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Des Suisses en expédition en Arctique

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Le navire de recherches Polarstern au coeur de l'Arctique, lors de l'expédition estivale 2015. (©Alfred-Wegener-Institut/Mario Hoppmann)

Des Suisses seront à bord du brise-glace de recherches allemand « Polarstern », qui part vendredi soir de Tromsø, en Norvège. Le navire dérivera pendant un an à travers l’Arctique. Les recherches doivent permettre de mieux comprendre le réchauffement climatique.

Fortement touché par le réchauffement, le système climatique arctique n’est pas suffisamment compris par les scientifiques, alors même qu’il joue un rôle important pour le climat de tout l’hémisphère nord.

Afin d’étudier ce système, la plus grande expédition de l’Histoire a été organisée par l’Institut Alfred Wegener, ont indiqué vendredi les chercheurs dans un communiqué. Intitulée « Mosaic » (Multidisciplinary drifting Observatory for the Study of Arctic Climate), la mission aura lieu principalement durant l’hiver polaire, une saison durant laquelle les données collectées sont actuellement rares.

Dans un mois, le brise-glace s’amarrera à une grosse plaque de glace au nord de la Sibérie, avant d’être entièrement pris dans la banquise et de dériver pendant un an sur des centaines de kilomètres. Ce n’est qu’en été 2020 que la glace libérera le navire, probablement au nord-est du Groenland.

Quelque 600 scientifiques, venant de 19 pays, participent à cette expédition. La moitié d’entre eux ne sera sur le navire que temporairement. En effet, l’expédition « Mosaic » est divisée en six étapes: les chercheurs se relayeront à chaque étape, grâce à d’autres brise-glaces qui feront office de navettes.

Influences mutuelles

Parmi ces chercheurs, quelques-uns sont suisses. Julia Schmale, spécialiste suisse de l’atmosphère à l’Institut Paul Scherrer, a pour projet d’étudier la formation des nuages à partir de noyaux de condensation naturels et artificiels (particules fines).

« Les émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais aussi de particules fines, produites en Europe, en Asie et en Amérique du Nord ont un impact sur le changement climatique en Arctique », développe-t-elle. « L’augmentation de la température et le retrait de la banquise ont à leur tour des conséquences sur les systèmes météorologiques, notamment en Europe. »

Et Julia Schmale de poursuivre: « Il est important de comprendre comment nous influençons l’Arctique, et comment elle nous influence. »

A l’instar des nuages, la banquise et la neige sous-jacente freinent les échanges énergétiques entre l’atmosphère et l’océan, ce qui est aussi un facteur important du système climatique. Martin Schneebeli, de l’Institut fédéral de recherche sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), dirige le deuxième projet suisse de l’expédition qui étudie ces interactions.

Autres projets suisses

Quant au projet de Mike Schwank, du même institut, il doit permettre de déterminer à l’avenir l’épaisseur et d’autres caractéristiques de la banquise. Le chercheur a développé un appareil qui mesure les micro-ondes émises par les glaces. Après avoir installé plusieurs de ces modèles autour du navire, l’équipe de recherche pourra comparer les résultats avec les mesures effectuées depuis les satellites.

« Ainsi, il devrait être possible d’observer les évolutions de la banquise arctique sous l’effet du changement climatique, même au coeur de la longue obscurité hivernale », précise Mike Schwank. Egalement de WSL, David Wagner étudiera lui le rôle de la neige dans la constitution et la fondaison de la banquise.

Ces différents travaux scientifiques suisses sont cofinancés par le Swiss Polar Institute. La Commission suisse pour la recherche polaire et de haute altitude y apporte une assistance morale. Scanco Medical ou l’Agence spatiale européenne sont aussi présents dans cette expédition, dont le budget s’élève à plus de 140 millions d’euros, d’après le site internet de « Mosaic ».

