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Petit pigeon ou la liberté d’entreprendre

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Le comédien Christian Baumann s’est pris pour Jean de La Fontaine dans Radio Lac Matin et est revenu, avec une fable, sur une anecdote personnelle.

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Entre les journalistes et leur public, la confiance s’est brisée

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Toi qui m’écoutes dans ta cuisine, dans ta douche ou dans ta voiture, je suis sûre que tu as déjà, une fois, pesté contre un ou une journaliste.

Parce que décrier les médias, c’est devenu branché. De toutes façons Demorand sur France Inter, il se la pète. Et puis Le Temps c’est le journal des banquiers. Sans compter qu’à la RTS, ils glandent toute la journée avec les sous de notre redevance.

Si c’est juste ça, ce n’est encore pas trop trop grave. Dans notre pays, ou dans les pays voisins, les journalistes ne sont pas mis en prison pour faire leur métier. Ils ne sont pas tués par l’armée, pas découpés puis mis dans des coffres de voiture. Vous allez me dire, Philippe, c’est déjà pas mal.

Oui, mais ce n’est pas non plus un long fleuve tranquille. En plus de subir une forte pression économique – car les médias vont mal, c’est bien connu – ils sont confrontés à une défiance de plus en plus grande de la part des gens dont ils sont censés parler, c’est à dire les citoyens.

C’est en tout cas ce qui est arrivé à Cécile Durchon il y a quelques jours. Cette jeune journaliste allait pour BFM TV filmer une manifestation de gilets jaunes à Montpellier, et écoutez ce qui lui est arrivé_

Cécile Durchon s’est fait cracher dessus et bousculer pendant qu’elle faisait son travail. Cette femme est pigiste : c’est-à-dire qu’elle est indépendante, et payée uniquement quand elle exerce. Les pigistes sont très nombreux, de plus en plus même, et travaillent très souvent dans des conditions précaires.

Choquée par son agression, Cécile Durchon a créé un collectif et ouvert une page Facebook, qui s’appelle « Paye-toi un journaliste », où s’épanchent les reporters maltraités en plein boulot. Si vous allez y jeter un œil, attention à ne pas confondre avec une autre page qui porte le même nom, et qui abrite des insultes contre les « merdias » justement.

Et les gens de BFM ne sont pas les seuls. Les journalistes sont de plus en plus nombreux à confier avoir du mal à faire leur métier face à des gens qui les accusent de mentir, d’être vendus au pouvoir, d’abuser les lecteurs ou les spectateurs. Entre les journalistes et leur public, la confiance s’est brisée.

Cela fait plusieurs années que je le ressens. Quand j’étais enfant, le journaliste était auréolé de gloire et de mystère. C’est en tout cas l’image que j’en avais. Mais aujourd’hui, lorsque je dis que je suis journaliste, plus personne ne dit que c’est un beau métier. On m’accuse, moi et ma corporation, de vouloir faire du sensationnel, d’être déconnectés du monde réel, d’avoir fait telle ou telle erreur dans un article…

Curieusement, tout cela est à mille lieux de l’image du journaliste véhiculée dans le cinéma ou la littérature, par exemple. Dans « les hommes du président », ou même plus récemment dans « Spotlight », les journalistes sont ceux qui révèlent les sales affaires, qui jouent leur rôle de contre-pouvoir, qui mettent à jour la vérité. Wow

Alors pourquoi sur le terrain, nous sommes régulièrement attaqués ? Moqués ? Jamais, ça n’a été aussi facile que de ridiculiser un journaliste, Il n’y a qu’à voir, Donald Trump le fait à chaque conférence de presse. L’autre jour, il a traité un journaliste du New York Times de « mauvaise personne ».

