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Climat

Le drapeau aux mille paires d’yeux sera présent à la COP 25

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Alors que la 25ème conférence sur le climat s’ouvre demain ce matin, le drapeau géant du projet « We are watching » de Dan Acher ne flottera pas à Madrid.

L’artiviste genevois, comme il se plait à se qualifier, a récolté ces dernières semaines les selfies de 4300 personnes venant de 191 pays pour confectionner ce drapeau de 30 mètres sur 20. We are watching est un œil géant qui regarde les décideurs du monde pour les inciter à agir pour le futur de la planète, un œil constitué de milliers de paires d’yeux.

Il aurait dû flotter accroché à un immeuble à Santiago du Chili mais il a fallu trouver une autre solution, dans l’urgence. Dan Acher.

Dan Acher Artiviste genevois

Pour Dan Acher, il était important de le montrer malgré tout.

Dan Acher Artiviste genevois

Sur le site internet, We are watching.org, il est possible de cliquer sur chaque photo et de lire le message laissé par toutes les personnes dont le visage apparaît.

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Climat

Extinction Rebellion vise des sociétés de trading à Genève

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Extinction Rebellion a investi lundi les locaux de plusieurs entreprises actives dans le commerce des matières premières. (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Extinction Rebellion (XR) a mené une action simultanée sur plusieurs sites lundi matin à Genève et Lausanne. Les militants étaient environ 200, répartis entre les deux sites.

A Genève, leur action s’est tenue dans quatre sociétés actives dans les matières premières. Les militants se sont couchés dans le hall d’entrée de ces sociétés comme dans une scène de crime. Pour Extinction Rebellion, elles se rendent coupable d’un crime contre l’humanité. Ecoutez Sarah,  elle est mère de trois enfants.

Sarah  militante de XR

Sarah s’est rendue chez le marchand de grain Cargill et le spécialiste en produits pétroliers Gunvor, à la rue du Rhône. Ecoutez sa détermination.

Sarah  militante de XR

Il s’agissait de mettre en lumière ces sociétés particulièrement opaques, que peu de monde connait réellement. Plus de 500 entreprises actives dans les matières premières seraient établies dans notre pays, selon Extinction Rebellion.

Sarah  militante de XR

Le mouvement a occupé les bureaux de Vitol, Cargill, Gunvor et Mercuria à Genève ainsi que ceux d’Ifchor à Lausanne.

« L’objectif est de mettre en lumière ces sociétés peu connues du public et qui se moquent de la biodiversité », a dit l’une des activistes à l’issue du blocage de Cargill. « Nous ne faisons pas cela pour le plaisir, mais pour réagir face à l’attentisme de nos autorités », a ajouté un autre militant.

Selon un tract diffusé sur place, XR accuse ces entreprises d’agir « dans la plus grande opacité » en encourageant « la déforestation massive », « les cultures intensives » ou encore « les méthodes d’extraction de plus en plus invasives. »

La police est intervenue sur les différents sites. La plupart des locaux ont été évacués dans le calme avant midi.

XR s’est fait connaître ces derniers mois par ses actions sur le domaine public. Le mouvement avait toutefois annoncé il y a plusieurs semaines vouloir s’en prendre aussi au secteur privé dans l’Arc lémanique, sans toutefois dévoiler les noms des entreprises qu’il voulait cibler.

 

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Climat

Les cinq raisons qui nous empêchent d’agir pour le climat

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(KEYSTONE/Martial Trezzini)

Tout le monde est conscient du changement climatique aujourd’hui et la bonne volonté n’est souvent pas en reste. Cependant, des chercheurs pointent le fait que l’action citoyenne et individuelle est difficilement mise en place, cela à cause de barrières psychologiques bien identifiées.

