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Economie

Créer son entreprise: une sacrée aventure!

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Créer son entreprise à 20, 30, 40 voire 50 ans, peu importe son âge, lorsque l’on se lance dans une telle aventure, on reste un jeune entrepreneur.

Et « monter sa boîte », comme on dit familièrement, peut être source d’excitation mais aussi de questionnement et de doute.

Voici le témoignage d’Arthur Germain. Ce Genevois de 27 ans, formé à l’EPFL, s’est lancé il y a un an avec un ancien collègue.

Il a créé une plateforme web qui s’appelle « OneDoc ». Cette plateforme permet de prendre des rendez-vous médicaux avec des médecins, dentistes et thérapeutes en Suisse.

Arthur Germain nous parle des difficultés qu’il a rencontrées :

 

Arthur Germain CEO de One Doc

 

L’application « OneDoc » est en service depuis six mois et regroupe une centaine de praticiens. A quoi ressemble le quotidien d’Arthur Germain ?

 

 

Arthur Germain CEO de One Doc

 

Noter qu’Arthur Germain été soutenu par Genilem, association à but non lucratif, et qui accompagne la création de jeunes entreprises.

Genilem organisera le carrefour des créateurs le 31 octobre à l’EPFL.

 

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Economie

Alcon et la fiscalité des entreprises à Genève

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On votera le 19 mai prochain sur la nouvelle fiscalité des entreprises à Genève. La campagne politique vient de démarrer. Dix jours exactement après la naissance d’une nouvelle grande multinationale près de l’aéroport. Curieuse coïncidence, non ?

Oui, en effet. Le plus étrange, c’est le peu de cas que Genève vient de faire de l’entrée du groupe Alcon sur le marché suisse des actions. Parce que le principal enjeu de la nouvelle fiscalité cantonale des entreprises, c’est tout de même l’attractivité du canton pour les multinationales. Or Alcon emploie près de 20 000 personnes dans le monde. 700 en Suisse. En particulier à l’avenue Louis-Casaï. Dans un immeuble de verre bleuté.

Quel est le rôle de ce site à Genève, plus précisément ?

Il s’agit tout simplement du quartier général et de la direction d’Alcon, qui vient d’être transférée du Texas. En fait, Alcon est le leader mondial des technologies médicales dans l’ophtalmologie. Nestlé l’avait acquise à un stade bien plus précoce en 1978.

Oui, Nestlé a ensuite vendu Alcon à Novartis. En 2000.

Exactement. Et là, vingt ans plus tard, Novartis garde les médicaments, mais rend à Alcon son indépendance sur tout le reste. Les équipements chirurgicaux en particulier, et les lentilles de contact. 4 milliards de pièces par année. Surtout, le quartier général pour l’Europe et l’Asie, qui était déjà à Genève, devient le siège opérationnel planétaire. En d’autres termes, Genève vient de se doter d’une nouvelle grande multinationale. Entièrement maîtresse de son destin. Dans un secteur à haut potentiel de croissance.

Ça veut dire que le groupe Alcon va payer l’impôt sur le bénéfice à Genève ?

Non Philippe, justement. Le domicile fiscal d’Alcon, ce sera Fribourg. C’est là que le groupe paiera apparemment l’impôt en tant que groupe. Une simple holding faîtière, en fait. Fribourg a une vieille tradition de fiscalité performante sur les holdings. Nestlé, d’ailleurs, n’a pas son domicile en tant que groupe à Vevey, mais à Cham. Dans le canton de Zoug.

Alors quel est l’intérêt d’Alcon pour Genève du point de vue de ses revenus fiscaux ?

C’est peut-être ce que le débat politique devrait aussi chercher à clarifier. Plutôt que de se focaliser continuellement sur les pertes à court terme de recettes fiscales dans le canton et les communes. Le Groupement des entreprises multinationales à Genève a certainement de bonnes explications à fournir à ce sujet. Et Alcon est un parfait cas d’école dans l’actualité. Parce que le groupe américain n’a pas attendu le vote du 19 mai prochain pour se fixer à Genève.

