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Actualité

Dans les coulisses de la découvertes de nouvelles galaxies

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© UNIGE NASA/ESA Hubble Space Telescope ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)

Alors qu'il n'était qu'à 5% de sa taille, l'Univers regorgeait de galaxies encore inconnues.

Alors qu’ils étudiaient des données d’observation de galaxies jeunes et lointaines avec le grand réseau millimétrique/submillimétrique d’Atacama (ALMA), des astronomes dirigé-es par l’Université de Genève (UNIGE), l’Université de Waseda et l’Observatoire astronomique national du Japon (NAOJ) ont remarqué des émissions inattendues provenant de régions apparemment vides de l’espace. Ces signaux provenaient de deux galaxies jusqu’alors inconnues, fortement obscurcies par la poussière cosmique. Cette découverte, publiée dans la revue Nature, suggère que de nombreuses autres galaxies de ce type peuvent encore être cachées dans l’Univers primitif, bien plus que ce que l’on pensait jusqu’alors. Pascal Oesch, Professeur assistant au Département d’astronomie de Faculté des sciences de l’UNIGE, fait partie de ces chercheurs, il a expliqué les coulisses de Benjamin Smadja et Laurie Selli

Lorsque les astronomes scrutent le ciel nocturne, ils et elles observent  non seulement les corps célestes et les événements actuels, mais aussi ce à quoi l’Univers ressemblait à ses débuts. En effet, la vitesse de la lumière étant limitée, l’étude des galaxies observables les plus lointaines nous permet d’entrevoir des milliards d’années dans le passé, lorsque l’Univers était encore très jeune et que les galaxies commençaient tout juste à former des étoiles.

Le plus surprenant dans cette découverte fortuite est que ces galaxies  cachées, qui se sont formées il y a plus de 13 milliards d’années, ne sont pas du tout étranges lorsqu’on les compare aux galaxies typiques de
la même époque. «Ces nouvelles galaxies sont passées inaperçues non
pas parce qu’elles sont extrêmement rares, mais uniquement parce qu’elles sont complètement cachées par la poussière», souligne Yoshinobu Fudamoto. «Notre découverte suggère qu’il pourrait y avoir un grand nombre de galaxies non reconnues formant beaucoup d’étoiles cachées derrière une poussière dense et que le télescope Hubble ne parvient pas à détecter.» Les astronomes ont également souligné qu’il était rare de trouver des galaxies aussi ‘poussiéreuses’ dans la période initiale de l’Univers (moins d’un milliard d’années après le Big Bang) et qu'«Il est possible qu’il nous manque encore jusqu’à une galaxie sur cinq dans l’Univers très ancien», selon le chercheur japonais.

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Politique

Scientifiques et politiques se réuniront pour discuter du climat

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Scientifiques et parlementaires se réuniront en mai 2022 sur la question du climat: suite à cet engagement, le militant Guillermo Fernandez a cessé jeudi sa grève de la faim, après 39 jours (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les Académies suisses des sciences et les parlementaires se réuniront en mai 2022 pour discuter des derniers résultats de la recherche sur le climat. Suite à cet engagement, un militant pour le climat en grève de la faim depuis 39 jours a cessé son action.

La nouvelle présidente du Conseil national Irène Kälin (Verts/AG) a invité les scientifiques et les parlementaires à cette rencontre, ont communiqué jeudi les Académies suisses des sciences. Les récents rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), auxquels ont participé de nombreux chercheurs suisses, seront au centre des discussions.

La première partie du rapport d'évaluation du GIEC a déjà été publiée en août 2021; les deuxième et troisième parties suivront en février ou mars 2022. "Les parlementaires doivent donc en connaître les résultats rapidement et de première main", estime Irène Kälin, citée dans le communiqué. Selon elle, "ces rapports sont une source fiable et citée à maintes reprises dans le cadre de la problématique climatique".

Pour les auteurs des rapports en Suisse, il est urgent d’agir en se fondant sur les données scientifiques. "Nous avons besoin d'un meilleur échange entre la science et la politique", souligne Sonia Seneviratne de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, auteure principale du rapport du GIEC.

