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Economie

La Confédération va gagner un milliard

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Les finances de la Confédération seront bien meilleures que prévu cette année.

Les dépenses ont été moins importantes qu’attendu, et les recettes dépassent les espérances: l’exercice 2017 devrait en fin de compte se clore sur un bénéfice de 800 millions de francs. Le Conseil fédéral a dévoilé mercredi la «deuxième extrapolation» qui confirme la tendance constatée en juin. Le budget, qui prévoyait une perte de 250 millions, était une fois de plus prudent. La Confédération gagne ainsi un milliard, l’équivalent de son soutien aux Jeux Olympiques de Sion 2026. Lisa Mazzone, conseillère nationale et vice-présidente des Verts…

Lisa Mazzone Conseillère nationale et vice-présidente des Verts

 

Propos recueillis par Jérôme Favre.

Le Conseil fédéral rappelle dans son communiqué que ce bénéfice de 800 millions de francs reste une «estimation» qui résulte d’un «calcul approximatif».

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Le chômage est remonté en octobre

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Le nombre d'inscrits aux Offices régionaux de placement (ORP) a franchi à nouveau la marque des 100'000 personnes en octobre, selon les derniers chiffres publiés par le Seco. (archives) (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le taux de chômage en Suisse a augmenté en octobre, après avoir passé quatre mois à un niveau historiquement bas. La proportion de sans-emploi s’est fixée à 2,2%, ce qui représente une hausse de 0,1 point sur un mois.

Le nombre d’inscrits aux Offices régionaux de placement (ORP) a franchi à nouveau la marque des 100’000 personnes à 101’684 (+2,6%), selon les indications fournies vendredi par le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco). Corrigé des variations saisonnières (CVS), le taux de chômage est resté stable à 2,3%.

Ces chiffres sont conformes aux attentes des économistes interrogés par AWP, qui s’attendaient majoritairement à un chômage à 2,2% et unanimement à un taux CVS à 2,3%.

La Suisse romande et le Tessin ont connu une évolution identique à la partie germanophone du pays, enregistrant une progression de 0,1 point, avec respectivement 3,1% et 1,9%.

Le chômage des jeunes s’est contracté à 11’992 personnes, ce qui représente une baisse mensuelle de 5,2%. En revanche, le nombre de seniors s’est étoffé de 3,6% à 28’409 inscrits à l’ORP, précise le communiqué du Seco. Les statiques des demandeurs d’emploi ont gonflé de 3,0% à 176’495 personnes.

Le mois d’octobre s’est également caractérisé par une nette baisse de 8,4% des places vacantes annoncées, à 34’927 unités.

Dans son rapport, le Seco fournit également les chiffres du chômage partiel en août. Les réductions de l’horaire de travail ont concerné 964 personnes, en hausse de près de 30% sur un mois. La progression s’approche du quart pour les entreprise concernées, au nombre de 72 dans toutes la Suisse. Le Secrétariat a recensé 50’802 heures de travail perdues (+13,7%).

En août, 2662 personnes ont épuisé leurs droits aux prestations de l’assurance-chômage.

 

Source / ATS.

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Recul ininterrompu pour UPC au 3e trimestre

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Le segment internet a freiné sa contraction, malgré encore 6000 défections, tandis que dans la téléphonie mobile, UPC Suisse a paraphé 16'000 nouveaux contrats. (archives) (©KEYSTONE/MANUEL LOPEZ)

Le câblo-opérateur désormais diversifié UPC Suisse a essuyé au troisième trimestre un nouveau tassement du chiffre d’affaires de 3,4% en comparaison annuelle à 307 millions de francs.

La hausse de 10% des recettes réalisées auprès de clients commerciaux a freiné la tendance négative de l’ensemble.

La filiale helvétique de Liberty Global revendique néanmoins dans son compte-rendu jeudi un premier quoique modeste rebond sur le front des abonnements, inédit depuis fin 2017.

La firme de Wallisellen, en périphérie zurichoise, a placé un millier de nouveaux abonnements en tous genres sur la période, après en avoir perdu 18’000 au deuxième trimestre, 30’000 au premier ou encore 40’000 sur l’ultime partiel de l’an dernier.

Le segment internet notamment a freiné sa contraction, malgré encore 6000 défections, tandis que dans la téléphonie mobile, UPC Suisse a paraphé 16’000 nouveaux contrats. Les abonnements TV ont encore reculé de 7000 unités.

Fin octobre, Sunrise a annoncé la suspension du projet de rachat d’UPC. L’opérateur zurichois a dû céder face au manque d’enthousiasme de ses principaux actionnaires.

Source ATS

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Moins bonne qualité de vie pour les migrants

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En 2018, 38% de la population résidante permanente de 15 ans ou plus est issue de la migration, ce qui représente 2'686'000 de personnes. Cela représente une augmentation de 1,5% par rapport à 2017 (photo symbolique). (©Keystone/AP dapd/OLIVER LANG)

En Suisse, les personnes issues de la migration, en particulier les ressortissants étrangers, ont une qualité de vie nettement inférieure à celle des Suisses sans origine migratoire. C’est ce que révèle un rapport de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

En 2018, 38% de la population résidante permanente de 15 ans ou plus est issue de la migration, ce qui représente 2’686’000 personnes. Cela représente une augmentation de 1,5% par rapport à 2017. Plus de 80% de la population issue de la migration est née à l’étranger et appartient à la première génération de migrants, soit 2’165’000 personnes, selon les chiffres publiés mardi par l’OFS.

