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L'activité d'UPS a continué de s'effriter au 1er trimestre

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UPS anticipe un retour de la croissance, après une baisse des volumes entre janvier et mars (archives). (© KEYSTONE/AP/JOHN MINCHILLO)

Le premier trimestre du groupe américain de messagerie et de livraison de colis UPS a poursuivi sur la tendance baissière constatée depuis plusieurs trimestres, du fait d'une baisse des volumes moyens quotidiens.

Les trois branches du groupe sont affectées par ce repli du chiffre d'affaires, selon le communiqué diffusé mardi par UPS, qui a néanmoins confirmé ses prévisions pour l'ensemble de l'année.

L'activité s'est repliée au premier trimestre de 5,3% à 21,7 milliards de dollars (19,8 milliards de francs) et le bénéfice net a chuté de 41,3% à 1,11 milliard de dollars. Cela correspond peu ou prou aux prévisions du consensus des analystes.

Rapporté par action et hors éléments exceptionnels --donnée privilégiée par les marchés, le bénéfice net s'établit à 1,30 dollar (-40,6% sur un an) comme l'attendait le consensus.

"Notre performance financière au premier trimestre est conforme à nos attentes et le volume moyen quotidien aux Etats-Unis a montré une amélioration pendant toute cette période", a commenté Carol Tomé, patronne d'UPS.

"Nous anticipons un retour de la croissance et du chiffre d'affaires", a-t-elle poursuivi.

De ce fait, le groupe a confirmé ses prévisions à données comparables pour l'exercice en cours à savoir un chiffre d'affaires compris entre 92 et 94,5 milliards de dollars, une marge opérationnelle d'environ 10% à 10,6% et des investissements d'environ 4,5 milliards de dollars.

Entre janvier et mars, UPS a souffert dans ses deux principales branches d'une baisse des volumes.

Aux Etats-Unis, les volumes ont reculé de 3,2% et le chiffre d'affaires de 5% à 14,23 milliards de dollars. A l'international, ils ont baissé respectivement de 5,8% et de 6,3% à 4,26 milliards.

Dans sa branche Supply chains solutions, c'est une baisse des prix qui a tiré le chiffre d'affaires vers le bas (-5,3%) à 3,21 milliards de dollars.

UPS a commencé son deuxième trimestre sur un bon pied en concluant un "accord important" avec les services postaux américains (USPS) en matière de transport aérien de marchandises.

Cet accord a été annoncé le 1er avril, quelques jours après le non-renouvellement du contrat entre USPS et Fedex --l'un des principaux concurrents d'UPS-- qui datait de plus de vingt ans.

Ce contrat entre USPS et UPS doit être effectif à partir du 30 septembre, pour un minimum de cinq ans et demi.

Selon des médias américains, cela représente deux milliards de dollars de chiffre d'affaires.

Lors de la présentation de ses résultats pour l'exercice 2023, le groupe avait annoncé la suppression de 12'000 emplois dans le monde qui devrait permettre d'économiser un milliard de dollars dès 2024. UPS employait à l'époque environ 500'000 personnes.

UPS a engagé un programme massif d'automatisation de ses centres de traitement des plis et colis.

FedEx a supprimé quelque 29'000 postes durant son exercice 2023, clôturé fin mai.

Les sociétés de transport de colis font face depuis fin 2022 à une réduction des flux, après une flambée consécutive à la pandémie de coronavirus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Ukraine et Moldavie: "accord de principe" pour des négociations

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Les négociations d'adhésion à l'UE de l'Ukraine et de la Moldavie débuteront le 25 juin (image symbolique). (© KEYSTONE/EPA/DUMITRU DORU)

Les ambassadeurs des 27 pays de l'Union européenne ont donné leur "accord de principe" vendredi à l'ouverture de négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie. Celles-ci débuteront le 25 juin, a annoncé la présidence belge du Conseil de l'UE.