La rencontre est prévue le 2 mai 2022 au Palais fédéral. Par ailleurs, le Conseil mondial de la biodiversité (IPBES) doit publier mi-juillet 2022 ses deux derniers rapports. Des séances d'information sont aussi planifiées à ce sujet et la présidente du Conseil national invitera à nouveau au dialogue au Palais fédéral.

Grève de la faim terminée

Suite à l'annonce des rencontres prévues entre sciences et politiques, le militant pour le climat Guillermo Fernandez a cessé sa grève de la faim après 39 jours. Ce père de 3 enfants avait entamé son action le 1er novembre "pour obtenir un tel engagement de la part des autorités", écrit-il jeudi dans une communication aux médias.

M. Fernandez espère que la future rencontre ouvrira "un véritable espace de discussion en Suisse" et soutiendra "la capacité des politiques à prendre des décisions courageuses pour l’avenir de nos enfants". Il va recommencer progressivement à se nourrir et se prépare pour l'action à long terme, affirme-t-il.

Le militant indique avoir présenté sa demande le 1er novembre dernier, dans une lettre adressée à Simonetta Sommaruga. Selon lui, la cheffe du Département de l’Environnement "n’y a jamais répondu".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les lacs suisses sont des hotspots de la diversité piscicole

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Les chercheurs ont eu quelques surprises lors de cet inventaire des poissons des lacs suisses: ils sont par exemple tombés sur cette cagnetta dans le lac Majeur, une blennie pas encore clairement identifiée. (© Eawag)

Un inventaire réalisé dans 35 lacs de l'espace alpin a mis en évidence 106 espèces de poissons, soit 20% de toutes les espèces connues en Europe. La Suisse fait ainsi partie des hotspots de la diversité piscicole, selon une étude de l'Eawag.

Entre 2010 et 2020, dans le cadre du "Projet Lac", une équipe de l'Institut fédéral des sciences et technologies de l’eau (Eawag) et de l'Université de Berne a effectué pour la première fois des relevés complets et standardisés des populations de poissons dans 35 grands lacs de la bordure des Alpes.

Selon le rapport de synthèse publié jeudi par l'Eawag, sur un total d'environ 550 espèces de poissons connues en Europe, 106 ont été identifiées dans le cadre du "Projet Lac".

Bien que la Suisse ne représente que 0,4% de la surface terrestre de l'Europe, elle abrite donc près de 20% des espèces. Elle fait ainsi partie des régions d'Europe présentant la plus grande diversité d'espèces de poissons d'eau douce.

Quinze espèces de poissons, pour la plupart présentes uniquement ici (endémiques), ont été identifiées et documentées pour la première fois. Cinq espèces dont la présence en Suisse n'était pas connue jusqu'à présent ont également été capturées.

Deux espèces ont été identifiées au nord des Alpes, alors que l'on pensait jusqu'à présent qu'elles n'étaient présentes qu'au sud des Alpes. Et quatre espèces de poissons que l'on croyait disparues ont été redécouvertes, par exemple un omble chevalier vivant dans les grandes profondeurs du lac d'Uri.

Lacs pauvres en nutriments

La plupart des espèces de poissons présentes exclusivement dans chaque lac ont été identifiées dans les habitats très profonds des lacs pauvres en nutriments, comme les espèces uniques de corégones des lacs de Brienz et de Thoune. En revanche, dans de nombreux lacs riches en nutriments, pratiquement plus aucun poisson n'a été capturé à partir de 30 mètres de profondeur, car l'oxygène y fait défaut en été.

En valeur absolue, les chercheurs ont trouvé le plus grand nombre d'espèces dans les zones riveraines moins profondes et à proximité des embouchures de rivières, mais il s'agit généralement d'espèces très répandues.

Selon l'Eawag, cela montre à quel point il est important pour la diversité des poissons, outre une qualité élevée de l'eau, de disposer d'habitats variés et proches de l'état naturel - des rives des lacs jusqu'aux plus grandes profondeurs.

Corégones et perches dominent

Alors que dans les grands lacs alpins comme les lacs des Quatre-Cantons, de Brienz ou de Thoune, ce sont les différentes espèces de corégones qui dominent en termes de nombre de poissons et de biomasse, ce sont plutôt les perches qui dominent lorsque les teneurs en nutriments phosphorés sont plus élevées, avec les gardons, les chevaines et les rotengles.

