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La Suisse va-t-elle manquer de travailleurs qualifiés ?

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La Suisse attire de moins en moins les travailleurs de l’Union Européenne : -11 % entre 2016 et 2017. Une diminution qui confirme une tendance observée depuis plusieurs années et qui interroge sur une pénurie possible en main d’oeuvre qualifiée. Les réponses avec Philippe Wanner, Professeur en démographie spécialiste des migrations à l’UNIGE, invité de Radio Lac Matin.

Philippe Wanner Professeur en démographie spécialiste des migrations à l’UNIGE

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Keller-Sutter et Wicki sont les candidats PLR au Conseil fédéral

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Le groupe parlementaire PLR propose à l'Assemblée fédérale d'élire Karin Keller-Sutter ou Hans Wicki au Conseil fédéral (archives). (©KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ)

Seuls deux candidats PLR à la succession de Johann Schneider-Ammann au Conseil fédéral restent en lice. Le groupe parlementaire libéral-radical propose vendredi au Parlement de choisir le 5 décembre entre Karin Keller-Sutter et Hans Wicki, a-t-il twitté vendredi.

Karin Keller-Sutter faisait figure de grande favorite. Agée de 54 ans comme son concurrent, l’actuelle présidente du Conseil des Etats avait déjà postulé il y a huit ans face à Johann Schneider-Ammann. Mais elle ne siégeait pas encore sous la coupole fédérale et avait une réputation de dame de fer comme ministre saint-galloise de justice et police.

Depuis son élection à la Chambre des cantons en 2011, elle s’est profilée sur des sujets économiques et sociaux. Ses convictions de droite ne l’empêchent pas de tisser des compromis, par exemple pour sauver la réforme de la fiscalité des entreprises par un geste en faveur de l’AVS.

Cette polyglotte interprète de formation a aussi comme atout d’être une femme. De nombreuses voix réclament une féminisation du gouvernement. Le PLR n’a jusqu’ici eu qu’une conseillère fédérale, Elisabeth Kopp. Si aucune femme n’est élue le 5 décembre, Simonetta Sommaruga n’aura plus que des collègues masculins.

Un homme retenu

Face à Karin Keller-Sutter, Hans Wicki aura la tâche très difficile. Très mauvais en langue, il aura de la peine à convaincre les députés romands et tessinois. L’ancien conseiller d’Etat ne siège à Berne que depuis 2015 et n’est pas considéré comme un poids lourds du Conseil des Etats. Son élection permettrait à Nidwald d’obtenir son premier conseiller fédéral.

Le Nidwaldien a toutefois été préféré à Christian Amsler. L’actuel président du Conseil d’Etat schaffhousois n’était guère connu hors de son canton hormis dans les milieux de l’éducation. A la tête du Département de l’instruction publique, il ne siège pas sous la coupole fédérale.

Climat agréable

Les auditions se sont déroulées dans un climat très agréable, avaient souligné Hans Wicki et Christian Amsler en sortant de leur grand oral. Karin Keller-Sutter s’était abstenue de tout commentaire.

Les trois prétendants ont dû répondre à des questions parfois critiques portant sur les relations avec le parti, le rôle dans le collège gouvernemental et la manière de gouverner. Ils ont également dû s’exprimer en français et en anglais.

Deux PDC

Le PDC a quant à lui opté pour un ticket à deux. Les démocrates-chrétiens doivent encore décider qui ils y présenteront pour succéder à Doris Leuthard. Viola Amherd (VS), Heidi Z’Graggen (UR), Peter Hegglin (ZG) et Elisabeth Schneider-Schneiter (BL) sont sur les rangs.

Le groupe pourrait être tenté par un ticket 100% féminin. Mais les voix de droite au Parlement pourraient quand même se porter ensuite sur Peter Hegglin. D’autant plus que Viola Amherd, bien placée pour figurer sur le ticket, est considérée comme trop à gauche par certains. Un ticket réunissant le Zougois et la Valaisanne pourrait avoir des chances de s’imposer.

