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Culture

Audiences tendues entre la FRC et Viagogo

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Suite à sa plainte pénale, la Fédération romande des consommateurs (FRC) a été confrontée à Viagogo lors de deux jours d’audiences, jeudi et vendredi derniers devant la justice genevoise. Mais la plateforme de revente de billets en ligne a déposé plusieurs recours.

L’UEFA a intégré la partie plaignante, de même que la chanteuse Sonia Grimm, a précisé mercredi à l’ats Valérie Muster, juriste à la FRC. Sans pouvoir s’exprimer sur le contenu des discussions, Mme Muster confie qu’elles étaient empreintes d’une grande nervosité.

Viagogo était « fortement représentée » lors de ces audiences. Les anciens et nouveaux administrateurs, soutenus par environ huit avocats: au total une douzaine de personnes, selon Valérie Muster. « On voit que cette affaire n’est pas anodine », dit-elle, évoquant un climat qui n’est pas celui de la « franche camaraderie ».

« Notre but est de faire condamner Viagogo », explique Mme Muster. Or tout n’a pas encore été dit, « et de loin ». Mais avant de fixer de nouvelles audiences, le Ministère public du canton de Genève devra trancher différents recours déposés par Viagogo. La procédure ne devrait donc pas aboutir avant plusieurs mois.

Opacité des transactions

La FRC avait déposé une plainte pénale contre Viagogo devant la justice genevoise fin septembre 2017, estimant que l’entreprise établie à Genève enfreint la loi contre la concurrence déloyale. La tarification opaque des billets est le principal problème: les clients ne connaissent pas le prix final, qui augmente discrètement lors du processus de commande. Et la quantité de billets disponibles indiquée est souvent fausse.

En outre, le référencement de la société sur Internet peut prêter à confusion. « Elle se fait passer pour le site officiel d’une manifestation et son système presse le client à acheter, lui faisant croire que le stock de billets disponibles est presque épuisé », selon le magazine Mieux Choisir de la FRC.

Dans le collimateur du SECO

Viagogo est également visée par une action civile du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), engagée en septembre 2017 auprès du Tribunal de commerce du canton de Zurich. Cette procédure a pour but d’interdire certaines pratiques jugées déloyales.

Le SECO exige que l’entreprise indique clairement et systématiquement le prix effectif à payer et le prix final des billets, qui doit inclure la TVA et tous les suppléments non optionnels, tels que les frais de service et de livraison.

De plus, Viagogo doit mentionner clairement sur son site qu’il s’agit d’une plateforme de revente de billets. Le SECO demande aussi qu’il lui soit interdit d’exercer une pression artificielle sur les personnes intéressées, et d’utiliser certaines expressions trompeuses comme « petits prix » ou « pas de file d’attente ».

Coupe du monde de football

Dans un communiqué diffusé mercredi, la FRC met en garde les fans de football qui cherchent à acheter des tickets pour la Coupe du monde en Russie. « Les risques pris en achetant des billets à des revendeurs hors canal FIFA sont fort nombreux et pourraient tout simplement les priver de matches malgré les centaines de francs qu’ils auront déboursés! », écrit l’organisation.

Bien qu’il soit difficile d’obtenir un ticket via l’unique vendeur officiel (FIFA), la Fédération romande des consommateurs invite les supporters à « persister dans cette voie et éviter à tout prix les revendeurs non agréés, comme Viagogo et Safetickets.net ».

Google serre la vis

Le communiqué de la FRC souligne par ailleurs que Google vient de durcir sa politique en matière d’annonces pour les sites de revente de billets. « Ils se voient, depuis mars, dans l’obligation d’être plus transparents sur le fait que leur plateforme n’est pas une billetterie officielle ».

Il doivent en outre afficher plus clairement les frais résultants de la commande et surtout le prix officiel du billet, qui est souvent bien inférieur à celui proposé par les revendeurs.

(Source ATS)

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Disney+ sera disponible dès le 24 mars en Suisse

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Dès le 24 mars prochain, le service de streaming Disney+ sera disponible en Suisse et dans sept autres pays européens. L’abonnement coûtera 9.90 CHF par mois ou 99 CHF par année.