Le lac Majeur, où l'agone, un hareng d'eau douce, domine en eau libre, et les lacs alpins de Sils et Poschiavo, où dominent les ombles chevaliers étrangers au site ainsi que les truites indigènes et des truites étrangères au site introduites, constituent une exception.

"Il est désormais possible de formuler des recommandations pour la préservation de la diversité des espèces de poissons encore présentes dans les lacs et pour une pêche durable", conclut Ole Seehausen, de l'Eawag, qui a dirigé le projet, cité dans le communiqué.

La collection de référence scientifique des espèces de poissons constituée au Musée d'histoire naturelle de Berne est également importante pour un suivi continu et des comparaisons ultérieures. Elle est également accessible au public dans la nouvelle exposition permanente "Wunderkammer".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Le commerce de détail limite l'affluence dans les magasins

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L'objectif de cette auto-régulation volontaire des détaillants est de contribuer à l'amélioration de la situation et d'éviter des mesures plus restrictives. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Réagissant à l'augmentation du nombre de cas de Covid-19, l'association suisse des commerces de détail veut volontairement limiter le nombre de personnes dans les surfaces de vente. Cette mesure sera mise en ½uvre dans le courant de la semaine prochaine.

Coop, Migros et Denner figurent parmi les entreprises concernées. Dans un communiqué publié jeudi, ces enseignes disent vouloir renforcer par cette mesure "une fois de plus la protection des clients et des collaborateurs". Des restrictions du nombre de personnes avaient en effet déjà été introduites temporairement lors de phases précédentes de la pandémie et "fait leurs preuves".

Les trois enseignes conseillent de faire ses achats plutôt en début de semaine, d'éviter les heures de pointe et de respecter les distances. De plus, une seule personne par ménage devrait s'occuper des courses. Dans la mesure du possible, il faudrait utiliser un moyen de paiement sans contact. Les détaillants renvoient en outre à l'obligation du masque et aux autres gestes barrières.

L'objectif de cette auto-régulation volontaire est de contribuer à l'amélioration de la situation et d'éviter des mesures plus restrictives - telles que des fermetures de magasins -, ainsi qu'un patchwork de mesures différentes selon les cantons, précise l'association des commerces de détail.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Sports d'hiver: le coût des vacances a évolué très différemment

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Certaines stations de ski ont enregistré des baisses de prix significatives, à l'instar des domaines skiables grisons Flims-Laax-Falera (-8,1%) et Andermatt-Sedrun (-6,3%). À Saas-Fee, les tarifs ont même dégringolé de 9,4% (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les fans de sports d'hiver débourseront moins cher pour leurs vacances à la neige l'année prochaine. En moyenne, les prix ont diminué de 3% par rapport à 2020, avant l'éclatement de la pandémie.

Certaines stations de ski ont enregistré des baisses de prix significatives, à l'instar des domaines skiables grisons Flims-Laax-Falera (-8,1%) et Andermatt-Sedrun (-6,3%). À Saas-Fee, les tarifs ont même dégringolé de 9,4%, notent les auteurs de l'étude.

A l'inverse, les prix pour une semaine de vacances ont progressé dans quatre des quatorze domaines skiables analysés, notamment à Verbier (+0,8%), Saint-Moritz (+1,8%), Zermatt (+2,6%) et Airolo (+3,8%). Les trois premiers sont pourtant déjà les stations les plus onéreuses: pour une famille avec deux enfants, la semaine de vacances revient à plus de 5000 francs, un prix 69% plus élevé que dans les régions les moins chères, selon les calculs des auteurs. Le prix de l'hébergement peut en effet varier du simple au double selon la destination.

Airolo, Aletsch-Arena et Engelberg-Titlis se distinguent comme les stations les moins chères de celles analysées. Pour passer une semaine de vacances en février 2022, une famille avec deux enfants devra dépenser entre 3400 et 3700 francs dans ces stations. Pour un couple ou un étudiant, Airolo est la station la moins chère, la semaine de vacances revient dans le premier cas à 2740 francs et dans le second à 878 francs.

Prix des forfaits en hausse

L'hébergement a vu ses prix diminuer de 4,8% en moyenne par rapport à la période d'avant-pandémie, par contre, les prix des forfaits ont augmenté, de 1,5% en moyenne, les familles étant les premières pénalisées, devant débourser 2,8% de plus en raison de la hausse des prix des forfaits enfants dans de nombreuses stations, selon l'étude.