Source: ATS

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Le monde de demain: le train supersonique du futur

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Photo: Swisspod

Le train du futur se dessine en Suisse. C’est le monde de demain…

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Ou peut-être plutôt le monde d’après demain… Imaginez un train qui avalerait les 250 km séparant Genève de Zurich en seulement 17 minutes et pour un coût énergétique calculé de 6 francs par passager. Une révolution en comparaison aux 3 heures nécessaires aujourd’hui en voiture ou même aux 2H40 en train. Bienvenue dans la mobilité du futur imaginée par Swisspod, une jeune pousse biberonnée à l’Ecole polytechnique de Lausanne, et qui planche donc sur la mobilité longue distance de demain avec un projet de capsule supersonique, c’est un peu comme un train suspendu électromagnétiquement qui circulerait dans un tube dépressurisé, à la vitesse de 1200 km/h. L’idée serait de pouvoir transporter des marchandises et des personnes, jusqu’à 600 passagers par heure dans chaque sens de Genève à Zurich avec un départ toutes les 3 minutes.

Où en est-il ce projet de train en lévitation à très très grande vitesse ? 

A l’origine, c’est un concours annuel lancé par le patron de Tesla et de SpaceX, Elon Musk. C’est désormais une initiative relayée par la Commission européenne qui vise à accélérer le déploiement de ces trains supersoniques à travers le vieux continent et à laquelle s’est donc associée l’entreprise Swisspod. En Suisse, on s’attelle pour l’heure à mettre au point un prototype de capsule pour une commercialisation espérée pour 2025. Sans parler toutefois de la construction des tunnels. La prochaine étape, ce sera déjà de lever de fonds pour mettre en place une phase de tests. Une autre source de financement est lancée, Swisspod propose une opération de crowdfunding sur son site web. Moyennant quelques centaines ou dizaines de milliers de francs vous pouvez inscrire votre nom sur la 1ère capsule ou en financer le prototype. Une manière de prendre le train en marche… Attention, il passe vite. 

 

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Pas question pour Pierre Maudet de démissionner pour l’instant

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Il ne démissionnera qu’en cas de condamnation.
Le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet s’est exprimé ce mercredi concernant la procédure du Minsitère Public genevois. Pierre Maudet qui a l’intention de se défendre, il s’est déclaré satisfait de l’intention de Ministère public de classer le volet Manotel de l’affaire.

« Il y a la reconnaissance que dans une bonne partie du dossier il n’y a rien », a souligné le conseiller d’Etat PLR. Le soulagement viendra quand je pourrais constater que je suis acquitté », a-t-il ajouté. Les avocats du magistrat Fanny Margairaz et Grégoire Mangeat plaideront l’acquittement plein et entier lors d’un éventuel procès.

Selon M.Maudet, l’annonce mercredi par le Ministère public de son intention de renvoyer en jugement les protagonistes de l’affaire ne change rien à son statut, « si ce n’est qu’il est fondamentalement allégé », a-t-il précisé. « Je me félicite que la justice puisse bientôt trancher ». Une étape où il pourra aussi se défendre.

Car selon les avocats du magistrat, l’instruction a été menée presque exclusivement à charge. L’accusation qui reste, soit le voyage controversé à Abou Dhabi en 2015, demeure « faible et la thèse est fragile », a souligné M.Mangeat. Quant au sondage reproché à l’élu, il relève du règlement de l’activité politique pour l’avocat.

Mercredi, Pierre Maudet a aussi affiché sa volonté de se constituer partie plaignante dans la procédure concernant le conseiller municipal PLR Simon Brandt, un de ses proches. Simon Brandt a porté plainte pour abus d’autorité après avoir été arrêté par la police et interrogé par le Ministère public, estimant avoir été maltraité.

Dans cette affaire, la cible était en réalité Pierre Maudet, a expliqué l’avocate du conseiller d’Etat Yaël Hayat, qui a été chargé de porter ce dossier. Le but de l’arrestation de Simon Brandt était d’extraire « des informations concernant un autre ». Il y a un « sentiment de détournement ».