Ce qui est sûr en attendant, c’est qu’un quartier général de plusieurs centaines de personnes bien rémunérées, c’est intéressant fiscalement. Surtout lorsque l’on sait qu’un Genevois sur trois ne paie tout simplement pas d’impôt sur le revenu. Et un quartier général de multinationale, ça génère beaucoup de sous-traitance et d’activités locales imposables. Ce n’est pas pour rien que tous les cantons et tous les Etats du monde cherchent à les attirer et à les retenir.

François Schaller Alcon et la fiscalité des entreprises à Genève

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Vie professionnelle et privée : les premiers motifs de démission

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Ne pas pouvoir concilier vie professionnelle et vie privée de manière satisfaisante. C’est le premier motif de démission actuellement dans les entreprises. Ça vous étonne ?

Non, pas du tout. Le work life balance, comme l’on dit, c’est une tendance lourde. Et l’on ne voudrait pas qu’il en soit autrement. A fortiori en Suisse. L’économie va bien, mieux que partout ailleurs ou à peu près.

C’est aussi l’emploi qui va bien, avec des chiffres de chômage historiquement bas.

Oui, l’emploi est au top, et c’est une incitation à en changer. Les taux de renouvellement sont particulièrement élevés dans les entreprises suisses depuis trois ans. C’est Robert Half qui fait ressortir cela dans une enquête. Une agence de recrutement américaine implantée à Zurich et à Genève. L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est évoqué en premier lieu dans 34 % des démissions.

Surtout dans les grandes entreprises apparemment.

Oui, et là ça m’étonne un peu. Parce que les grandes entreprises sont réputées plus attentives à cet aspect. C’est en tout cas l’image qu’elles donnent par rapport aux moins grandes. Dans lesquelles la polyvalence est souvent une contrainte absorbante. Alors ça évolue peut-être. A moins que ce ne soit un effet de retour : les gens s’attendaient à trouver plus de flexibilité qu’il y en a en réalité. Ils sont déçu et vont voir ailleurs.

Il faut dire aussi que les autres motifs de démission ne viennent pas loin derrière.

Absolument. Il n’y a qu’un ou deux pourcents de différence. Un tiers des démissionnaires s’en vont parce qu’ils jugent leur rémunération insuffisante. Encore une fois dans les grandes entreprises en particulier, et là ça ne m’étonne pas : on sait que le différentiel entre grands et petits employeurs se réduit depuis dix ans sur ce plan. Et la convergence n’a lieu clairement ni vers le haut ni vers le bas. Quelque part entre les deux.

Vient ensuite le manque de perspectives d’évolution de carrière. Puis le manque de reconnaissance de la part de sa hiérarchie.

Oui, à 32 et 31%. Vous voyez que les écarts sont faibles. Et j’espère que les auditeurs ne m’en voudront pas trop de suggérer que le manque de perspective de carrière est plutôt une frustration masculine. Et le manque de reconnaissance plutôt une frustration féminine. Ça évolue certainement, mais c’est encore un réalité bien perceptible. Il suffit d’entendre certaines conversations peu discrètes dans les transports publics en fin de journée pour s’en convaincre.

Le dernier motif répertorié, c’est le manque de liberté.

Oui, c’est-à-dire la possibilité de prendre des initiatives. Ce motif vient en tête dans près de 30% des démissions. Que ce soit dans les grandes ou dans les moins grandes structures. Vous voyez que les écarts sont peu parlants.

Il y a pourtant un motif qui ne figure pas dans la liste : c’est juste l’envie de changer d’air. Parce que les raisons évoquées sont souvent des prétextes bien rationnels que l’on se donne à soi-même. Et un dernier message à laisser à la direction avant de s’en aller. De la part des collègues aussi.

François Schaller Vie professionnelle et privée : les premiers motifs de démission

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Achats transfrontaliers : recoupements difficiles

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Vous nous parliez hier de e-commerce en Suisse. Et de l’importance relative des grands sites internationaux. Ça renvoie aussi à l’ensemble des achats transfrontaliers.

Oui, rien n’est simple dans ce domaine quand il s’agit de chiffrer ce que les Suisses achètent à l’étranger. Ça repose beaucoup sur des estimations à partir de sondages. Avec des problèmes de définitions.

