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Didier Trono: « J’ai du mal à imaginer un pays qui s’aligne dans les files au ski, fermer ses écoles »

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Image d'archive - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Les derniers chiffres concernant le covid-19 et ses deux nouveaux variants ne poussent pas vraiment à l’optimisme. Ce jeudi, l’OFSP 1765 nouveau cas de covid-19, 80 hospitalisations et 23 décès supplémentaires au niveau national. Aussi 1300 nouvelles contaminations pour le variant britannique et 60 pour le variant sud-africain ont été relevées. L’occasion de faire un point de situation avec Didier Trono, virologue à l’EPFL et membre de la Task force scientifique de la confédération.

 

Tom Monaci: Nous nous basons sur le taux de reproduction du virus, (qui est actuellement supérieur à 1 en moyenne Suisse), pour prendre des décisions. Mais nous savons également que nous avons toujours 2 semaines de retard par rapport à ces résultats, alors est t-il vraiment pertinent?

Didier Trono: Il est pertinent, non pas dans sa valeur du jour, mais dans sa dynamique sur une période donnée. Si l’on voit que depuis plusieurs jours, voire deux semaines, ce taux a une pente ascendante (ce qu’il s’est passé ces derniers temps) on peut avoir confiance dans le fait que le virus commence à se transmettre plus, d’un individu infecté à un individu non-infecté.

TM: Concernant les chiffres des nouvelles contaminations. Ils font état de 1765 cas ce jeudi au niveau national pour le covid-19. 1300 nouvelles contaminations pour le variant britannique et 60 pour le variant sud-africain. La courbe des contaminations au covid-19 se stabilise, voire baisse légèrement et celle des nouveaux variants grandit. Est-ce qu’on doit s’en inquiéter?

DT: Oui. On voit actuellement surgir l’impact des nouveaux variants sur les nombres totaux de cas. Jusqu’à maintenant, ces nouveaux variants, qui sont apparus entre Noël et Nouvel An ne représentaient qu’une minorité des cas totaux donc s’ils se transmettaient davantage, cela n’avait encore que peu d’impact sur le nombre total de nouvelles infections. Mais maintenant que ces variants représentent une fraction importante des nouvelles infections – environ 40% à Genève pour le variant britannique – nous allons voir que d’ici deux semaines, ils vont faire monter le nombre total de cas.

TM: Dans ce cas, les mesures édictées par le Conseil Fédéral sont-elles suffisantes?

DT: Disons que si les mesures sont très strictement respectées, elles ont des chances d’avoir un impact. Elles en ont un sur le covid-19 puisque l’indice de reproduction R est actuellement de 0.9. Donc dix personnes infectées ne le transmettent qu’à neuf autres. Malheureusement, cet indice de reproduction est de 1.2 pour le variant britannique, ce qui montre que celui-ci n’est pas bien contenu par les mesures actuelles ou en tous cas , par la manière dont les mesures actuelles sont respectées. En effet, 10 personnes atteintes par le variant britannique le transmettent à 12 autres.

TM: La fermeture des écoles peut-t-elle être une solution?

DT: C’est une mesure de dernier recours. Nous avons vu, au travers du premier semi-confinement, l’impact que peut avoir la fermeture des écoles sur la société dans son ensemble et sur les jeunes en particuliers, sur leur développement, leur capacité d’apprentissage et sur leur état psychologique. Forts de cela, nous aimerions vraiment éviter de devoir recourir à cette mesure drastique. J’aurais quelques difficultés à imaginer un pays qui continue à s’aligner dans les files au bas des remontées mécaniques, mais qui par contre, ferme ses écoles.

TM: On parle beaucoup de la santé physique des habitants par rapport à cette crise sanitaire, un peu moins de leur santé mentale. Est-ce-que ce ne sera pas le second problème à gérer une fois la situation sanitaire jugulée?