Source ATS

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Coronavirus: Berne rend les masques obligatoires dans les transports publics en Suisse

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Les voyageurs des transports publics devront dès lundi porter un masque dans toute la Suisse, a décidé mercredi le Conseil fédéral. Les voyageurs en provenance des régions à risque devront se mettre en quarantaine durant dix jours.

Depuis que le Conseil fédéral a levé la plupart des mesures visant à lutter contre le coronavirus, la fréquentation des transports publics a pris l’ascenseur. Dès lors, il est souvent difficile d’y respecter la distance prescrite.

Le Conseil fédéral a décidé de renforcer les mesures de protection et pris la décision de principe d’introduire l’obligation générale de porter le masque dans tous les transports publics. Ainsi, à compter du lundi 6 juillet, les personnes de 12 ans et plus devront porter un masque dans les trains, les trams et les bus, ainsi que dans les remontées mécaniques, les téléphériques et les bateaux.

Recommandé par les experts

Le port du masque dans les transports publics est déjà vivement recommandé aux heures de pointe, mais cette prescription n’est guère suivie. La décision du Conseil fédéral répond aux recommandations des spécialistes et aux souhaits de plusieurs cantons.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) recommandent également de porter un masque lorsque la distance nécessaire ne peut être respectée.

Quarantaine

Depuis mi-juin, le nouveau coronavirus a connu une recrudescence en Suisse après l’arrivée de personnes infectées en provenance de l’étranger. Dès lundi, toute personne franchissant la frontière depuis certaines régions doit se mettre en quarantaine durant dix jours. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) tient une liste des régions en question, qu’il actualise régulièrement.

Les personnes concernées seront informées de façon ciblée dans les avions, les autocars et aux frontières. Une fois entrées en Suisse, elles doivent s’annoncer auprès des autorités cantonales. Les compagnies d’aviation et d’autocars devront par ailleurs refuser d’embarquer les voyageurs malades.

Pas d’entrées de la Serbie

La Suisse suivra presque toutes les recommandations de l’UE pour lever des restrictions d’entrée concernant 15 pays. Mais seulement à compter du 20 juillet, et pas pour la Serbie, a encore décidé le gouvernement.

L’Algérie, l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, la Géorgie, le Japon, le Maroc, le Monténégro, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Thaïlande, la Tunisie et l’Uruguay ainsi que la Bulgarie, Chypre, la Croatie, l’Irlande et la Roumanie seront retirés de la liste des pays à risque. La Chine aussi si la réciprocité est garantie pour les personnes en provenance de Suisse.

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Trafic aérien: les voyageurs victimes d’annulations de vols réagissent

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Les annulations de vols commencent à faire réagir les voyageurs helvétiques, selon la Fédération romande des consommateurs. La FRC déplore le manque de transparence des compagnies aériennes. Elle réclame que les transporteurs informent plus rapidement, surtout sur les vols retour. 

Vous deviez voyager de Genève à Alicante le 7 juillet et votre vol est annulé? Eh bien vous n’êtes pas le seul. Ils sont nombreux les voyageurs qui ont vu leur réservation annulée au dernier moment avec une seule explication, le Covid-19. Or plusieurs compagnies qui opèrent à l’aéroport de Genève ont annoncé la reprise de leurs activités le 15 juin. D’où l’incompréhension des voyageurs. Valérie Muster, elle est juriste à la FRC.

Valérie Muster Juriste à la Fédération romande des consommateurs

Même les informations diffèrent que l’on soit sur le site ou sur l’application d’après la FRC. Le vol est tour à tour annulé ou complet. Y a-t-il un ordre de priorité ? Est-ce que les vols anciens seraient plus facilement annulés ? Une certitude: l’incertitude.