"Les ambassadeurs ont donné leur accord de principe sur le cadre pour les négociations d'adhésion de l'Ukraine et de la Moldavie. La présidence belge convoquera les premières conférences intergouvernementales le 25 juin", a indiqué cette source. Cette décision doit être validée formellement lors d'une réunion ministérielle le 21 juin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le G7 cible la Chine pour son soutien à Moscou

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Le G7 a accueilli vendredi des chefs d'État et de gouvernement non membres, dont l'Indien Narendra Modi, Abdallah II de Jordanie, le Turc Recep Tayyip Erdogan, l'Argentin Javier Milei et le Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva. (© KEYSTONE/AP/Andrew Medichini)

La Chine a été la cible de virulentes critiques de la part des dirigeants du G7 vendredi en Italie. Elle a été accusée de fausser les règles du commerce international et de soutenir la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine.

Dans un projet de déclaration finale consulté par l'AFP, le "Groupe des 7" (États-Unis, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Canada, Japon) a dit vouloir "agir ensemble pour (...) lutter contre les politiques et les pratiques non commerciales qui compromettent l'égalité des conditions de concurrence et notre sécurité économique, et renforcer notre coordination pour relever les défis de la surcapacité mondiale".

Joe Biden, Olaf Scholz, Emmanuel Macron et leurs homologues réunis en sommet avec l'Union européenne depuis jeudi à Borgo Egnazia, près de Bari, dans le sud de l'Italie, s'inquiètent du risque posé aux marchés mondiaux par la hausse des exportations chinoises de produits à bas coût, alimentée par des subventions aux nouvelles technologies, notamment dans les secteurs de l'énergie photovoltaïque, des véhicules électriques et des batteries au lithium.

"Politiques hors marché"

Tout en disant "aspirer à des relations constructives et stables avec la Chine" dont ils reconnaissent "l'importance dans le commerce mondial", les dirigeants du G7 expriment leur "préoccupation face aux "politiques et pratiques hors marché" qui entraînent des "conséquences au niveau mondial, des distorsions de marché et une surcapacité néfaste dans un nombre croissant de secteurs".

"Nous défendons une concurrence mondiale juste", a écrit sur X la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Face à la surproduction chinoise, les pays du G7 et Bruxelles aligneront "leurs réponses" sur la question des surcapacités industrielles, a-t-elle promis.

A l'issue du sommet, Emmanuel Macron a lui aussi évoqué un besoin de "synchronisation" des économies des pays du G7, en particulier celles des Etats-Unis d'un côté, de l'Europe de l'autre. Les réponses à la Chine "ne doivent pas conduire à une concurrence entre les membres du G7 et une discussion a été décidée sur la question des subventions dans nos économies", a-t-il dit à des journalistes.

Le G7 exhorte aussi Pékin à "s'abstenir de (...) mesures de contrôle des exportations, en particulier sur les minerais critiques, qui pourraient générer des perturbations significatives de la chaîne d'approvisionnement mondiale", alors que le pays impose des restrictions sur les exportations de minerais cruciaux pour des secteurs comme les véhicules électriques et les télécoms.

Droits de douane

En représailles aux importations massives de véhicules électriques chinois dans l'UE, qui menacent les constructeurs européens, Bruxelles a annoncé mercredi jusqu'à 38% de droits de douane supplémentaires, très loin, toutefois, des 100% de droits annoncés en mai par le président américain Joe Biden.

Réagissant à l'annonce de l'UE, la Chine a annoncé jeudi qu'elle "se réserve le droit" de porter plainte auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) "et de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre résolument les droits et les intérêts des entreprises chinoises".

Le G7 évoque aussi dans son projet de déclaration l'aide chinoise à l'effort de guerre russe, la situation militaire et diplomatique dans la zone "indopacifique" avec en point de mire les contentieux territoriaux entre Pékin et ses voisins, dont Taïwan, et la sécurité des voies maritimes en mer de Chine méridionale.

"Nous appelons la Chine à cesser de transférer (...) des composants d'armes et des équipements qui alimentent le secteur de la défense russe", indique la déclaration.

50 milliards pour l'Ukraine

"Nous sommes solidaires pour soutenir le combat de l'Ukraine pour sa liberté et sa reconstruction aussi longtemps que nécessaire", affirment les chefs d'État et de gouvernement, qui ont reçu jeudi le président ukrainien Volodymyr Zelensky et lui ont promis 50 milliards de dollars tirés des revenus des avoirs russes gelés, un "signal sans équivoque" envoyé à Poutine.