DT: Nous aurons à tenir compte des conséquences possibles à long terme de ce qu’il s’est passé pendant plus d’un an, certainement. Maintenant, est-ce-que la majorité des gens va être impactée à long terme ou est-ce qu’au contraire, nous assisterons à un rebond joyeux qui va effacer toutes les cicatrices de cette situation sur le plan psychologique? Cela reste à voir. J’opte personnellement pour la deuxième option mais il est grandement possible que des personnes soient effectivement impactées de manière durable.

TM: Pour revenir sur la task force scientifique de la confédération, dont vous faites partie Didier Trono, vous êtes finalement le relai entre ce qu’il se passe sur le terrain et ce qu’il se décide au niveau politique. Mais vos recommandations sont-elles vraiment écoutées ?

DT: Elles le sont en partie. Pas toujours avec l’immédiateté que l’on souhaiterait mais c’est aussi par ce que la politique est un domaine plus compliqué que la science ou même que la médecine. Mais je pense que la task force a un impact certain sur la manière dont ce pays gère la pandémie.

TM: Le covid-19 et ses 2 nouveaux variants continuent de se propager en Suisse. Pour autant, peut-t-on se transmettre le virus aussi facilement qu’en touchant le bouton des feux pour piétons ou sur une poignée de porte ?

DT: Ce sont des études très théoriques, ou l’on mesure la quantité de virus par exemple sur une poignée de porte ou un bouton de feu pour piéton. Et effectivement, ces études montrent qu’il y a relativement peu de virus à l’état chronique à ces endroits précis. Maintenant, si quelqu’un, qui vient de s’éternuer dans les mains, ouvre la porte porte juste avant moi et que je saisis la poignée dans les secondes qui suivent, il y a des chances que le virus se retrouve sur mes mains. En définitive, même si cette transmission est peu probable, cela n’empêche pas de respecter les règles d’hygiène qui veulent que l’on ne porte pas ses mains au visage et que l’on se désinfecte les mains au gel hydroalcoolique le plus souvent possible.

TM: Parlons du vaccin. Pour l’heure, seuls les vaccins Pfizer BioNTech et Moderna ont été autorisés par SwissMedic. Celui d’AstraZeneca est en cours de validation. L’Institut des produits thérapeutiques ne dispose pas encore de suffisamment de données pour prendre cette décision. En quoi est-ce utile d’avoir plusieurs fournisseurs ?

DT: C’est utile sur le plan quantitatif. Un seul fournisseur n’arriverait probablement pas à subvenir aux besoins du pays, du continent et encore moins de la planète. Aussi les vaccins peuvent avoir des spectres d’activité différents, peuvent marcher plus ou moins bien sur certaines couches de la population, suivant l’âge, les conditions de santé donc c’est bien d’avoir plusieurs cordes à son arc. Nous n’aurions jamais imaginé il y a un an, non seulement que nous aurions un vaccin aussi vite mais surtout des vaccins aussi vite. Maintenant c’est leur utilisation dans les mois qui viennent qui nous dirons quelles sont leurs vertus respectives.

TM: Dernière question, pourquoi la Suisse n’a pas produit son propre vaccin ?

DT: Nous n’avons pas de vaccin suisse par ce que nous n’avions pas de recherches particulièrement pertinente dans ce domaine. Il y a quelques résultats préliminaires qui ont été obtenus. Mais dans une course aussi effrénée que celle-ci vers des vaccins qui soient, faciles à produire, efficaces, sans effets secondaires majeurs, il n’y a que quelques dizaines de projets qui arrivent au terme sur des centaines au total. Peut-être que si la Suisse avait d’emblée investi des milliards de francs dans la recherche contre le covid-19, un de ses vaccins aurait fait la différence. Mais lorsque l’on regarde aujourd’hui ces vaccins qui ont fait la différence, ils émanent de compagnies qui travaillaient depuis longtemps sur le sujet.

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Genève vole au secours de son aéroport

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Le Canton de Genève octroie un crédit de 200 millions de francs à l’Aéroport international de Genève. Il a édicté une loi qui doit encore être acceptée par le Grand Conseil. En manque de liquidités, ce crédit permettra à Cointrin de faire face à ses obligations financières, le temps que la situation s’améliore.