En tout, ce sont 5 freins qui ont été mis en lumière par le professeur Tobias Brosch dans une étude se basant sur plus de 400 travaux de psychologie, neurosciences, sciences affectives et économie comportementale. Le but étant de comprendre les différents biais que le cerveau humain met en place, empêchant la prise de conscience ou la mise en place d’actions et de comportements pour enrayer le changement climatique. En effet, qui ne s’est jamais dit « Ça ne sert à rien que je fasse quelque chose si les autres autour de moi ne font rien. ». Identifier les barrières psychologiques permettrait de pouvoir les dépasser.

Cinq barrières

Ces différents freins à l’action citoyenne pour l’environnement ne sont pas une fatalité, et le professeur Brosch accompagne ses explications de recommandations pour les dépasser. La première des barrières identifiées par le chercheur est la barrière perceptuelle, c’est à dire la difficulté qu’à notre cerveau a percevoir une menace « abstraite ». En effet, le changement climatique n’est pas immédiat, il dure dans le temps, il ne peut pas être directement vu ou touché. Pour accepter cette réalité, il est important de se pencher sur les phénomènes locaux et immédiats, et par exemple, imaginer les conséquences du changement climatique à Genève même, d’ici quelques années.

La seconde barrière concerne les intérêts propres d’un individu. Les actions pour l’environnement sont souvent assimilées à une perte de confort personnel, et nous avons du mal à voir en quoi ces changement de comportement peuvent nous être bénéfiques. Pour cela, il faut identifier les bénéfices de ces changements sur soi-même et les autres, par exemple insister sur les bénéfices du vélo sur la santé, la voiture électrique témoignerait elle d’un certain statut social, et ainsi de suite.

Tobias Brosch Professeur à la section de psychologie de l'UNIGE

Le troisième frein est la barrière morale. Pour l’homme, savoir que son comportement est moralement bon est important, or pour le moment agir pour le climat n’est pas suffisamment ancré dans les esprits comme un devoir pour être une bonne personne. Ces freins atteignent également souvent des personnes faisant partie de groupe religieux ou de mouvements politiques.

Tobias Brosch Professeur à la section de psychologie de l'UNIGE

Les barrières sociales sont ensuite citées par le chercheur. Celles-ci sont importantes, car il est difficile d’agir soir même lorsque les autres autour de nous ne font rien pour protéger l’environnement. Selon Tobias Brosch, il faut communiquer au maximum pour montrer que de nombreuses personnes agissent pour le climat, avec comme levier les différentes manifestations et les personnes influentes comme Greta Thunberg.

Tobias Brosch Professeur à la section de psychologie de l'UNIGE

Enfin, les barrières d’action sont considérés comme les plus importantes. L’ampleur de la tache est souvent effrayante et empêche l’action citoyenne. S’il est difficile de savoir quelle action entreprendre lorsque le problème est trop important, il est utile d’identifier les bons gestes, par exemple réduire les trajets en avion, ou encore diminuer sa consommation de viande.

Toutes ces barrières à l’action citoyenne pour le climat semble être un frein important, mais elles ne sont pas insurmontables. Les connaitre et les dépasser l’une après l’autre permettrait d’accélérer les bénéfices pour notre planète et notre environnement.

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Climat

Le mois de janvier 2020 est le plus chaud jamais connu

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courtesy Mois Terra - Nasa
Janvier 2020 a été le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré sur la planète, très légèrement devant 2016, a annoncé mardi le service européen Copernicus sur le changement climatique.

Après une décennie record, qui s’est conclue avec une année 2019 qui était la deuxième plus chaude jamais enregistrée sur la planète, les années 2020 démarrent sur la même tendance.

En janvier, la température moyenne du globe a ainsi dépassé de 0,03°C celle de janvier 2016, jusque-là le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré, et a été de 0,77°C plus élevée que la moyenne pour un mois de janvier de la période de référence 1981-2010, selon un communiqué de Copernicus.

La plupart des zones à travers le monde ont connu des températures supérieures aux moyennes, notamment l’Europe qui a enregistré des températures de 3,1°C supérieures à la moyenne de la période de référence 1981-2010. Dans la partie nord-est de l’Europe – Scandinavie et une partie de la Russie notamment – le différentiel a même dépassé les 6°C avec la période 1981-2010.