Le G7 est "d'accord pour agir ensemble" contre la fourniture par Pékin à Moscou de "matériels nécessaires pour sa machine de guerre", a affirmé jeudi le président Joe Biden au cours d'une conférence de presse commune avec M. Zelensky.

Ce dernier a toutefois assuré que le président Xi Jinping lui avait "donné sa parole", lors d'un entretien téléphonique, que Pékin ne vendrait pas d'armes à la Russie.

Le G7 a accueilli vendredi des chefs d'État et de gouvernement non membres, dont l'Indien Narendra Modi, Abdallah II de Jordanie, le Turc Recep Tayyip Erdogan, l'Argentin Javier Milei et le Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

Le pape François est également venu disserter sur l'intelligence artificielle, mettant en garde contre l'usage militaire de l'IA et appelant à interdire les "armes autonomes létales".

Frictions

Le sommet a par ailleurs été marqué par des frictions entre la France, les États-Unis et l'Italie, pays hôte, critiquée pour s'opposer à une référence en faveur de la défense du droit à l'avortement dans la déclaration finale du sommet.

Le projet de déclaration finale n'inclut aucune référence directe au droit à l'avortement, mais conserve peu ou prou une formulation plus vague publiée à l'issue du sommet de Hiroshima (Japon) en 2023 évoquant "les droits et la santé sexuels et reproductifs".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La princesse Kate va faire son retour en public

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La princesse Kate n'a plus été vue en public depuis Noël (archives). (© KEYSTONE/AP/Alastair Grant)

La princesse Kate, atteinte d'un cancer, a annoncé son retour officiel en public samedi pour la parade d'anniversaire du roi Charles III. Elle se réjouit des "bons progrès" de son traitement mais reconnaît ne pas être "tirée d'affaire".

Dans un message publié vendredi soir sur les réseaux sociaux, l'épouse du prince William, qui n'a plus été vue en public depuis Noël, donne ainsi pour la première fois des nouvelles de sa santé depuis l'annonce de sa maladie dans une vidéo fin mars.

Celle que tout le monde considère comme l'atout glamour de la famille royale y apparaissait fatiguée après des semaines de silence qui avaient alimenté les spéculations.

"Bons et mauvais jours"

"Je fais de bons progrès, mais comme toute personne suivant une chimiothérapie le sait, il y a des bons et des mauvais jours", écrit Kate, 42 ans, dans son message, accompagné d'une photo prise cette semaine à Windsor selon ses services.

Elle précise que son traitement doit se poursuivre "encore pendant plusieurs mois" et décrit comment dans les jours les plus difficiles, elle se sent "faible, fatiguée", et à l'inverse vouloir "profiter au maximum" des moments où elle se sent mieux.

"C'est une joie de participer à la vie scolaire (de ses trois enfants, George, Charlotte et Louis), de consacrer du temps à des choses qui me donnent de l'énergie et de l'optimisme" ou encore de "faire un peu de télétravail", ajoute la princesse.

Attendue au balcon

"Je me réjouis d'assister à la parade d'anniversaire du roi ce week-end avec ma famille et j'espère pouvoir participer à quelques engagements publics cet été, tout en sachant que je ne suis pas encore tirée d'affaire", annonce-t-elle encore.

Le souverain fêtera ses 76 ans le 14 novembre, mais la tradition veut qu'une cérémonie publique, avec défilé militaire et apparition de la famille royale au balcon du palais de Buckingham, soit organisée en juin.

La princesse devrait ainsi parcourir le Mall, la grande avenue qui mène au palais de Buckingham, dans un carrosse, accompagnée de ses trois enfants, et rejoindre les autres membres de la famille royale après la parade militaire du "Salut aux couleurs" ("Trooping the colour") pour le salut sur le balcon.

En tant que colonel des Irish Guards, la princesse de Galles assiste habituellement à ces festivités en passant notamment en revue un régiment de soldats.