Le 24 mars prochain Disney+ sera disponible en Suisse. C’est la bonne nouvelle du jour pour les fans de la firme aux grandes oreilles. Tandis que les Américains ont y ont accès depuis le 12 novembre 2019, le concurrent de Netflix sera également disponible pour les Suisses et les Européens dès le mois de mars 2020. Pour avoir accès au service de streaming, l’abonnement coutera 9.90 CHF par mois, ou 99 CHF par année.

Date de lancement avancée

L’entreprise a annoncé dans un communiqué que son service de streaming serait lancé fin mars en Suisse ainsi qu’en France, en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni, en Irlande du Nord, en Autriche et en Allemagne. La date pour la Suisse a donc été avancée d’une semaine. La mise à disposition de Disney+ était au départ prévue pour le 31 mars 2020.

Un catalogue d’oeuvre immense

Disney+ sera disponible sur iOS, iPadOS et sur tvOS et propose l’intégralité de ses contenus en haute définition et sans publicité, avec la possibilité de disposer de 4 flux en simultané, de téléchargements illimités sur 10 appareils, de recommandations personnalisées et la possibilité de configurer jusqu’à 7 profils différents. En outre, les parents ont la possibilité de définir des profils « Enfants » avec une interface conviviale et facile d’utilisation pour accéder à tous les programmes adaptés à leur âge.

Le catalogue de 7500 œuvres de Disney qui comprend des films Marvel, Pixar, Star Wars et bien plus encore devrait faire des heureux.

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Fin du pèlerinage pour l’exposition « Dieu(x), modes d’emploi »

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Depuis le 11 octobre 2019, Palexpo accueillait l’exposition « Dieu(x), modes d’emploi », une exposition ayant notamment pour but de mettre en perspective les différentes pratiques religieuses contemporaines au travers d’objets de culte, de maquettes mais aussi de témoignages et de pièces de théâtre. Plus de 35 000 visiteurs s’y sont arrêtés selon les organisateurs.

Tout est parti initialement d’un concept soumis et développé par Tempora – une PME Bruxelloise spécialisée dans la conception, la construction et l’exploitation d’expositions. Ensuite, après avoir été validée par un comité scientifique international, l’exposition a été adaptée pour Genève en une version inédite.

Le but de ce labyrinthe géant est très simple: permettre au visiteur d’appréhender les différentes manières de vivre la religion autour du monde de façon savante et artistique comme le confirme Isabelle Benoit, commissaire de l’exposition:

Isabelle Benoit Commissaire de l'exposition

À la sortie de l’exposition, nous avons posé la question aux « derniers » visiteurs de l’oeuvre. Et la satisfaction était de mise pour chacun d’entre eux:

Les Genevois

Après près de trois mois et demi de représentation, l’événement a baissé son rideau aujourd’hui, créant déjà une pointe de nostalgie chez ses organisateurs. Toutefois, les sourires étaient là aussi au rendez-vous au moment de parler du bilan cette expérience:

Isabelle Benoit Commissaire de l'exposition

En tout, l’exposition a fait venir plus de 35 000 visiteurs entre ses murs. Une satisfaction pour les organisateurs qui – après s’être installés à Bruxelles, Madrid, Québec, Ottawa, Paris, Varsovie et  Genève – ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin.

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La mosquée de Genève remise aux musulmans de Suisse

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La Ligue mondiale islamique se sépare de la mosquée de Genève, affirme son secrétaire général. Son financement et sa gestion seront désormais confiés aux musulmans de Suisse (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

« Il est temps de confier la mosquée de Genève à un conseil d’administration suisse, représentatif, avec un président élu », estime le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale. Il appelle à une consultation des musulmans du pays avec l’aide des autorités.

Dans ce contexte, la gestion et le financement du lieu de culte du Petit-Saconnex ne seront plus assurés par la Fondation culturelle islamique, détaille encore le Saoudien Mohammad Abdulkarim Alissa dans un entretien avec Le Matin Dimanche. Parmi les pistes lancées pour couvrir le budget qui devra dorénavant être assuré par les musulmans de Suisse, il évoque des cotisations des fidèles et des dons de privés. « Il faut diversifier les ressources, si on ne veut pas de dépendance ».