Alors voilà. C’est compliqué, de réfléchir là dessus. Parce que l’esprit critique, en soi, je trouve que c’est fondamental. Devenir adulte, c’est d’abord parvenir à prendre de la distance avec ce qu’on nous raconte. Donc taper sur un journaliste, je veux dire taper symboliquement, c’est plutôt sain. Moi aussi, je suis en désaccord avec un certain nombre de médias, sur le traitement de tel ou tel fait d’info. Mais faut-il, pour autant, attaquer le porteur du message ? Qui doit-on vilipender, quand les médias ne sont pas à la hauteur ?

Ce sont des vraies questions que je me pose, en tant que journaliste, mais aussi en tant que citoyenne. Si certains auditeurs veulent en débattre, cela me ferait plaisir ! Sans rancune.

Marie Maurisse Sans rancune

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Gilets jaunes : demain la loi martiale ?

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« Les Gilets jaunes triompheront ! » : telle est l’inscription que l’on pouvait lire sur l’Arc de triomphe précisément, au soir du 1er décembre dernier, le troisième samedi consécutif du soulèvement qui fait vaciller la République, alors qu’un acte IV est prévu après-demain.

Plus personne ne se voile la face devant l’insurrection en France.

« Est-ce que Christophe Castaner est capable de faire respecter l’ordre républicain samedi ? Il faut sauver la République, elle est menacée » s’écrie le sénateur Gérard Larcher sur Twitter.

Les explications du Ministre de l’intérieur au Sénat ne semblent pas l’avoir rassuré : « Pour samedi prochain, nous allons d’abord faire preuve d’adaptation, lance Castaner sans sourciller. Nous allons mobiliser en France des forces en nombre supérieur encore aux 65’000 qui ont été mobilisés. Nous sommes en train de regarder tous les scenarii juridiques et nous n’en excluons aucun à condition qu’ils soient efficaces ».

Interrogé sur l’instauration de l’état d’urgence, Castaner avait déjà indiqué à la presse qu’il était « prêt à tout regarder » et qu’il n’avait « pas de tabou ».

« C’est la 1ère fois que je reçois un tel ordre » indique un CRS : selon L’Express en effet, les unités de CRS auraient reçu la consigne de procéder à des tirs tendus de lanceurs lacrymogènes à hauteur d’homme samedi dernier à Paris. « Une pratique interdite mais justifiée par le contexte »…

Suite à l’incendie de la préfecture de Haute-Loire samedi – oui, on est au stade où les préfectures brûlent en France –, Emmanuel Macron s’est discrètement rendu sur place mais il a rapidement dû s’enfuir sous les insultes et les « Macron démission » des manifestants.

Macron vient pourtant de reculer : après avoir annoncé un moratoire de 6 mois sur l’augmentation des taxes sur le carburant, il parle de suppression pour 2019…

Voilà qui ne fait que jeter de l’huile sur le feu et exacerber la colère des Gilets jaunes qui scandent à présent : « Bloquons tout » !

On savait que Macron n’était pas très bon en communication depuis l’affaire Benalla où il a lancé aux Français son fameux « qu’ils viennent me chercher », mais voici qu’il fait la démonstration de sa complète déconnexion avec la réalité.

Un récent rapport parlementaire relatif au budget 2019 révélait que le record des 1000 milliards d’euros de prélèvements obligatoires avait été atteint en France et que les projections futures étaient encore en augmentation…

Ce n’est pas avec un moratoire de 6 mois voire d’une année sur une énième augmentation d’impôts que Macron va se maintenir au pouvoir.

De fait il ne lui reste plus que les CRS et, selon RTL, Macron vient de leur annoncer au cours d’un déjeuner le versement prochain d’une prime exceptionnelle pour les forces de l’ordre mobilisées lors du troisième acte des Gilets jaunes…

Mais du côté des policier, l’heure est de plus en plus à l’insoumission…

En effet, des syndicats de police commencent à lancer des préavis de grève illimitée pour samedi prochain. « Les flics ne vont pas rester le dernier rempart face à l’insurrection » indiquait sur France Inter un représentant d’Unité SPG Police, syndicat de policiers affilié à Force ouvrière.