Le Premier ministre Rishi Sunak s'est dit "ravi" que la princesse de Galles puisse assister à cette cérémonie, se félicitant d'une annonce "particulièrement importante pour ceux qui luttent contre le cancer et pour leurs familles".

Le roi en carrosse

Cette année, Charles III, également atteint d'un cancer, participera lui à la parade militaire à bord d'un carrosse et non à cheval comme l'année dernière, a récemment précisé le palais.

Peu avant l'officialisation de son cancer, une photo de la princesse avec ses enfants publiée sur les réseaux sociaux avait suscité la polémique.

Ce cliché avait été dépublié par les principales agences de presse mondiales, dont l'AFP, car il avait été manipulé numériquement, relançant les spéculations sur l'état de santé de la princesse, malgré ses excuses écrites publiées par le palais dans la foulée.

Kensington Palace n'a en revanche jamais précisé de quelle sorte de cancer la princesse souffre.

Lors de certains de ses engagements publics, le prince William est lui aussi resté laconique, se contentant par exemple d'affirmer mi-mai qu'elle "allait bien" à l'occasion d'une visite sur les îles Scilly au large du sud-ouest de l'Angleterre.

Kate a toutefois maintenu la tradition qu'elle avait elle-même lancée en publiant sur les réseaux sociaux des photos prises par elle de ses enfants, Louis (6 ans fin avril) et Charlotte (9 ans début mai), à l'occasion de leur anniversaire.

De son côté, le roi a repris ses activités publiques fin avril, se rendant par exemple début juin en France avec la reine Camilla pour les célébrations du 80e anniversaire du débarquement en Normandie.

Le roi et la reine recevront ensuite fin juin l'empereur Naruhito du Japon et son épouse l'impératrice Masako, pour une visite d'Etat à l'invitation du gouvernement britannique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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France: la gauche promet la "rupture" pour barrer l'extrême droite

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Raphaël Glucksmann soutient le programme de l'union de gauche, mais sans Jean-Luc Mélanchon. (© KEYSTONE/AP/Thomas Padilla)

La gauche française a mis de côté ses divisions sur l'Ukraine ou le Proche-Orient pour présenter vendredi un programme de "rupture" aux législatives. Elle veut empêcher l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite, qui promet un gouvernement "d'union nationale".

Après la déroute du camp présidentiel aux européennes et la dissolution de l'Assemblée décidée par Emmanuel Macron, les principaux partis de gauche se sont retrouvés vendredi à Paris pour célébrer une union arrachée de haute lutte et détailler leur feuille de route en cas de succès aux législatives des 30 juin et 7 juillet.

Constitué à la hâte face au Rassemblement national (RN, extrême droite) après son triomphe aux européennes, le "Nouveau Front populaire" promet notamment d'augmenter le salaire minimum, de revenir sur la très impopulaire réforme des retraites, et de rétablir l'impôt sur la fortune.

Compromis sur l'international

Fruit de négociations sous tension, son programme commun dessine également un compromis sur les questions internationales qui ont divisé la gauche et fait exploser sa précédente coalition.

Sur le Proche-Orient, il appelle ainsi "à agir pour la libération des otages détenus depuis les massacres terroristes du Hamas (...) et pour la libération des prisonniers politiques palestiniens".

Principale force à gauche, le parti de La France insoumise (LFI, gauche radicale) a jusqu'à présent refusé d'assimiler le Hamas palestinien à un mouvement terroriste, en rupture avec la position de la France et de l'Union européenne.

Sur la guerre en Ukraine, autre point de crispation, la coalition s'engage à "défendre indéfectiblement la souveraineté et la liberté du peuple ukrainien" et à assurer à Kiev les livraisons d'armes "nécessaires".

Polémique autour de Jean-Luc Mélenchon

Reste toutefois le débat sur l'identité de celui ou celle qui, à gauche, pourrait devenir Premier ministre.

Arrivé en tête à gauche aux européennes, l'eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann a appelé vendredi à rejeter l'hypothèse Jean-Luc Mélenchon, tribun de la gauche radicale accusé notamment de positions ambigües sur l'antisémitisme.