Valérie Muster Juriste à la Fédération romande des consommateurs

Vol retour problématique

La FRC s’inquiète surtout d’une annulation du vol retour. Que faire lorsque vol de l’aller annulé mais pas le vol de retour ? Cela crée de nombreuses inconnues qui ne sont pas bonnes pour la reprise économique.

Valérie Muster Juriste à la Fédération romande des consommateurs

Indemnités d’annulation

Le fait que les vols soient annulés 15 jours avant n’est pas un hasard et pas seulement à cause de l’évolution du Covid, selon la juriste de la FRC.

Valérie Muster Juriste à la Fédération romande des consommateurs

Un délai minimum de 14 jours doit être respecté si la compagnie veut éviter l’indemnisation qui va de 250 euros à 600 euros selon la destination.

La politique d’annulation ne dépendrait pas du prix du vol. Si l’on a payé 36 francs un vol en novembre 2019, on peut reprendre un vol sans payer de supplément en cas d’annulation, même si actuellement les tarifs sont bien plus élevés.

La réponse d’EasyJet et de SWISS

Contacté, EasyJet a répondu que depuis le retour de la demande clients et la levée des restrictions dans toute l’Europe, la compagnie a pu reprendre un petit nombre de vols. Il devrait être augmenté dans les semaines à venir. Des annulations sont cependant possibles avertit EasyJet, qui assure que les clients sont informés dans les meilleurs délais afin qu’ils puissent demander un transfert vers un autre vol gratuitement, obtenir un bon d’échange pour la valeur de leur réservation ou obtenir un remboursement via le formulaire en ligne. EasyJet a avancé sa date de mise en vente du programme hiver-printemps 2021 pour que les clients puissent reporter leur vol jusqu’au 4 mai 2021.

La compagnie confirme que les deux vols « aller et retour » sont dissociés, d’où le décalage en cas d’annulation. En revanche, pour les passagers dont le vol retour a été annulé alors qu’ils se trouvent déjà sur leur lieu de vacances, la compagnie les transfère sur le prochain vol disponible et couvre les frais d’hébergement, de bouche et autres frais indispensables au cas par cas. EasyJet renvoie à son site web « Covid Help Hub » .

Quant à SWISS, la compagnie indique concernant ses annulations que la situation est extrêmement dynamique. Il peut arriver qu’un pays ouvre d’abord son aéroport puis le ferme à nouveau après quelques jours ou semaines. La compagnie ne peut pas entièrement exclure qu’un vol ne puisse pas être effectué comme prévu. Les passagers des vols annulés peuvent se faire rembourser leur billet ou modifier leur réservation sans frais. Depuis le mois de juin, SWISS couvre 15 à 20% des dessertes initialement prévues. Elle va monter en puissance cet été et d’ici octobre, elle devrait atteindre le 40% de sa capacité pour plus de 85% des destinations mondiales desservies.

 

 

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Forte augmentation des contaminations au Covid-19 en 24 heures

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La pandémie de coronavirus reprend de l’ampleur en Suisse.

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a recensé mercredi 137 nouvelles infections au Covid-19 lors des dernières 24 heures.

Le nombre de nouvelles infections a plus que doublé par rapport à mardi, où la Suisse avait enregistré 62 nouveaux cas, contre 35 lundi et 62 dimanche. Le nombre total de cas de Covid-19 confirmés en laboratoire s’élève à 31’851.

L’OFSP a décompté 437 nouvelles infections sur les sept derniers jours. L’incidence se monte à 371,1 cas pour 100’000 habitants.

Un nouveau décès a été annoncé mercredi, ce qui porte le total à 1685. Les hospitalisations sont au nombre de 4042, soit six de plus que la veille.

Quant aux tests, 583’928 ont été effectués depuis le début de la pandémie, dont 6,5% étaient positifs. En 24 heures, le personnel soignant a effectué 11’264 tests et 53’214 ces sept derniers jours.

Avec ATS.

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