Selon un sondage Ifop paru pas plus tard qu’hier, 72% des Français adhèrent au mouvement des Gilets jaunes.

Apparemment saisi d’autisme, le gouvernement français est incapable de regarder la réalité en face : « Les individus des mouvances d’ultra droite et d’ultra gauche font l’objet d’un suivi attentif par les services spécialisés, nous explique Castaner. Par contre, nous avons face à nous des gens qui ne sont pas connus de nos services de renseignement et que nous ne sommes donc pas en mesure d’identifier, surtout que les manifestants ont très vite changé leurs habitudes : ils sont passés de réseaux ouverts type Facebook, à l’utilisation de messageries cryptées pour organiser les manifestations. »

On ne remerciera pas assez le ministre Castaner de révéler l’usage intensif que font les Renseignements généraux de Facebook, le réseau social du milliardaire Zuckerberg, mais la question demeure : comment la patrie des droits de l’homme et du citoyen pense-t-elle justifier l’instauration de l’état d’urgence contre ses propres citoyens ?

Aurons-nous demain la loi martiale en France ?

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Sommes-nous tous sugar babies ou sugar daddies?

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Samedi, mon homme m’a offert de très jolies boucles d’oreilles. De mignonnes petites créoles dorée, dans un geste spontané très amoureux. J’étais super contente et les ai portées tout le week-end, et je lui ai fait plein de bisous en retour.

Mais hier, je tombe sur un article de presse qui dénonce le phénomène des sugar babies. Les sugar babies, ce sont ces jeunes femmes, souvent étudiantes, qui préfèrent se faire entretenir par un sugar daddy plutôt que d’aller travailler au Mac Do du quartier ou à la caisse d’un supermarché. On assiste donc à une explosion de sites internet qui mettent en relations des hommes riches mais seuls avec de jolies filles sans le sous. A lire les témoignages, tout va pour le meilleur dans le meilleur des mondes. « C’est le meilleur métier du monde », déclare une certaine Carolina, 23 ans, dans GHI. « Ce n’est pas que pour le sexe », jure un sugar daddy, qui raconte qu’il emmène sa dulcinée en week-end et parle d’«échanges de bons procédés».

Dans le fond, à les croire, c’est tout comme avoir un petit copain, sauf qu’il est plus riche que toi, qu’il pourrait avoir l’âge de ton père, et que tu n’es pas vraiment amoureuse de lui.

Mais pourtant, tout le monde semble s’offusquer.

Les associations féministes sautent au plafond devant ce qui leur semble un terrifiant retour en arrière.

Évidemment, on parle de prostitution.

Évidemment, les associations de lutte contre la prostitution crient à l’aide, parlent de traites de jeunes filles, de victimes sexuelles.

Au moment de me demander si moi aussi je dois m’offusquer, soudain je me suis souvenue de mes boucles d’oreilles. Ca m’a mis la puceà l’oreille, carrément. Des boucles d’oreilles, ça compte? Quand un homme t’offre des boucles d’oreilles, ça veut dire quoi? Attend-il quelque chose en échange? Ai-je le droit d’avoir la migraine le soir, ou pas? Le fait que ce soit ton amoureux qui t’offre ces boucles d’oreille, ça change vraiment tout, ou pas?

Ne jouons pas les vierges effarouchées : pour la paix des ménages, tous les couples, tous les jours, procèdent à des échanges de bons procédés, vous le savez bien. «Un dimanche chez ta mère, le suivant chez la mienne». «Ma chérie, je t’ai offert une si jolie robe, tu peux bien la mettre pour me faire plaisir!» Quand une femme se permet de rester au foyer, à plus ou moins haute dose, laissant l’homme ramener l’argent qui lui sert à acheter ses robes, ça s’appelle comment? Et puis se faire entretenir, soit gagner de l’argent sans rien faire, c’est un peu le rêve de tout le monde, non? On devrait plutôt féliciter ces filles de trouver de l’argent à si bon compte, ce sont de véritables auto-entrepreneuses!