L'ancien candidat LFI à la présidentielle a récemment créé la polémique en affirmant que l'antisémitisme était "résiduel" en France en dépit de chiffres officiels faisant état d'une flambée d'actes antijuifs.

Dans son programme commun, le Nouveau Front populaire affirme au contraire que "les actes racistes, antisémites et islamophobes (...) connaissent une explosion inquiétante, sans précédent".

Le RN veut élargir ses soutiens

A l'extrême droite, pressenti pour être Premier ministre en cas de victoire, le président du RN Jordan Bardella a fait vendredi de cette gauche unie "son principal adversaire" aux législatives, alors que le camp macroniste est distancé dans les sondages.

Crédité de plus de 30% d'intentions de vote, le RN cherche à élargir ses soutiens afin d'accéder pour la première fois de son histoire au pouvoir. Sa cheffe de file, Marine Le Pen, a promis vendredi que le parti formerait "un gouvernement d'union nationale" pour "sortir la France de l'ornière" et annoncé "un certain nombre de surprises dimanche", date limite de dépôt des candidatures.

Le parti, héritier du Front national cofondé en 1972 par un Waffen-SS, continue toutefois d'inquiéter une partie du pays.

Deuxième YouTubeur le plus suivi de France avec 19 millions d'abonnés, Squeezie a mis en garde contre "une montée drastique de l'extrême droite" et des mobilisations contre le RN sont prévues ce week-end dans le pays, à l'appel des syndicats.

PLusieurs milliers de manifestants à Montpellier (sud) et près de 2000 à Lyon (sud-est) ont défilé vendredi soir contre l'extrême droite, donnant le coup d'envoi de ce long week-end de manifestations.

Recours en justice

Sur le plan politique, son parti a engrangé récemment plusieurs ralliements dont celui d'Eric Ciotti, président de la principale formation de droite, Les Républicains (LR), plongé dans une crise profonde.

Pour s'être allié avec le RN, M. Ciotti a été exclu par les instances de son parti, mais le tribunal judiciaire de Paris a invalidé vendredi son exclusion de la présidence des Républicains.

Face à cette recomposition politique accélérée, le Premier ministre Gabriel Attal a dénoncé "des accords de boutique" à droite comme à gauche.

Depuis Bari, en Italie, où il participe au sommet du G7, Emmanuel Macron a dit jeudi espérer que l'approche des JO de Paris (26 juillet-11 août) dissuade les Français de choisir des dirigeants "pas prêts" à assurer l'organisation de l'évènement. M. Bardella lui a répondu sur X en affirmant qu'il ne "modifierait pas" le "dispositif" des JO s'il dirigeait le futur gouvernement.

L'incertitude dans le pays préoccupe en tout cas les marchés : La Bourse de Paris a signé sa pire semaine depuis mars 2022 (-6,23%) et effacé ses gains de l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Poutine exige la capitulation de l'Ukraine, refus de Zelensky

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Le président russe a réclamé que Kiev renonce à rejoindre l'Otan et se retire des régions de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Le président russe Vladimir Poutine a de facto fixé vendredi une capitulation de l'Ukraine comme condition pour des pourparlers. Son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a aussitôt rejeté un "ultimatum" à la "Hitler", à la veille du sommet du Bürgenstock (NW).

L'Ukraine, les Etats-Unis et l'Otan ont immédiatement rejeté ces conditions du maître du Kremlin.

Le président russe, dont l'armée a repris depuis plusieurs mois l'initiative sur le front face à des forces ukrainiennes en manque d'hommes et de munitions, a réclamé que Kiev renonce à rejoindre l'Otan et se retire des régions de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia que la Russie occupe déjà partiellement et prétend annexer en plus de la Crimée.

"Dès que Kiev (...) commencera le retrait effectif des troupes et notifiera l'abandon de son projet d'adhésion à l'Otan, nous donnerons immédiatement, à la minute même, l'ordre de cesser le feu et d'entamer des négociations", a dit M. Poutine face aux cadres du ministère russe des Affaires étrangères.

