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Les signatures Radio Lac

Savoir retrouver son âme d’enfant

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Il est parfois bon de retrouver son âme d’enfant. Explication, en plusieurs actes, avec la signature Radio Lac, le comédien Christian Baumann.

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Embardée de luxe

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Genève est une ville merveilleuse. Genève est une ville calme et paisible, Genève est une ville en vacances. Profitons-en pour la regarder droit dans les yeux et s’expliquer, entre adultes, pendant que les enfants jouent dans la cour de l’immeuble.

Genève est une ville passionnante car elle cache beaucoup de choses. Silence radio – c’est le cas de le dire – sur ses mauvais garçons, ses mauvaises adresses, ses pensées troubles et ses embardées nocturnes. Le jour, elle se donne beaucoup de peine pour communiquer le moins possible; la nuit, elle se démène jusque dans le sommeil pour ne rien communiquer du tout.

La nuit qui tombe, de plus en plus vite, c’est l’automne. Dehors, c’est tout noir, prise de service avancée pour le localier. Il est 20h30, un samedi soir au centre-ville. Les trottoirs sont bondés. Ambiance apéritive, un dernier verre avant de se mettre à table. Sur la bien nommée place du Cirque, il règne une effervescence particulière.

Un attroupement se forme aux abords d’une adresse historique, une brasserie spécialisée dans le fromage fondu. Les clients tournent leur morceau de pain dan le caquelon, tout en jetant un regard distrait sur une grosse masse noire, bizarrement posée devant l’enseigne, à même le boulevard qui remonte en direction de la gare.

Noire métallisée comme la carrosserie d’une Porsche Carrera 911 S dont le simple énoncé de la fiche technique fait rêver: 420 ch de puissance, vitesse maximale de 310 km/h, prix de base sur catalogue, 146 000 francs.

Le modèle garé à contresens sur le boulevard Georges-Favon ne fait plus rêver. Sauf les amateurs de crash-test sur des voitures de luxe. La roue avant droit sort du châssis comme une dent de sagesse poussant de travers, l’arbre de l’essieu est tordu, le pare-brise étoilé, le moteur est enfoncé, bon pour la casse. Au volant, dans la minute précédant la sortie de route, un cascadeur de quarante ans, roulant à grande vitesse en milieu urbain.

 Les airbags ont fait le travail. Le chauffard est indemne, il prend ses jambes à son cou et court se cacher non loin de là, dans un grand moment de courage. Le chien policier retrouve son mollet et le conduit devant le procureur. La suite sera plus compliquée pour lui.

 Ce qui précède est effrayant. Sur plus d’un kilomètre, le coureur automobile du samedi soir a laissé des traces. Un scooter est couché sur le flanc le long du pont de la Coulouvrenière; un peu plus loin, une voiture de tourisme est immobilisée au milieu de la chaussée, après avoir été percutée par l’arrière. Une jeune mère et son nourrisson étaient à l’intérieur. Ils ne sont miraculeusement pas blessés. Le scootériste, si, acheminé en ambulance à l’hôpital.

L’axe principal reliant la rive droite à la rive gauche est bouclé dans les deux sens pour permettre aux secours d’intervenir, aux enquêteurs de relever les traces au sol de cet accident à la cinétique violente. Sept heures de chantier ouvert dans l’urgence, sans la moindre info-route pour orienter les gens vers un pont routier voisin. L’exception genevoise, l’ordre vient d’en haut, on ne communique rien, répète à qui veut l’entendre le pouvoir judiciaire. Sacré pouvoir, en effet.

C’est dommage, c’est regrettable, car ce qui se donne à voir là mériterait justement d’être communiqué au grand public. Pour faire taire la rumeur en informant les gens, pour saluer le travail admirable des secouristes, mais surtout pour soutenir à voix haute un vrai discours de prévention. Sur ce plan, le silence de nos autorités est assourdissant.

Genève est une ville merveilleusement dangereuse. A la semaine prochaine, « Dehors », encore et toujours.

Thierry Mertenat Dehors

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Des briques de cannabis pour réguler la température

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La légalisation du cannabis au Canada vous inspire tout particulièrement

Pour de multiples raisons. Je ne vous cache pas tout d’abord qu’elle m’inquiète. Car après avoir pratiqué la chronique judiciaire durant de nombreuses années, je me permets d’affirmer que la problématique de la dangerosité est totalement sous évaluée. Mais ce n’est pas tant la question d’actualité. Ce qu’on met en exergue aujourd’hui au Canada, c’est le chiffre d’affaires, autrement dit le poids de ce marché dans l’économie. Je trouve tout de même surprenant qu’on puisse tirer des conclusions aussi définitives d’une expérience qui en est à ses premiers balbutiements.

