple d’une journée comme une autre, et pourtant aucune ne se ressemble, c’est ce qui est le plus stimulant dans ce métier pour moi.

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Moi Manon stagiaire chez Radio Lac

#19 Moi, Manon, 25 ans, stagiaire chez Radio Lac

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Rodolfo Clix Pexels

Episode 19: Bientôt la fin

Episode 19 de mon interlude de stagiaire chez Radio Lac. Comment? Déjà? Qu’ouïs-je, qu’entends-je? C’est déjà presque la fin de ces six mois. Ça peut vous paraître tôt, mais nous sommes déjà le 9 février, la fin du mois va arriver à grande vitesse pour moi. En attendant, j’ai encore pleins de choses sur le feu, beaucoup d’idées, de reportages, d’envies, encore besoin de faire mes preuves. Mais il me reste quelques jours pour ça. Cependant, ce qui m’a sauté au yeux en commençant l’écriture de cet épisode, c’est qu’il y a certaines choses dont je ne vous ai pas parlé encore, mais qui font parties de mes expériences préférées à la radio! Vous avez peut-être entendu, début janvier, une série sur le salon Vénusia. Voilà une histoire qui mérite d’être contée.

Tout à commencé par un sujet lancé dans la rédaction, sans priorité extrême, mais qui m’avait intrigué et sur lequel j’avais commencé à travailler, ce sujet en question parlait d’une formation dispensée aux travailleurs du sexe. Je ne sais pas pourquoi, mais ce type de sujet évoquant la défense des droits, des libertés, la cause des femmes ou des enfants me parlent toujours beaucoup et me passionnent. J’aime beaucoup partir en enquête, passer quelques coups de téléphone, rencontrer les personnes concernées…

Pour ce sujet, j’ai donc commencé par interviewer l’association genevoise de défense des droits des travailleurs du sexe. ce reportage avait beau être très intéressant, j’avais l’impression de passer à coté de quelque chose, un certain gout d’inachevé. J’ai commencé à me dire que pour rendre une image réelle et complète, j’allais devoir rentrer dans un salon de massage. Le choix était alors vite fait, puisque le salon dont tout le monde connait le nom et la tenancière ici, c’est le Vénusia et la fameuse Madame Lisa. Il m’a tout de même fallu quelques jours avant d’oser décrocher le téléphone pour y demander la mère maquerelle. Puis une voix douce (et peut être simplement plus normale que je ne l’avais imaginée) me répondit gentiment que je pouvais venir dans le salon prochainement pour cette interview.

Il faut dire que Madame Lisa est un personnage public. J’avais regardé de nombreuses interviews, regardé un film documentaire sur elle, après avoir beaucoup exploré la vie de Grisélidis Real, activiste et prostituée, je leur trouvais des ressemblances. La semaine suivante, j’avais donc rendez-vous. Suffisamment de temps pour me retourner l’esprit dans tous les sens, me demander comment cela se passerait, si j’allais réussir à produire quelque chose d’intéressant. En arrivant devant le salon, je commençais à angoisser un peu, ce qui est plutôt rare. Une petite porte donnant sur la rue, quelques escaliers qui descendent, puis on se retrouve dans un hall plutôt classique. Au fond du couloir, des regards se tournent vers moi. Elles attendaient surement un homme. Une jeune femme vient à ma rencontre, avec un grand sourire et un accent étranger.  Je lui dis que je viens voir Lisa, elle me propose alors de me faire visiter. Je décline, je lui explique que je viens pour la radio, pour interviewer la patronne. Elle renonce alors et m’emmène dans une pièce au fond du salon. Nous passons devant plusieurs salles, s’ouvrant grâce aux empreintes. Le petit salon où on m’installe est une sorte de boudoir, des sièges en cuir et une belle collection d’ouvrages font partie de la décoration. Une forte odeur de cigare flotte dans l’air, mélangée avec l’odeur de la cigarette basique que fume une femme déjà installée là. Je me présente, elle me dit qu’elle est une amie de Lisa. Un homme entre, jeune. Je comprends rapidement qu’il s’agit de son fils, pour avoir lu qu’il travaillait à ses cotés au salon.