Genève vole au secours de son aéroport. Le Canton ouvre une ligne de crédit de 200 millions de francs à l’aéroport international de Genève pour pallier son manque de liquidités. Ce crédit permettra à Cointrin de faire face à ses obligations financières le temps que les vols reprennent normalement. En 2020, l’aéroport a opéré 70% de vols en moins. Cette année, il devrait retrouver entre 40 et 75% de son activité par rapport à 2019, selon les scénarios. Les explications de Serge Dal Busco, le Conseiller d’Etat chargé des infrastructures.

Serge Dal Busco
Conseiller d'Etat chargé des infrastructures
Serge Dal BuscoConseiller d'Etat chargé des infrastructures

Ce prêt de l’Etat de Genève intervient une semaine après la levée de fonds par emprunt obligataire effectuée par Cointrin qui a permis de récolter 180 millions de francs. Il doit encore obtenir l’aval du Grand Conseil genevois.

L’an passé l’aéroport a essuyé une perte de 130 millions contre un bénéfice de 80 millions en 2019. La situation financière inquiète Serge Dal Busco.

Serge Dal Busco
Conseiller d'Etat chargé des infrastructures
Serge Dal BuscoConseiller d'Etat chargé des infrastructures

Le crédit est accordé au taux moyen de la dette de l’Etat, soit 1,5%. Il ne sera utilisé qu’en fonction des besoins liés à la conjoncture, comme l’explique le Magistrat.

Serge Dal Busco
Conseiller d'Etat chargé des infrastructures
Serge Dal BuscoConseiller d'Etat chargé des infrastructures

Le Conseil d’Etat a également adopté la loi qui consacre l’initiative acceptée par le peuple « Pour un pilotage démocratique de l’aéroport ». Elle en prévoit les modalités d’application selon quatre axes distincts.

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Genève: foule sur la Treille pour s’opposer aux renvois forcés

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Deux cents personnes étaient réunies sur la Treille pour dire stop aux renvois forcés de réfugiés ce mecredi midi. Notamment celui de Tahir renvoyé en Ethiopie en le 27 janvier. Elles réclament que le Canton de Genève s'oppose à ces renvois forcés par vols spéciaux.  Selon Mauro Poggia, les autorités cantonales n'ont pas cette compétence.

200 personnes se sont réunies sur la promenade de la treille ce midi à Genève pour protester contre le renvoi de l’Ethiopien Tahir le 27 janvier dernier. Elles ont dénoncé les renvois forcés de réfugiés déboutés par vol spécial. Les manifestants ont demandé au Conseil d’état genevois de surseoir à l’exécution des renvois forcés. Une pratique indigne pour une ville humanitaire comme Genève, selon les manifestants. Tahir craindrait pour sa vie en Ethiopie comme l’explique Eden, interprète et amie du réfugié débouté.

Eden
interprète de Tahir
Edeninterprète de Tahir

C’est le SEM, le secrétariat aux migrations fédéral qui a pris la décision du renvoi, mais le Canton de Genève aurait pu agir, selon Julie Franck, amie de Tahir

Julie Franck
amie de Tahir
Julie Franckamie de Tahir

Caché dans la forêt éthiopienne

Tahir serait actuellement caché dans un village de peur d’être arrêté et craint des représailles envers sa famille. Tahir appartient à la communauté Oromo, celle qui n’est pas au pouvoir. L’Ethiopien a été incarcéré à Frambois depuis le mois de septembre jusqu’à son renvoi en janvier. Tahir était un exemple en matière d’intégration. Anne-Cécile Dominé-Aubert, membre des cafés solidaires où elle a rencontré.

