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Faits divers

Les alevins d’anguilles saisis à Genève ont été relâchés dans le lac de Morat

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Nathalie Rochat, la porte-parole de l'OSAV, pendant la conférence de presse à Morat (FR). (©KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ)

Les alevins d’anguilles saisis en janvier à l’aéroport de Genève par l’Administration fédérale des douanes (AFD) ont été relâchés en partie vendredi dans le lac de Morat. L’opération a concerné quelque 30’000 des 130’000 alevins concernés.

« La réintroduction s’est révélée délicate », a expliqué sur place Nathalie Rochat, porte-parole de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV). D’abord parce que la température de l’eau du lac n’excédait pas 3,5 degrés et que les alevins se trouvaient dans des bidons avec une eau à 10 degrés.

« Il a fallu procéder par étapes afin d’agir de manière équilibrée », a précisé Nathalie Rochat. Le premier lâcher s’est effectué près du port de Morat (FR), dans des roches. Un autre est intervenu à proximité du lac, dans la Broye, histoire de répartir au mieux les effectifs.

Rejoindre la mer du Nord

Le lac de Morat a été choisi parce qu’il correspondait bien à l’habitat naturel des anguilles. Ses eaux rejoignent ensuite les lacs de Neuchâtel et de Bienne, via respectivement la Broye et la Thielle, afin de rejoindre le Rhin et la mer du Nord, non sans avoir emprunté l’Aar.

Un parcours qui permettra aux alevins de pouvoir rejoindre la mer des Sargasses, dans l’Atlantique Nord, là où ils sont nés. La saisie à l’aéroport de Genève, le 19 janvier, avait été précédée d’une autre à l’aéroport de Zurich, le 11 janvier. Dans ce cas, les 110’000 alevins ont été réintroduits dans le Rhin directement.

Il s’agit pour eux de terminer leur migration. « Tout en sachant qu’il y a beaucoup d’obstacles naturelles et articielles à franchir », a ajouté Nathalie Rochat. Les alevins relâchés du côté de Morat ont séjourné auparavant auprès de l’aquarium Aquatis, à Lausanne, qui offre des conditions idéales d’hébergement.

Maturité sexuelle

Les alevins d’anguilles, appelés aussi civelles, qui sont âgés d’environ trois ans, ont migré en se laissant porter par le courant du Gulf Stream jusqu’aux côtes atlantiques de l’Afrique du Nord et européennes où ils ont rejoint les bassins fluviaux d’eau douce.

En principe, c’est là que les alevins d’anguilles vivent jusqu’à leur maturité sexuelle, avant de migrer à nouveau vers la mer des Sargasses, luttant cette fois contre le Gulf Stream, afin de se reproduire.

Les alevins subissent toutefois une pêche intensive aux embouchures des fleuves africains et européens. Ils sont alors, soit engraissés dans des fermes piscicoles avant d’être vendus, soit exportés illégalement au stade de larves pour être consommés comme mets délicats en Asie.

Danger d’extinction

Environ 90% des populations d’anguilles européennes ont disparu ces 30 dernières années. C’est pourquoi l’espèce est inscrite dans la liste rouge des espèces « en danger critique d’extinction » et figure dans l’annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

L’importation et l’exportation en sont strictement interdites dans l’Union européenne. Pour rappel, la saisie à l’aéroport de Genève s’est accompagnée de l’interpellation de sept hommes. Une enquête doit déterminer l’ampleur du trafic. Les individus transportaient illégalement dans six valises quelque 130’000 alevins d’anguilles vivants.

Arrêtés dans le hall de l’aéroport, les sept hommes ont été ensuite incarcérés à la prison de Champ-Dollon. Révélée par la Tribune de Genève et 24 Heures, l’affaire s’est d’emblée révélée similaire à celle de Zurich, où deux individus ont été appréhendés. Certains experts parlent des alevins d’anguilles comme de l’ivoire européen.

source ATS

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Un bancomat visé par des braqueurs à Bernex

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Le distributeur de la BCGE, rue de Bernex a été visé, ce jeudi matin, vers 4h30. Des malfrats ont fait exploser la machine. Un coup de feu a été tiré mais aucune personne n’a été blessée, ni interpellée, précise la police. Le Ministère Public genevois confirme cet après-midi avoir procédé à deux interpellations et que l’enquête suit actuellement son court. 

En mars dernier, c’était un bancomat de la Raiffeisen, qui avait été visé, de la même manière. Les braqueurs avaient également réussi à quitter les lieux, les mains vides.