Au bout de quelques minutes, Lisa entre et m’accueille avec le sourire. Les autres sortent de la pièces et je prépare mon matériel. Nous abordons en premier des questions assez techniques. « Des contrôles de la brigades des mœurs? On en reçoit tous les mois maintenant. Avant c’était beaucoup moins.. Les filles savent ce qu’elles ont à faire, on ne doit pas les infantiliser et les culpabiliser avec ces formations. »

Puis au fur et à mesure, les questions que je me pose deviennent plus personnelles, plus détendues aussi, et je sens que Lisa est plus à l’aise pour y répondre. Je trouve le sujet de sa vie professionnelle et privée passionnant. L’interview continue une demi-heure au micro. Je le pose ensuite et le range, mais ma curiosité n’est pas encore satisfaite. Nous avons échangé encore une heure par la suite, sans que rien ne soit enregistré. Des moments clés de sa vie, comment elle est devenue prostituée, des anecdotes sur ses clients ou ses collègues, ses expériences à la télé, nous abordons tout simplement un grand nombre de chose, et je suis reconnaissante de ce moment où la tenancière au caractère bien trempée se livre à une inconnue. Pour finir cette entrevue, j’ose évoquée la comparaison qui me trotte dans la tête depuis le début: « Vous ressemblez tout de même beaucoup à Grisélidis Real. Aujourd’hui vous êtes là pour parler de ce métier, en défendre les droits, vous avez un chemin similaire. – Oui, c’est juste, me répond la maquerelle en jouant avec les lacets de son haut. Mais pas tout à fait. Elle a beaucoup souffert, c’était dur pour elle. Pas pour moi, j’aime trop ce que je fais. Je ne me vois pas arrêter pour le moment. »

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Moi Manon stagiaire chez Radio Lac

#18 Moi, Manon, 25 ans, stagiaire chez Radio Lac

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Photo: Pexels Frans Van heerden

Episode 18: Dans la spirale des virus

Cette semaine a pour moi été fatigante, marquée par des émotions et beaucoup de travail. En effet, plusieurs facteurs se sont cumulés et ont contribué à me mettre à plat, en ce vendredi où j’écris ce texte. Premièrement, nous étions depuis la semaine dernière embarqués dans la spirale infernale d’une nouvelle épidémie, le coronavirus en Chine, qui a fait parler de lui plus que de raison. Pour une raison inconnue, je me suis laissée emportée par un flot d’informations et de volonté journalistique, à la quête d’une vérité cachée ou je ne sais trop quoi.

Une recherche, je vous l’assure, épuisante et compliquée. Cette semaine particulièrement, le nombre d’informations fausses circulant sur le net à propos de ce virus n’a fait qu’augmenter, alimentant le stress et la panique de certains. Je me suis particulièrement impliquée, cherchant les chiffres, fouillant les sources fiables, tentant de faire du tri dans les sources absurdes. Dans ma recherche de vérité, j’ai fini par penser qu’un témoignage sur place me serait bien plus utile que des enquêtes tirant en longueur. J’ai tenté de trouver des expatriés suisses en chine, et je pense avoir eu de la chance d’en trouver un. Malgré des problèmes pour se connecter et réussir à communiquer, nous avons finalement réussi à déjouer les blocages techniques et nous avons pu échanger pendant une trentaine de minutes. De cet entretien, j’ai retenu que pour la plupart des régions en Chine, le pragmatisme de la population régnait et pas forcément la terrible panique que nous voyons partout en ce moment. Bien sur, le problème est sérieux, mais il faut en effet relativiser, et pouvoir contacter une personne sur place m’a aidé à le faire. Pour nous, il est toujours précieux de connaitre la vie et l’avis des personnes concernées.

