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Les signatures Radio Lac

Papet vaudois et positionnement politique

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Patrick Morier-Genoud s’est amusé à comparer la politique au célèbre plat vaudois. Qui aura les honneurs du centre de l’assiette ?

Ceux à la périphérie ? La signature Radio Lac fait un savant mélange culinaire et d’idées, de quoi vous faire voir, d’une toute autre manière le papet.

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Il va falloir trouver autre chose qu’un simple « merde alors ! »

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Vous revenez cette semaine sur une belle algarade entre ministres européens…

« Merde alors ! »

Voici la réponse de Jean Asselborn, ministre luxembourgeois jusqu’alors totalement inconnu, aux déclarations de Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, lors d’un sommet européen qui vient de se tenir à Vienne.

Durant cette conférence ministérielle intitulée « Sécurité et migrations : promouvoir le partenariat et la résilience » – on ne voit pas vraiment ce que la résilience vient faire ici, mais passons – Salvini réagissait à la vision défendue par Asselborn selon laquelle l’Europe vieillissante avait besoin d’immigrés : « J’ai une perspective complètement différente. Je pense être au gouvernement pour aider nos jeunes à refaire des enfants et non pour extirper le meilleur de la jeunesse africaine. »

Forçant encore le trait, Salvini ajoute : « Si au Luxembourg vous avez besoin d’une nouvelle immigration, moi je préfère garder l’Italie pour les Italiens et recommencer à faire des enfants ».

Il n’en fallait pas plus à notre ministre luxembourgeois pour lâcher le mot de Cambronne.

On rappellera incidemment que le Luxembourg est à l’Union Européenne à peu près ce que le Liechtenstein est à la Suisse, alors que l’Italie est tout de même la troisième puissance économique du continent.

La politique européenne nous offre enfin du spectacle !

Ça tombe bien, les élections européennes auront lieu au printemps prochain…

Et elles seront certainement l’occasion de belles empoignades, notamment sur les questions migratoires.

Nous assistons à une confrontation politique tout-à-fait inédite et inenvisageable il y a seulement quelques années.

D’un côté Angela Merkel et son fameux « Wir schaffen das », nous pouvons le faire, sorte de « Yes we can » à l’allemande, s’agissant donc de l’assimilation de vagues migratoires sans précédent en Europe, de l’autre un Matteo Salvini et son « Prima gli Italiani », « Les Italiens d’abord ».

Salvini a récemment fait la couverture du Time avec pour titre « The new face of Europe ».

Il est vrai que contrairement à Merkel qui est au plus bas dans les sondages, Salvini jouit d’une cote de popularité inouïe en Italie où pourtant l’opinion publique est toujours prompte à railler bruyamment ses dirigeants.

Salvini fait l’objet d’acclamations presque quotidiennes, les gens se pressent autour de lui dès qu’il se déplace et réclament de pouvoir faire des selfies à ses côtés.

Même lorsqu’il s’est rendu à Gênes après le drame de la chute du pont Morandi, Salvini a été accueilli avec chaleur par les italiens, alors que, rappelez-vous, c’est sous les huées que Manuel Valls s’était rendu sur la promenade des Anglais à Nice.

L’idée que l’Europe vieillit et a besoin de migrants avait déjà été avancée par Jacques ATTALI dont on rappellera la jolie formule : « L’Europe a besoin de migrants, elle en a besoin de façon vitale pour payer ses retraites, on appelle ça « l’altruisme intéressé » ».

Le sulfureux Renaud Camus parle quant à lui de « grand remplacement » et traite les Macron et Merkel de « remplacistes ».

C’est aussi une jolie formule !

Il semble en tout cas qu’en Europe, de moins en moins de personnes partagent l’avis d’Attali, ce qui ne va pas manquer de susciter des débats pour le moins animés et hauts en couleur !

Et pour couronner le tout, le Dalaï Lama lui-même, de passage en Suède, vient de lancer : « l’Europe appartient aux Européens, les réfugiés doivent, à terme, reconstruire leur propre pays » !

