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Economie

Le taux de chômage stable à 3,3% en janvier

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Le taux de chômage en Suisse est demeuré stable pour débuter l’année 2018. Il s’est affiché à 3,3% en janvier, comme en décembre 2017.

A la fin janvier, 149’161 personnes étaient inscrites au chômage auprès des offices régionaux de placement (ORP), soit tout de même 2507 de plus que le mois précédent, a indiqué vendredi par le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) dans un communiqué. Sur un an, le chômage a en revanche diminué de 15’305 personnes (-9,3%).

L’ensemble des demandeurs d’emploi inscrits se chiffre à 213’125 personnes, soit 1107 de plus qu’en décembre 2017. Par rapport à janvier 2017, un recul de 6,1%, ou 13’736 personnes, est toutefois observé.

Evolutions contrastées en Suisse romande

Par canton, Neuchâtel reste le plus touché de Suisse, affichant un taux de chômage de 5,6%, inchangé par rapport au moins précédent. Mais sur un an, il enregistre un recul d’un point, le plus important du pays.

Les cantons du Jura et de Genève sont également demeurés stables, avec un taux de respectivement 4,6% et 5,3%. Sur un an toutefois, une baisse de 0,7 et 0,4 point de pourcentage est perceptible.

Le canton de Fribourg a vu son taux de chômage augmenter de 0,1 point de pourcentage, pour venir se fixer dans la moyenne nationale (3,3%). La hausse est similaire sur un an.

Vaud affiche un taux de chômage de 4,7%, soit la plus forte hausse parmi les cantons romands, de 0,3 point. Par rapport à janvier 2017, il s’agit cependant d’une baisse de 0,5 point. Taux similaire en Valais, en augmentation de 0,2 point par rapport au mois précédent, mais en recul de 0,5 point sur un an.

A Zurich et Berne, le taux de chômage est demeuré inchangé entre décembre et janvier, à respectivement 3,6% (-0,3 point sur un an) et 2,5% (-0,5 point en variation annuelle). Le demi-canton d’Obwald peut toujours se targuer du taux le plus bas de Suisse, à seulement 0,9%, une marque en recul de 0,1 point sur un mois comme sur un an.

Source ATS.

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Qui veut racheter le vieux matériel des CFF ?

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Pour l'instant, cet aiguillage se trouve encore à Delémont. Il pourra être acquis dès novembre pour 18'000 francs. (©www.sbbresale.ch)

La compagnie ferroviaire a récemment ouvert un magasin d’occasions en ligne. Les premières affaires ont été conclues.

Le site SBBresale.ch offre tout ce qui peut réjouir les enthousiastes du rail, relate dimanche le SonntagsBlick. « Nous avons communiqué le lancement en interne la semaine dernière pour voir s’il y a des intéressés », explique le porte-parole des CFF Stephan Wehrle à Keystone-ATS.

Sur 33’000 collaborateurs, il devrait sans doute y en avoir. Les CFF visent en premier des marchands professionnels et des entreprises industrielles. Mais l’offre s’adresse également aux ferroviphiles privés, amis du rail ou clubs de fans qui souhaitent utiliser le vieux matériel ferroviaire comme ornement, poursuit Stephan Wehrle.

Un transformateur triphasé

D’après le site, certains acheteurs ont déjà saisi l’occasion. Un transformateur triphasé est parti pour 75’000 francs, tout comme trois aiguillages des années 2002 et 2003 pour des sommes comprises entre 25’000 et 29’000 francs.

En revanche deux rames automotrices à 800’000 et 1,3 million de francs attendent toujours preneur. De même qu’un train d’extinction et de sauvetage pour un million ou une locomotive diesel-électrique pour 200’000 francs.

Les CFF connaissent l’identité des acheteurs. Ceux-ci n’ont pas à expliquer pour quelle raison ils souhaitent acquérir tel ou tel objet. « Si nous devons constater que quelqu’un fait des achats systématiques pour ensuite revendre le matériel, nous tenterons d’y mettre un terme », souligne Stephan Wehrle. Ce commerce peut toutefois difficilement être évité totalement.

L’assortiment en ligne doit être rapidement étendu. L’ensemble des divisions des CFF peuvent proposer des objets. L’objectif principal est la gestion du matériel dans une idée d’économie durable. Autre point positif, ces ventes allègent le budget de l’entreprise.

