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Accord entre Nestlé et Starbucks

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Nestlé s’allie à Starbucks. Le géant vaudois de l’alimentation débourse 7,15 milliards de dollars (7,1 milliards de francs) pour s’octroyer les droits perpétuels sur la commercialisation d’une vaste gamme de produits de la chaîne de café américaine.

La transaction offre à Nestlé une solide plateforme de croissance continue en Amérique du Nord, avec des positions de leader dans les activités haut de gamme de café torréfié et moulu et de café portionné, a souligné lundi le groupe de Vevey (VD).

L’opération permet également de saisir de nouvelles opportunités de croissance dans le reste du monde avec les produits haut de gamme Starbucks, note Nestlé. Les deux entreprises travailleront « en étroite collaboration » sur l’innovation et les stratégies de commercialisation.

« Cette transaction marque une étape importante pour nos activités de café, la plus grande des catégories à forte croissance de Nestlé », a souligné le directeur général Mark Schneider, cité dans le communiqué. « Avec Starbucks, Nescafé et Nespresso, nous réunissons trois marques emblématiques du monde du café. »

Contribution au bénéfice

L’activité dont Nestlé va obtenir les droits génère des ventes annuelles de 2 milliards de dollars (près de 2 milliards de francs au cours actuel). Le groupe prévoit que cette activité contribue positivement à son bénéfice par action et à ses objectifs de croissance organique dès 2019.

Le programme de rachat d’actions en cours de Nestlé reste inchangé, précise la multinationale. Environ 500 employés de Starbucks rejoindront Nestlé. Les opérations continueront d’être situées à Seattle.

La transaction exclut les produits prêts-à-boire, ainsi que toutes les ventes de produits réalisées dans les salons de café Starbucks. L’opération devrait être bouclée d’ici à fin 2018, sous réserve du feu vert des autorités compétentes.

Séduire de nouveaux consommateurs

Starbucks est né en 1971. A l’époque, la société se limitait à un seul salon de café à Seattle. La chaîne compte aujourd’hui 28’000 établissements à travers le monde et a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de plus de 22 milliards de dollars.

« Cette alliance globale dans le café apportera l’expérience Starbucks dans les foyers de millions d’autres personnes dans le monde grâce à la portée et à la réputation de Nestlé », relève Kevin Johnson, président et directeur général de Starbucks. Le café est une des quatre grandes catégories de produits que Mark Schneider a mis en avant pour raviver la croissance de Nestlé.

Depuis qu’il a repris la direction de l’entreprise, début 2017, Nestlé a déjà procédé à plusieurs acquisitions ou prises de participation dans les cafés haut de gamme en Amérique du Nord, notamment en entrant dans le capital de la marque californienne Blue Bottle Coffee en septembre dernier.

Avec cette transaction, Nestlé espère séduire davantage la génération « millenium », qui a grandi avec la marque Starbucks et est disposée à dépenser davantage pour consommer des produits plus exotiques voire plus sophistiqués. Ces produits sont susceptibles de dégager des marges plus confortables que ceux que Nestlé distribue traditionnellement.

(Source ATS – ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

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Pierre Maudet débriefe Davos pour Radio Lac

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Pierre Maudet au World Economic Forum, le 21 Janvier 2020 (KEYSTONE/Alessandro della Valle)

A peine revenu de Davos, le Conseiller d’Etat en charge du Développement Économique a reçu Radio Lac dans son bureau ce samedi matin. La cinquantième édition de cette grande messe du Forum Economique de Davos (WEF) a-t-elle encore un sens pour l’économie locale?  Pierre Maudet livre son regard optimiste et réaliste sur les enjeux de la planète économique: Climat, moral des patrons, initiatives locales et réseautage.

Radio Lac: Vous venez de rentrer de Davos, que retenir de ce 50e Forum Économique Mondial?

Pierre Maudet: Genève y est toujours présente chaque année. Rappelons que Davos est à Genève puisque le WEF y a son siège et déploie des activités tout au long de l’année. Il s’agit de prendre la température, le pouls de la planète, avec beaucoup de conférences, de débats et d’opportunités à saisir.