Les candidats officiels devront encore convaincre les parlementaires des autres partis. Des auditions seront organisées auprès des différents groupes. Chaque candidat devra mettre en avant ses atouts et faire face aux critiques. But: décrocher le soutien d’une majorité des 246 élus fédéraux.

Source ATS

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Congé paternité de deux semaines proposé

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Un congé paternité de deux semaines pourrait être introduit en Suisse (archives). (©KEYSTONE/THOMAS DELLEY)

Un congé paternité de deux semaines pourrait être introduit en Suisse. La commission de la sécurité sociale du Conseil des Etats a mis vendredi ce projet en consultation jusqu’au 2 mars. Elle le présente comme un compromis.

Diverses propositions ont été lancées auparavant au Parlement sans succès. Une initiative populaire a été lancée pour réclamer un congé paternité de 20 jours pouvant être pris de manière flexible dans l’année qui suit la naissance de l’enfant. Le Conseil fédéral a appelé à son rejet, sans contre-projet.

Droite opposée

Seule une minorité PLR-UDC de la commission se range derrière ce refus clair et net. Selon elle, les assurances sociales ne sont actuellement pas en mesure de supporter les charges supplémentaires qui découleraient d’un congé paternité.

Qu’il soit de deux ou quatre semaines, ce dernier poserait en outre de grands défis organisationnels, notamment aux PME. La droite préfère s’en remettre aux solutions élaborées « sur mesure » au sein des entreprises.

Situation actuelle

Actuellement, seule une mère a droit après la naissance d’un enfant à un congé maternité. Celui-ci est d’au moins quatorze semaines. Durant ce congé, les travailleuses ont droit à une allocation de maternité.

Par contre, le droit fédéral ne prévoit pas de congé paternité. Le père peut demander un congé à titre de « jour de congé usuel » après la naissance d’un enfant. Il bénéficie en général d’un à deux jours rémunérés.

Le père peut en outre prendre des vacances après la naissance, pour autant que l’employeur y donne son aval. Des conditions plus avantageuses peuvent toutefois être définies au niveau de l’entreprise, dans une convention collective de travail ou une disposition du contrat de travail.

Répartition des rôles

La majorité de la commission (7 voix contre 4), soutenue par la majorité de son homologue du National, estime qu’il est nécessaire d’aller plus loin. Il est important d’encourager la mise en place de conditions de travail permettant aux parents d’exercer leurs responsabilités familiales.

Un congé paternité permettrait une répartition des rôles plus équilibrée au sein du couple. Chacun des parents pourrait assumer ses obligations familiales sans être forcé de mettre fin à son activité professionnelle.

Légère hausse des cotisations

Le compromis proposé vise toutefois à limiter les charges supplémentaires. Avec un congé de deux semaines, la charge financière serait limitée à 224 millions de francs par an, portant les dépenses totales pour les allocations pertes de gain (APG) à 2 milliards.

Il faudrait augmenter de 0,06 point le taux de cotisation aux APG, partagé entre employeur et employé. Celui-ci s’élève actuellement à 0,44% (0,2% pour le service militaire, 0,24% pour le congé maternité).

Conditions

Comme pour la maternité, l’allocation de paternité s’élèvera à 80 % du revenu moyen de l’activité lucrative et sera versée sous forme d’indemnité journalière. Pour y avoir droit, le père devra avoir été assuré durant les neuf mois précédant la naissance de l’enfant, avoir exercé une activité lucrative durant cinq mois et être salarié ou exercer une activité indépendante au jour de la naissance.

Le Conseil fédéral sera chargé de régler le droit à l’allocation des pères qui sont au chômage ou en incapacité de travail. Pour avoir droit au congé, il faudra être le père de l’enfant au regard du droit à la naissance (filiation par mariage avec la mère ou par reconnaissance) ou le devenir dans les six mois (par jugement ou par reconnaissance).