Anne-Cécile
amie de Tahir des cafés solidaires
Anne-Cécileamie de Tahir des cafés solidaires

Tahir était en grève de la faim depuis plusieurs jours juste avant son renvoi. De Frambois, la prison administrative il a été envoyé aux HUG pour un contrôle médical. Ce sont les médecins de la société privée Oséara qui décident du renvoi des réfugiés. Ce sont eux aussi qui accompagnent le vol spécial. Un mécanisme dénoncé par Julie Franck, amie de Tahir.

Julie Franck
amie de Tahir
Julie Franckamie de Tahir

Pas de compétence cantonale

Genève ne dispose pas de compétence pour pouvoir agir dans ce cas selon le Conseiller d'Etat chargé de la sécurité, Mauro Poggia

Mauro Poggia
Conseiller d'état chargé de la sécurité
Mauro PoggiaConseiller d'état chargé de la sécurité

Si le Canton a agi par le passé, les circonstances étaient différentes de celles du renvoi de Tahir. Mauro Poggia

Mauro Poggia
Conseiller d'état chargé de la sécurité
Mauro PoggiaConseiller d'état chargé de la sécurité

La gauche genevoise va déposer une résolution au prochain Grand Conseil à l’attention de l’Assemblée fédérale pour stopper les renvois forcés. Ecoutez Emmanuel Deonna

Emmanuel Deonnna
Député socialiste au Grand Conseil
Emmanuel DeonnnaDéputé socialiste au Grand Conseil

Le Canton de Zurich, le même jour, le 27 janvier a décidé de surseoir au renvoi d'autres requérants d'asile déboutés.

 

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Le Conseil fédéral maintient une réouverture progressive

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KEYSTONE/ENNIO LEANZA
Les appels à déconfiner plus rapidement n'ont pas été entendus. Le Conseil fédéral a largement maintenu le cap mercredi. Magasins, musées et zoos pourront rouvrir dès le 1er mars. Les restaurants devront eux attendre au minimum le 22 mars.

Les cantons, les commissions parlementaires ou encore les partis politiques ont été nombreux à critiquer la stratégie de déconfinement du gouvernement. Les uns auraient souhaité un élargissement à d'autres domaines, comme la restauration, la culture ou le sport, les autres des intervalles plus courtes entre chaque étape.

Mercredi, le Conseil fédéral a tenu bon. Il n'a cédé que sur quelques points, notamment la vie sociale des jeunes. La limite d'âge pour participer à des activités sportives ou culturelles sans public sera désormais augmentée de 16 à 20 ans. Dès le 1er mars, les jeunes pourront ainsi se retrouver pour jouer de la musique, prendre part à des compétitions sportives ou encore chanter dans un choeur.

Pas de changement en revanche dans les autres domaines, à cause d'une situation épidémiologique jugée encore fragile. Seules les activités se déroulant à l'extérieur ou limitant les contacts, ainsi que celles au cours desquelles un masque peut être porté et la distance maintenue, seront autorisées.

Tennis ou foot autorisés

Tous les commerces pourront ainsi rouvrir leurs portes. Tout comme les musées, les salles de lecture des bibliothèques ou des archives, les centres de loisirs en extérieur, comme les zoos, les jardins botaniques ou les parcs d'attraction. Le port du masque y sera obligatoire, les distances devront être maintenues et les capacités d'accueil restreintes.

Les installations sportives à l'air libre, telles que les patinoires, les terrains de tennis ou de football et les stades d'athlétisme, seront également de nouveau accessibles. Seuls des groupes de cinq personnes maximum pourront y accéder. Les compétitions et les événements pour adultes resteront interdits.

Les règles pour les rassemblements privés à l'extérieur seront aussi assouplies. Jusqu'à quinze personnes pourront se rencontrer.

Culture et resto sur la touche

Les restaurants, de même que les autres espaces culturels et sportifs, restent en revanche sur le banc de touche. Ils devront attendre le 22 mars, et non plus le 1er avril. Le Conseil fédéral a aussi fait une concession sur le tempo des assouplissements. Le télétravail obligatoire pourrait aussi être levé à cette date.