Face au souffle identitaire qui s’est levé en Europe, je pense qu’il faudra  trouver autre chose qu’un simple « merde alors ! »

Giorgio Campá Non conforme

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Lettre à Michel Drucker et son « combat face au jeunisme ambiant »

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Cher Michel Drucker,

 je vous adore.

Enfin, je vous adorais. Je vous adorais jusqu’à hier. Hier, j’ai lu Paris Match. Dans Paris Match, vous déclarez que « le jeunisme, c’est démodé ». Vous déclarez aussi que vous menez un « combat face au jeunisme ambiant ». C’est fantastique, de dire ça. C’est courageux. C’est juste, c’est bien. Nous autres qui vieillissons, soit tout le monde, 100% des auditeurs de Radio Lac, vous sommes très reconnaissants de vous battre en notre nom. J’ai pensé cela en lisant Paris Match.

Mais tout de suite après, patatras. Vous expliquez pèle mêle que vous ne buvez pas, ne fumez pas, ne mangez pas de viande rouge, faites tous les jours trois séries de 100 mouvements pour les abdos et 50 squats pour les cuisses, que vous enchainez les longueurs de crawl et de dos crawlé 3 fois par semaines à la piscine, et les dizaines de kilomètres à vélo,  que vous passez tous les matins sur la balance pour vous assurez que vous n’avez pas pris un gramme et que votre poids et le même depuis vos 18 ans. Ce qu’il est. (Sur la photo, un pic nique improvisé, est-il écrit. On vous voit manger : des tomates, de la salade, un radis noir, de l’eau minérale. Plate. Je précise.)

Bref. Vous faites tout pour ne pas avoir l’air vieux – pour atteindre, comme l’écrit le journaliste, la jeunesse éternelle.

Si je peux me permettre, cher Michel Drucker, que j’adore, que j’adorais : contrairement à ce que vous prétendez, vous ne luttez pas du tout contre le jeunisme, pas du tout. Vous en êtes une victime, une victime exemplaire même au vu de votre obsession à ne pas changer physiquement, à avoir l’air jeune à tout prix, à la discipline de fer que vous vous imposez pour y arriver.

Vous vous flattez que, dans le train, le contrôleur pense que vous venez à peine de recevoir votre carte vermeil, alors que votre carte d’identité affiche 76 ans…

Cher Michel, lutter conter le jeunisme, c’est être vieux, avoir l’air vieux, et revendiquer d’avoir l’air vieux !

Nous autres hommes et femmes qui tous vieillissons gentiment, que nous ayons 30, 40, 50 ou 70 ans, nous n’en pouvons plus de devoir cacher que nous vieillissons, que nos cheveux tombent, grisonnent, que nos visages ne sont plus aussi lisses que celui des bébés, que nous ne grimpons plus en haut des montagnes comme des cabris, que nos hanchent s’arrondissent. Et si vous, du haut de vos 76 ans et de votre notoriété, faites tout pour ne pas avoir l’air d’en avoir plus de 30, et en plus de faire comme si c’était normal et facile, alors que c’est une discipline quotidienne qui tient de la torture, où va-t-on ? Qui luttera pour nous contre le jeunisme ambiant, si vous, le seul vrai vieux de la télévision, ne le faites pas ?

Qui nous laissera enfin être vieux tranquillement?

Même Jean-Pierre Foucauld a levé le pied et admis qu’il était trop vieux pour faire de la télé.

Il y avait bien Claire Chazal , 62 ans , mais elle a été virée de son poste de présentatrice du journal et elle aussi passe son temps à raconter comment elle fait encore de la danse comme il y a vingt ans. Il y avait bien PPDA, mais PPDA aussi a été viré.

Il y aura bientôt Massimo Lorenzi ,57 ans, mais je crains qu’il ne se teigne déjà les cheveux, ce qui ne laisse pas augurer d’un anti jeunisme particulièrement virulent.

Non, je crains qu’il ne me reste que Jean-Pierre Pernaut, 68 ans, 30 ans de Journal de 13 heures, et les faisant parfaitement.

Cher Jean-Pierre Pernaut, je vous adore.