Deux principaux enjeux se dessinent: la digitalisation de la société, à savoir l’avènement du numérique et des plateformes, ainsi que les discussions en lien avec la fiscalité et le marché du travail. La durabilité et les questions relatives à l’environnement sont au coeur des débats.

On a, en effet, beaucoup parlé de Donald Trump, de Greta Thumberg et de leurs vues opposées sur l’économie. Est-ce que cela correspond à ce que vous avez observé?

C’est ce que l’on voit, c’est évident. Le thème climatique figure à l’agenda. C’est une préoccupation aussi des milieux politiques et économiques. Phénomène intéressant: A Genève, nous avons lancé en octobre dernier une grande manifestation sur la finance durable, c’est à dire la capacité pour les banquiers d’orienter les investissements sur des énergies propres. Trois mois plus tard, cela a un écho extrêmement fort à Davos. Dans le domaine bancaire, beaucoup de réunions se succèdent auprès des investisseurs, et des grandes sociétés notamment les géants du pétrole qui étaient présents sur ces questions-là. Même si l’actualité n’en fait pas écho, Davos est une vitrine pour Genève. J’y étais aussi pour présenter toute une série d’initiatives prises par les hautes écoles, en particulier l’Université de Genève. L’occasion pour nous de présenter des chercheurs, valoriser des start-ups issues de l’Université et d’essayer de les injecter dans l’économie réelle auprès de grandes sociétés. Par exemple, dans le domaine de l’environnement, la Faculté des Sciences a pris l’initiative de présenter toute une série d’activités nouvelles.

Vu de Genève, Davos est un événement qui peut paraître haut perché. Au milieu de tous les Chefs d’Etats, et des Conseillers Fédéraux, quelle est la place d’un Conseiller d’État?

Elle est très modeste et dépend de l’activité que l’on peut déployer. Il y a la partie visible de Davos vue par les médias: le discours de Donald Trump et les prises de positions fortes. Et il y a, ce qui se passe dans les coulisses et c’est en réalité plus important. Vous pouvez y faire des rencontres imprévues, originales et intéressantes, comme la Première Ministre de la Finlande âgée seulement de 34 ans  (NDLR : Sanna Marin, plus jeune premier ministre au monde). Elle est extrêmement dynamique, branchée sur les questions d’égalité. J’ai pu m’entretenir dix minutes avec elle de manière informelle. Ces rencontres restent toujours orientées sur des partages d’expériences et des histoires concrètes. Après Davos, ces prises de contact restent précieuses au même titre que les entrepreneurs genevois que je retrouve également là-bas.

L’étude PwC sur le moral des grands patrons suisses et internationaux laisse penser que le ciel économique s’assombrit? L’avez-vous ressenti?

Je l’ai ressenti. Au risque de vous surprendre, je n’ai pas l’impression que ce soit nouveau. Chaque année, c’est un peu la même chose. Le monde d’aujourd’hui est frappé d’incertitudes. Ces dernières varient d’une année sur l’autre. En 2018, ce fut la fiscalité. Cette année, les regards se tournent vers la Chine et les élections américaines. La forte présence de l’Afrique constitue une source d’espoir face au déclin démographique en Europe. Il convient toutefois de préserver les ressources naturelles et les cerveaux de ce continent extrêmement dynamique. A Genève, nous assistons aussi à une accélération des relations économiques. Cela rend difficile la compréhension des enjeux. Le WEF n’aboutit à aucune décision mais apporte beaucoup d’éclairages et de clés de lecture sur le monde qui nous entoure par exemple, sur les questions numériques. J’en ressors très optimiste et convaincu que nous sommes au seuil d’une année où l’on verra beaucoup de solutions se dégager. Nous reprendrons la main sur la question climatique à la faveur des nouvelles technologies.

Avez-vous un exemple concret à ce sujet?