Reddition

Remplir ces conditions constituerait de facto une reddition de l'Ukraine, dont l'objectif est de rétablir son intégrité territoriale et sa souveraineté dans les frontières internationalement reconnues.

Si l'armée russe a l'initiative sur le front, elle y a subi des pertes considérables depuis deux ans et ne parvient pas à prendre un avantage décisif.

Le Kremlin avait proclamé dès septembre 2022 l'annexion de quatre régions de l'Est et du Sud de l'Ukraine, en plus de celle de la Crimée en 2014.

"Stratagème"

Vladimir Poutine a insisté vendredi sur le fait que l'Ukraine devait remettre à la Russie la totalité de ces territoires, alors même que Moscou ne les occupe que partiellement et que les combats y font toujours rage.

Dans la soirée, il a en outre souligné à la télévision russe que 700'000 soldats russes participaient désormais à l'opération en Ukraine, soit près de 100'000 de plus de ce qu'il affirmait en décembre.

Le président russe a en outre qualifié de "stratagème pour détourner l'attention" des vraies responsabilités dans le conflit - selon lui celles de l'Ukraine et des Occidentaux - le sommet pour la paix prévu en Suisse les 15 et 16 juin à l'initiative de l'Ukraine. Kiev espère que les quelque 90 délégations présentes, malgré l'absence notamment de la Chine, y aboutiront à un consensus pour accroître la pression sur le Kremlin.

"Ces messages sont des messages d'ultimatum (...) Hitler faisait la même chose, quand il disait 'Donnez-moi une partie de la Tchécoslovaquie et on en reste là', mais non, ce sont des mensonges", a commenté de son côté le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un entretien à la chaîne d'information italienne SkyTG24 en marge d'un sommet du G7.

"Le nazisme est là, et il a désormais le visage de Poutine", a-t-il ajouté. Son conseiller Mykhaïlo Podoliak a martelé que les revendications russes constituaient "une offense au droit international" comme au "bon sens".

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a dénoncé des "déclarations manipulatrices", et estimé que Vladimir Poutine avait tenu ces propos à la veille du sommet en Suisse car "la Russie a peur d'une véritable paix".

Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin, dont le pays est le principal soutien militaire et financier de Kiev, a jugé que M. Poutine "avait occupé illégalement le territoire souverain de l'Ukraine (et n'était) pas en position de dicter à l'Ukraine ce qu'elle doit faire pour parvenir à la paix".

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a de son côté estimé que le dirigeant russe n'agissait pas de "bonne foi".

En Italie, les membres du G7 (États-Unis, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Canada, Japon) ont promis vendredi de soutenir l'Ukraine "autant qu'il le faudra", selon un projet de déclaration commune dont l'AFP a pris connaissance.

"Vol" des actifs russes

Vladimir Poutine a aussi dénoncé la décision jeudi du G7 de garantir un prêt de 50 milliards de dollars à l'Ukraine avec les futurs intérêts des actifs russes gelés depuis le début de l'offensive russe

"Même si on enjolive les choses, le vol ça reste du vol et ça ne restera pas impuni", a-t-il dit.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé la confiscation pure et simple des 300 milliards d'euros d'actifs de la banque centrale russe gelés par les Occidentaux depuis deux ans, ce à quoi ils se refusent pour des raisons juridiques.

Sur le terrain, les forces ukrainiennes continuent de résister aux multiples assauts, en particulier dans l'Est du pays, où Moscou grignote du terrain depuis le début de l'année.

"Presque quotidiennement, nous repoussons deux, trois attaques", a dit cette semaine à l'AFP Maxime, commandant d'une compagnie de tankistes dans la 59ème brigade qui combat dans la zone de Pokrovsk.

"Il y a eu une nette augmentation du nombre de soldats ennemis et ils ont apporté des véhicules blindés ainsi que de l'artillerie à longue portée", a ajouté ce militaire de 38 ans.

Enfin, l'Ukraine continue d'être contrainte de rationner l'électricité, son infrastructure énergétique ayant été ravagée par les frappes russes. Vendredi, des coupures sont prévues de 14h00 à 22h00 à travers le pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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