Et en ce qui me concerne, quelle est la différence entre ces étudiantes à messieurs friqués et moi avec mes boucles d’oreilles? D’accord, j’ai passé l’âge de jouer les sugar babies, et mon amoureux n’a pas encore celui de jouer les sugar daddies, mais sur le fond?

Il suffit qu’on se dise « je t’aime » et ça change tout? Ce qui était de la prostitution devient de la simple relation conjugale ? Si c’est ça, c’est la meilleure nouvelle de l’année ! Cela veut dire que cette époque soit disant cynique, mercantile, consumériste, matérialiste, décadente, est encore, inconsciemment, désespérément, romantique ! Chabadabada, et bonne journée.

Isabelle Falconnier La minute peste

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Lendemain de course

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Que fait le localier privé de course à pied en raison d’une inflammation chronique de son tendon d’Achille ? Il court à cloche-pied soutenir ses frères de bitume inscrits à la course de l’Escalade. Ses héros du jour s’appellent Julien, Jean et Sullivan. Le premier s’aligne en catégorie populaire. Trois tours dans l’allégresse, sans le moindre rictus de fatigue, malgré une préparation imparfaite. Bravo Julien, l’homme au bonnet d’hiver. « Merci Thierry pour tes encouragements, ils m’ont donné beaucoup de force. » Pas de quoi.

On a gardé des forces sous les pieds et dans la voix, car la concurrence est plus impitoyable le lendemain. Un dimanche d’Escaladélite sous la pluie. Les meilleurs sont au départ et font la course en tête. Sullivan et Jean sont juste derrière. Deux pompiers professionnels dans l’élite coureuse, mes héros à moi.

Go Jean, go Sullivan. Ils déboulent sur la place Neuve et filent vers l’arrivée. Chrono de rêve, je veux le même pour mes soixante ans. Le portable vibre après la douche. C’est Jean qui envoie un message : «Merci pour le soutien. Quelle belle course dans notre ville. C’est toujours un immense plaisir de chauffer les pavés lors de cette épreuve. »

Course magnifique en effet. J’ai réussi la mienne par procuration, je peux retourner marcher avec mes bâtons, en remontant à mon tour la promenade des Bastions. Les pavés sont froids, la circulation alentour a repris ses droits. La place Neuve qui était piétonne ne l’est plus. Plaisir éphémère.

 Le contraste est assez décourageant. Ce n’est plus une place, c’est un giratoire digne des années soixante, engorgé de voitures. Elles viennent de partout, s’encolonnent à la marge, forcent le passage en mettant les gaz et en klaxonnant. Ce chaos urbain fait grand bruit. A l’oreille, on a vite oublié que l’on est en train de traverser, à ses risques et périls, l’adresse la plus mélodique de Genève, avec son Grand Théâtre et son Conservatoire de musique. Leurs façades, rénovées à grands frais, donnent sur un espace de mobilité sinistrée, ouvert à tous les dangers.

Le contraste est plus saisissant encore au départ de la rue de la Croix-Rouge. Ici, tout au long du week-end, des milliers de personnes de tous âges se sont échauffés sans entrave. Plaisir de courte durée. L’entonnoir motorisé a repris du service, crachant son trop-plein de véhicules en direction du palais Eynard. A peine sortis de ce goulet infernal, les automobilistes et les deux-roues accélèrent pour rattraper le temps perdu, non sans brûler la politesse aux trams et dépasser par la gauche les bus. La guerre des catégories est proprement hallucinante à cet endroit. Le danger est permanent. Même sur les proches trottoirs, pourtant agrandis, on ne se sent pas en sécurité.