 

Source ATS

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Chaleur : les tomates genevoises moins chères

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D’énormes stocks de tomates pourraient être gaspillés cette année à cause de la canicule et des vacances. Une situation de surabondance qui s’était déjà produite à Genève l’année dernière. Des tonnes de légumes avaient fini à la poubelle. 

L’Union maraîchère s’était alors défendue, reprochant notamment aux consommateurs d’aller faire leurs courses en France et délaissant ainsi les productions suisses. En tout, 1 % des 30’000 tonnes annuelles produites a été perdu.

Que faire pour luter contre ce phénomène? Des solutions existent, par exemple la production de jus selon Xavier Patry, de l’Union maraîchère.

Xavier Patry  Directeur de l'Union maraîchère de Genève

 

L’Union maraîchère lance un appel : manger local.

Xavier Patry  Directeur de l'Union maraîchère de Genève

 

 

 

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Genève Aéroport: mesures de lutte anti-bruit

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Genève Aéroport poursuit ses travaux afin de réduire les nuisances sonores (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève Aéroport poursuit ses travaux en vue de stabiliser, puis de réduire les nuisances sonores provenant de son activité. Il a transmis à l’OFAC un dossier proposant des actions concrètes, comme une limitation des mouvements entre 22h00 et minuit.

Après l’adoption de la fiche PSIA (Plan sectoriel d’infrastructure aéroportuaire) par le Conseil fédéral en novembre 2018 et la signature en mai 2019 de la Convention d’objectifs avec le canton de Genève, l’aéroport a soumis, fin juin, un dossier à l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC). Composé d’une vingtaine de pièces, il initie la procédure qui aboutira à la fixation d’un nouveau bruit autorisé (« bruit admissible », selon l’ordonnance sur la protection contre le bruit).

Ces mesures ont été préparées en concertation avec la Confédération et le canton pendant plus d’un an. L’OFAC procède actuellement à la validation de ce dossier afin de pouvoir lancer la consultation publique, prévue pour le mois de septembre.

Source: ATS

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Une canicule à un milliard de francs

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Les canicules sont comme les grands froids : elles impactent l’économie. De manière parfois inattendue d’ailleurs.

Oui, certaines activités se « réjouissent » des canicules si l’on peut dire. Les marques de ventilateurs évidemment, les maillots de bain, les commerces qui en vendent. Les gens peuvent aussi se réfugier dans des grandes surfaces ou d’autres endroits protégés pour bénéficier de cinq minutes de climatisation. Et faire du coup quelques achats d’opportunité. Mais c’est dans la vente de boissons que la sensibilité est la plus élevée.

Avec parfois des effets à double tranchant.

Oui, la vente de bière par exemple. Un cas d’école. Plus il fait chaud, plus les gens ont tendance à en boire. Mais à partir d’un certain seuil de température, eh bien la tendance s’inverse. Je crois qu’on y est aujourd’hui. Les gens évitent de boire de l’alcool. Ce peut être la même chose avec les glaces à la crème. Là ce n’est pas l’alcool, mais les calories quand même qui posent problème.

Bien des gens évitent de sortir lorsqu’il fait très chaud. Ce n’est pas très bon pour les commerçants.

En effet, et pour les commerçants au sens le plus large. S’il fait trop chaud, les personnes âgées s’interdisent même de sortir. Si elles ont des rendez-vous chez le médecin ou le coiffeur, eh bien elles les annulent (sur recommandation du médecin d’ailleurs). C’est encore plus prononcé en cas de gel et de verglas. Les spécialistes de prothèses auditives connaissent cela par exemple. La consultation n’est que reportée, mais ce sont quand même des coûts et des manques à gagner.

Quels sont produits les plus réactifs aux grandes chaleurs ?

En positif, ce sont les crèmes solaires, les insecticides ou encore les habits pour enfants. Dans l’alimentaire, les glaces, les eaux gazeuses, mais aussi les salades. En négatif, on sait par exemple que la consommation de chocolat baisse sensiblement. De 5% à 10% en général. Sans parler de certains produits de saison, bien entendu. La raclette est un met peu compatible avec les records de chaleur.

Quels sont les secteurs particulièrement sensibles ?