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Exercice incendie spectaculaire à Genève

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Les pompiers genevois à pied d’oeuvre ce matin pour une simulation d’incendie sur les toits de la cathédrale Saint-Pierre. 

Tout le monde a en tête l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris ce printemps. Si un tel feu se déclarait à Genève, que se passerait-il ? Le service d’intervention et de secours a testé son dispositif ce matin à la cathédrale Saint-Pierre pour son exercice de simulation annuel. Le reportage de Judith Monfrini:

Reportage

Chaque année le service d’intervention et d’incendie teste ses capacités à protéger des biens culturels. Retrouvez le reportage et la vidéo sur notre site internet.

 

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CFF: vingt portes défectueuses constatées

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"Nous sommes toujours en deuil", a confié le patron des CFF Andreas Meyer après la mort d'un contrôleur de train (archives). (©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Depuis l’accident qui a coûté la vie à un contrôleur il y a 15 jours, les CFF effectuent des contrôles spéciaux. Et jusqu’à présent, vingt portes de wagons ont présenté des systèmes de protection anti-pincement défectueux, affirme le patron de l’ex-régie fédérale.

250 voitures et des milliers de portes ont déjà été inspectées, explique Andreas Meyer, directeur général des CFF, dans un entretien accordé au « SonntagsBlick ». Il en reste presque autant à vérifier, car au total 493 wagons d’un train de type VU IV, des voitures à un étage sans plancher surbaissé, sont utilisés en Suisse.

Mais Andreas Meyer, 58 ans, le répète: la sécurité est garantie sur le réseau ferroviaire suisse. Seuls les wagons ayant passé les tests avec succès sont remis en service. Et les agents de trains font désormais particulièrement attention aux wagons pouvant présenter des défaillances.

Un contrôleur des CFF âgé de 54 ans a perdu la vie il y a deux semaines à la gare de Baden (AG) après avoir été coincé dans la porte d’un Interregio au moment du départ et traîné par le convoi. Les faits font l’objet d’une enquête approfondie auprès du Service suisse d’enquête de sécurité (SESE). Il n’est pour l’heure pas clair, si l’employé a respecté toutes les règles de sécurité. Interrogé, Andreas Meyer a refusé de spéculer sur la question: « le contrôleur décédé était un collègue expérimenté, très fiable et apprécié ».

Andreas Meyer explique par ailleurs qu’il n’était pas au courant, avant l’accident, que certaines de ces portes étaient défectueuses. Mais il rappelle que « dans une si grande entreprise, où les gens travaillent ensemble, des erreurs peuvent toujours arriver. » Il faut les mettre en relation avec le nombre total de fermetures de portes, qui est d’environ 200 millions par an. Andreas Meyer ajoute que le chemin de fer est le moyen de transport le plus sûr. La sécurité n’a cessé de s’améliorer au cours des dernières années.

Situation actuelle difficile

Le patron des CFF admet que la compagnie ferroviaire se trouve dans une posture difficile. « Nous sentons qu’une partie de nos employés est inquiète. C’est tout à fait normal dans la situation actuelle ». L’employé qui a perdu la vie a été inhumé vendredi. « Nous sommes toujours en deuil », a-t-il aussi confié. Si Andreas Meyer n’a pas assisté aux funérailles en personne, Toni Häne, membre de la direction, et chef opérationnel du défunt était présent.

Malgré les critiques sévères de certains élus, Andreas Meyer veut rester à la tête des CFF. « Mon équipe et moi allons également surmonter cette situation difficile ». Et celui qui est à la tête de l’ex-régie fédérale depuis 13 ans d’ajouter: « ce n’est pas ma première crise ». En septembre, les représentants des CFF à la Commission des transports du Conseil national doivent se prononcer sur la sécurité et la fiabilité du trafic des CFF.

Source: ATS

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A Zurich, l’agresseur d’un père de Famille s’est rendu

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L'auteur présumé d'une agression contre un père de famille mercredi soir à Zurich s'est rendu à la police. Il est âgé de 16 ans (photo symbolique). (©KEYSTONE/WALTER BIERI)

L’auteur présumé d’une agression contre un père de famille mercredi soir à Zurich s’est rendu à la police. Agé de 16 ans seulement, il a été interrogé, puis remis au juge des mineurs.