Cette décision ne concerne pas que Genève, les mêmes dispositions seront prises dans le monde entier en collaboration avec les autorités nationales. « Notamment pour des raisons de sécurité. Il faut veiller à ce que les mosquées soient placées entre des mains sûres, évidemment. Ensuite, nous n’interviendrons plus », complète-t-il.

La Fondation culturelle islamique, liée à la Ligue islamique mondiale (LIM) sera une entité séparée, qui se consacrera au dialogue entre religions, en Suisse et dans le monde, explique l’ancien ministre saoudien de la Justice. « Nous voulons un centre de paix qui rayonne. Je suis contre la pensée unique, il faut travailler ensemble, réduire les fossés culturels et respecter les États nationaux ».

« Trois objectifs pas atteints »

A la fin 2017, quatre employés de la mosquée, tous fichés S en France, avaient notamment été licenciés puis la direction changée. Le secrétaire général de la LIM avait alors déclaré vouloir lutter contre toutes les idées extrémistes.

Mais aujourd’hui, selon lui, « trois objectifs essentiels n’ont pas été atteints. La mosquée devait devenir un facteur de cohésion. Les acteurs des diverses religions devaient pouvoir miser sur elle. Enfin, ce lieu de culte ne devait plus être un sujet d’inquiétude et de polémique. Au lieu de le fermer, nous le confions à tous. C’est mieux, non? ».

Pour rappel, la construction de la mosquée du Petit-Saconnex a été financée par l’Arabie saoudite. L’édifice a été inauguré en 1978 par le roi saoudien Khaled bin Abdulaziz. »

Source: ATS

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Culture

VIDEO – De « Drôles de Meufs » au Caustic Comedy Club

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Pour la première fois en Suisse romande, un plateau d’humour 100% féminin vous donne rendez-vous au Caustic Comedy Club.

Le petit théâtre au coeur de Carouge a décidé de donner pour la première fois la parole, exclusivement, aux humoristes suissesses. Pour les fondatrices, les femmes humoristes en Suisse restent encore trop peu connues face à leur confrères masculins. Raison pour laquelle le Caustic Comedy Club proposera un plateau entièrement féminin une fois par mois à domicile et une fois tous les deux mois à l’ABC de Lausanne. De l »humour 100% féminin par des femmes mais pour tout le monde!

Marie-eve Musy et Cinzia Cattaneo (gagnante du tremplin de Morges-sous-Rire) ont fait la route avec Benjamin Smadja afin d’en savoir un peu plus:

Pour cette première édition qui se déroulera mardi 14 janvier 2020  dès 19h30 au Caustic Comedy Club à Carouge – 6 av Cardinal Mermillod- seront sur scène les humoristes Marie-Eve Musy, Cinzia Cattaneo, Magda Mihaila, Anne Béguin et Julia Roos.

 

 

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Une messe historique à la cathédrale Saint-Pierre

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La cathédrale Saint-Pierre sera mis à disposition des catholiques pendant un jour pour y célébrer une messe (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Pour la première fois depuis la Réforme, voilà cinq siècles, une messe sera célébrée à la cathédrale Saint-Pierre de Genève. L’évènement aura lieu le 29 février.

Les catholiques ont répondu à une invitation de la paroisse Saint Pierre-Fusterie, a expliqué lundi le président de l’Eglise protestante de Genève de Genève Emmanuel Fuchs, confirmant une information révélée par la RTS. Cette messe illustre, selon lui, les bonnes relations entre les deux Eglises.

Des cérémonies oecuméniques ont déjà eu lieu à Saint-Pierre. Ici, en l’occurrence, « nous remettons les clés de la cathédrale » aux catholiques, a souligné M.Fuchs. Le samedi 29 février a été choisi car il s’agit de l’entrée en carême, une date symbolique, a-t-il fait remarquer.

Interrogé par la RTS, le cardinal Kurt Koch voit avec gratitude la tenue d’une messe à Saint-Pierre. « On espère que c’est un signe pour avancer pas à pas vers l’unité ». Le cardinal s’est réjoui de cette évolution. Il a rappelé que quand il était jeune, il avait l’interdiction d’entrer dans l’église protestante de son village.

Des messes ont déjà été célébrées à la cathédrale de Lausanne, mais à Genève, dans la cité de Calvin, fief du protestantisme, c’est une première.

Source: KEYSTONE-ATS

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