Le reste est né en Suisse et fait donc partie de la deuxième génération. Après la nationalité suisse (36%), les nationalités les plus représentées parmi la population issue de la migration sont les nationalités italienne (10%) et allemande (10%), précise l’OFS.

Bonne ou mauvaise qualité de vie?

Dans un rapport publié le même jour que ces chiffres, l’OFS relève qu’il existe « un lien entre l’origine migratoire des personnes et leur qualité de vie individuelle ». Une qualité de vie élevée est atteinte si les indicateurs des conditions de vie objectives (coût du logement, niveau de formation, etc) ainsi que le bien-être subjectif (satisfaction) atteignent des niveaux élevés.

Dans de nombreux domaines de la vie étudiés (situation financière, le logement, le travail et la formation, la santé, le bien-être subjectif, etc), la population non issue de la migration, composée uniquement de personnes de nationalité suisse, a une meilleure qualité de vie que celle issue de la migration, qui compte des ressortissants suisses et des personnes de nationalité étrangère.

Au sein de la population issue de la migration, les Suisses bénéficient en général de meilleures conditions de vie que les étrangers. Ce groupe étant toutefois très hétérogène, l’étude établit une distinction entre les groupes de nationalité.

Contrairement aux autres ressortissants étrangers, les citoyens d’Europe du Nord et de l’Ouest ont un très bon niveau de formation et des revenus élevés. Ils bénéficient généralement de conditions de vie supérieures à la moyenne.

Chômeurs, groupe à risque

Les personnes de l’Europe de l’Est et de pays extra-européens (et dans une moindre mesure celles de l’Europe du Sud) forment en revanche un groupe de population particulièrement défavorisé dans presque tous les domaines de l’existence.

Elles ont un niveau de formation le plus souvent faible, des relations sociales insuffisantes, des difficultés financières et un état de santé parfois insatisfaisant. Quatre facteurs qui ne facilitent pas leur intégration sur le marché du travail et, partant, leurs possibilités de générer un revenu, écrit l’OFS.

De plus, ces personnes font état plus souvent que la moyenne de symptômes d’inquiétude et de sentiments d’insatisfaction, ainsi que d’une mauvaise situation en matière de logement, mettant ainsi en évidence leurs conditions de vie précaires.

Autre constat: les personnes au chômage sont tout aussi voire davantage défavorisées, qu’elles soient ou non issues de la migration et quelle que soit leur nationalité. Elles représentent, avec les ressortissants de l’Europe de l’Est ou de pays extra-européens, la population ayant les plus faibles revenus et avec les personnes sans formation postobligatoire, les principaux groupes à risque et donc les principaux groupes cible de la politique sociale, note encore le rapport.

Source ATS

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Canton de Genève

Pas évident d’allier carrière et famille…

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Le recours à l'accueil extrafamilial diffère selon les régions en Suisse, les Romands privilégiant les crèches et les Alémaniques s'appuyant davantage sur leur entourage, selon une enquête de l'OFS (archives). (©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Près d’un tiers des femmes ayant un diplôme universitaire n’ont pas d’enfants. La plupart d’entre elles craignent que la maternité n’ait des conséquences négatives sur leur carrière, révèle une enquête de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Le fait de ne pas avoir d’enfants est relativement répandu en Suisse, indiquent les premiers résultats de l’enquête sur les familles et les générations publiée lundi par l’OFS. Le phénomène touche un quart des hommes et des femmes âgés de 50 à 59 ans. La proportion de personnes sans enfants est particulièrement élevée parmi les femmes avec un diplôme du degré tertiaire (30%).

Trois quarts de ces femmes associent la venue d’un enfant à des répercussions négatives sur leur carrière professionnelle, contre 62% de celles ayant un niveau de formation moins élevé. Chez les hommes, ces proportions sont nettement moins importantes. Elles atteignent 37% pour ceux qui ont suivi la voie académique et 30% pour les autres.

Deux enfants souhaités

Fonder une famille reste néanmoins un objectif pour la plupart des Suisses. Environ six personnes sur dix entre 20 et 29 ans souhaitent avoir deux enfants. Mais ce désir ne correspond pas toujours à la réalité. Chez les 50 à 59 ans, la part des parents de deux enfants est d’environ 40%. Un quart n’en ont pas et et moins d’un sixième en ont un seul.

Plus de deux tiers des ménages ayant des enfants de moins de 13 ans recourent à un accueil extrafamilial pour leurs enfants. Le mode de garde diffère selon les régions. En Suisse romande, près de la moitié des familles sollicitent une crèche ou une structure d’accueil parascolaire.