Concernant les restaurants, la réouverture pourrait même se faire en deux étapes: d'abord les terrasses, puis les salles en intérieur. Des ajustements pourront être faits. Les cours en présentiel dans les hautes écoles pourraient aussi être possible dès le 22 mars. Mais cela dépendra de l'évolution de la situation.

Plusieurs critères seront à prendre en compte. Le taux de positivité devra être inférieur à 5%, le nombre de lits aux soins intensifs occupés par des patients Covid-19 ne doit pas dépasser 250, le taux de reproduction rester en dessous de 1, et l'incidence sur deux semaines ne pas dépasser celle du 1er mars. Il n'y aura toutefois aucun automatisme.

Source: ATS

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La Banque cantonale genevoise tire son épingle du jeu en 2020

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@judith monfrini

Un bénéfice en hausse mais un chiffre d'affaires en baisse pour l'an dernier. Un résultat contrasté même si la BCGE tire son épingle du jeu. Plus de 1100 clients ont choisi son modèle d'affaires, considéré comme sûr. Elle a octroyé 2000 prêts Covid-19 à des PME en 2020. 

Résultat en demi-teinte pour la Banque cantonale genevoise en 2020. Son bénéfice a augmenté de 8,4% pour s’établir à 105 millions mais son chiffre d’affaires est en baisse de plus de 12% pour s’établir à 367 millions. La crise sanitaire a fortement touché le tissu économique genevois. La BCGE a accordé 2000 prêts covid-19 l’an dernier pour un total de 200 millions de francs. Elle a vu sa clientèle augmenter avec près de 2 milliards de dépôts en plus. Son dividende reste stable à 7,5%. Le Président de la direction générale de la Banque cantonale de Genève, Blaise Goetschin.

Blaise Goetschin
Président de la direction générale de la BCGE
Blaise GoetschinPrésident de la direction générale de la BCGE

Les fonds propres sont en hausse comme les créances hypothécaires. Les prévisions pour cette année 2021 sont plutôt bonnes: le PIB devrait croître de 3,2%, selon les économistes de la banque. Blaise Goetschin.

Blaise Goetschin
Président de la direction générale de la BCGE
Blaise GoetschinPrésident de la direction générale de la BCGE

L'an dernier le PIB a chuté de 2,9%. L'économie a essuyé un véritable choc conjoncturel. La BCGE soutient les secteurs les plus touchés.

Blaise Goetschin
Président de la direction générale de la BCGE
Blaise GoetschinPrésident de la direction générale de la BCGE

Jusqu'au 31 juillet 2020, la banque a octroyés 2000 prêts covid pour un montant de 200 millions de francs. Le mécanisme de ces prêts avec Blaise Goetschin.

Blaise Goetschin
Président de la direction générale de la BCGE
Blaise GoetschinPrésident de la direction générale de la BCGE

Les prêts se sont adressés surtout à des toutes petites PME, dont le nombre d'employés s'élève à moins de 10 personnes.

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Les actes antisémites sont en hausse en Suisse Romande

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Hausse du nombre des cas d'antisémitisme en Suisse romande en 2020, sur fond de complot juif et de pandémie. Ces actes doivent être fermement condamnés par les autorités selon la CICAD qui réclame une véritable sensibilisation à l'école. 

La Suisse Romande a enregistré une hausse des cas d’antisémitisme en 2020. 147 situations ont été signalées. Une augmentation de 41% par rapport à 2019. Un tiers de ces actes concernent les théories du complot juif. Une vision qui sert d’alibi pour déverser de l’antisémitisme. Le détail avec le secrétaire général de la CICAD, coordination inter-communautaire contre l’antisémitisme et la diffamation. Johanne Gurfinkiel. Il répond à Judith Monfrini

Johanne Gurfinkiel
Johanne Gurfinkiel

Les récents actes à l’encontre des synagogues de Lausanne, Genève et Bienne n’encouragent pas à l’apaisement, relève le secrétaire de la CICAD. La Coordination appelle à la condamnation ferme de ces actes par les autorités et à une véritable sensibilisation dans les écoles.

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