Selon Copernicus, les cinq années les plus chaudes ont toutes eu lieu ces cinq dernières années, où le mercure est monté entre 1,1 et 1,2°C au dessus de la température de l’ère pré-industrielle. La décennie 2010-2019 a également été la plus chaude depuis le début des mesures.

2019 avait été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, à seulement 0,04°C derrière 2016, qui reste l’année la plus chaude, mais marquée par un épisode El Niño particulièrement intense.

Gaz à effet de serre

En raison des omissions de gaz à effet de serre générées par les activités humaines, la planète a déjà gagné au moins +1°C par rapport à l’ère pré-industrielle, entraînant des impacts dévastateurs à travers le globe, comme ceux qui ont marqué 2019, incendies exceptionnels en Australie ou périodes caniculaires sans précédent pendant l’été dans l’hémisphère Nord.

Au rythme actuel, la planète pourrait gagner jusqu’à 4 ou 5°C d’ici la fin du siècle. L’accord de Paris de 2015 vise à limiter ce réchauffement à +2°C voire 1,5°C, mais même si les quelque 200 pays signataires respectent leurs engagements actuels de réduction de gaz à effet de serre, le réchauffement pourrait dépasser les 3°C. Les scientifiques ont déjà montré que chaque demi-degré supplémentaire augmente l’intensité et/ou la fréquence des canicules, tempêtes, sécheresses, ou inondations.

Malgré ce constat, la conférence climat de l’ONU (COP25) en décembre à Madrid n’a pas été à la hauteur de l’urgence climatique.

Selon l’ONU, pour que l’espoir de limiter le réchauffement à +1,5°C ne s’envole pas, il faudrait réduire les émissions de CO2 de 7,6% par an, dès 2020 et chaque année jusqu’à 2030, ce qui nécessiterait une transformation inédite de l’économie mondiale. Pour l’instant, les émissions continuent à croître.

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Climat

30% de soleil en plus à Genève en janvier

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Les visiteurs des Bains des Pâquis profitent du soleil au bord du lac Leman à Geneve.(KEYSTONE/Martial Trezzini)

Le climatologue français Guillaume Séchet connu des téléspectateurs de BFMTV et également à l’origine du site internet expertisé météo-geneve.ch revient sur le mois de janvier rare que les Genevois viennent de traverser. Pour Radio Lac, il passe au crible toutes les données météo observées à la station officielle de Cointrin. Au programme un ensoleillement rare, des pluies insuffisantes et une douceur décalée qui favorise l’apparition des premiers pollens.

Guillaume Sechet, climatologue et fondateur de meteo-geneve.com

30% de soleil en plus que l’an dernier

Au moins de 110 heures d’ensoleillement depuis le début du mois, cette situation est inédite depuis une quinzaine d’années. Alors que la période hivernale favorise plutôt l’installation du stratus qui bouche le ciel du bout du lac, le soleil a pu s’exprimer une grande partie du mois dans la deuxième ville de Suisse.

Une sécheresse hivernale marquée

Le pluviomètre de la station de Cointrin (station météo officielle de Genève) est resté à sec une grande partie du mois. Au total, 24 mm (ou litres d’eau par mètre carré) contre 172 mm en janvier 2018. Il y a deux ans, nous avions reçu sept fois plus d’eau que cette année. L’irrégularité des pluies est également remarquable avec seulement six jours de pluies. Pendant plus d’une vingtaine de jours, le temps est resté totalement sec.

Une douceur inhabituelle

Pendant une vingtaine de nuits, le thermomètre est passé sous la barre de zéro degré. En revanche la moyenne des températures de l’après-midi est de 7,1° degrés, c’est plus que la normale saisonnière (5°) mais cela ne constitue pas un record pour autant. En 2017, la moyenne des températures maximales avait culminé à plus de 8°.