Parce que les achats transfrontaliers ne sont évidemment pas toujours déclarés.

Non, et il n’y a pas que les achats de proximité, qui sont ceux dont on parle le plus. Les courses réalisées de l’autre côté de la frontière. Du côté d’Annemasse, de Fernet-Voltaire, de Divonne ou de Vallorbe. En voiture. Avec de l’alimentaire en général.

Il y a aussi le tourisme d’achat, qui passe par les gares de Genève et de Lausanne avec le TGV. Et par l’aéroport, évidemment. Avec EasyJet, qui transporte aujourd’hui plus de 5 millions de passagers chaque année vers des villes européennes. Entre le train et l’avion, ça fait beaucoup de petits articles ramenés dans les bagages.

S’agissant d’Internet, vous nous disiez hier que les ventes cumulées d’Amazon, de Zalando et d’AliExpress en Suisse atteignaient 2 milliards de francs par an.

Voilà. Et il n’y a à vrai dire pas d’estimation globale de tous ces genres d’achats à l’étranger, à courte ou longue distance, empruntant différents moyens de transport. Genève, qui est un canton hyperfrontalier, vient de réaliser un sondage. Mais sur les courtes distances seulement. Pour conclure que près d’un franc sur dix de consommation courante était dépensé en France.

C’est beaucoup en comparaison suisse ?

Oui et non… C’est beaucoup parce que toutes les régions de Suisse ne sont évidemment pas frontalières à ce point. Et même si des sondages périodiques montrent clairement que les Suisses sont prêts à faire de plus en plus de kilomètres pour se ravitailler.

Et par rapport aux autres régions frontalières ?

Eh bien là, on ne peut que se référer aux estimations de l’agence internationale Gfk en Suisse, qui fait référence en la matière. Les dernières remontent à 2015, mais les ordres de grandeur n’ont à coup sûr guère évolué. Sur la frontière avec la France, de la Haute-Savoie jusqu’à Bâle ? On y compte aussi près de 2 milliards de francs par an d’achats transfrontaliers.

Si l’on voulait établir une moyenne, Genève la ferait évidemment grimper. Alors les quelque 400 millions de francs indiqués hier par le Conseil d’Etat paraissent bien modestes. Même si l’on tient compte des importants pôles d’achat de Pontarlier, de Sochaux-Montbéliard et de Saint-Louis à Bâle.

Du côté de la Suisse alémanique, il y a surtout l’importante frontière avec l’Allemagne, jusqu’en Autriche.

Oui, avec Bâle encore une fois, très enclavée. Et les prix en Allemagne sont sensiblement plus attractifs qu’en France. Alors c’est 5 milliards de francs par an là-bas. Deux fois et demi plus que sur la frontière française. Les Alémaniques sont de grands amateurs d’achats transfrontaliers de proximité. Sans parler des Tessinois avec l’Italie : 1 milliard de francs par an à eux tous seuls.

François Schaller Achats transfrontaliers : recoupements difficiles

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Grand Genève: 12% des achats alimentaires suisses se font en France

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C’est une première. Entre avril et septembre 2018, une enquête a été menée auprès de la population du Grand Genève. Le but: mieux connaitre les habitudes de consommation. A terme, ces informations récoltées doivent permettre de penser de manière globale l’offre commerciale de part et d’autre de la frontière.

Que nous apprend cette étude? Que les dépenses annuelles des habitants du Grand Genève sont estimées à 7,6 milliards de francs. La moitié sont destinés à des achats alimentaires. On apprend aussi que les résidents français dépensent 5 euros sur 100 en Suisse. Tandis qu’un résident suisse dépense 9 euros sur 100 en France.

Dans le détail, sur les 7,6 milliards de potentiel de consommation, le canton de Genève représente 51 %, le district de Nyon 11% et le Genevois français 38%.

A l’échelle du Grand Genève, 51% des dépenses sont allouées aux achats alimentaires. Par ailleurs,concernant le non-alimentaire, on compte 19% pour les achats d’équipement de la personne; 14% pour les biens culturels et loisirs ou encore 6% pour du bricolage et jardinage. A noter, 7% de ces achats non alimentaires se font en ligne.