Isabelle Falconnier La minute peste

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Redessiner la carte de nos régions pour mieux distribuer l’eau ?

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Les cultures maraîchères de la région des Trois-Lacs souffrent de plus en plus des périodes de sécheresse et on parle à nouveau d’un projet de correction des eaux du Jura.

C’est un grand projet qui a été développé en toute discrétion et qui sera présenté à la mi-novembre à tous les milieux intéressés, des politiques à l’agriculture en passant par les organisations de défense de l’environnement. Il faut savoir qu’il ne s’agit pas du premier du genre puisque au milieu du 19 e siècle déjà, de grands travaux avaient permis d’assécher partiellement les marais, propices aux vecteurs de maladies comme le paludisme, et de gagner en même temps des dizaines de milliers d’hectares de terres agricoles.

Ce projet a donc eu des effets très positifs…

Car les inondations, en particulier dans le bassin de l’Aar, ont pu être non seulement évitées, mais surtout gérées par la construction de nombreux canaux dans la zone comprise entre la plaine de l’Orbe, dans le canton de Vaud, et le Seeland bernois, en passant par Fribourg et Neuchâtel. L’envers du décor, c’est qu’avec le temps, le niveau de la nappe phréatique a baissé. Et on ne parle pas du tassement du terrain provoqué par l’utilisation de machines de plus en plus lourdes.

Ces travaux ont aussi eu un résultat inattendu

On l’oublie trop souvent, la Grande Cariçaie, l’une des plus importantes zones accueillant les oiseaux migrateurs, située sur la rive sud du lac de Neuchâtel entre Yverdon-les-Bains et Cudrefin, est sortie de l’eau, si l’on ose dire, au bénéfice de la deuxième correction des eaux du Jura, réalisée entre les années soixante et septante.

Sans elle, cette réserve naturelle d’importance internationale n’existerait tout simplement pas.

Alors pourquoi certaines organisations de protection de la nature s’opposent-elles à de nouveaux travaux?

Les opposants soutiennent publiquement que des méthodes plus douces, allant jusqu’à l’arrosage individuel des plantes –imaginez l’ampleur de la tâche et les coûts- permettraient d’obtenir le même résultat. Mais leurs craintes réelles sont peut-être moins avouables. Dans la situation actuelle déjà, la forêt gagne chaque jour du terrain sur les zones marécageuses. Alors pour les préserver, on a construit des empierrements dans le lac, sous la forme de petits barrages, et les roselières sont régulièrement fauchées. Car voyez vous, ces interventions de l’homme, qui n’ont rien de très naturel, sont, aux yeux des écologistes justifiées.

Isidore Raposo Le trouble fête

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Mais qui êtes-vous Monsieur Maudet ?

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Les turbulences se sont installées dans la République et Canton de Genève. Notre ex-président (provisoirement) du Conseil d’Etat Pierre Maudet a créé la surprise avec son premier échec professionnel voir même personnel. Est-il encore utile de rappeler son mensonge au sujet de son voyage à Abu Dhabi en novembre 2015 dont on sait aujourd’hui qu’il était officiel et non pas privé ? Non.

Depuis deux semaines, Genève vit au rythme du communiqué du Ministère public qui demande la levée d’immunité de Pierre Maudet pour l’entendre en qualité de prévenu, des réactions des partis politiques envers et contre le magistrat, sans oublier les coups portés par son propre parti, le PLR. Le Conseil d’Etat a tranché pour le bon fonctionnement des institutions en lui retirant la police, l’aéroport et la présidence. Mais Pierre Maudet est solide et il est loin de jeter l’éponge… La démission ? Pas pour lui, il faudra le contraindre.

On connait l’animal politique Maudet. Celui que l’on surnomme le prodige, le virtuose de la politique. Les Genevois ont rêvé de le voir siéger au Palais fédéral. La comparaison avec le président français Emmanuel Macron a même surgi. Un rêve aujourd’hui brisé. Nul ne sait ce que l’avenir lui réservera.