On estime que plus de 70% de l’économie est météo-sensible en fait. En positif ou en négatif, mais le négatif l’emporte nettement sur le positif. Ça recouvre forcément beaucoup de choses. L’agro-alimentaire on l’a vu, la grande distribution, la restauration, les loisirs, le tourisme, le bâtiment, les travaux publics, l’énergie, les transports, etc. Et puis les métiers qui touchent aux premiers secours ou à la sécurité des personnes.

Qu’est ce que ça représente à l’échelle globale?

Ces variations sectorielles se retrouvent dans les chiffres d’ensemble de l’économie, de plus en plus sensibles à ce que l’on appelle les effets saisonniers. En 2003, une évaluation avait été tentée en France. On estimait que la perte nette due à une canicule pouvait aller de 0,1% à 0,2% du produit intérieur brut. Ça ne paraît pas beaucoup, mais rapporté à la Suisse ça fait quand même plus ou moins un milliard de francs.

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Migros : coup de tonnerre sur l’emploi

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Migros annonce des suppressions d’emplois en Suisse orientale. Ça peut paraître lointain, mais ça interpelle beaucoup de l’autre côté du pays.

Oui, c’est-à-dire à Genève et dans le canton de Vaud. On sait que les deux coopératives régionales occidentales sont aussi sous pression. Elles font partie comme la Suisse orientale des entités les plus exposées aux achats transfrontaliers.

Des mesures ont déjà été prises chez Migros Genève et Migros Vaud.

Oui, depuis longtemps, mais sans licenciements collectifs. Or la baisse des ventes et des marges apparaît chaque année dans les rapports de gestion. Il y a tout juste un an, la centrale de Zurich annonçait déjà des suppressions de postes dans ses quartiers généraux. Une vraie sensation s’agissant d’un groupe qui semblait au-dessus de ce genre de contrainte.

C’était surtout dans l’administratif et le marketing.

Oui, ça ne concernait pas le personnel de vente et de logistique peu qualifié et difficilement réorientable. C’est en tout cas ce que l’on s’était dit pour se rassurer. Or cette fois, c’est clairement le cas. Et ça donne l’impression d’un palier qui vient d’être franchi. A moins qu’il s’agisse d’une brèche dans la digue des coopératives régionales. Une sorte de précédent. Si la Suisse orientale l’a fait, pourquoi pas Genève, Vaud, Valais ?

Peut-être parce que la proximité avec l’Allemagne suscite davantage d’achats transfrontaliers qu’avec la France.

C’est vrai. Le différentiel de prix dans l’alimentaire est nettement plus grand avec l’Allemagne. Mais il n’y a de loin pas que les achats de proximité, et pas que l’alimentaire surtout. Dans le non-alimentaire, le tourisme d’achat passant par l’aéroport de Genève et les TGV est également redoutable pour le commerce de détail en Suisse romande. Et puis il y a Internet et le e-commerce. 3800 emplois ont été perdus ces dix dernières années dans le commerce de détail dans le canton de Vaud. C’est 10% en moins. 1% par an. Là, il faut peut-être s’attendre à de nouveaux durcissements.

Le groupe Coop a l’air moins bousculé.

Il ne l’est pas beaucoup moins, mais il donne l’impression de réagir davantage. Les Lausannois le constatent actuellement avec les travaux d’agrandissement et de modernisation de Coop City à Saint-Laurent. Ou avec l’ouverture de la filiale Fooby à Bel-Air, dans l’alimentaire haut de gamme. Une grande surface expérimentale à l’échelle suisse. Elle doit encore faire ses preuves.

Est-ce que ça veut dire que Coop est mieux organisé et dirigé que Migros ?

Peut-être, mais ce n’est pas d’abord une question de personnes. L’univers Migros souffre apparemment de son organisation décentralisée dans le pilier historique de distribution. Les coopératives régionales sont très jalouses de leur autonomie et de leurs prérogatives. Ça génère des doublons, des coûts et des conflits d’intérêt avec Zurich. Le groupe Coop a renoncé à ce modèle il y a une dizaine d’année. C’est peut-être aussi ce que Migros devra faire un jour. A moins que les coopératives régionales se mettent à prendre aussi des décisions douloureuses pour leur image. Comme en Suisse orientale précisément.

Le communiqué de Migros sur les suppressions de postes en Suisse orientale précise toutefois que le réseau de vente sera épargné.

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