Jeudi dernier, nous avons eu l’occasion de présenter avec l’Université de Genève et le Programme Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) un système de cartographie en temps réel, avec une dimension prédictive, pour anticiper les changements climatiques.  Les acteurs politiques et économiques ont trouvé ça génial. J’y vois le ferment d’un projet qui pourrait se développer en 2020 à Genève. Il consiste à rendre visible, à matérialiser et à développer la capacité d’anticipation sur ces enjeux de températures, de montées des eaux et d’éventuelles migrations.

Sur le tableau de bord économique dont vous disposez, quels sont les indicateurs à suivre notamment sur cette question du climat?

A Davos, lors d’un débat,  le modérateur a demandé au public quelle était sa principale préoccupation économique. Au niveau planétaire, tout le monde a répondu  – le climat- . Pourtant au niveau local, personne n’a cité cette réponse! En fait,  la réponse commence devant chez soi, cela concerne aussi Genève. Aujourd’hui, cette question a d’autant plus de résonance après l’inauguration du Léman express. Nous devons developper les plans de mobilité au sein des entreprises, encourager le covoiturage et les horaires flexibles ainsi que le télétravail pour améliorer les conditions environnementales.

Cela présente une résonance particulière ce week-end (en raison du pic de pollution)?

Particulièrement ces derniers jours à Genève.

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Les patrons suisses sont-ils vraiment pessimistes?

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Le monde économique semble poser des interrogations aux patrons suisses et les laisser assez pessimistes quant à l’avenir de l’économie mondiale, c’est en tout cas ce que laisse paraître l’étude du cabinet PwC, présentée à Davos.

Au total ce sont 54% des patrons qui estiment que la croissance économique mondiale va reculer en 2020, un point de plus que leurs homologues mondiaux en moyenne. L’année dernière, ils n’étaient que 47% à anticiper une baisse de la croissance économique mondiale dans cette même étude. Les 90 patrons suisses ayant participé à cette étude se montrent cependant moins pessimistes quand il s’agit de l’avenir économique au niveau national, puisqu’ils sont 80% à prévoir de meilleurs chiffres en 2020.

Les inquiétudes principales de dirigeants sont les tensions commerciales, la régulation et les cybermenaces. Le bilan général est assez modéré, mais tout n’est pas complètement noir au tableau pour ces patrons. Nous avons à ce sujet interrogé Paul Charmillot, dirigeant de la société Magic Tomato de livraison de produit frais et locaux. Résolument optimiste sur l’avenir de sa société, il estime, contrairement à la moitié des patrons suisses que les considérations environnementales sont à prendre en compte pour adapter son entreprise:

Paul Charmillot Fondateur de Magic Tomato

Les patrons suisses se déclarent inquiets quand à la capacité de leurs employés à affronter les changements et défis, notamment au niveau des nouvelles technologies. L’étude dévoile qu’ils sont cependant la moitié à penser engager du personnel en 2020. Pour Paul Charmillot de Magic Tomato, l’avenir s’envisage au fur et à mesure, par une relation de confiance avec ses partenaires.

Paul Charmillot Fondateur Magic Tomato

Source ATS

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Microsoft: Clap de fin pour Windows 7

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Le 14 janvier 2020 est une date particulière pour le milieu de l’informatique, Microsoft met fin au support de son système d’exploitation Windows 7 après 10 ans de service.

L’œil de Quentin Lienard s’est penché sur cette affaire garantie sans virus:

Quentin Lienard L’œil de Quentin

En octobre 2009, le géant de l’informatique, Microsoft, annonce la sortie de Windows 7 qui a su séduire son public sur la durée. Aujourd’hui encore, il est présent sur un quart des PC dans le monde, avec 200 millions d’utilisateurs.

La fin de ce système d’exploitation sonne donc comme un coup de tonnerre pour tous les utilisateurs. En effet, l’arrêt de ce dernier va entraîner diverses conséquences comme la sécurité des ordinateurs qui resteront sur cette version. Celle-ci ne sera plus assurée par Microsoft et ouvrira la porte à de potentiels cybercriminels.

La question de la compatibilité est également soulignée avec un risque que les développeurs de logiciel abandonnent peu à peu Windows 7 au profit de sa dernière version, Windows 10.