9% des dépenses suisses se font en France

Sur les 4,7 milliards de dépenses des habitants du Canton de Genève et du district de Nyon, 9% sont effectuées dans les commerces du genevois français.

Les résidents suisses (Canton de Genève et district de Nyon) font 12% de leurs dépenses alimentaires côté français (contre 6% de leurs achats non-alimentaires). Ce sont principalement les habitants de la Rive droite et de Nyon et Coppet qui vont faire leurs courses dans le Pays de Gex. Le poisson, la viande, l’alcool et les fromages arrivent en tête de liste.

A l’inverse, les habitants de France voisine n’effectuent que 2% de leurs achats alimentaires en Suisse. Et 9% de leur potentiel de consommation non-alimentaire.

Quelles sont les principales surprises de cette étude? La réponse d’Antonio Hodgers, président du Conseil d’Etat genevois:

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat genevois

Aux yeux du président du Conseil d’Etat, la situation actuelle peut s’avérer problématique:

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat genevois

Des craintes que partagent Pierre-Jean Crastes, vice-président du Pôle métropolitain du Genevois français (ndlr: cette structure réunit les 120 collectivités territoriales qui entourent Genève), chargé de l’aménagement du territoire:

Pierre-Jean Crastes Vice-Président du Pôle métropolitain du Genevois français

Un impact sur le trafic

Le problème, selon Antonio Hodgers, c’est aussi l’impact du mode de consommation « à la française » sur la mobilité dans la région:

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat genevois

Reste qu’il n’est pas toujours simple pour les autorités de contrer les implantations de centres commerciaux. Comme le montre l’exemple d’Open à Saint-Genis-Pouilly qui a finalement reçu le feu vert à Paris malgré les oppositions locales. Pour autant, Antonio Hodgers estime que c’est le rôle des autorités que de veiller aux équilibres régionaux en matière d’offre commerciale:

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat genevois

Aux yeux du vice-président du Pôle métropolitain du Genevois français, les enseignes elles-mêmes doivent surveiller l’évolution du marché:

Pierre-Jean Crastes Vice-Président du Pôle métropolitain du Genevois français

Pierre-Jean Crastes met aussi en garde sur le fait que le Léman express pourrait bouleverser la donne. Pas seulement en offrant une possibilité de transport aux consommateurs mais aussi en raison des commerces qui intégreront les futures gares et dont les horaires seront élargis. Les explications de Pierre-Jean Crastes:

Pierre-Jean Crastes Vice-Président du Pôle métropolitain du Genevois français

@marie_prieur

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Ivan Slatkine est prêt à déménager son entreprise dans le canton de Vaud

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Le patron des Editions Slatkine et président de la Fédération des entrepreneurs romands (FER) n’hésiterait pas, en cas de non à la réforme fiscale des entreprises (RFFA) le 19 mai prochain à s’installer dans le canton voisin pour bénéficier d’un taux d’imposition inférieur de 10%.

“Si la RFFA échoue, à court terme il n’y aurait guère de conséquences. Mais on subira une perte de clientèle, et de chiffres de l’emploi. Et on pourrait envisager de déménager dans le canton de Vaud puisqu’à quelques kilomètres de Genève, on aura un taux d’imposition sur le bénéfice de 13,79%” (soit 10% de moins). Simples menaces de circonstances ou Ivan Slatkine est-il réellement prêt à déménager ? “Oui, très honnêtement, je le ferais. Quand il y a un tel différentiel sur le taux d’imposition et qu’il suffit de se déplacer de quelques kilomètres dans le même pays, on se déplacera. Certains l’ont déjà fait en raison de l’incertitude qui règne”.

Ivan Slatkine craint l’effet ruissellement. Ses clients sont en bonne partie liés aux entreprises à statut. “Il faut voir les choses dans leur tout. Il n’y a pas une petite économie contre la grande économie ou l’inverse. Nous sommes dans un ensemble dynamique. Et si une partie de l’économie va mal, c’est toute l’économie qui tousse.”

Ivan Slatkine ne cache pas une certaine inquiétude en cette veille de cette votation du 19 mai.

 

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