Mais derrière la bête politique quel homme est Pierre Maudet? De lui, on ne sait que peu de choses. Il est grand, il est fin, il est juriste, gradé à l’armée, il est marié, père de famille et sportif. Il ne s’attarde jamais sur sa vie privée. Au fond, on peut imaginer qu’il y a un petit Pierre qui dort dans le corps du grand Maudet. Il lui reste peut-être une carte à jouer. Répondre à la question suivante : qui est Pierre Maudet ? Il faut aujourd’hui qu’il donne un peu de lui-même. Il le doit aux Genevois. Il sait se montrer humain, comme il l’a fait au détour d’un café ici ou là avec bon nombre de personne. L’accessibilité n’est pas un vilain défaut en politique. Cher Pierre, vous avez l’aura. Vous avez le talent politique, soyez juste plus humain en somme. A vous de jouer.

@GhufranBron

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Les séjours controversés des conseillers d’Etat

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La semaine dernière je vous parlais des voyages d’un conseiller d’Etat, et cette semaine je vais vous parler des voyages d’un autre conseiller d’Etat, lui aussi libéral-radical.

Hier, le parquet vaudois a ouvert des « investigations préliminaires » sur les séjours en Russie de Pascal Broulis, ministre des finances du canton. Le but est de vérifier si ses voyages aux côtés de Frederik Paulsen, président du groupe pharmaceutique Ferring, ne constituaient pas un conflit d’intérêt.

Ah Pascal, mais qu’est-ce qui t’a pris ? Comme ton ami Pierre Maudet, tu t’es pris les pieds dans le tapis ! Alors toi, ce n’était pas les plages d’Abu Dhabi qui t’attiraient, c’était les plaines de Sibérie ! C’était beau, au moins ?

Franchement je suis déçue. Toi, argentier de génie, qui vantait il y a peu les mérites de l’impôt heureux dans un livre passionnant, en fait tu serais comme les autres ?

C’est vrai que ça m’a étonnée, au départ, cette histoire de voyages. Je me suis dit c’est pas possible, il est juste allé en Russie comme ça, pour son plaisir.

Ce qui m’a fait quand même tiquer, c’est cette histoire de forfait fiscal. Moi tu vois, j’aime bien payer des impôts, parce que ça fait des écoles, des routes et des hôpitaux. Mais quand même, j’échelonne, hein, j’appelle tes services et je demande un peu de temps, parce que c’est pas toujours facile, d’être un contribuable en règle et d’arriver à payer tout le reste.

Et tu vois ce qui me fait mal au ventre, c’est que Paulsen, lui, il a un gros rabais sur sa facture. Sous prétexte qu’il est étranger et qu’il ne bosse pas. Alors ça déjà, il faudrait vérifier, parce que pour un retraité, il a l’air assez actif avec son usine à St Prex.

Et puis même. Quand t’es ministre des Finances, tu pars pas admirer le lever de soleil sur la toundra avec un gros contribuable à qui toi, ou ton département, a fait un cadeau. Tu devrais le savoir, Pascal, en politique y’a pas d’amitié qui tienne, y’a que du business.

Marie, aucune enquête n’est ouverte encore…

Bien sûr, il est possible que ce voyage n’ait rien d’illégal, et que cela ne soit jamais jugé. Il est même possible que partager la vodka avec Paulsen n’ait rien changé à ton travail, ni à son statut fiscal.

Mais si cette vodka, si c’est lui qui te l’a payée, tu avais le devoir de ne pas la boire. Pascal, tu penses que si t’avais pas été ministre des finances, il t’aurait convié à son voyage, ton ami milliardaire ? Si tu avais été chef de gare ou coiffeur, même passionné de Sibérie, tu crois que Paulsen se serait arrangé pour trinquer avec toi ?

Toi qui adore les gros chiffres et les petites lettres, tu te rappelles de l’article 322 du code pénal ? C’est celui qui interdit « l’acceptation d’un avantage indû ». Un petit conseil, tu devrais le relire. Et si cette histoire tourne mal, tu pourras toujours lancer une agence de voyages avec Pierre Maudet. Ou ouvrir un chalet suisse à Krasnoïarsk. Pendant l’hiver, la fondue, ça tient au corps.

Allez, sans rancune.

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