Mais il y a une utilisation du cannabis que vous trouvez bien plus intéressante

Effectivement, c’est celui dont il est fait usage dans la région d’Andalousie par une architecte allemande, Monika Brümmer. Elle a créé une fabrique de briques, Cannabric, à Guadix, près de Grenade, éléments avec lesquels pas moins de 300 maisons ont été construites à ce jour, essentiellement en milieu rural. Ces éléments de construction ont une empreinte carbone plus favorable que les briques traditionnelles et des propriétés très intéressantes du point de vue de l’isolation phonique et calorifique. Dans les contrées chaudes, les briques en cannabis agissent comme un régulateur de température similaire aux grottes occupées durant l’été dans cette région du sud de l’Espagne.

Construire une maison en briques de cannabis revient assez cher

C’est vrai, tant que la fabrication se limitera à l’échelle artisanale. Pourtant, ces éléments peuvent également servir dans le cadre de rénovations de bâtiments construits avec des matériaux traditionnels. Selon la conceptrice, les cannabric permettent souvent d’éviter une isolation additionnelle et, au bout du compte, le prix de revient d’une maison reste raisonnable. Et pour ce qui est des joints, la chaux suffit. Inutile de chercher à fumer ce cannabis sativa qui contient moins de 0,2% de tetrahidrocannabinol –le fameux THC-, soit cinquante fois moins que la marihuana de consommation dite ludique.

Cette utilisation positive d’une matière qui a mauvaise réputation vous en rappelle une autre

Imaginez-vous qu’il y a trente ans, un ingénieur est parvenu à créer des briques à partir des ordures ménagères. Au point qu’une usine, du nom de Catrel, a été construite à Moudon, avec l’appui des autorités vaudoises. Malheureusement, le passage du laboratoire à la production industrielle a été un échec. Aussi cuisant d’ailleurs que celui, beaucoup plus récent, des panneaux solaires souples Flexcel, fabriqués à Yverdon-les-Bains dont le rendement n’était pas à la hauteur des espérances. Cette aventure s’est soldée par un échec cinglant et des pertes totalisant près de 100 millions de francs, montant investi par des capitalistes qu’on décrie trop souvent. Peut-être que le Canada pourrait faire œuvre de pionnier en consacrant une partie des revenus de la légalisation du cannabis aux énergies renouvelables.

Isidore Raposo Le trouble fête

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Les glottophobes sont partout! A commencer par J-L Mélenchon

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Marie, aujourd’hui, vous allez nous parler de Jean-Luc Mélenchon.

Ce Monsieur, longtemps élu socialiste et désormais chef de file des Insoumis, a littéralement pété un boulon, comme on dit chez moi. Je suis sûre que beaucoup de Suisses ont vu ses vidéos sur les réseaux sociaux ces derniers jours mais je vais résumer les faits rapidement. Tout a commencé mardi 10 octobre, quand la police vient perquisitionner les locaux de la France insoumise ainsi que le domicile de Mr Mélenchon. Celui-ci met en scène son mécontentement devant les caméras. Il se met à hurler, veut défoncer la porte, et clame être un parlementaire, donc quelqu’un de sacré.

Mais cet homme sacré, comme d’autres députés sacrés d’ailleurs, fait l’objet de deux enquêtes, la première pour soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen, la deuxième pour des irrégularités dans ses comptes de campagne. Ce que Méluche condamne chez ses concurrents, il le fustige donc quand il s’agit de lui. Il est irrité. A tel point que le lendemain, mercredi donc, face à une question d’une journaliste, il ne se contrôle plus et lâche : « qu’est-ce que ça veut dire », en tentant d’imiter l’accent toulousain de la dame. Puis de demander sournoisement à l’assemblée, « quelqu’un a-t-il une question formulée en français ? »

Quelle violence verbale. Quel mépris. De la part d’un parlementaire qui matraque vouloir représenter le peuple modeste, le peuple oublié, par rapport aux nantis de la République, c’est plus qu’un lapsus, c’est une énorme connerie politique. Jean-Luc Mélenchon, pour éviter de répondre aux accusations dont il fait l’objet, singe la professionnelle qui l’interroge pour faire son travail de journaliste. Il ridiculise les intonations de sa voix, et par delà aussi ses origines.

Et bien tout cela, s’appelle la glottophobie, c’est-à-dire le fait de discriminer quelqu’un via son accent.