L’adolescent s’est présenté à un poste de police quelques heures après la diffusion d’un communiqué de police annonçant l’agression, a indiqué vendredi la police municipale zurichoise. Il a été arrêté et interrogé par les services de police pour mineurs avant d’être remis au juge des mineurs.

L’agression a eu lieu mercredi soir. Un père de famille âgé de 40 ans a été frappé au visage sous les yeux de ses deux enfants à un arrêt de bus. Gravement blessé à la tête, il a été transporté à l’hôpital.

L’agresseur portait un maillot du FC Zurich. Après avoir frappé le père de famille, il a pris la fuite en compagnie de plusieurs autres personnes portant, elles, aussi, des maillots du FC Zurich. L’agression a eu lieu peu après la fin d’un match de football opposant le club local au FC St-Gall.

Source : ATS

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Un genevois et sa fille toujours portés disparus en Valais

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Deux personnes sont toujours disparues à Chamoson (VS) après les intempéries de dimanche soir. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un Genevois de 37 ans établi en Valais et une fillette de 6 ans sont toujours portés disparus suite au débordement de la Losentse dimanche à Chamoson (VS). La police cantonale tient un point-presse à 14h sur l’avancée des recherches.

« La colonne de secours et les pompiers ont travaillé dans le lit de la Losentse, au rythme du radar météo », explique lundi matin Stéphane Vouardoux, l’un des porte-paroles de la police cantonale valaisanne. « Nous ne voulions pas prendre de risques supplémentaires », explique-t-il.

Le porte-parole confirme également l’identité des disparus: « il s’agit d’un Genevois âgé de 37 ans vivant en Valais et d’une enfant de 6 ans. » Au total, une septantaine de professionnels sont mobilisées pour retrouver les infortunés du côté du hameau du Châtelard.

Deux voitures emportées

Dimanche en début de soirée, deux automobiles ont été emportées par une lave torrentielle qui s’est créée au niveau de la rivière en crue, la faisant progressivement déborder. Si l’un des véhicules était vide au moment des faits, deux personnes se trouvaient à l’intérieur du second, selon une information confirmée par la police cantonale valaisanne. La voiture vide a été retrouvée lundi matin.

La route menant au Châtelard demeure finalement fermée jusqu’à nouvel avis. Idem pour les itinéraires permettant l’accès aux hameaux de Némiaz et de Grugnay depuis Chamoson. La route menant à Ovronnaz, via les Mayens de Chamoson, reste également interdite à la circulation.

Plusieurs éboulements

Lundi matin, plusieurs autres routes demeuraient interdites à la circulation, pour cause d’éboulements ou de glissements de terrain. C’est le cas du tronçon entre Vex et Euseigne et de la route du Sanetsch, depuis Sion. Dans le Haut-Valais, des chutes de pierres ont coupé la route entre Feschel et Erschmatt et celle entre Ulrichen et le sommet du Nufenen.

Service des contributions sous l’eau

A Sion, la pluie tombée aux alentours de 18h30 dimanche a provoqué des inondations dans les passages sous-voies, dans le quartier de la route d’Italie et sur certains axes secondaires. Au moins un arbre a été arraché et un imposant élément de ferblanterie s’est envolé sans blesser personne.

Diverses caves ont également été inondées. Le Service des contributions s’est à nouveau retrouvé sous l’eau, à l’instar du précédent orage d’envergure tombé sur la capitale valaisanne, le 6 août 2018, dont les dégâts avaient été chiffrés à 15 millions de francs.

Quinze vaches foudroyées

« Au total, les divers corps de pompiers du canton sont intervenus à une centaine de reprises entre 18h30 et 21 heures », indique Stéphane Vouardoux. Plus de mille appels de citoyens ont été enregistrés durant ce laps de temps.

Les animaux n’ont pas été épargné par la tempête. La foudre a frappé un mélèze sous lequel se trouvaient de nombreuses vaches sur l’alpage de Serin, sur les hauts d’Ayent, indique Le Nouvelliste. Quinze d’entre-elles ont péri. Divers arbres ont été déracinés comme à Bramois ou Grône et la grêle est également tombée de manière sectorielle dans la plaine du Rhône.

Funiculaire arrêté

A noter également que l’exploitation du funiculaire reliant Sierre à Crans-Montana est totalement interrompue jusqu’à nouvel avis. La voie a été ravinée sur plusieurs centaines de mètres en dessous de Bluche. Plusieurs jours seront nécessaires à la remise en état de la ligne, a relevé la compagnie exploitant la ligne dans un communiqué.

Source: ATS

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