Là encore, d'importantes disparités régionales sont constatées. A Verbier, tous segments de clientèle confondus, il faudra débourser 48% de plus qu'avant la pandémie pour son forfait en 2022. A Flims-Laax-Falera, en revanche, l'ensemble de la clientèle bénéficie d'une baisse des prix de 17,4% par rapport à 2020.

Pour les familles, les tarifs des écoles de ski ont chuté de 3,3% en moyenne. A Andermatt-Sedrun, une semaine de cours pour deux enfants coûtent désormais 396 francs, en baisse de 24% par rapport à 2020. A Zermatt, cette même famille devra débourser 1030 francs pour ce service, un chiffre en hausse de 4% par rapport à 2020.

Pour faire son comparatif, l'étude, réalisée en collaboration avec l'institut BAK Economics, a passé au crible plusieurs éléments tarifaires: le forfait de ski de huit jours, sept nuitées dans un appartement ou, pour le segment de clientèle "Couples", à l'hôtel, location d'équipement (chaussures et skis) et taxe de séjour. Dans le cas des familles, l'étude prend aussi en compte cinq demi-journées d'école de ski pour deux enfants. Les coûts variables pour les repas, les loisirs et le trajet ne sont par contre pas intégrés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Le MPC soupçonne Pictet de blanchiment d'argent aggravé

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Le portail d'information judiciaire, spécialisé dans la criminalité en col blanc, se base notamment sur plusieurs arrêts récents du Tribunal fédéral (TF), dans lesquels les noms des protagonistes sont caviardés (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Banque Pictet & Cie est dans le viseur du Ministère public de la Confédération (MPC). Le parquet fédéral mène une instruction pour blanchiment d'argent aggravé et corruption d'agents publics étrangers à l'encontre de l'établissement genevois.

Le portail d'information judiciaire, spécialisé dans la criminalité en col blanc, se base notamment sur plusieurs arrêts récents du Tribunal fédéral (TF), dans lesquels les noms des protagonistes sont caviardés. Dans un de ces documents, Le TF indique que la banque n'a pas pris les mesures "raisonnables et nécessaires" pour empêcher des actes de blanchiment d'argent aggravé dans cette affaire, sur une période s'étalant entre 2003 et 2012, au moins.

La procédure visant Banque Pictet & Cie remonte au 15 janvier 2020.

Le MPC avait lancé en 2012 une enquête sur Fahad Al-Rajaan, ancien directeur de l'Institution publique de Sécurité sociale du Koweït (PIFSS). Ce responsable et son épouse sont accusés d'avoir touché des commissions illicites de la part de banques suisses - dont Pictet - en échange d'investissements de ces mêmes établissements, précise l'article.

Ces versements indus auraient atteint un montant 390 millions de dollars (360 millions de francs au cours actuel) et auraient été déposés sur des comptes suisses au nom de sociétés écran aux Bahamas et à Singapour, selon les indications du Tribunal Fédéral.

Enquête interne chez Pictet

En 2019, la justice koweïtienne a condamné le couple par contumace à une peine de prison à vie et à une amende de 160 millions de dollars. La procédure menée par le MPC à l'encontre de Fahad Al-Rajaan n'est pas encore terminée, selon Gotham City, qui cite un porte-parole du parquet fédéral.

Malgré ce scandale et la mise en cause de Pictet, la PIFFS est restée cliente de la banque genevoise jusqu'en 2018, a affirmé à AWP une source proche du dossier.

Contacté par AWP, Pictet a confirmé l'existence de la procédure, mais de manière indirecte. Le groupe rappelle que l'affaire remonte à plus de dix ans et doit être replacée dans le "contexte d'enjeux politiques propres au Koweït". Celle-ci s'inscrit dans le cadre d'un litige international impliquant de nombreux autres groupes financiers.

"En coordination avec la Finma, Pictet a diligenté en 2014 de sa propre initiative une analyse interne. Le dossier a été réglé la même année auprès de l'autorité de surveillance", souligne la maison-mère de Banque Pictet & Cie dans une prise de position écrite.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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