La glottophobie est très très répandue, surtout dans un pays comme la France, qui s’est construit en écrasant les spécificités régionales. Un accent, qu’il soit du Sud ou pas, renvoie toujours à la Province, à la campagne, à ce qui n’est pas la capitale. Cela peut être exotique, drôle, mais la vérité, c’est que cela ne fait pas très sérieux, comme l’expliquent les linguistes qui analysent le phénomène. C’est pour ça que le JT, en France est présenté avec un accent parisien, tandis que pour la météo, des intonations régionales sont acceptées.

Pour bien connaître le sujet, Philippe, je peux vous dire que les glottophobes sont partout. Même si la plupart du temps, ils ne sont pas méchants. Si je commande un verre de vin, le serveur glottophobe mimera ma manière de dire « Vin » en riant. Puis, voyant ma mine déconfite, il dira sûrement : « oh mais ce n’est pas pour me moquer, vous savez, j’adore le sud, ça me fait penser au soleil ».

Certes, tu aimes le Sud, mais ça te fait marrer, quoi. Toi, avec ton accent parisien, ou vaudois, tu peux pas me laisser parler sans m’interrompre pour souligner à quel point ma langue est bizarre. Et si moi, je faisais pareil avec ton accent, à toi, tu en penserais quoi ? Parce qu’à la longue, tu sais, c’est pénible, de se faire renvoyer à son accent, qu’on n’a pas choisi. Ce n’est pas parce que je dis « pain » au lieu de « pain », que c’est pour rire. On n’est pas au cirque. Ma langue, c’est moi.

Dans mon école de journalisme, on m’avait dit clairement qu’à cause de mon accent je ne pourrai jamais faire de la radio. Si mes imbéciles de profs de l’époque m’écoutent aujourd’hui, j’aimerais bien qu’ils s’étouffent avec leur café. Parce que maintenant j’en fais, de la radio, et toujours avec accent ! Allez, Sans rancune.

Marie Maurisse Sans rancune

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Monsieur Onfray, vous en avez!

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Michel Onfray a suscité la polémique avec sa dernière lettre ouverte à Emmanuel Macron…

Dans sa si joliment intitulée « Lettre à Manu sur le doigté et son fondement », le philosophe et essayiste Michel Onfray s’adressait au Président Macron en ces termes :

« Votre Altesse, votre Excellence, votre Sérénité, mon cher Manu, mon Roi mais aussi mon Chéri,

Des photos t’ont récemment montré enlaçant un beau black bodybuildé en prison, luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu’au plus profond si tu me permets l’expression. Ton sourire béat montre en effet que ta dilection est plus facilement à qui accompagne son selfie avec toi d’un doigt d’honneur qu’aux intellectuels qui n’ont pas l’heur de te plaire parce qu’ils ne te font pas la cour. »

C’est avec cette verve rabelaisienne que Michel Onfray revenait sur ces fameuses photos d’Emmanuel Macron à Saint Martin où l’on peut effectivement voir le Président de la République blotti et en extase entre deux braqueurs antillais dénudés dont l’un nous gratifie d’un doigt d’honneur…

Michel Onfray a immédiatement été accusé d’« homophobie » par les médias aux ordres – on s’étonne presque qu’il n’ait pas été accusé de racisme tant qu’à faire – et il a dû revendiquer son droit à la satire sur les plateaux de télévision et de radio.

Sauf qu’en France, l’on vit sous un régime de monarchie républicaine dans lequel le crime de lèse majesté est sévèrement réprimé et les plumitifs qui ont convoqué Onfray le lui ont bien fait voir : « Mais qu’est-ce qui vous a pris d’écrire cette lettre au Président de la République ? ».

Oui c’est la question qu’on lui a posée à chaque fois…

Amusé, Onfray répond qu’on lui reproche un commentaire satirique sur un doigt d’honneur alors que c’est ce geste qui aurait dû susciter le scandale.

On ne saurait lui donner tort.

Jusqu’où ira Macron ? Il en vient à présent à poser dans les bras d’une petite frappe qui fait un geste obscène.

Et il ne s’est pas fait piéger, loin de là : « J’aime chaque enfant de la République, quelles que soient ses bêtises parce que bien souvent, il n’a pas eu la chance de ne pas en faire », nous explique Emmanuel Macron en précisant avoir regardé les deux « jeunes » avec « confiance » et les avoir « respectés » et que de toute façon on ne le changera pas !

Oui, la presse titrait : « Macron dédramatise une photo controversée avec un jeune à Saint-Martin »…

Il dédramatise une photo controversée, le bel euphémisme ! Mais c’est Onfray qui dédramatise cette affaire hallucinante avec son pamphlet truculent ! Ce n’est que sur le mode de la satire que l’on peut en parler avec la dignité requise par le sujet, celui de l’arrière-train.