Pollens de noisetiers

Ces températures trop douces pour la saison sont également à l’origine d’un développement précoce de la végétation. Sur son blog, MétéoSuisse, rappelle le lien intime entre la météo et l’apparition des pollens d’arbres. Ce temps plus clément au cœur de l’hiver a favorisé la floraison des noisetiers et la diffusion de leurs pollens. Dès que les températures dépassent les moyennes saisonnières d’environ 5° C et quand le soleil pointe, les chatons de noisetiers s’allongent, grossissent, et en quelques jours du pollen peut se trouver dans l’air. Si vous éternuez ces jours-ci ce n’est peut-être pas la grippe hivernale mais tout simplement un signe d’allergie printanière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Actualité

Des milliers de jeunes Suisses dans la rue à Lausanne

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Greta Thunberg participe au 1er anniversaire de la Grève du climat en Suisse, vendredi à Lausanne. (©Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Environ 10’000 jeunes venus de toute la Suisse sont réunis vendredi à Lausanne pour une nouvelle manifestation pour le climat. L’activiste suédoise Greta Thunberg, qui s’était déjà déplacée l’été dernier dans la capitale vaudoise, est à nouveau de la partie.

C’est le collectif suisse de la Grève du climat qui a convié tous les militants du pays à participer à cette manifestation nationale à Lausanne, afin de marquer le premier anniversaire du mouvement. Un an après, les grévistes du climat critiquent toujours l’inaction des gouvernements et des responsables économiques.

Peu avant le départ du cortège, les militants ont d’ailleurs entonné un « joyeux anniversaire » pour symboliser cette première année de lutte contre le réchauffement climatique.

Toutes les générations sont représentées dans la foule, même si les jeunes sont largement majoritaires. A noter que la police a dû intervenir en début de rassemblement pour demander à des militants anticapitalistes cagoulés de ne pas perturber la manifestation.

Le défilé est parti de la place de la gare vers 10h50. Les militants ont entamé leur marche en criant un slogan qui accompagne régulièrement ce genre de manifestation: « Et un, et deux et trois degrés: c’est un crime contre l’humanité. » Sur leurs pancartes et banderoles on pouvait notamment lire « Pas deux planètes comme elle », « Stop capitalisme » ou « I have a green dream » (J’ai un rêve vert).

Greta Thunberg figure dans la première partie du cortège, mais pas tout devant. Selon la police lausannoise, 10’000 personnes participent à cette marche.

Discours à la Riponne

Le parcours de 2,6 km doit conduire les manifestants à la place de la Riponne. Greta Thunberg doit y prononcer un discours, de même que l’activiste kenyane Njoki Njoroge Njehû. Une minute de silence est aussi prévue en lien avec les incendies en Australie.

« Nous sommes dans une époque historique, mais nous sommes surtout dans la dernière décennie qui pourra changer les choses pour ne pas condamner notre terre à devenir invivable », affirment les organisateurs.

Greta Thunberg était déjà venue à Lausanne en août dernier. La jeune femme, qui vient de fêter ses 17 ans, avait participé durant une semaine au sommet Smile For Future à l’Université de Lausanne. Un sommet qui s’était déjà achevé par une marche dans les rues de la capitale vaudoise.

Dixième mobilisation

Au niveau suisse, il s’agit de la dixième mobilisation en faveur de l’environnement depuis une année, la septième à se dérouler un vendredi sous la forme d’une « grève » du climat depuis celle du 18 janvier 2019. Au plus fort de la mobilisation, le 2 février et le 15 mars, quelque 10’000 personnes avaient défilé à Lausanne. Sur l’ensemble du pays, les manifestations pour le climat ont réuni jusqu’à 50’000 (selon la police) et 66’000 (selon les organisateurs) personnes.

Après Lausanne, Greta Thunberg devait prendre le chemin de Davos. Comme en 2019, la Suédoise a été invitée à participer au Forum économique mondial (WEF).

Source. Keystone-ATS

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