Le congé de paternité devra être pris dans les six mois qui suivent la naissance de l’enfant. Comme pour le congé maternité, la durée des vacances ne doit pas être réduite à cause du congé. Une prolongation du délai de congé en cas de résiliation et l’interdiction de conclure un accord au détriment du travailleur sont également prévues.

Contrairement au congé maternité, le congé paternité ne devra pas obligatoirement être pris en bloc, mais pourra être pris sous forme de journées isolées.

Source ATS

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Nespresso quitte Lausanne pour Vevey

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L'emblématique marque de café en capsule intégrera d'ici trois ans le site historique de la multinationale veveysanne. (archive) (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Nestlé prévoit de déplacer le siège mondial de Nespresso de Lausanne à Vevey. Ce transfert entraînera l’arrivée à Vevey d’environ 350 collaborateurs à partir de 2021. Le siège sera ainsi implanté sur le site industriel d’origine du groupe.

Nespresso, numéro un mondial du secteur du café portionné, emploie plus de 13’000 employés et est présent dans 76 pays. Le développement mondial des activités de cette marque trentenaire sera poursuivi dès 2021 sur le lieu même où Henri Nestlé a inventé la farine lactée en 1867, souligne vendredi la multinationale vaudoise dans un communiqué.

Le groupe avait entrepris entre 2013 et 2016 d’importants travaux pour la réhabilitation complète de ses bâtiments historiques, sur l’ancienne friche industrielle veveysanne. Les travaux pour la mise en place d' »espaces de travail d’avant-garde » s’achèveront au printemps 2021, précise le groupe.

Ces changements et investissements « confirment l’ancrage de Nestlé dans la région tout en confortant la Suisse comme pôle stratégique du groupe à long terme », conclut la multinationale.

Source ATS

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Tariq Ramadan obtient sa mise en liberté

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"J'irais fuir où? Alors que tout va vers mon innocence. Je vais rester en France et défendre mon honneur et mon innocence", a déclaré l'islamologue suisse de 56 ans pour tenter de convaincre la chambre de l'instruction de faire droit à sa quatrième d (©Keystone/MARTIAL TREZZINI)

L’islamologue Tariq Ramadan, inculpé pour viols sur deux femmes, a clamé jeudi son innocence devant la cour d’appel de Paris chargée de statuer sur son éventuelle mise en liberté, qu’il a obtenue. C’était sa première apparition publique depuis son incarcération.

La libération de l’islamologue suisse de 56 ans est soumise au versement d’une caution de 300’000 euros, a précisé son avocat Emmanuel Marsigny. M. Ramadan, qui doit remettre son passeport suisse, a interdiction de quitter le territoire, d’entrer en contact avec les plaignantes et certains témoins. Il devra pointer une fois par semaine au commissariat.

La chambre de l’instruction a rendu cette décision, non susceptible d’appel, après avoir entendu M. Ramadan plaider lui-même sa cause avec énergie lors d’une rare audience en public jeudi après-midi, alors que le huis clos est quasi systématique à Paris en matière de détention, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Je vais rester en France »

« J’irai fuir où? Alors que tout va vers mon innocence (…) Je vais rester en France et défendre mon honneur et mon innocence », avait-il déclaré depuis le box pour tenter de convaincre la chambre de l’instruction de faire droit à cette quatrième demande de mise en liberté.

Celle-ci avait été rejetée la semaine dernière par les juges qui craignent notamment des « risques de pression » sur les deux femmes dont les plaintes ont lancé l’affaire à l’automne 2017 et débouchées sur la double inculpation de M. Ramadan le 2 février.

La défense avait fait appel du rejet de cette demande, déposée dans la foulée d’une nouvelle audition où M. Ramadan avait admis des relations sexuelles « consenties » avec ses accusatrices. Après un an de dénégations, la révélation d’échanges SMS sans ambiguïtés l’avait contraint à changer de version.