En Suisse alémanique et au Tessin, la prise en charge est plus souvent confiée à des proches. Le taux atteint 43% Outre-Sarine et 48% outre-Gothard.

Grands-parents sollicités

Près de quatre personnes de 50 à 80 ans sur dix (38%) ont un ou plusieurs petits-enfants. La majorité d’entre elles (72%) gardent leur descendance de manière régulière ou occasionnelle.

Quarante pour cent des grands-parents – principalement des grands-mères – gardent un petit enfant au moins une fois par semaine, 18% au moins une fois par mois et 14% moins d’une fois par mois ou pendant les vacances.

Bien qu’une majorité des mères travaillent, leur activité donne lieu à des considérations négatives. Ainsi, un peu plus d’un tiers des hommes et 27% des femmes restent plutôt sceptiques face à l’activité professionnelle des mères et pensent qu’un enfant en âge préscolaire souffre si sa mère travaille.

Solidarité

Les Suisses accordent en général une grande importance à la solidarité entre les générations. 56% pense que les grands-parents devraient s’occuper de leurs petits-enfants si les parents ne peuvent pas le faire.

Soixante-huit pour cent estiment que les enfants adultes devraient s’occuper de leurs parents lorsqu’ils ont besoin de soins ou de soutien. En revanche, seule une minorité de 27% considère que les enfants doivent accueillir chez eux leurs parents qui ne peuvent plus vivre seuls.

Environ un sixième des 25 à 80 ans fournit au moins une fois par semaine une aide à des personnes de l’entourage avec des soucis de santé. Quel que soit le groupe d’âge, les femmes sont plus actives que les hommes dans ce domaine (20% contre 15%).

Partage des tâches

Dans plus des deux tiers des ménages avec enfants, la mère effectue la majeure partie des tâches domestiques. Ces tâches sont assumées principalement par le père dans seulement 5% de ces ménages. Dans le quart restant, elles sont partagées entre les deux parents.

Les mères assument également la principale responsabilité des soins aux enfants. Dans les trois quarts des ménages, ce sont aussi avant tout elles qui restent à la maison quand les enfants sont malades.

L’enquête montre encore que plus de trois quarts des femmes et des hommes de 18 à 80 ans sont en couple. Le mariage est toujours très répandu: plus de 90% des couples ayant des enfants en commun sont mariés. Si la majorité des couples se rencontrent dans leur cercle d’amis, à l’école, au travail ou lors d’une sortie, un cinquième des couples se sont rencontrés grâce à Internet.

L’enquête sur les familles et les générations est réalisée tous les cinq ans depuis 2013. Cette deuxième étude, effectuée en 2018, a porté sur 16’815 personnes âgées de 15 à 79 et vivant dans des ménages privés.

Source ATS

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Vols à Genève: les Airbus A22 voleront plus lentement

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Les avions C-Series, qui ont remplacé en 2016 les Jumbolinos de Swiss, ont rencontré plusieurs problèmes de moteur ces derniers mois (archives). (©KEYSTONE/WALTER BIERI)

Les pilotes des A220, appelés aussi C-Series, ne pourront plus voler à plein régime. Le fabricant Airbus Canada et les autorités canadiennes de sécurité aérienne ont publié une directive en ce sens après plusieurs incidents techniques.

La directive a été publiée lundi par l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC). Les A220 représentent près de la moitié de la flotte assurant les vols européens de la compagnie helvétique Swiss.

Ces derniers mois, plusieurs appareils ont rencontré des problèmes. En août, un avion de Swiss à destination de Londres a notamment dû atterrir en urgence à Paris après avoir perdu des pièces de moteur en cours de route.

Il y a deux semaines, la filiale de Lufthansa a cloué temporairement ses A220 au sol. Après inspection, 29 appareils ont pu reprendre leurs vols, les moteurs étant dans un « état impeccable », selon la compagnie. L’enquête a cependant permis d’en savoir un peu plus sur les causes du problème.

Problème lors du dégivrage

La directive d’Airbus et des autorités canadiennes de sécurité aérienne demande aux pilotes de limiter la vitesse de leurs avions à 94% de la puissance maximale lorsqu’ils se toruvent à une hauteur de 29’000 pieds. La commande automatique des gaz doit être désactivée.

Les montées en altitude à pleine vitesse pourraient provoquer des pannes de moteur et des dommages aux avions, selon la directive. Ces instructions figureront dans le nouveau manuel de vol de l’A220.

Lea appareils ne devront pas voler à plus de 35’000 pieds d’altitude lorsque les conditions météorologiques sont propices à la formation de givre. Selon le constructeur, l’activation du système de dégivrage à cette altitude peut provoquer une surchauffe du moteur et déclencher l’alarme incendie, ce qui peut provoquer l’arrêt du vol.

Conçus par le canadien Bombardier et repris depuis par le consortium européen Airbus, les A220/C-Series ont remplacé dès 2016 les anciens Jumbolinos de Swiss. La compagnie helvétique a repris ses vols avec ces appareils après un arrêt de deux jours. Elle a annulé une centaine de vols, touchant 10’000 passagers les 15 et 16 octobre.

Source: ATS

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