Cependant, les entreprises ayant souscrit un programme payants auprès de ce système d’exploitation pourront en bénéficier jusqu’en 2023.

Pour les autres utilisateurs, la seule solution qui semble s’offrir est de migrer sur Windows 10. Cette migration coûtera environ CHF 160. Microsoft recommande évidemment d’acquérir un nouvel appareil disposant déjà du dernier système exploitation.

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Aldi poursuit son expansion en Suisse

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Aldi Suisse insiste sur le fait que les produits suisses pèsent pour la moitié du chiffre d'affaires généré par l'alimentaire. (archives) (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le détaillant Aldi veut poursuivre son expansion en Suisse à un rythme soutenu, lui qui a déjà investi environ 1,8 milliard de francs depuis son entrée sur le marché helvétique en 2005. L’année prochaine, environ dix nouvelles filiales devraient ouvrir dans le pays.

La stratégie d’expansion se poursuit de manière efficiente, a souligné Aldi Suisse jeudi. En 2019, onze magasins ont été ouverts et 175 employés embauchés. Parmi les nouvelles filiales, six se sont implantées dans les villes, illustrant la volonté de se faire une place dans les centres urbains, comme à Genève, Zurich ou Lausanne.

L’année prochaine, de nouveaux magasins sont prévus à Lucerne, dans la vieille ville, ainsi qu’à Neuchâtel et à Lausanne: « C’est possible que nous ouvrions encore dans des centres-villes », a indiqué un porte-parole à l’agence de presse AWP. Pour le moment, rien ne peut toutefois être confirmé.

La chaîne de supermarchés à bas coûts garde son objectif premier d’ouvrir 10 nouveaux magasins par an pour atteindre le nombre de 300 d’ici 2029. Au total, 3300 collaborateurs travaillent pour Aldi Suisse.

L’entreprise revendique verser le salaire minimum le plus élevé dans sa branche (entre 4387 et 4684 francs selon les régions, plus treizième mois) et offrira aux pères un congé payé de 4 semaines à compter de 2020.

Aldi Suisse insiste sur le fait que les produits suisses pèsent pour la moitié du chiffre d’affaires généré par l’alimentaire. De leur côté, les produits issus de l’agriculture biologique pèsent pour 8% de l’assortiment et enregistrent une forte croissance.

Source: ATS

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BNP Paribas pourrait supprimer jusqu’à 250 emplois: Genève particulièrement visée

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Martial Trezzini - keystone

BNP Paribas envisage de supprimer 250 emplois en Suisse, dont une bonne partie à Genève. La banque française compte 1400 emplois dans notre pays répartis sur 4 sites, à Genève, Zurich, Bâle et Lugano. Dans un communiqué BNP Paribas explique que la banque doit faire face à des défis majeurs, comme les taux négatifs et la contraction des marges. Elle annonce ouvrir une période de consultation des collaborateurs afin de réduire le nombre de licenciements potentiels ou d’en atténuer les effets.

L’Association suisse des employés de banque, l’ASEB se dit choquée. Informée des potentiels licenciements cette semaine, elle avait demandé à la banque de l’inclure dans le processus. La directrice de l’ASEB, Denise Chervet.

Denise Chervet Directrice de l'Association suisse des employés de banque

Le Conseiller d’Etat genevois chargé de l’emploi, Mauro Poggia, assure que les choses vont être faites dans les règles de l’art. Son département a été contacté il y a deux semaines par la banque.

Mauro Poggia Conseiller d'Etat chargé de l'emploi

Pour l’ASEB, un plan social ne se décrète pas, il est prévu par la loi, de manière obligatoire lorsque autant de personnes sont touchées. Denise Chervet

Denise Chervet Directrice de l'ASEB

L’association des employés de banque a donné jusqu’à lundi pour l’inclure dans la consultation.Elle relève qu’il n’est pas évident de négocier lorsque l’on risque de perdre son emploi. De son côté la banque n’a pas souhaité s’exprimer en dehors de son communiqué.

 

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