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Procès de Semhar: la défense affute ses armes

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Procès de Semhar: la défense affute ses armes

Procès de Semhar: la défense affute ses armes

A Genève, quatrième jour du procès du chauffeur de taxi, d’origine éthiopienne. Il est accusé d’avoir violé puis étranglé la jeune Semhar, 12 ans, chez elle à Carouge. Il l’aurait ensuite cachée sous le lit dans la chambre de sa mère. Depuis, six ans, l’accusé clame son innocence. Aujourd’hui, c’était au tour des enquêteurs de la brigade criminelle et scientifique de comparaître à la barre. Le résumé de l’audience.

La journée était visiblement d’importance pour la défense avec l’audition des inspecteurs de la police scientifique et criminelle. Ce matin Maître Hayat, l’avocate du chauffeur de taxi, est longuement revenue sur les examens des ADN retrouvés dans la chambre. Sur le lit, sur les sous-vêtements de la fillette. En effet, avec un accusé qui nie, depuis six ans, tous les faits qui lui sont reprochés, la question prend toute son importance. Plusieurs ADN mélangés ont été retrouvés. Maître Hayat revient longuement sur les méthodes d’exclusion d’un ADN ou d’un autre par la police scientifique. Notamment de ceux de la famille de Semhar, de son père et de son petit frère. A ses questions les policiers répondent que la recherche de l’ADN est un calcul statistique, de probabilité. Et qu’ils en ont exclu certains, par choix, pour aller plus vite.

Puis cet après-midi c’est au tour des inspecteurs de la brigade criminelle de comparaître.

Là aussi, la défense a beaucoup de questions. Les avocats reviennent sur l’enquête menée par les policiers. Y a-t-il eu d’autres pistes envisagées demande Maître Yaël Hayat. Notamment sur la présence d’un homme à la cravate qui aurait fait peur à Semhar quelques jours auparavant. Ou sur des adolescents qui trainaient dans l’immeuble. Elle interroge les inspecteurs sur la nature de l’enquête de voisinage. Combien de personnes l’ont-elle menée? Ce à quoi les deux inspecteurs ne peuvent répondre. C’est une de leurs collègues qui en était responsable. Mais c’était une enquête de voisinage classique, selon eux. Puis viennent les questions sur la clé de l’appartement. Était-elle en possession de l’accusé le jour du meurtre ? la police n’a pu le déterminer. Enfin est-il possible de dire qui a utilisé l’interphone pour entrer dans l’immeuble et à quel moment? La réponse de la police est négative.

L’ambiance était assez électrique au sein du Tribunal criminel.

Un certain nombre de collègues policiers sont dans la salle d’audience. Peut-être est-ce dû au fait que cette enquête a duré six ans et épuisé six procureurs? Celle sur le meurtre de la petite n’a néanmoins duré qu’un an, les autres investigations ont porté sur les ex-compagnes du meurtrier présumé, qui l’accusent de les avoir violées et violentées. Une commission rogatoire a même été envoyée en Éthiopie pour interroger l’une d’elles.

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