Comme pour suivre la vague de maladies déjà bien présente dans nos esprits, cette semaine s’est accompagnée de beaucoup d’absences au bureau, en particulier de nos deux journalistes terrains en début de semaine, En conséquent, nous avons tous été très occupés pour essayer de couvrir tous les éléments de l’info. Entre conférences de presse, pour lesquelles j’ai du parfois courir sous une pluie battante, écritures d’articles, interviews, parfois au pied levé, émissions… J’ai été tellement chargée de sujets et tâches que je ne vois plus très clair. Mais c’est aussi ça, des semaines coups de feu, toujours aussi stimulantes mais épuisantes, de la variété, entre le terrain et le bureau, beaucoup de pluie, beaucoup de virus, beaucoup de lignes d’écrites et de son de montés, mais au final, quand le week-end arrive, on ne l’apprécie que mieux.

 

 

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Moi Manon stagiaire chez Radio Lac

#17 Moi, Manon, 25 ans, stagiaire chez Radio Lac

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Mon agenda, parfois bien remplis.

Episode 17: Pourquoi la radio?

C’est une question qui revient assez souvent dans mes conversations. En général, mes amis trouve très sympa que je travaille pour une radio, ensuite ils me demandent quand est-ce que on peut m’entendre, (Pas souvent, désolé) puis pourquoi j’ai décidé de me diriger dans ce domaine. En effet, c’était un peu inattendu.

Quand j’étais petite, j’ai voulu faire mille métiers, je me suis passionnée pour des centaines de choses. Du plus loin que je me souvienne, j’aurais aimé être styliste, car je dessinais et je pensais que c’était aussi simple. Ensuite, j’ai voulu être vétérinaire, une idée qui a duré un moment avant que je me rende compte que les études nécessaires étaient surement trop exigeantes. Mais c’était déjà trop tard car je faisais un cursus scientifique. Une fois terminé, je suis repartie dans le littéraire avec une licence de langues, suivie d’un bachelor dans le tourisme et la communication. Après ça, partir travailler dans un média faisait sens dans le non-sens. On me demande aussi souvent ce que je fais et si c’est un bon stage. Répondre en quelques phrases n’est pas forcément l’idéal, donc je vais essayer de répondre dans cet épisode.

Oui, ce que je fais me plait beaucoup. J’aime être indépendante et proposer des sujets. J’aime l’aspect positif que nous essayons de voir dans chaque actu, même si parfois c’est compliqué. Tous les jours, de nouvelles choses sont a entreprendre, de nouveaux contacts à prendre, des interviews à caler, des domaines a étudier, à découvrir. Pendant ce stage, j’ai appris beaucoup de choses sur les techniques de radio, monter des sons, faire des interviews, préparer des sujets, écrire des articles et des lancements, mais aussi sur des sujets dont je n’avais aucune idée. J’en ai appris plus sur l’astronomie, l’économie, la politique, les animaux, l’actualité, la cuisine, la météo, l’histoire, tout cela ua fil des interviews et rencontres en tout genre. Je suis entrée dans un salon érotique, j’ai rencontré le champion d’Europe de pâtisserie, j’ai bu un peu de champagne, parlé chinois, je suis monté en haut de la tour de la RTS, j’ai visité l’ONU et le Musée de la Croix Rouge, caressé des vaches, fait un Escape Game, assisté à une séance de presse, visité le hameau du père Noel, vu l’atelier de Martel…  Lister toutes ces portes que m’a ouvert la radio est encore plus incroyable, et je suis vraiment ravie d’avoir encore quelques semaines à découvrir certainement d’autres sujets.

Les journées sont bien chargées mais je ne regrette pas d’avoir tout ça sur mon petit agenda, il fait aussi office de souvenir, c’est en partie pour cela que j’aime le garder en format papier.

A la semaine prochaine !

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