« Qui a menti le plus? »

« Je voudrais que vous décidiez en votre âme en conscience, non pas parce que je m’appelle Tariq Ramadan et qu’on m’a diabolisé dans ce pays », a-t-il lancé aux juges. « Je veux bien qu’on me reproche d’avoir menti pour protéger ma famille, ma fille qui est dans la salle. Mais qui a menti le plus? Qui a instrumentalisé le mouvement #MeToo? », s’est défendu M. Ramadan, accusant ses accusatrices de se répandre dans les médias.

A tour de rôle, les avocats de la défense et des deux plaignantes se sont renvoyés les accusations de menaces sur les protagonistes du dossier et leur entourage. « Je viens de passer dix mois en prison, je suis innocent, je le paye de ma santé, je ne peux plus marcher normalement », a plaidé M. Ramadan, qui souffre d’une sclérose en plaques.

Invoquant à nouveau le « risque de pression sur les plaignantes et les témoins », le parquet général a requis le rejet de la demande. La décision était attendue dans la soirée de jeudi.

Source ATS

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Masters ATP: Federer dans le dernier carré

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Federer est en demi-finale du Masters (©KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Roger Federer figure pour la 15e fois dans le dernier carré du Masters ATP, en 16 participations.

Le no 3 mondial, qui a validé son ticket en 38′ jeudi en remportant un sixième jeu synonyme de gain du premier set face à Kevin Anderson, termine même en tête du groupe Lleyton Hewitt grâce à sa belle victoire obtenue devant le Sud-Africain (6-4 6-3).

L’inquiétante défaite subie dimanche dernier dans l’O2 Arena de Londres face à Kei Nishikori aura donc été sans conséquence pour Roger Federer. Dominic Thiem, qui avait quant à lui perdu ses deux premiers matches, avait il est vrai grandement facilité la tâche du Bâlois en dominant Kei Nishikori 6-1 6-4 l’après-midi.

Roger Federer savait ainsi parfaitement à quoi s’en tenir après le duel Thiem-Nishikori. Pour devancer l’Autrichien au pourcentage de jeux gagnés, le sextuple lauréat du Masters devait marquer cinq jeux s’il en perdait douze au total (pour une défaite 6-2 6-3 par exemple) ou six s’il en concédait au moins treize (7-5 6-1 par exemple).

Sa situation aurait pu être plus délicate si Dominic Thiem (26 sets gagnés, 30 perdus) avait dominé plus nettement encore Kei Nishikori, lequel n’avait inscrit qu’un jeu mardi face à Kevin Anderson. Un Kevin Anderson qui a pour sa part composté son billet pour les demi-finales lorsque l’Autrichien a empoché le premier set de son affrontement avec le Japonais.

Avec la défaite du Japonais, Roger Federer (21 jeux gagnés, 18 perdus après deux matches) était par ailleurs assuré de remporter son groupe en cas de victoire face à Kevin Anderson. Libéré par une qualification qu’il savait acquise, peut-être motivé par la perspective d’éviter vraisemblablement un duel avec Novak Djokovic en demi-finale, le Bâlois a pris une belle revanche sur la défaite mortifiante subie en quart de finale à Wimbledon cet été.

Battu 13-11 au cinquième set sur le gazon londonien après avoir manqué une balle de match, Roger Federer n’a cette fois-ci pas flanché. Tout ne fut certes pas parfait. Comme il en a pris la fâcheuse habitude, il n’a ainsi pas pu conserver le break réalisé dans le septième jeu du premier set, cédant lui-même son engagement dans la foulée.

Mais le Bâlois a réussi de très belles choses, comme ce somptueux enchaînement amortie de coup droit-passing de revers gagnant qui lui a permis d’égaliser à 3-3 dans la manche initiale. Et il a parfaitement négocié les moments chauds: il a ainsi conclu le premier set en gagnant cinq points consécutifs, après avoir dû écarter trois balles de break d’affilée.

Roger Federer a en outre maîtrisé son sujet dans la deuxième manche, au cours de laquelle il n’a perdu que 4 points sur son service. Il a remporté les quatre derniers jeux en signant deux nouveaux breaks au passage, face à un joueur qui n’avait pas dû faire face à la moindre balle de break dans ses deux premiers matches.

Source ATS

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