Dommage que l’Escalade, qui se court désormais sur deux jours, ne se court pas toute l’année. Cela réglerait une fois pour toute, dans tout le secteur, le schéma de circulation âprement débattu, et permettrait de répondre enfin à la nouvelle loi sur la mobilité qui prévoit, au centre-ville, la priorité des transports publics et de la mobilité douce. La place Neuve est encore très éloignée de ce podium à trois places.

Thierry Mertenat Dehors

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La France doit quelques 320 millions de francs à la Suisse

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Les cantons suisses employant des frontaliers attendent avec impatience que l’administration des finances à Bercy leur rétrocède leur part?

La France accumule un retard qui atteint bientôt six mois dans la rétrocession de l’impôt prélevé dans l’hexagone sur les revenus des travailleurs frontaliers qui exercent une activité en Suisse. Il faut dire que Genève fait figure d’exception. En raison d’accords historiques remontant à 1973 et englobant le Grand Genève, ce canton prélève directement l’impôt à la source sur le revenu des travailleurs frontaliers et en restitue ensuite le 28% aux collectivités de l’Ain et de la Haute-Savoie, soit bon an mal an quelque 300 millions de francs. Pour les autres cantons suisses, c’est la France qui prélève et rétrocède ensuite.

Le montant dû par Bercy est important ?

Ce sont quelque 320 millions de francs que la France doit aux cantons suisses concernés depuis le mois de juin. Les collectivités de l’Arc jurassien sont les plus touchées par ce retard. Le Canton de Vaud attend le versement de 112 millions de francs au titre de la rétrocession pour l’année 2017. Et la prochaine facture sera encore plus élevée puisque le nombre de frontaliers occupés sur territoire vaudois a encore augmenté cette année.

Ce retard place les collectivités locales dans une situation inconfortable ?

Certainement. Même si la Suisse a une image de pays riche. Les communes de la Vallée de Joux, qui accueillent les grandes entreprises horlogères, mais aussi Vallorbe et Ballaigues, pour ne donner que quelques exemples, doivent prendre des mesures. Le syndic de Ballaigues, Raphaël Darbellay, nous a confirmé hier que montant dû à sa commune se monte à 1,6 millions de francs. Son collègue Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe, attend un peu plus de deux millions de francs. Du coup, ils doivent emprunter pour financer les charges courantes.

La rétrocession tardive de l’impôt ne constitue pas une première

Malheureusement pas. Le problème est apparu la première fois sous la présidence de Nicolas Sarkozy. A l’époque, la crise économique et avec elle une baisse sensible des recettes fiscales et des taxes, avait été invoquée pour justifier ce retard. L’incident s’est répété sous François Hollande, il y a cinq ans. La facture avait finalement été soldée durant les fêtes de fin d’année. Manifestement, l’ancien banquier Emmanuel Macron n’a pas mieux réussi en matière de planification financière. D’ailleurs, depuis mi-novembre, la France emprunte pour financer ses charges courantes.

Cette affaire agite les milieux politiques

En effet, des députés vaudois provenant de régions limitrophes sont montés à la tribune du Grand Conseil pour dénoncer cette situation et exiger que la France, qui jouit d’une véritable culture dans la facturation des intérêts de retard, les fameux Agios, donne l’exemple. Autrement dit, que les autorités suisses facturent des pénalités. Mais cela paraît difficile, car l’accord passé entre la Suisse et la France, en 1983, ne prévoit pas ce type de situation. A l’heure où le Gouvernement français s’apprête à passer au système d’imposition la source, la Suisse ferait peut-être bien de s’en inspirer. Et, à l’instar de Genève, de prélever directement l’impôt sur les revenus des frontaliers travaillant en Suisse. Mais ce serait ouvrir la boîte de pandore. Car dans la culture helvétique, même si l’imposition à la source existe pour certaines catégories de travailleurs, on tient viscéralement à la déclaration d’impôt, fastidieuse, mais érigée en symbole de la démocratie.

Le trouble fête Isidore Raposo

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