Encore qu’en réalité, Onfray est allé beaucoup plus loin et a livré une véritable analyse politique en demandant, toujours sur le même mode : à qui s’adresse ce doigt d’honneur ? Serait-ce l’un de ceux d’Emmanuel Macron aux Français ?

Et Onfray d’égrainer 5 doigts d’honneur présidentiels – il admet avoir eu recours à ce nombre pour les besoins de sa démonstration qui finit en « poing d’honneur » : on retiendra l’essentiel, à savoir les libertés prises par Macron avec la légalité, référence étant évidemment faite à l’affaire Benalla mais aussi aux différents actes de népotisme du président…

Quoi que l’on puisse penser des idées du socialiste libertaire Michel Onfray, cette liberté de parole force le respect.

Il faut du cran pour entrer ainsi dans la dissidence quand on sait le pouvoir dont les monarques républicains disposent contre leurs opposants !

Onfray, pour changer de registre sémantique mais tout en restant dans la même veine, laissez moi vous dire que vous avez une sacrée paire de glaouis !

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Arrêtez de fabriquer des Tanguy et faites comme Johnny !

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C’est donc ce vendredi que sort l’album posthume de Johnny Hallyday.

Comme vendredi c’est aussi mon anniversaire, je ne peux que le prendre très personnellement et dire merci, merci Johnny, c’est un sacré beau cadeau d’anniversaire!
Du coup, on apprend plein de choses cette semaine sur Johnny, même mort et enterré depuis un an. On apprend par exemple que parfois, lorsqu’il se mettait en colère sur un bateau, il passait Laetitia par-dessus bord, ce qui est audacieux comme dispute de couple parce qu’on prend le risque de se trouver seul à se disputer, ce qui est beaucoup moins drôle.

On apprend aussi cette semaine qu’en 1996 Laura Smet, la fille de Johnny, est tombée amoureuse de doc Gyneco alors qu’elle n’avait que 13 ans et lui 22 et qu’il cartonnait avec son premier disque. Ni une ni deux, maman Nathalie Baye et papa Johnny ont sorti les griffes. Maman a demandé à papa de mettre le holà. Ni une ni deux, Johnny a invité Doc Gyneco à dîner et au café, entre deux joints de marijuana, il lui a demandé de laisser sa fille tranquille.
Alors moi je dis: bravo Johnny.

Tous les parents qui ont des enfants de plus de 12 ans et qui nous écoutent le savent: c’est leur sujet de dispute préféré.
S’en mêler, ou pas, des histoires d’amours de leur progéniture? Pour ou contre accueillir à la maison le petit copain de petite chérie? Pour ou contre accueillir la petite amie de votre fils? Pour la soirée? Pour la nuit?  Depuis quel âge? 12 ans, 15, 18? Jamais?

Ce matin, mon cher Philippe, je ne fais pas la Minute Peste mais la minute réac, la minute vieux con.

Non, je n’ai pas envie de croiser un jeune homme sortant de la chambre de ma fille au petit matin. Non, je n’ai pas envie d’entendre mon fils s’envoyer en l’air dans la chambre à côté. Non, je n’ai pas envie d’entendre les disputes de couple de mes enfants.

Et puis quoi encore? Leur acheter le Kama-Sutra pour qu’il ou elle ne regrette pas d’être venu? Déposer des préservatifs sur l’oreiller de peur qu’ils n’y pensent pas tout seuls? Pourquoi diable leur faciliter la vie?

Mais qu’ils se débrouillent! Qu’ils se débrouillent pour le faire en cachette, qu’ils le fassent dans notre dos, qu’ils se cachent, qu’ils viennent à la maison pendant qu’on est au travail, en vacances, qu’ils découvrent le plaisir des plaisirs volés dans les voitures! Je soupçonne ces mères tellement ouvertes d’esprits et qui adorent chouchouter les bébés couples qu’elles ont la grandeur d’âme d’accueillir sous leur toit, de surtout vouloir contrôler et tout savoir de la vie sentimentale de leur grand bébé.

Et puis surtout, on n’arrête pas de se plaindre que les enfants ne décollent pas de la maison, que l’adolescence s’étire interminablement en longueur. Mais si nos enfants sont logés, nourris, blanchis, cocolés et qu’en plus ils peuvent faire des galipettes, pourquoi diable décolleraient-ils? Chers parents qui m’écoutez, arrêtez de fabriquer des Tanguy et faites comme Johnny: le premier qui tourne autour de votre fille aura à faire à vous.

Isabelle Falconnier La minute peste

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